LES NOUVELLES PROVOCATIONS DE L'USURPATEUR !

Chaque jour ou   presque, un élément nouveau rend un peu plus plausible ce qu'on aurait tenu il y a un an, pour une vraisemblance : qu'une dislocation intervienne encore une fois de ce qui reste de l' Etat Comorien ,en plus de Mayotte. Le décor est presque intégralement planté et la crise séparatiste largement ouverte, pourrait à tout instant dégénérer. La propagande développée ces derniers temps par le régime illégal militaire, et ses provocations, rappellent à s'y méprendre bien des épisodes de la stratégie de tension mise en ouvre au début de l'indépendance à Mayotte par la France.

A chaque étape, les grandes lignes du scénario sont les mêmes. Et les pauvres comoriens ne voient rien venir. Actuellement, le rebelle français à la retraite SAID ABEID rend la vie impossible dans l'Ile comorienne d'Anjouan ; telle province qui refuse de subir son joug et, quand elle se révolte, il mobilise ses  ''milices '' contre la menace que cette révolte ferait  peser sur eux.

Chaque fois donc l'Etat perd un pan de ce qui fut les Comores ; mais chaque fois aussi AZALI gagne le seul combat qui lui importe : son maintien au pouvoir coûte que coûte à Moroni. Tout est fait pour pousser les Comoriens qui croient encore à l'Unité de l'Archipel à l'exaspération.

Le début du mois d'août, une charte à la hussarde élaborée ? qui permet à la junte de désigner le chef de l'état, une nouvelle transition pour AZALI ? a rendu les parties irréconciliables : Le colonel ABEID et ses hommes, jugent cette charte illégale car n'émane pas du peuple des trois Iles, ce qui est vrai,  et donc ne reconnaîtront pas les autorités de Moroni que pour une Confédération.

C'est dire, combien l'avenir des Comores et les dispositions contenues dans les conclusions du congrès des militaires, suscitent un vif débat dans la presse et sur les sites Internet des partis politiques comoriens.

Dans ce contexte, la classe politique ne doit-elle pas développer la rhétorique du complot ourdi par'' l'Autre '' (personne ne l'ignore), contre l'OUA avec la complicité de ses agents AZALI et ABEID ainsi que leurs corps de partisans séparatistes ?

'' Nous ne sommes pas dupes '' aurait dit un responsable politique quand a été annoncée par le colonel usurpateur, la convocation du congrès. Qui n'est qu'une '' manœuvre de la junte pour ne pas quitter le pouvoir '', affirmait en cour l'opposition. Mais que faire devant les AK 47,si pour elle, devenir martyr ne signifie rien ? S'unir pour dénoncer d'une seule voix en des termes alambiqués qui reflètent peut- être l'inconfort de cette position molle qui ne profite qu'à AZALI.

L'opposition ne doit-elle pas entrer dans une dynamique d'union, fasse campagne, se mobilise pour susciter une protestation ? Faut-il laisser AZALI désunir notre pays ? Faut -il au 21ème siècle un désarroi aussi grand que la désignation d'un chef de L'état par les militaires pour que les politiques condamnent à priori comme non démocratique ?

 Que dire de l'article 34 de la charte d'AZALI :'' La justice est rendue sur toute l'étendue du territoire national au nom d'Allah ''.Eh !oui, la C h a r i a mais de quel type : Celui de l'Arabie Saoudite ou de Khartoum ? Il appartient à la puissance qui l'appuie de choisir la voie de sa perte comme ce fut le cas en 1975. Et  qui a dit que la France soutient Azali ?

 On peut douter que ses stratagèmes suffisent à l'éviter.!

 MZE ABDOU SAID

 

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