EDITION ELECTRONIQUE : LGDC édition n°115 du 29 avril 2002

 

ACTUALITE :Processus électoral:

Un blocage qui en dit long

 

Rien ne va plus au sein des organes de la transition depuis la nuit du 18 avril dernier, lorsque les membres de la Commission nationale électorale, indépendante et d'homologation (Cneih), réunis en Assemblée générale extraordinaire à Anjouan, ne sont pas parvenus à un consensus sur la décision d'annulation ou de validation du second tour de la présidentielle de l'Union du 14 avril. La sérénité qui semblait encore prévaloir au sein de la Cneih a été sérieusement ébranlée par l'attitude controversée de certains de ses membres.

Paralysée par une querelle interne qui n'avait pas sa raison d'être, la Cneih s'est trouvée dans l'impossibilité de trancher une question de pure droit, relevant pourtant exclusivement de sa compétence. On a même frôlé le pire, avec des échanges traduisant un climat plutôt malsain. Il a fallu recourir à l'arbitrage du Comité de suivi qui, après avoir entendu dans la journée du 20 avril le président de la Cneih, Bourhane Abdérémane et le président de la Sous-commission d'Homologation, Issihaka Abdourazak, a renvoyé la copie à la Cneih pour un ultime réexamen des dossiers, et tenter ainsi de débloquer rapidement la situation.

 

C'est à l'issue d'une séance marathon qui a duré du 21 au 22 avril qu'un consensus a fini par se dégager pour la validation du scrutin de l'Exécutif de l'île autonome de Mohéli, d'une part, et pour l'annulation du second tour de la présidence de l'Union (2 réserves et 1 contre), d'autre part. Deux événements inattendus se produisent, provoquant une nouvelle crise entre la Cneih et le Comité de suivi.

Sans attendre la fin des travaux, le président de la sous-commission d'homologation, Issihaka Abdourazak, quitte précipitamment la salle dimanche 21 avril et prend l'avion pour Moroni où il remettra au Comité de suivi sa démission. Autre coup de théâtre, le président de la Cneih, Bourhane Abdérémane, a quitté le siège le lundi 22 en promettant de revenir plus tard pour signer les décisions, mais jusqu'à ce jour, M. Bourhane n'a toujours pas signé le document. Il devait même lire les deux décisions sur les antennes de la Radio-Télévision d'Anjouan.

La riposte de certains membres de la Cneih favorables à la validation des résultats ne s'est pas fait attendre, n'hésitant pas à déclencher une véritable tempête politique, par des déclarations publiques remettant en cause la légalité de la décision d'annulation. C'est notamment le cas du secrétaire général, Ahmed Haliba, qui a pu à plusieurs reprise accéder aux antennes de la radio nationale, pour justifier la position de la composante qu'il représente (mouvance du candidat Azali). Des propos jugés " incompatibles " avec leur statut de membres d'une " instance à caractère juridictionnel ", et supposé être au-dessus des clivages partisans. Surtout que les autres membres se sont vus refusés ce même droit d'antenne.

Après l'annonce officielle dans la soirée du lundi 22 avril de l'annulation par la Cneih du second tour de la présidentielle de l'Union, le Comité de suivi a pris la décision de dissoudre la Cneih et de mettre en place un Comité ad hoc de quatre personnes pour analyser tous les documents remis par la Cneih, et formuler des propositions de sortie de crise. Mais curieusement, le Comité de suivi censé avoir dissout la Cneih, n'a encore rendu public aucun document signé qui entérine cette décision importante. Le point 27 de l'Accord-cadre attribue au Comité de suivi un pouvoir d'arbitrage, en cas de conflit.

   

Le comité de quatre personnes chargé d'examiner la situation et de formuler des recommandations aurait remis ses conclusions mais, le Comité de suivi ne parvient pas à siéger sereinement pour statuer. Composé de Dr Mtara Maecha, MM Abdou Soefo, Halidy et Issamidine Adaine, ce comité restreint n'a pas fait évoluer la situation, préférant s'en tenir à une sorte de " no comment " jusqu'à la reprise des travaux en séance plénière du Comité de suivi, pour s'exprimer.  

Dans un point de presse tenu à son domicile le mardi à 15h, le Dr Maécha a affirmé que les présidents de la Cneih (Bourhane) et de la Sous-commission d'homologation (Issihaka Abdourazakou) se sont déclarés incompétents, devant le Comité de suivi qui les a convoqué dimanche pour s'expliquer. Pour Maécha, le CS ne peut pas assumer la responsabilité d'entériner une telle décision car, " nous ne sommes pas habilités à valider des élection ", et de préciser que " le CS est un organe politique et ne décide pas en juridictionnel ". C'est pourquoi il a été décidé de mettre en place un comité de quatre personnes chargées d'examiner tous les documents et de faire des propositions pour trouver une issue consensuelle à la crise. Il s'agit d'une mesure de suspension, qui " ne signifie aucune prise de position en faveur ou contre la décision de la Cneih ". Quant au remplacement de ses  membres, " il appartiendra aux seules parties signataires de l'Accord de le faire ", conclu-il.

Dernier pavé jeté dans la mare, c'est le communiqué du 24 avril de l'autorité d'Anjouan, qui s'insurge contre " toute démarche ou attitude qui ne s'inscrit pas à l'esprit et à la lettre de l'accord-cadre". Signé dans un premier temps par Abdallah Mohamed, conseiller du président, puis le lendemain par le président de l'île Mohamed Bacar lui-même, ce communiqué qualifie " d'irréversible " la décision prise par la Cneih le 23 avril, d'annuler le second tour de la présidentielle de l'Union du 14 avril.

Une nouvelle impasse politique en perspective, qui a sans doute motivé l'arrivée à Moroni, de l'envoyé spécial Madeira, pour tenter de " trouver une issue rapide et acceptable par toutes les partie ", selon ses propres termes. L'on s'achemine, dans les heures qui viennent, vers la désignation d'un comité de magistrats nationaux et internationaux, qui se pencheront de nouveau sur l'interprétation juridique du contentieux électoral, sans dissolution de la Cneih, précise-t-on de source proche du Comité de suivi. M. Abbas Djoussouf, signataire de l'Accord-cadre du 17 février, a laissé entendre que " cette solution pourrait faire évoluer la situation, sur une base consensuelle, avec tous les protagonistes de la crise ".

ESO

 

 

Politique

La CNEIH dissoute

 

C'est au bout de neuf jours de longues tractations, et surtout grâce aux efforts de l'envoyé spécial du Secrétaire général de l'OUA, qu'un début de solution a été trouvé à l'épineuse question de l'homologation des scrutins de l'Exécutif de Mohéli et de la présidentielle de l'Union. Il aura fallu néanmoins que la session extraordinaire du Comité de suivi soit élargie aux membres du présidium de la Commission tripartite, restée longtemps en veilleuse, pour enfin aboutir à la décision consensuelle, prise dans la soirée du 27 avril.

Selon les termes du communiqué final, ces deux instances ont " constaté à l'unanimité l'incapacité de la CNEIH à statuer sur l'homologation des scrutins " des 7 et 14 avril dernier. C'est ce qui a motivé leur décision de " restructurer la CNEIH " en scindant celle-ci en " deux instances distinctes ". La première (CNEI) s'occupera exclusivement des opérations électorales et sera composée de 18 membres. La seconde, appelée Commission d'homologation (CH), sera chargée de l'homologation des scrutins. Composée de 5 magistrats dont trois nationaux et deux internationaux, la CH est " autonome, et indépendante ". Elle sera le seul organe juridictionnel habilité à statuer sur les scrutins jusqu'à la fin du processus électoral. Le communiqué précise que cette Commission entrera en fonction dès le 5 mai prochain, après avoir prêté serment.

 

Pour le cas particulier des scrutins de l'Exécutif de Mohéli et de la présidentielle de l'Union, la CH rendra son verdict le 8 mai au plus tard. Le communiqué a été signé par Charif Abdallah et Said Ali Bacar respectivement présidents de la Commission tripartite et du Comité de suivi.  C'est dans ce même document, que les deux tours de l'élection du président de l'île de Ngazidja ont été de nouveau fixés au 12 et 19 mai prochain.

 

 

Présidentielle de l'Union

Mradabi et Kémal persistent et signent

Quelques jours après leur meeting improvisé de Badjanani, les candidats Mahamoud Mradabi et Said Ali Kémal ont tenu à réaffirmer au cours d'une conférence de presse tenu ce vendredi après midi à l'hôtel Cœlacanthe, leur position commune, exigeant l'organisation d'un nouveau second tour de l'élection présidentielle de l'Union, à une date qu'ils sont disposés à négocier avec toutes les instances impliquées.

Pour les deux challengers du candidat Azali, " il n'y a pas eu élection le 14 avril dernier ", donc l'annulation est " une décision sage et logique ". Le candidat Mradabi se dit convaincu que " seule une élection transparente et démocratique garantira la paix et la sécurité dans le pays ", mettant ainsi en garde " ceux qui seraient tentés de prendre le pouvoir au mépris des urnes ". Il répondait à une question sur les rumeurs d'une possible investiture du candidat Azali, dont les partisans ont déclaré la victoire.

A ce propos, Mradabi s'est félicité de la " neutralité " observée par les militaires. Mais si jamais un autre coup d'Etat s'opérait, cette fois-ci l'armée comorienne ne se laissera pas manipuler, a prévenu Said Ali Kémal, et d'ajouter que le colonel Azali n'est plus chef d'Etat-major. Pour Kémal, le dénouement de cette longue crise électorale " se fera par les urnes et uniquement par les urnes "  

A propos de la Cneih, les deux candidats soutiennent que celle-ci est " seule habilitée à valider ou à annuler une élection ". Toute substitution de l'actuel Cneih par une autre structure sera illégale et non conforme à l'Accord-cadre, prévient Kémal. Même si le remplacement de certains membres s'avère " souhaitable ".

A la fin de la conférence, ils ont déclaré dans un communiqué conjoint " qu'il appartient à l'OUA de jouer pleinement son rôle d'arbitrage et de garant de l'application de l'Accord cadre (…) dans le respect de la chronologie du calendrier électoral ". Une mission difficile à laquelle doit s'atteler l'envoyé spécial du Secrétaire général de l'OUA, F. Madeira actuellement à Moroni.

Saoudati Soifouani

 

Conférence de presse de Msaidié

“Toute décision hâtive est suspecte”

Houmed Msaidié, candidat du Mouvement pour la Démocratie et le Progrès (MDP) à l'Exécutif de l'île de Ngazidja, a tenu ce vendredi une conférence de presse à son Quartier général. Membre du Comité de suivi, Msaidié a consacré l'essentiel de son intervention sur les questions brûlantes de l'actualité politique, à savoir la crise de la Commission nationale électorale, indépendante et d’homologation (Cneih). Si le conférencier réfute toute idée de dissolution de la Cneih, il a néanmoins clairement pris position pour un réaménagement de cet organe qui, à ses yeux, mérite d'être mis à l'abri de " toute forme de passion ou de manipulation politique ".

Le Secrétaire général du MDP, propose de scinder la Cneih actuelle en deux structures différentes dont l'une serait chargée de l'organisation des élections et l'autre de l'homologation des résultats, estimant qu'on ne peut être à la fois juge et partie. Le Comité de suivi demandera aux parties signataires de l'Accord de procéder à un réaménagement de la composition actuelle de la Cneih, de façon à garantir plus d'équité aux décisions à prendre.

Il soutient aussi le principe " qu'il n'a jamais été question au Comité de suivi de valider ou d'annuler une élection ". Pour lui, toute décision doit respecter la règle consensuelle admise au sein de tous les organes de la transition, y compris la Cneih, car, ajoute-t-il, " toute décision prise sous la pression est suspecte ". Tout en admettant que les conditions n'étaient pas réunies pour le scrutin du 14 avril, Msaidié suggère de recourir à une forme table ronde des trois protagonistes concernés par la crise (Azali, Mradabi et Kémal) sous les auspices du Comité de suivi et de la communauté internationale, afin d'aboutir à " une solution consensuelle ", en s'inspirant de l'exemple malgache.

Concernant la présidentielle de l'île, Msaidié dément toute négociation en cours entre lui et le colonel Azali pour une quelconque alliance électorale. Et de répondre qu'il n'a pas de leçons à recevoir de ses détracteurs politiques. Quant au report du scrutin, le candidat du MDP se dit " attaché à la préservation d'un climat de paix civile et au respect strict de la constitution du 23 décembre, qui accorde aux candidats un délai de 20 à 40 jours de campagne ". Il se déclare néanmoins prêt à affronter ses adversaires aux dates initialement fixées d'un commun accord (28 avril et 5 mai). Son principal thème de campagne est " la réconciliation du citoyen avec la politique ". Ses priorités s'articulent autour de la mise en place rapide d'une administration de l'île, suivie des élections législatives et locales pour parachever le processus de réconciliation nationale.

 

Politique

Déclaration commune des partis Chuma, Djawabu et Shawiri

Le Peuple comorien est témoin du séisme qui secoue la Commission Nationale Électorale Indépendante et d'Homologation (CNEIH), instrument mis en place par l'Accord-cadre de Fomboni pour la réconciliation aux Comores (point 5), dès le début des échéances électorales. En effet, le Comité de suivi s'arroge la prérogative de créer en son sein un "comité technique" composé de quatre personnes, qui se donne pour mission de constater l'incapacité de la CNEIH à valider ou invalider le scrutin du 14 avril 2002 et de dissoudre la CNEIH, au moment même où justement, la CNEIH annule ce scrutin par décision n° 027/CNEIH prise en Assemblée générale le 22 avril 2002.

 

Agissant de la sorte, par ses multiples violations de l'Accord-cadre, le Comité de suivi prend la responsabilité de disloquer tout le dispositif mis en place par cet accord. Les partis signataires de la présente déclaration mettent en garde contre toute tentative de déstabilisation qui risque de placer le pays dans une impasse politique et de compromettre de manière irréversible le processus engagé de réconciliation nationale.

 

Les différentes commissions émanant de l'Accord sont conçues et composées sur un plan strictement horizontal, et sont absolument indépendantes les unes des autres, ayant chacune une mission bien déterminée. Aucun lien hiérarchique n'est établi entre elles. Le Comité de suivi, le Gouvernement d'Union Nationale de Transition, la Commission Tripartite et la CNEIH sont tous des organes émanant l'Accord-cadre. La principale mission du Comité de suivi, comme son nom l'indique, est de veiller au suivi du processus.

 

Son rôle subsidiaire étant d'arbitrer un litige entre deux organes ou naissant au sein d'un organe, ne peut être que ponctuel en cas de saisine. Il ne demande au Comité de suivi qu'une proposition d'arrangement, notamment le rappel des domaines de compétence de chacun des belligérants en cas de conflit et le renvoi des parties au respect de leurs responsabilités respectives.

 

Le Comité de suivi n'a aucune qualité de se substituer à l'organe qui le saisit, et encore moins de le dissoudre. Dans le cas d'espèce, pour la CNEIH, le comité de suivi ne peut que demander aux membres de respecter l'objectivité et la neutralité exigées par la nature de leurs missions et les renvoyer à leurs responsabilités.

 

La mission de la CNEIH confère à ses membres la stature de magistrats puisqu'ils sont juges pour les différents candidats. À la suite des comportements affichés par certains membres de cette institution, la confiance des candidats ne peut se restaurer qu'après une prestation de serment sur le Coran par tous les membres de la CNEIH.

 

Aucune disposition de l'Accord-cadre ne prévoit la possibilité de dissoudre aucun de ses organes. La dissolution de la CNEIH entraînerait nécessairement la dissolution de tous les Organes de l'Accord-cadre et donc la disparition pure et simple du dispositif du 17 février 2001 signé à Fomboni.

Moroni, le 24/04/02

CHUMA:S A.M.Sidi

DJAWABU: B.M.Tabibou

SHAWIRI:M.M.Boina Ali

 

Processus électoral

La société civile au secours de la CNEIH

Dans un communiqué publié à Moroni le 26 avril, les organisations de la société civile se déclarent solidaires à la Commission nationale électorale indépendante et d’homologation (Cneih) et “appelle tous les partenaires à faire preuve de sagesse, et à éviter toute solution de force susceptible d'aggraver la situation précaire que traverse le pays” (lire ci-dessous le communiqué)

Des informations persistantes et certaines déclarations semblent indiquer l'existence d'une volonté de dissoudre la CNEIH, des dysfonctionnements réels ont pu être observés, et la société civile a eu l'occasion d'en relever quelques-uns à l'occasion de la récente rencontre avec cette commission,

La société civile rappelle qu'elle a été partie prenante du processus ayant conduit à la signature de l'Accord de Fomboni du 17 avril 2001, depuis lors, elle a participé activement avec les autres forces vives de la nation et la communauté internationale, à la recherche d'une véritable réconciliation nationale, et d'une solution durable à la double crise qui secoue le pays depuis trois longues années.

Elle a participé à la sensibilisation civique de l'opinion en intervenant dans les villes, les villages et les quartiers, et a appelé en outre à voter pour la constitution de l'Union, elle a aussi attiré l'attention du pays sur les graves lacunes dans l'élaboration, la sensibilisation et l'adoption des constitutions des îles, qui conduit à des référendums aux participations plutôt modestes.

  

Dans tout cet engagement entier au service du pays dans le cadre de l'Accord de Fomboni, la société civile s'est néanmoins abstenue de prendre des positions publiques sur le choix des candidats aux diverses responsabilités nationales ou insulaires, Elle a engagé des chantiers citoyens parmi lesquels, la participation active à l'Observation nationale, l'élaboration d'une charte de la société civile pour consolider la cohésion des organisations dans les 3 îles contribuant ainsi la réconciliation nationale, le manifeste adressé à tous les candidats à la présidence de l'Union pour stimuler le débat public sur les grands enjeux du pays, tout cela dans le respect strict de la liberté d'expression et d'opinion de chaque membre. Cette même attitude d'engagement constructif et sans esprit partisan, s'est aussi traduite dans la manière de participer aux diverses structures définies par l'Accord de Fomboni.

Aujourd'hui, devant le grand danger de faire retourner le pays à la case de départ en dépit des efforts engagés par la communauté nationale et internationale, elle appelle tous les partenaires à faire preuve de sagesse, et à éviter toute solution de force susceptible d'aggraver la situation précaire que traverse le pays,

La société civile ;

1) Continuera de s'engager pleinement à toute recherche de solution qui préserve l'Accord de Fomboni, les institutions qui en sont issues, ainsi que les compétences qui leur sont dévolues,

2) Affirme avec détermination la primauté du droit comme moyen de sortir de cet imbroglio et comme finalité des institutions en cours d'édification,

L'Association des femmes comoriennes pour la Défense des intérêts des Familles issues de mariages inter-îles (ADIFAM) initiative citoyenne des Comores (ICC) l'Union des femmes comoriennes pour la Démocratie (UFCD) l'Union des syndicats Autonomes des travailleurs des Comores (USATC)

Billet

La chronique du Petit démocrate

 

- Le report de l'élection du président de Ngazidja serait du au fait que le même jour se déroulait l'élection présidentielle gauloise. Et l'ambassade gauloise voulait avoir la paix ce jour là. Comme on dit en Gaule, il ne faut pas mélanger les torchons avec les serviettes !

- L'autorité d'Anjouan a joué un bien vilain tour au colonel, en lui privant de son soutien. Le colonel d'Anjouan voulait semble-t-il rendre à son homologue, la monnaie de sa pièces pour la dernière tentative de déstabilisation dans l'île. La vengeance est un plat qui se mange froid.

- Radio comique fait de l'anti-Cneih primaire. Les 2/3 du journal est consacrer à casser du sucre sur le dos de cette structure. Ne tirez pas sur l'ambulance, s.v.p !

- L'autre jour, le colonel a bénéficié d'un temps d'antenne à Tropic- FM. Un moment d'égarement, sans doute ? A quand, un temps d'antenne à Radio Comique pour le candidat dirlo de Tropic ? Colonel, pourquoi tu tousses ?

- A Sada (Mayotte), un collégien s'est fait renvoyer à cause d'un grabuge. Il y a quelque temps, ce jeune était rentré en classe avec un tee-shirt à l'effigie de Ben Laden ? Ben dit donc !

- L'alliance objective du FD d'avec le colonel a été analysée à partir d'un interview du candidat de ce parti au journal le Matin des Comores. En lisant entre les lignes les spécialistes du langage de bois ont vu que les camarades du MDS et du FDC avaient toujours des atomes crochus.

- La dame d'un grand leader politique en vue s'est présentée à l'ambassade gauloise pour voter. Malheureusement, la dame ne figurait pas sur les listes électorales. Pa ni problèm ! Qu'elle s'adresse à la Cneih gauloise ou à la commission machin ! Mais, il faut être patient …

- Dans un journal en ligne, comores-infos, un grand ponte du FD disait entre autres choses - qu'il trouvait personnellement- le colonel sympathique ! Est-ce seulement de la sympathie, camarade ?

- Les candidats à la présidence de l'île de Ngazidja ont du mal à faire leurs comptes de campagne avec tout le cafouillage actuel. Il y a au moins une personne qui est serein : le président par intérim.

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Opinion

Présidentielles françaises

L’arroseur arrosé

 

L'élimination, contre toute attente, de Lionel Jospin, Premier ministre sortant et candidat du parti socialiste à l'Elysée par Jean-Marie Le Pen, du 2ème tour de la présidentielle, n'a pas, malgré les sentiments pro socialistes qui ont toujours prédominé au sein de la population, provoqué un choc ni déception, une réjouissance, presque. La défaite de la gauche plurielle et plus particulièrement celle de M. Jospin est interprétée par bon nombre des Comoriens de l'Archipel et de la diaspora comme étant la sentence de la justice divine à cause de la position jugée " ambiguë voire néocolonialiste " du successeur de M. Jupé sur la gestion de la crise inter comorienne.

Force est de constater que la politique africaine des socialistes ne faisait guère l'unanimité dans le continent et dans les milieux africanistes de l'hexagone. Les socialistes, dans ce domaine, ont déçu plus d'un. Leur politique africaine s'est traduite par des déclarations d'intention et des faits d'annonce. Elle manquait souvent de lisibilité et de cohérence. 

Pour beaucoup de Comoriens, toutes sensibilités partisanes confondues, la classe politique et la société civile, la politique comorienne des dirigeants français, ces derniers temps, était basée sur des discours creux sans suivi. Beaucoup de paroles et moins d'actes concrets. " Il est inconcevable que ce soient les socialo-communistes, eux qui se sont toujours placés du côté des humanistes, des pacifistes et des défenseurs des droits de l'homme qui deviennent les artisans du charcutage de notre pays ", réagit ainsi une grande frange de la population et plus particulièrement la jeunesse. Cette dernière trouve que M. Jospin souvent cité comme un connaisseur du dossier comorien et de surcroît un ami des Comores - il y a représenté François Mitterrand aux présidentielles de 1974-, a déçu ses adeptes.

Il a pratiqué à l'endroit des Comores une politique située aux antipodes des attentes de la population dans la gestion des deux crises : séparatiste et institutionnelle.  Une politique qui a abouti à la création d'une confédération entre la Grande-Comore et Mohéli et à laquelle s'associe un Etat indépendant, Anjouan. Par conséquent, sa disqualification dans la course à l'Elysée, ressemble à l'arroseur arrosé.

Il a été frappé par la malédiction. La politique de Lionel Jospin à l'égard des Comores, pensent certains, a eu un effet boomerang, c'est-à-dire qu'elle s'est retournée contre lui. Il est une réalité, les Comoriens n'ont pas toléré que le ministre français délégué à la Coopération et à la Francophonie, Charles Josselin, vienne réaffirmer, ici dans l'Archipel, la prétention des socialo-communistes de faire voler les Comores en lambeau en apportant leur soutien aux séparatistes, à Mutsmudu et aux putschistes, à Moroni. La  gauche française avait aussi un autre objectif : elle visait à mettre à l'écart de l'échiquier politique local, l'ancienne génération - les dinosaures-. Paris considérait cette génération de l'indépendance comme des gens " inefficaces et amorphes ".

 

Or, comme disait exactement l'ancien ministre français, Nicolas Sarkozy : " la querelle de l'âge est une querelle absurde. On ne dirige pas un pays quand on n'a pas de l'expérience. "  À Moroni, d'aucuns expliquent cette préférence des autorités de Paris aux jeunes cadres, par le fait que ces derniers soient des hommes et des femmes avides, cupides, manipulables et friands aux cinq " V "  : voyage, virement, villa, voiture et vidéo. Pour cette catégorie des cadres, connus sous le sobriquet des " cadres de fenêtre ", le patriotisme et la conscience nationale font partie, semble-il, du cadet de leurs soucis. Donc des bons exécutants. Ils  sont maniables car préférant souvent, de faire passer leurs intérêts personnels et mercantiles, au-dessus de l'intérêt supérieur de la nation.

Dans la crise comorienne, la petite communauté française des Comores a, elle aussi, une appréhension face à la politique comorienne des socialistes. Elle trouve, selon certains de ses membres,  que cette politique peut germer un sentiment anti français et saper par-là même la vraie et solide amitié existant entre le peuple français et le peuple comorien. Une perception partagée par une large majorité des Comoriens.

Le 5 mai prochain, Jacques Chirac va être confortablement réélu. Un des dépositaires de l'héritage du général de Gaule, l'homme de Brazzaville, M. Chirac, est un orfèvre en matière de politique africaine. Homme d'Etat, avocat impénitent de l'Afrique, connaisseur du dossier Comores, on peut donc espérer qu'une fois qu'il aura repris les leviers des commandes du bateau France, il remettra les pendules à l'heure.  On peut prendre la liberté de conclure que le président Chirac adhérera, au sujet de notre pays, au principe maintes fois affirmés ici et là et selon lequel il vaudrait mieux, pour la France, d'avoir des Comores unies dans la diversité et coopérant étroitement avec elle qu'une confédération hybride incompatible avec la réalité comorienne. Une confédération difficile à faire fonctionner et qui risque en plus de déstabiliser, demain, la région et faire le lit des extrémistes de tout bord.

Hadji Hassanali.

Journaliste indépendant.

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Société

Journée africaine de lutte contre le paludisme

“Faire entrer le traitement du paludisme et les matériels imprégnés d'insecticide à domicile”

Le 25 avril à été commémoré la deuxième Journée africaine contre le paludisme par tous les acteurs qui luttent contre ce fléau. Dans notre pays, le Représentant Résidant de l'OMS, le Docteur K. Kalambay s'est entretenu avec les médias locaux et a dressé le tableau de cette maladie chez nous et dans le continent africain. Sur un million de personnes qui meurent chaque année dans le monde, 90% se trouvent en Afrique. Les couches les plus vulnérables étant les enfants âgés de moins de cinq ans et les femmes enceintes.

Le 25 avril 2000, les gouvernements, les chefs d'Etats et leurs partenaires ont signé la Déclaration et le plan d'action d'Abuja, par laquelle ils se sont engagés à réduire de moitié le nombre de décès liés au paludisme en Afrique d'ici à 2010. Mais là comme ailleurs, les intentions ne sont pas toujours suivies par les actes.

On assiste actuellement à une résurgence du paludisme due à la pharmacorésistance de cette maladie que la traditionnelle chloroquine n'arrive plus à traiter dans des cas de plus en plus nombreux. En Afrique orientale et australe, un cas sur deux ne peut être traité efficacement par la chloroquine. 

Cependant de nouveaux médicaments s'avèrent efficaces, mais leur coût reste si élevé qu'ils deviennent inaccessibles à la communauté la plus vulnérable. L'espoir de combattre cette maladie par la prévention grâce à la recherche se précise, un vaccin efficace devrait voir le jour bientôt.

Le paludisme constitue un lourd handicap pour le développement et cause des pertes considérables pour l'économie des pays africains. En moyenne ceux qui sont affectés perdent douze jours par an. Dans certaines régions, la maladie est souvent chronique. Les paysans sont les plus exposés pendant la saison pluvieuse, période propice à l'activité agricole.

En plus l'appréhension du paludisme ne favorise pas le développement du secteur du tourisme, donc des manques à gagner pour les pays concernés. Une étude récente de l'OMS, faite par l'Université d'Harvard et de " London School df Tropical medecine and Hygiene " a révélé que le PNB des pays africains au sud du Sahara aurait été supérieur de 32% en l'an 2000, si le paludisme avait été éliminé, il y a 35 ans. Ce qui est considérable.

La déclaration et le plan d'action d'Abuja a préconisé la prévention, le diagnostic rapide et le traitement précoce de la maladie. Au Bureau régional de l'OMS pour l'Afrique des stratégies sont mises en place pour faire reculer le paludisme à savoir : la formation des agents de santé et des mères, afin qu'ils soient en mesure de détecter rapidement les symptômes du paludisme et assurer un traitement adéquat. Pour la prévention, l'OMS et les autres partenaires s'emploient à ce que des moustiquaires imprégnées soient disponibles et accessibles à la population cible.

Le Directeur régional de l'OMS Ebrahim Malik Samba invite tous les partenaires à concentrer leurs efforts sur la prévention et le traitement du paludisme à domicile, d'où le thème retenu cette année : " Faire entrer le traitement du paludisme et les matériels imprégnés d'insecticide à domicile ". "Nous avons les instruments pour vaincre le paludisme ; nous avons la justification économique et morale pour combattre ce fléau ; redoublons maintenant d'énergie pour faire reculer le paludisme ", a-t-il conclu.

S. Soifouani

 

Société

L'OIT estime à 2 millions chaque année le nombre de décès liés au travail

Une cérémonie spéciale au siège de l'Organisation internationale du travail (OIT) à Genève sera consacrée ce 29 avril aux millions de travailleurs et travailleuses qui meurent chaque année suite à des accidents ou maladies liés au travail. A cette occasion, l'OIT apporte son poids tripartite (gouvernements, employeurs, travailleurs) à une campagne lancée depuis 1995 par la Confédération internationale des syndicats libres (CISL).

L'objectif de la Journée internationale de commémoration est d'attirer l'attention sur les ravages causés chaque année par les accidents et maladies liés au travail et de sensibiliser la communauté internationale aux questions de santé et sécurité au travail. Cette année, la cérémonie organisée par l'OIT, accordera une attention particulière aux professions des services d'urgence (ambulanciers, infirmiers, médecins, pompiers et policiers hommes ou femmes).

La cérémonie aura lieu de 11h30 à 12h30 au siège de l'OIT (salle du Conseil) à Genève. Elle sera présidée par le Directeur général de l'Organisation, M. Juan Somavia, et le Secrétaire général des Nations Unies, M. Kofi Annan, adressera un message vidéo aux participants. Parmi les invités spéciaux de l'OIT figurent des représentants des pompiers de New York, de Suisse, de France, d'Italie et du Royaume-Uni. Un représentant de l'Association internationale des infirmiers et infirmières ainsi que la directrice exécutive de l'Internationale des Services Publics, Mme Ros Harvey, interviendront également au cours de la cérémonie.

En fin de cérémonie, les pompiers organiseront un salut devant le siège de l'OIT où sera amenée une caravane de camions. L'OIT estime à environ 2 millions le nombre de travailleurs et travailleuses qui meurent chaque année des suites d'accidents ou de maladies liés au travail.  Les accidents causent 350.000 morts chaque année et pour chaque accident mortel l'on dénombre mille accidents non mortels qui provoquent des incapacités partielles ou permanentes et la perte de revenus.  En fait, le travail tue chaque jour 5.000 personnes, soit une toutes les quinze secondes.  La plupart de ces décès sont imputables au non-respect de normes de santé et sécurité.

Ce lourd bilan est deux fois plus important que le nombre de victimes provoqué par les guerres (650.000 morts par an) et selon le Programme SafeWork de l'OIT, le travail tue plus de personnes que l'alcool ou la drogue réunis.  Le coût de cette hécatombe est vingt fois plus élevé que l'aide publique au développement au niveau mondial.  Les substances  dangereuses tuent chaque année 340.000 personnes. L'amiante, à lui seul, tue chaque année 100.000 personnes.

Selon l'OIT au moins la moitié des accidents mortels pourraient être évités au moyen de mesures préventives.  L'agriculture, la construction et les mines sont les secteurs les plus dangereux pour les travailleurs et travailleuses à la fois dans les pays en développement et dans les pays industrialisés. (Source, OIT - Genève, 25 avrill)

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Dossier spécial Mayotte

Suite à la lettre adressée à tous les candidats à l'élection présidentielle française par une organisation de la diaspora comorienne, le socialiste Lionel Jospin s'est contenté de répondre à l'aspect concernant uniquement l'avenir statutaire de Mayotte, en excluant toute solution de retour de l’île dans son giron naturel. Lire ci-contre une mise au point du Collectif.

Réponse de Jospin à la diaspora comorienne

Nous vous prions de bien vouloir excuser le retard dû à un afflux massif de e-courriers sur notre site. Vous interrogez le candidat sur l'avenir de Mayotte. Ce témoignage direct de citoyenneté participe au débat démocratique auquel Lionel Jospin attache une valeur essentielle. Dans son ouvrage, " Le temps de répondre ", paru le 1er mars 2002 aux éditions Stock, Lionel Jospin aborde l'outre-mer en ces termes: "Disons d'abord qu'il n'y a pas un outre-mer, mais des outre-mers.

Chacun a sa particularité. Selon moi, ce qui reste essentiel pour nos départements et territoires, c'est l'égalité des droits comme fondement des politiques publiques : égalité des droits sociaux, égalité d'accès à l'Hexagone et à l'Europe, continuité territoriale, égalité devant les services publics. Dans le prolongement de la loi d'orientation, nous proposerons que se tiennent sur place des états généraux du développement durable centrés en particulier sur l'environnement, le tourisme, les cultures, l'artisanat. Quant aux éventuelles évolutions institutionnelles, elles seront respectueuses du principe que j'ai posé: aucune ne sera possible sans la consultation préalable des populations concernées" (p. 274).

Après l'accession à l'indépendance des Comores dont Mayotte s'est détachée pour rester française, la question du statut de l'archipel mahorais a été mise en suspens par deux lois, l'une du 26 décembre 1976, l'autre du 22 décembre 1979. Chacune d'elles prévoyait, à l'issue d'une période transitoire qui devait s'achever en 1984, la consultation de Mayotte sur son avenir institutionnel. Or depuis seize ans, rien n'avait été fait. La loi du 9 mai 2000 tend à organiser une consultation de la population de Mayotte sur son avenir institutionnel sur la base d'un document d'orientation baptisé " accord sur l'avenir de Mayotte ".

Cet accord a été signé le 27 janvier 2000. Les électeurs ont été appelés à répondre, le 2 juillet 2000. A une très large majorité, les Mahorais ont approuvé l'accord. Ils ont ainsi réaffirmé l'ancrage de Mayotte dans la République. L'accord approuvé prévoit pour les dix prochaines années, la mise en place d'un statut de "collectivité départementale" destinée à permettre un rapprochement progressif avec le droit commun.

Ce nouveau statut doit permettre pendant une période de dix ans à Mayotte, où la population de près de 150.000 habitants est presque exclusivement musulmane, de se rapprocher le plus possible du droit commun. En 2010, un nouveau projet de loi sur l'avenir institutionnel de Mayotte sera soumis au Parlement. Cette période de dix ans doit permettre une plus grande décentralisation, la modernisation du droit et le rattrapage dans les domaines économique, social, juridique.

 

L'accord donne une période de cinq ans pour la rénovation de l'état civil, le recentrage du rôle des cadis (magistrats musulmans) sur des fonctions de "médiation sociale", pour " conforter les droits des femmes " et pour suivre la clarification du statut personnel. Il prévoit également un renforcement des dispositifs de lutte contre l'immigration irrégulière et la participation croissante de Mayotte aux actions de coopération régionale (…).

De: "Equipe e-courrier de www.lioneljospin.net" ecourrier@lioneljospin.n

Commentaire

“Jospin s'obstine dans l'erreur”

 

Malgré un courrier de relance du 6 Avril 2002, M. Jospin n'a pas jugé utile de répondre aux 7 autres questions qui lui ont été posées. Vous constaterez que M. Jospin s'obstine à préserver dans l'erreur consistant à départementaliser progressivement l'île comorienne de Mayotte. Cette politique est en totale contradiction avec les positions défendues auparavant par le PS et le PCF concernant un retour de Mayotte dans son ensemble naturel conformément aux résolutions des instances internationales.

 

En attendant que la souveraineté des Comores sur Mayotte soit respectée par l'Etat français, la communauté française d'origine comorienne attendait au minimum un geste fort du candidat socialiste à savoir l'abrogation immédiate du visa d'entrée à Mayotte qui a déjà entraîné la mort de 4000 personnes selon l'Association Comorienne des Droits de l'Homme. Ce geste fort qui devrait  permettre d'arrêter immédiatement cette tragédie liée au visa Balladur n'est pas venu. Pour être complet sur cette question, il convient de relever que les candidats de la droite ne proposent pas mieux. Ainsi, M. Bayrou a proposé d'ériger l'île comorienne de Mayotte en "département français".

 

N'oublions que M. Madelin s'était rendu à Anjouan via Mayotte en pleine crise séparatiste pour mettre de l'huile sur le feu. Quand à M. Dominique Perben, le représentant de Chirac, il a déclaré récemment à Mayotte qu'il faut expulser systématiquement les "clandestins" (c'est à dire les ressortissants comoriens qui résident dans une partie de leur territoire conformément aux résolutions des instances internationales) et créer "une police de la mer" pour empêcher la libre circulation des comoriens.

 

La persistance d'une telle politique risque de mécontenter fortement l'importante communauté française d'origine comorienne. Il est vraiment regrettable que la classe politique française n'arrive pas à se rendre compte des frustrations voire des sentiments de révolte engendrés par la persistance d'une politique dramatique qui consiste à créer un nouveau Mur de Berlin entre Mayotte et ses îles sœurs. Le collectif interrogera à nouveau les candidats qui seront retenus pour le 2ème tour.

Le Bureau du Collectif.

 

Le candidat Gluckstein pour le retour de Mayotte

En réponse à une lettre adressée par un collectif des associations de la diaspora comorienne en France, à tous les candidats à l'élection présidentielle française, Daniel Gluckstein, candidat du Parti des travailleurs a publiquement pris position en faveur d'un retour de Mayotte dans l'ensemble comorien. (Lire ci-contre la correspondance de M. Gluckstein).

Permettez moi tout d'abord d'accuser réception de la lettre que le collectif d'associations comoriennes a adressé à l'ensemble des candidats à l'élection présidentielle en France.

Et de vous faire parvenir les positions du Parti des travailleurs concernant à la fois les DOM et les TOM, positions qui expliquent pourquoi le Parti des travailleurs n'a pas fait campagne dans ces départements et territoires et pourquoi notre parti, dont je suis le porte parole pour l'élection présidentielle, n'appelle pas les habitants de ces départements et territoires à voter pour ma candidature à l'occasion de cette élection.

Il s'agit pour nous d'une prise de position qui part à la fois du constat que le statut des DOM et des TOM n'est qu'un prolongement du statut de la domination coloniale et de la défense du droit inaliénable de ces peuples à leur auto détermination et leur souveraineté nationale.

Cette position inclue le droit inaliénable de l'Etat comorien à être intègre : réunissant les quatre îles qui le composent dont celle de Mayotte. C'est en effet par un acte arbitraire, contraire à toutes les règles de la démocratie et au droit des peuples à disposer d'eux mêmes que Mayotte a été séparée de l'Etat comorien.

Cet acte arbitraire empêche les Comores de se constituer en véritable Etat. C'est pourquoi nous sommes en effet pour oeuvrer en faveur du processus de réintégration de Mayotte aux Comores.

Beaucoup des autres questions posées par votre lettre semblent découler de cette prise de position.

Permettez moi simplement d'ajouter que nous sommes en effet pour l'annulation pure et simple de la totalité des dites dettes des Comores auprès de la France, l'Union européenne et des institutions financières internationales.

Cela, pour les Comores comme pour l'ensemble des pays subissant l'oppression des grands puissances. J'ajouterais également que le Parti des travailleurs se prononce pour l'abolition des multiples lois, décrets promulgués avec l'objectif de limiter, voire interdire la liberté de circulation et de voyage dans le monde, liberté qui est à mes yeux une composante majeure des libertés démocratiques.

   En espérant avoir répondu à votre attente, veuillez croire en l'assurance de ma parfaite considération.

Daniel Gluckstein.

 

Que se passe-t-il donc à Mayotte ?

 

A l'heure où il est question de connaître le positionnement des candidats aux présidentielles sur la question du visa d'entrée à Mayotte pour les ressortissants comoriens (conséquence plusieurs milliers de morts en mer et environ 10000 reconduites aux frontières par an) voici quelques informations sur la réalité de ces dernières semaines à Mayotte. Nous ne reprenons ici que les articles courts diffusés dans Flash-Infos. Mais pour ceux qui ne l'aurait pas encore lu, voir impérativement Le Monde Diplomatique d'avril et l'article : Mayotte assiégée par les gueux de C. Wargny.

Le spectacle de Sada

Les événements de Sada de septembre 2000 qui avait vu l'expulsion forcée de près de 600 personnes en situation irrégulière, pourraient-ils se répéter ? C'est la crainte exprimée par de nombreux observateurs locaux qui vivent depuis quelques jours la montée du sentiment "anti-anjouanais" dans leur commune. Nous parlions la semaine dernière de manifestations à Chiconi, Ouangani ou Labattoir. Cette fois c'est au tour de M'tsangamouji où d'après le médecin chef du dispensaire local, Véronique Aupecle, les habitants ont fixé un ultimatum aux clandestins vivant dans leur commune.

Dépassée la date du 1er mai ils se réservent le droit d'expulser eux-mêmes les personnes en situation irrégulière". Ces injonctions ne sont pas sans conséquences sur les comportements des propriétaires et employeurs de clandestins. Véronique Aupecle cite ainsi le cas d'une Anjouanaise à qui elle demandait de venir tous les deux jours au dispensaire pour le suivi de son bébé et qui s'est vu interdire l'accès aux locaux par les patients présents. En sus cette femme a été expulsée hier de son domicile par sa propriétaire. Sans toit elle devait rejoindre une sœur à Labattoir. Mais l'exil ira jusqu'où ? L'atmosphère malsaine frisant par moment la vindicte populaire et poussant à la délation ne suscite pour le moment aucune réaction officielle.

(Tiré de Flash Infos, n°772 du mardi 09/04/02)

"une motion des femmes de Labattoir"

Paris. Le député Henry Jean Baptiste nous a confié hier avoir reçu une motion des femmes de Labattoir dénonçant l'afflux massif de personnes en situation irrégulière en Petite Terre. Il a porté ce document à la connaissance du Gouvernement. Concernant les actions menées par les habitants de plusieurs communes visant à expulser les clandestins, le député a estimé que la population était exaspérée par le "laxisme" ambiant et que ces événements pouvaient au moins avoir l'avantage "d'aider à la prise de conscience du Gouvernement".

Plus largement Henry Jean Baptiste regrette que "Mayotte paye aujourd'hui un certain nombre d'erreurs notamment socialistes". Parmi elles il qualifie "d'incohérent et de regrettable" d'avoir " décidé d'interdire les expulsions des jeunes de moins de 15 ans".Enfin le député demande une adaptation du droit d'asile politique à Mayotte compte tenu selon lui de la situation dans les îles voisines : "Ce droit doit être restreint car c'est une source intarissable d'immigration en provenance des Comores, ces gens étant en guerre civile permanente ." A Mayotte, le Préfet étant tenu par son droit de réserve a fait savoir que des consignes de vigilance avaient été données aux forces de l'ordre : de nombreuses mesures comme le couvre feu dont on parle à Bandrelé étant de la responsabilité du maire.

(Tiré de Flash Infos n°773 du mercredi 10/04/02)

APPEL

Face aux "événements" qui se déroulent depuis près de trois semaines dans de nombreuses communes de Mayotte : Réunion à Labattoir le 23 mars pour programmer la chasse aux "clandestins", Campagne d'incitation à l'expulsion des "étrangers" menée par les habitants de Chiconi à l'instigation des autorités et des élus, affichages xénophobes et opérations d'incitation au départ à Sada, campagne par voiture et haut parleur sommant les gens de partir avant le 1er mai à Chebenyumba, pressions des villageois pour empêcher l'accès aux soins à M'tsangamouji et à Combani, passage de groupes de femmes exhortant les habitants au départ dans certains quartiers de Bandrélé, des hommes et des femmes indignés rappellent que la France est un Etat de droit dans lequel on ne peut faire la loi soi-même et où le viol du domicile privé est passible de sanctions où les actes et les propos racistes, xénophobes et discriminatoires sont punis par la loi où l'éducation est un droit pour tous les jeunes en âge d'être scolarisés qui résident sur le territoire français, quelles que soient leurs origines et leur nationalité où l'accès aux soins est un droit pour tous.

Contact : Isabelle et Ahmed MOHAMED  isamed.moha@wanadoo.fr

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Culture

 

Musique

Baco à la recherche de ses racines

 

Né en 1966 à Mayotte, Mourchid Baco s'est mis dans la musique dès son adolescence. A l'âge de 7 ans, il joue déjà du gaboussi à l'occasion des fêtes traditionnelles dans son village avant de s'initier quelques années plus tard à la guitare. Alors débutera son ouverture vers le monde à la recherche de nouvelles formes de musique. Happé à 14 ans par le rythmique reggae, il part à la Grande-Comore pour améliorer ses connaissances instrumentales au travers des contactes qu'il allait tisser dans le monde de la musique comorienne, ce qui lui a permis de prendre conscience de sa vocation artistique dans la musique. Ici débute ainsi sa carrière d'auteur compositeur et interprète à l'âge de 17 ans.  

La symbiose de la musique traditionnelle dont il s'est imprégné depuis Mayotte, avec la musique moderne et internationale dont il a acquis au fur et à mesure lui permettront de faire naître son style. L'âge de la majorité atteint, il part à l'île de La Réunion où il se fera connaître dans différents festivals et spectacles avant de s'installer en France et fonde le groupe Hirize. L'engagé qu'il a toujours été à participé au Congrès pour la Paix de Genève et aura l'occasion d'accompagner des groupes aussi prestigieux que U-Roy en 1989,  Kassav et le majestueux Burning Spear en 1990.

De retour à Paris en 1991 Baco crée sa propre maison de production " Home Studio " pour aider la réalisation et la production d'autres artistes notamment africains mais aussi ses propres albums. 2ème lauréat au concours Découvertes RFI de 1994, Baco repart sur l'île de la Réunion où il s'installer. Baco s'est produit plus particulièrement en Afrique, dans l'Océan Indien et en Europe où il a accompagné des musiciens d'influence dans le reggae, le rock, le blues et le jazz, auxquels il apportera sa contribution par le Gaboussi, le shigoma et les notes de chez nous.

Dans son dernier album " Question ", Baco s'interroge sur les problèmes quotidiens de l'homme de la rue, plus particulièrement la vie, l'amour et la mort. De passage à Moroni où il est venu réaliser un film documentaire sur la musique de l'Océan Indien, nous l'avons rencontré pour qu'il nous parle de lui, de sa musique et de son engagement. Soeuf Elbadawi dira de lui  que " la musique de Baco marche d'un pas léger vers un monde peu angoissé par les rapports marchands. Ballade généreuse et sensible de rebelle "  

 

Interview

 

La Gazette des Comores: Nous avons la chance de vous rencontrer aujourd'hui, nous savons que vous êtes l'un des artistes musiciens engagés dans une île comme Mayotte, pouvez vous nous parler de votre musique et de votre engagement ?

Baco: C'est simple, ma musique s'inspire de ma vie, qui est la vie des Comoriens, toute mon adolescence, et aussi par le brassage de tout ce que ma vie a pu rencontrer sur le chemin, tels que le Reggae, etc. J'exploite cette richesse, mais la racine principale c'est cette musique là. C'est d'avoir la fibre traditionnelle. D'ailleurs, je reviens encore plus en France, parce qu'il y aura plus de percussions traditionnelles dans mes prochains albums.

LGDC : Pourquoi cet engagement dans vos compositions, comme dans " Question " votre dernier album, qui synthétise tous les problèmes jusqu'à aborder le trépas ?

Baco : Je pense que c'est Dieu qui donne et qui reprend dans la vie ! Et la musique c'est quelques chose de très haut, qui ne peut pas être confiée à n'importe qui. Quand Dieu te donne il faut le véhiculer. Parce que la vie doit être dans l'amour, et donc permettre aux gens d'avoir un repère sur eux mêmes, leur offrir une petite musique  qui peut en même temps se relaxer et écouter peut être le message qu'elle véhicule, pour réfléchir un peu plus. Je pense que ce genre de message est important. Mais je pense aussi que nous sommes placés, aux Comores dans des situations assez difficiles dont il va falloir en parler à travers la culture. Plus que tous les problèmes qu'il y a dans le monde, qui sont à peu près similaires, toute l'Afrique est divisée à cause d'une certaine politique que je qualifierais de coloniale. Puis notre héritage colonial d'aujourd'hui ne nous permet pas, en tout cas jusqu'ici, d'être libre réellement. Ce qui fait que les artistes qui véhiculent le bien être doivent s'engager.

LGDC : Justement depuis 5 ans déjà, on constate un rapprochement entre Mayotte et les autres îles, comment voyez-vous cette ouverture ?

Baco : Nous œuvrons pour ça ! Je pense que les Comores, c'est les Comores depuis tout toujours ! Même s'il y avait les sultans de N'gazidja, ceux de N'dzouani, on a toujours été ensemble, je pouvais partir de Mayotte pour aller prier à Anjouan le vendredi. Je pense que le principal c'est de ne jamais laisser la culture comorienne se disperser. Parce que politiquement les îles se sont dispersées. Mais ce qui va nous retenir c'est la culture, et la musique va contribuer énormément

LGDC : Quels sont les problèmes auxquels l'artiste ou l'homme de culture à Mayotte est confronté ?

Baco : Toute dépend du système ! C'est quelque chose de ficelé qui corrompe l'esprit. Parce que c'est le pouvoir, qui finalement abrutie un homme. Un homme peut être simple, et dès qu'il a un pouvoir il devient abruti alors qu'il pouvait bien être intelligent. Toutes ces causes politiques peuvent effectivement constituer une barrière entre les gens, les acteurs culturels, etc. Mais l'effort se fait aujourd'hui pour que ces acteurs puissent de plus en plus être actifs au sein des Comores, à travers tout l'Océan Indien, et dans le monde entier.

LGDC : De plus en plus des artistes Maorais viennent jouer ici, mais jusqu'à lors on n'a jamais vu Baco jouer dans les autres îles des Comores quand bien même le Reggae est bien apprécié ici et que ta musique est bien connue, grâce à Studio1et Radio Khartala qui la diffuse régulièrement.

Baco : Je ne suis pas souvent aux Comores, c'est assez difficile, mais je ne saurais pas tarder de revenir. Parce qu'ici c'est chez moi, j'ai vécu quatre ans ici, toute mon adolescence, mes premiers pas dans la musique aussi, il est très important que je vienne jouer ici, mais chaque chose en son temps !

LGDC : A part le rythme reggae que vous jouez, il est difficile de vous classer dans les autres rythmes, on a l'impression que vous cherchez à innover.  

Baco : ma musique c'est du " Za N'goma " C'est tout ce qui vient du tambour. Si on regarde bien les Comores, il y a beaucoup de tambours. Je peux aller à Mayotte trouver du Shigoma, du biyaya, M'lélézi, je vais à N'gazidja trouver du djaliko, tari, etc. Mais pour avoir l'ensemble c'est le N'Goma qui véhicule. Ainsi ma musique s'appelle Za n'goma, celle qui vient du tambour.

LGDC : Pourquoi ne jouez-vous pas du Waddaha alors que c'est la musique la plus jouée dans l'ensemble de nos îles ! Ne voyez vous pas une impulsion de cette musique comorienne sur la scène internationale parce que on a l'impression que notre musique est plus ou moins cloisonnée ?

Baco : Disons que le Wadaha est une chose, le Mgodro en est une autre. Je joue du Mgodro, notamment dans mes albums précédents. J'ai joué avec des percussions Mgodro. A la base ce n'est pas la guitare, mais le rythme. Le wadaha peut être le grokas et le zouk. Je peux faire du waddaha. A ce moment là je fais en sorte que d'autres oreilles puissent  écouter le wadaha. C'est ce que j'essais de faire même avec le Mgodro. Maintenant si on veut faire une musique pour présenter les Comores à la face du monde, il faudra permettre aux oreilles du monde d'écouter la musique comorienne et ce n'est pas facile, car ils ne savent pas danser dessus, et le peu qu'ils peuvent entendre les rapproche un peu de nous. Dans le monde actuel, on ne peu pas rester cloîtré dans un coin. Sur l'évolution avec le laser, l'ordinateur c'est tout ça ! C'est aussi le tambour, le gabousse et le Mkayamba et le N'goma, etc. Ignorer tout cela serait hypocrite.

LGDC : Et votre impression sur l'avenir de la musique comorienne ?

Baco : Les Comores sont en éveil, les artistes comoriens commencent à prendre forme sur la scène internationale, pas comme les Malgaches, mais il est normal que nous ne soyons pas comme eux, du moment que les Malgaches ont connu la musique et le commerce de la musique bien avant nous. Toute musique qui n'a pas son support commercial, ne peut pas être entendue. Ce n'est pas dans nos mœurs. Nous avons bien l'habitude de jouer un toirab dans le grand-mariage, mais nous n'avons jamais pensée mettre le Toirab dans un support commercial et le vendre. Je pense qu'on a pris conscience et il nous faudra un  peu de temps pour l'organisation. Quand j'étais là il y a 18 ans, il n'y avait strictement rien, je jouais à Al'Camar avec le group à Elamine, à l'époque !

LGDC : Comment expliquez-vous que la presse étrangère parle beaucoup plus de vous dans l'Océan Indien ou en Europe alors que dans tes îles ou vous cite rarement ?

Baco : Non, je pense que c'est surtout à cause de mon absence aux Comores et le fait que je sois souvent en occident, parce que je suis plus proche de cette presse occidentale. Mais ça ne saurait tarder parce que justement en ce moment je fais ce travail. On est venu ici pour faire un film qui parle des musiques de l'Océan Indien.

Je tenais absolument à venir à N'gazidja non seulement parce c'est là où se trouvent mes premières scènes mais il était aussi important de parler de N'gazidja, de par tous les groupes qu'il y a ici. A Ngazidja il y a les structures qui peuvent englober aussi bien Anjouan, Mayotte que Mohéli. C'est aussi l'occasion de rencontrer Maalesh, Salim Ali Amir et tous les autres artistes pour pouvoir nous exposer un peu plus à l'extérieur.

Le fait que je sois à l'extérieur, je peux avoir l'occasion de rencontrer des maisons de production pour pouvoir exposer la musique comorienne à l'extérieur. Je vais très bientôt revenir faire un travail de grande envergure. Ceux qui sont là-bas font un travail pour nous qui sommes ici et vis versa. C'est ce qui nous permet d'avancer et un jour on va se retrouver inchallah pour bien s'exprimer à l'échelle internationale, et que les embrouilles entre nous soient réglées et que Balladur ne vient plus nous mettre les visas (rire)

LGDC : Quels conseils donneriez vous à un jeune comorien qui veut se lancer dans la musique plus particulièrement ce que vous faites ?

Baco : Je ne sais pas ou plutôt c'est de travailler et faire preuve de patience, de continuer à travailler et d'aimer ce qu'on fait profondément. Je pense que l'amour sur les choses et sur les gens, l'amour sur la vie tout cours permet à l'individu d'avancer vers la réussite .

LGDC : Un dernier mot ?

Baco : C'est que je suis très satisfait !

Propos recueillis par Haled A. Boina 

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Courrier des lecteurs

 

Lettre des enfants Mansoib au Chef de l’Etat

“Ne pas camoufler la vérité”

 

Suite à la barbarie, incroyable, commise dans la région de M'boinkou, le 28 avril 2001, suite à laquelle notre propre frère compte parmi les martyrs, nous estimons nécessaire de vous soumettre, en tant que premier citoyen du pays, chef d'état et garant des institutions, ainsi que votre gouvernement, le triple document ci-joint : travail sérieux, rigoureux, courageux, objectif et impartial de notre petit frère ; pour l'étudier sérieusement et sereinement et le cas échéant, tirer les leçons qui s'imposent.

Nous rappelons, cependant, qu'il n'y a aucune haine envers personne, ni chercher à l'attiser, nous exigeons, seulement que la justice comorienne fasse bien son travail dans la transparence la plus équitable, sans parti pris donc, sur cette affaire très gravissime.

Et nous sommes, par ailleurs, indignés d'apprendre, déjà, une conclusion de la justice, qu'il faudra revoir et corriger, qui prétend réduire cette horreur à une simple affaire entre individus, comme en 1996.Une telle conclusion, déjà rendue publique par le substitut du procureur est, non seulement grave, inacceptable, irresponsable et dénie tout respect à la mémoire des victimes, mais ne va pas non plus aider, en aucun moment, à la réconciliation véritable entre ces deux villages Hantsidzi et Chezani ; puisque, nous constatons, malheureusement, une volonté d'étouffer la vérité soit par inconscience réductionniste ou par intérêt égoïstement nationaliste. Alors que, tout le monde, sans aucun mystère, est conscient et même, bien au courant, que ces crimes abominables sont l'œuvre du village de Hantdidzi par prétention absurde de " vengeance ", suite à la sauvagerie, spontanée mais non préméditée, commise envers des martyrs innocents en  août 1996.

S'il est vrai, qu'il soit possible de trouver quelques personnes, rares certainement, de Hantsidzi, qui ne soient pas impliquées, de près ou de loin, sur cette horreur, minutieusement préparée depuis longtemps, comme vous l'avez signalé vous-même, Monsieur le Président ; ce n'est pas une raison de vouloir camoufler la vérité, dans l'espoir d'obtenir des résultats satisfaisants, en matière d'entente et de réconciliation notamment. De tels objectifs ne seront, jamais, atteints, si les demi-vérités, plus dangereuses qu'autre chose, sont l'apanage de la justice et de la société.

C'est pourquoi, nous vous demandons avec la bénédiction de l'équipe gouvernementale, de veiller au bon fonctionnement de la justice, ainsi que sa transparence, afin qu'aucune manipulation ne puisse pas s'introduire encore, et faire avorter la vérité.

 

Car, s'il est vrai, aussi, que notre foi islamique est celle de la tolérance, de l'amour du prochain, de la magnanimité ; elle est aussi celle du respect de la justice, de la vérité, de la probité intellectuelle, de l'objectivité, de l'équité sans complaisance et de la rigueur ; elle est, par contre l'ennemie de la lâcheté, de la rumeur, de la simplification honteuse et de la caricature. Comme, elle aime, également la réconciliation, l'entente, le pardon ; ce qui suppose, au préalable un jugement équitable à travers lequel, sera reconnu et les coupables, ainsi que leurs complices actifs et passifs, et la gravité effective du crime plus essentiellement ; nous exigeons, naturellement, que toute la lumière soit faite sur cette honteuse tragédie, du 28 avril 2001 ; et qu'aucune piste ne soit négligée.

Au cas où le village de Hantsidzi n'opterait pas pour la coopération de la justice, pour pouvoir mieux établir la vérité, et qu'il soit difficile de mettre sur pied les preuves concrètes de leur complicité (en tant que village), complicité contestée par personne sauf étrangement, en apparence peut être, par la justice comorienne ; nous proposons d'avance et en dernier recours, qu'il (en tant que village représenté par les soit disant responsables notables) puisse recourir à la parole d'ALLAH, soubhanahou wa ta'alah, par un jurement solennel en Son Nom, qu'il était étranger, de loin ou de près, à ce complot abject et nauséabond du 28 avril 2001.

Sinon qu'il reconnaisse leur complicité, ainsi que la gravité de l'horreur ; ce qui devra traduire les coupables actifs avec les cerveaux de cette opération odieuse sans précédant, à assumer leurs actes ignobles et permettre au village de Hantsidzi de se faire pardonner pour leur participation passivement grave et bien entendu ouvrir les portes d'une vraie réconciliation entre les deux villages voisins.

Nous jugeons utile de rappeler, comme l'a très bien fait notre frère dans son dossier ci-joint, que cette horreur, du 28 avril 2001, n'a pu avoir cette organisation incroyable avec son exécution déconcertante, sans remord de leurs auteurs, que parce que le drame d'août 1996 et l'état de l'époque et la notabilité comorienne, plus particulièrement celle de Ngazidja, et le peuple comorien, sauf exception d'une très fine, peureuse minorité, de citoyens, se sont comportés d'une façon irresponsable par inconscience ou par intérêt égoïste et partisan en acceptant de porter la responsabilité au village de Chezani, par manipulation consciente du village de Hantsidzi, à propos de ces atrocités odieuses de 1996.

 

En vous souhaitant le salut et la paix d'ALLAH, soubhanahouwata'alah, ainsi qu'une lecture et méditation sincère des trois messages ci-joints ;

Les enfants MANSOIBOU 

Représentés par leur petit frère

Marseille, le 22/07/01

 

A quand la fin de la guerre au Proche-Orient ?

La Palestine était sous contrôle de l'Empire Ottoman depuis 1517 jusqu'à sa chute en 1917, reconquise après par l'Angleterre jusqu'en 1947, que cette dernière remet le dossier à l'ONU. L'ONU votera pour le partage de la Palestine pour semble-il faire preuve de sentiments face aux difficultés vécues par les Juifs en Allemagne ayant fait près, de 6 millions de morts. En 1948, Ben Gourion alors Président de l'exécutif sioniste proclame l'indépendance d'Israël- pour B.Gourion qui croit que c'est un droit puisque pour lui Israël est le lieu où naquit le peuple juif, le lieu où ce peuple a acquis une culture à la fois nationale et universelle, c'est la où la Bible est rédigée et ayant fait don à l'humanité.

 

Mais cette proclamation est suivie de la Guerre arabo-juive s'achevant avec une défaite arabe. Un demi- siècle plus tard rien n'a pu être résolu, Israéliens et palestiniens continuent de s'entretuer (Intifada ), on se demande quand est-ce que cessera cette violence, cette injustice ?Comment certains Etats motivent-ils des tels traitements ? Ne peut-on pas dire que Sharon qui accuse les palestiniens de terroristes ne s'inspire pas des Américains qui ont confirmé que les talibans et les membres d'Elqaïda sont des terroristes et les palestiniens vu sont que des simples suspects qui défendent leur cause peut-on dire que l'ONU échoue sur cette question ou une volonté de certains qui veulent que les massacres ne cessent pas ?  Mais qui peut enfin arrêter cette violence ? On sent que les grands s'en passent de cette question. N'y a t-il pas une contre partie ? là-dedans ?

Nous rejoignons nos force et remercions ceux qui aujourd'hui à travers le monde manifestent leur colère pour la cause palestinienne. Mais est-ce que aujourd'hui l'ONU ne peut refaire preuve de sentiment pour la Palestine comme elle l'a fait pour Israël en 1947. Avec la guerre de Corée (1950), la crise de fusées à Cuba (1962) on nous dit, que le monde est passé tout près d'une troisième guerre, espérons et prions que le conflit  Israël-Arabe ne l'en soit pas de même.

Kamardine Mohamed 

Terminale A (NEPM)      

 

L'ère de l'informatique

Nous voici au nouveau millénaire. Le temps passe et le monde bouge. Le monde change et l'homme pense jusqu'au bout de soi même. L'homme avec son courage et sa volonté de surpasser les limites de sa capacité intellectuel arrive à créer une machine qui se nomme "ordinateur". Ce dernier fait partie des instruments qui meublent l'espace des NTIC. Cette potentialité nous a permis de découvrir ce nouveau concept, qui fait partout la une. L'ordinateur est source de vie qui peut nous faire découvrir ce qui est au de là de l'intelligence humaine, dont les hommes ne sont pas en mesure de comprendre. C'est le cas par exemple de la création par l'homme d'une mémoire artificielle programmée à l'avance dans l'ordinateur pour exécuter les commandes de l'utilisateur. Afin de pouvoir lorsque l'homme n'est pas capable de se mesurer, la machine le soutient pour pouvoir acquérir les comportements quotidiens de notre ère. L'évolution de ce loisir ou de cette activité professionnelle se repend de plus en plus dans notre pays, surtout à Moroni où se sont installés plusieurs centres de formations, des cybercafés (P@JE , CARE , Conotec, etc.) qui poussent comme des champignons. Ces lieux sont de plus en plus fréquentés par les jeunes scolarisés ou non scolarisés. La majorité des chômeurs sont des jeunes de moins de 25ans. Alors ils ont pris conscience que l'espoir de ce pays c'est la jeunesse, car sans une jeunesse instruite et ouverte au monde l'espoir est éphémère.

Mohamed A. Awadi

 

 

La France  fait aujourd’hui honte

 

Que mes amis français acceptent mon indignation ! Que devient ce grand pays donneur de leçon qu’est la France pays des droits de l’homme et de libertés dont beaucoup d’entre nous avons toujours été fiers de partager avec elle une certaine culture et beaucoup de valeurs ?

Nous constatons tout simplement que la France honore ses démons et applaudit la haine le racisme, la xénophobie et le fascisme. Les hommes d’honneur en France aujourd’hui sont ceux qui ont assassiné d’une balle dans le dos un jeune Comorien à cause de sa couleur et pour les mêmes raison ont noyé un arabe dans la seine.

La France raciste ne m’a jamais étonné, mais la France fasciste cela m’indigne profondément. La seule question que je me pose au jour d’aujourd’hui concerne mes collègues et autres français que je côtoie tous les jours; sont ils aussi fascistes comme les 20 millions de français qui ont voté pour  LE PEN  le  NAZI ?

Docteur Sounhadj ATTOUMANE

Cardiologue, Moroni  

 

" Je ne suis pas le responsable "

Le gouvernement d'union nationale de transition, la commission nationale électorale indépendante et d'homologation (CNEIH), ainsi que le comité de suivi, ces trois ensembles forment un triptyque indissociable pendant cette période électorale. Ce sont eux qui tranchent et qui coiffent avec l'opinion internationale sur les questions politiques les plus ambigus de ce moment difficile.

Dès le début des affaires ils ont toujours évolué ensemble Cependant, ces derniers temps, la question portant sur les résultats des élections finales du président de l'Union des Comores les de partages. Aujourd'hui chacun nie son rôle, son pouvoir d'agir, de trancher et de prendre une décision sur les résultats définitifs des élections présidentielles de l'Union. Pour l'instant, ces résultats sont provisoires. Jusqu'à quand ? Demain ? Après demain ? Dans une semaine ou dans quelques mois ? Et le peuple Comorien qui est là entrain de se morfondre ?

Sachez que ça va encore durer car les responsables du processus électoral s'éloignent petit à petit de leurs responsabilités. Chacun a peur de marquer le but que tous les comoriens attendent avec impatience. De ce fait, ces trois joueurs se passent tour à tour  la balle et personne n'ose plus la garder. Heureusement qu'ils n'ont pas encore oublié leurs cours de l'école primaire notamment en classe de CP2. En effet, c'est comme ça qu'ils répondent à la question suivante :

- Gouvernement ! Qui est le responsable du processus électorale ?

- Ce n'est pas moi, ce n'est pas toi, ce n'est pas lui, c'est la CNEIH.

- CNEIH ! Qui est le responsable ?

- Ce n'est pas moi, ce n'est pas toi, ce n'est lui, c'est le comité de suivi.

- Comité de suivi ! C'est toi le responsable ?

- Non, ce n'est pas moi, ce n'est pas toi, ce n'est pas lui, c'est la Communauté internationale. Mais cette dernière n'a rien à dire. Alors, si ces responsables ne veulent pas intervenir, qui interviendra ? Heureusement que l'Armée est en bonne position !!!

Ben Abdallah Youssouf

ISFR 1er Année (LMF).

 

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Echos de la diaspora

Message de l'ODP-Munganya au PNUD

Contre une logique de type "somaliland"

Dans un message au Coordinateur du système des Nations unies à Moroni, l'Observatoire de la Démocratie et des droits de la Personne (ODP/Mungwana, Section de France) estime que " le rôle des institutions internationales est plus qu'un impératif, pour éviter de basculer dans une logique de type "somaliland", comme aboutissement de la balkanisation qui continue malgré tout à prédominer ". Lire ci-après le message.

 

Monsieur le Coordonnateur,

Je viens d'apprendre la tentative d'incendie perpétrée contre la maison des Nations-Unies aux Comores et je tiens au titre de Président de la section de France de l'ODP/Mungwana à condamner cet acte criminel et à vous assurer de la sympathie de notre organisation à cet égard.

En effet, il est plus qu'évident que dans le contexte difficile que traversent les Comores, il n'est nullement besoin d'en rajouter dans les risques d'une escalade de la violence dictée par les conflits politiques, au moment où nos voisins de Madagascar esquissent une voie d'apaisement après une grave confrontation qui menaçait l'unité de la Grande Ile, en s'appuyant sur la communauté internationale.

Notre organisation a pris acte des deux communiqués publiés respectivement par les observateurs nationaux et internationaux à propos des résultats du dernier scrutin présidentiel et attend les décisions de la Commission Electorale et de la Commission d'Homologation. Sachant que la classe politique comorienne est loin d'avoir intégré une réelle culture démocratique dans la gestion du pouvoir comme dans les principes et les mécanismes de fonctionnement d'une alternance politique apaisée, j'ose espérer que chaque protagoniste de cette élection gardera surtout à l'esprit que d'une part, le pays est encore dans la phase initiale de la réconciliation nationale et que d'autre part, le rôle des institutions internationales est plus qu'un impératif, pour éviter de basculer dans une logique de type "somaliland", comme aboutissement de la balkanisation qui continue malgré tout à prédominer.

Je saisis aussi l'occasion pour vous rappeler que l'ODP/Mungwana vous a adressé depuis plus d'un an un projet d'assainissement de l'état civil intitulé "les registres de la citoyenneté", afin justement de prévenir les complications prévisibles en matière de listes électorales.

Nous continuons d'ailleurs à y travailler, dans le cadre d'un projet de codéveloppement, en vue de l'enracinement des institutions démocratiques à l'échelle locale.

Exprimant donc le vœu d'une issue positive dans le processus électoral en cours et la mise en place des nouvelles institutions de la République, je vous assure de ma sincère considération

 

S. Mohamed SOILIH

Littérature comorienne à Paris

Les associations Encres du Sud & l'Image Paca présentent du dimanche 21 au vendredi 26 avril 2002 la Littérature Comorienne Francophone avec les éditions Encres du Sud et KomEdit. Publications des éditeurs, rencontres thématiques avec les auteurs, exposition photographique de Delmas :  "Les masques de la nuit"  - Mémoire d'Ibrahim Ali. Exposition de calligraphies de Malik Nounouhi. Avec la chaleureuse participation culinaire de mamans comoriennes du quartier du Panier.

Au programme, il a été organisé une conférence de presse d'ouverture, suivie d'une présentation des éditions Encres du Sud et KomEdit, en présence de Mahmoud Ibrahime, Salim Hatubou, Hamza Soilhaboud.

 

Exposition photographique de Delmas : "Les masques de la nuit" - Mémoire d'Ibrahim Ali.

Exposition de Calligraphies : "Patience et souffle des mots" de Malik Nounouhi.

sculptures de DEM.

 

Echanges autour du thème : "Littérature et histoire" avec Mahmoud Ibrahime, enseignant et historien, Directeur de la revue Tarehi (Librairie Regards).

 

"MWANANGAYA", La vie est belle mais pas autant que mes rêves. Roman de Nour DINE, en sa présence. (Galerie des Images)

 

Présentation de la Collection Jeunesse. Animation par Fata HADJI et Aboubacar MOURIDI (illustrateurs)

 

Présentation de "Omar-la-Baraka", Un Soufi des Comores, roman en présence de l'auteur, Hamza Soilhaboud (Librairie Païdos)

 

Echanges avec les auteurs sur le thème " Femmes et littérature " (Planète Afrique)

 

PARTENAIRES : Archipel d'Ecritures - KomEdit - Tarehi - Masiwanet - Planète Afrique -Librairie Païdos - Librairie Regards - ACELEM - FECOM - Comorama info.                                 

 

 

Les comoriens gagnent le tournoi de l'Océan indien en Egypte

Pour la deuxième année consécutive la sélection comorienne de football en Egypte a récidivé la semaine dernière en remportant le tournoi des pays de l'Océan Indien. Encore une fois les Comoriens ont montré leur savoir-faire et ont impressionné le public car non seulement ils ont gagné mais ils ont très bien joué. Par 2 à 0 en finale face au Mozambique les blancs et verts ont mérité la coupe du tournoi ainsi que les médailles d'or. 5 minutes avant la fin de la première période le talentueux Anjouanais Mouyou a ouvert la marque (il vient d'être recruté par un club égyptien). A la 15ème minute de la deuxième période Abdel Anziz Ibrahim, à qui j'ai eu l'honneur de remettre la coupe du meilleur joueur du tournoi, a doublé la marque. Nos vifs remerciements à la défense qui a pu résister aux invasions des Mozambicains en l'occurrence l'international El Amine Djaffar (Dia) ainsi qu'au gardien de but le spectaculaire Goulam Athoumane Ibrahim.  Bravo à ces jeunes qui ne cessent de rehausser le blason terni de notre pays et bravo à la commission de l'océan indien et à son président le Comorien Ahmed Said Abdallah.

Said Ali Cheikh Soilihi.

Barrer la route à Le Pen

Selon une enquête des services des RG (Renseignements Généraux), Le Pen risque de faire 42% des voix au 2ème tour. Une éventuelle victoire n'est pas entièrement exclue. Cette estimation, comme tous les sondages, mérite bien évidemment d'être pris avec précaution. Mais face au danger réel du racisme, du fascisme et de la xénophobie, les français d'origine comorienne doivent se mobiliser pour barrer la route à l'extrême droite. Et pour barrer la route à l'extrême droite, il n'existe malheureusement, en l'état actuel, qu'une seule solution: glisser le bulletin de vote de Chirac dans l'urne le 5 Mai 2002. Il ne faut jamais se dire que Le Pen ne gagnera pas au 2ème tour. Dans la vie politique, tout peut arriver. C'est d'ailleurs l'enseignement à tirer du dimanche noir du 21 Avril 2002. N'oublions pas que Hitler est arrivé en toute légalité au pouvoir en 1934. Alors, un homme averti en vaut deux.

(Collectif pour l'unité des Comores, La Réunion)

 

Deuxième tour : URGENT !!!

Hier, jeudi 25 avril, le cabinet d'Henri Emmanuelli a pris connaissance d'une enquête commandée par le gouvernement et réalisée par les Renseignements Généraux. Cette enquête crédite Le Pen de 42 % des voix au second tour et n'exclut pas son élection. Elle ne sera pas publiée. Cette information est confirmée par trois des bureaux test des RG : Nancy, Orléans et Paris. Cette information est confirmée par plusieurs sources à la mairie de Paris.

Message From: "Fantômas en DS volante" <felicien@noos.fr> To: ArletteLaguiller@lo.fr Sent: Friday, April 26, 2002 6:10 PM

 

Félicitation à Kachou Music

 

Toutes mes félicitations pour la contribution faite à la musique comorienne. Je produit une émission de télévision à Chicago (USA) intitulée " Tropical Riddims and Beats ". Si vous avez des vidéo clips et que vous souhaitez me les envoyer pour que je les insère dans une de mes émissions, je le ferai avec plaisir. Vous pouvez toujours consulter mon website pour de plus amples informations a: www.trbtv.com

Meilleures salutations.

C. Hachim

Pour tout savoir sur l'actualité de la musique comorienne, allez à découverte du nouveau site Internet qui vous informe et vous offre la possibilité d'écouter en ligne des extraits de tous les albums sortis jusqu'alors, ainsi que de voir quelques Clips. Le site n'est pas totalement opérationnel, mais vous pouvez d'ores et déjà éprouver quelques nostalgies en écoutant des musiques de danses traditionnelles, telles que Chigoma, Mchogoro, etc.

 

http://www.kachou-music.com