
EDITION ELECTRONIQUE : LGDC
édition n°115 du 29 avril 2002
Rien ne va plus au sein
des organes de la transition depuis la nuit du 18 avril dernier, lorsque les
membres de la Commission nationale électorale, indépendante et d'homologation
(Cneih), réunis en Assemblée générale extraordinaire à Anjouan, ne sont pas
parvenus à un consensus sur la décision d'annulation ou de validation du second
tour de la présidentielle de l'Union du 14 avril. La sérénité qui semblait
encore prévaloir au sein de la Cneih a été sérieusement ébranlée par l'attitude
controversée de certains de ses membres.
Paralysée par une
querelle interne qui n'avait pas sa raison d'être, la Cneih s'est trouvée dans
l'impossibilité de trancher une question de pure droit, relevant pourtant
exclusivement de sa compétence. On a même frôlé le pire, avec des échanges
traduisant un climat plutôt malsain. Il a fallu recourir à l'arbitrage du
Comité de suivi qui, après avoir entendu dans la journée du 20 avril le
président de la Cneih, Bourhane Abdérémane et le président de la
Sous-commission d'Homologation, Issihaka Abdourazak, a renvoyé la copie à la
Cneih pour un ultime réexamen des dossiers, et tenter ainsi de débloquer
rapidement la situation.
C'est à l'issue d'une
séance marathon qui a duré du 21 au 22 avril qu'un consensus a fini par se
dégager pour la validation du scrutin de l'Exécutif de l'île autonome de
Mohéli, d'une part, et pour l'annulation du second tour de la présidence de l'Union
(2 réserves et 1 contre), d'autre part. Deux événements inattendus se
produisent, provoquant une nouvelle crise entre la Cneih et le Comité de suivi.
Sans attendre la fin des
travaux, le président de la sous-commission d'homologation, Issihaka Abdourazak,
quitte précipitamment la salle dimanche 21 avril et prend l'avion pour Moroni
où il remettra au Comité de suivi sa démission. Autre coup de théâtre, le
président de la Cneih, Bourhane Abdérémane, a quitté le siège le lundi 22 en
promettant de revenir plus tard pour signer les décisions, mais jusqu'à ce
jour, M. Bourhane n'a toujours pas signé le document. Il devait même lire les
deux décisions sur les antennes de la Radio-Télévision d'Anjouan.
La riposte de certains
membres de la Cneih favorables à la validation des résultats ne s'est pas fait
attendre, n'hésitant pas à déclencher une véritable tempête politique, par des
déclarations publiques remettant en cause la légalité de la décision
d'annulation. C'est notamment le cas du secrétaire général, Ahmed Haliba, qui a
pu à plusieurs reprise accéder aux antennes de la radio nationale, pour
justifier la position de la composante qu'il représente (mouvance du candidat
Azali). Des propos jugés " incompatibles " avec leur statut de
membres d'une " instance à caractère juridictionnel ", et supposé
être au-dessus des clivages partisans. Surtout que les autres membres se sont
vus refusés ce même droit d'antenne.
Après l'annonce
officielle dans la soirée du lundi 22 avril de l'annulation par la Cneih du
second tour de la présidentielle de l'Union, le Comité de suivi a pris la
décision de dissoudre la Cneih et de mettre en place un Comité ad hoc de quatre
personnes pour analyser tous les documents remis par la Cneih, et formuler des
propositions de sortie de crise. Mais curieusement, le Comité de suivi censé
avoir dissout la Cneih, n'a encore rendu public aucun document signé qui
entérine cette décision importante. Le point 27 de l'Accord-cadre attribue au
Comité de suivi un pouvoir d'arbitrage, en cas de conflit.
Le comité de quatre
personnes chargé d'examiner la situation et de formuler des recommandations
aurait remis ses conclusions mais, le Comité de suivi ne parvient pas à siéger
sereinement pour statuer. Composé de Dr Mtara Maecha, MM Abdou Soefo, Halidy et
Issamidine Adaine, ce comité restreint n'a pas fait évoluer la situation,
préférant s'en tenir à une sorte de " no comment " jusqu'à la reprise
des travaux en séance plénière du Comité de suivi, pour s'exprimer.
Dans un point de presse
tenu à son domicile le mardi à 15h, le Dr Maécha a affirmé que les présidents
de la Cneih (Bourhane) et de la Sous-commission d'homologation (Issihaka
Abdourazakou) se sont déclarés incompétents, devant le Comité de suivi qui les
a convoqué dimanche pour s'expliquer. Pour Maécha, le CS ne peut pas assumer la
responsabilité d'entériner une telle décision car, " nous ne sommes pas
habilités à valider des élection ", et de préciser que " le CS est un
organe politique et ne décide pas en juridictionnel ". C'est pourquoi il a
été décidé de mettre en place un comité de quatre personnes chargées d'examiner
tous les documents et de faire des propositions pour trouver une issue
consensuelle à la crise. Il s'agit d'une mesure de suspension, qui " ne
signifie aucune prise de position en faveur ou contre la décision de la Cneih
". Quant au remplacement de ses
membres, " il appartiendra aux seules parties signataires de
l'Accord de le faire ", conclu-il.
Dernier pavé jeté dans la
mare, c'est le communiqué du 24 avril de l'autorité d'Anjouan, qui s'insurge
contre " toute démarche ou attitude qui ne s'inscrit pas à l'esprit et à
la lettre de l'accord-cadre". Signé dans un premier temps par Abdallah
Mohamed, conseiller du président, puis le lendemain par le président de l'île
Mohamed Bacar lui-même, ce communiqué qualifie " d'irréversible " la
décision prise par la Cneih le 23 avril, d'annuler le second tour de la
présidentielle de l'Union du 14 avril.
Une nouvelle impasse
politique en perspective, qui a sans doute motivé l'arrivée à Moroni, de
l'envoyé spécial Madeira, pour tenter de " trouver une issue rapide et
acceptable par toutes les partie ", selon ses propres termes. L'on
s'achemine, dans les heures qui viennent, vers la désignation d'un comité de
magistrats nationaux et internationaux, qui se pencheront de nouveau sur
l'interprétation juridique du contentieux électoral, sans dissolution de la
Cneih, précise-t-on de source proche du Comité de suivi. M. Abbas Djoussouf,
signataire de l'Accord-cadre du 17 février, a laissé entendre que " cette
solution pourrait faire évoluer la situation, sur une base consensuelle, avec
tous les protagonistes de la crise ".
ESO
Politique
La CNEIH dissoute
C'est au bout de neuf
jours de longues tractations, et surtout grâce aux efforts de l'envoyé spécial
du Secrétaire général de l'OUA, qu'un début de solution a été trouvé à
l'épineuse question de l'homologation des scrutins de l'Exécutif de Mohéli et
de la présidentielle de l'Union. Il aura fallu néanmoins que la session
extraordinaire du Comité de suivi soit élargie aux membres du présidium de la
Commission tripartite, restée longtemps en veilleuse, pour enfin aboutir à la
décision consensuelle, prise dans la soirée du 27 avril.
Selon les termes du
communiqué final, ces deux instances ont " constaté à l'unanimité
l'incapacité de la CNEIH à statuer sur l'homologation des scrutins " des 7
et 14 avril dernier. C'est ce qui a motivé leur décision de " restructurer
la CNEIH " en scindant celle-ci en " deux instances distinctes
". La première (CNEI) s'occupera exclusivement des opérations électorales
et sera composée de 18 membres. La seconde, appelée Commission d'homologation
(CH), sera chargée de l'homologation des scrutins. Composée de 5 magistrats
dont trois nationaux et deux internationaux, la CH est " autonome, et
indépendante ". Elle sera le seul organe juridictionnel habilité à statuer
sur les scrutins jusqu'à la fin du processus électoral. Le communiqué précise
que cette Commission entrera en fonction dès le 5 mai prochain, après avoir
prêté serment.
Pour le cas particulier
des scrutins de l'Exécutif de Mohéli et de la présidentielle de l'Union, la CH
rendra son verdict le 8 mai au plus tard. Le communiqué a été signé par Charif
Abdallah et Said Ali Bacar respectivement présidents de la Commission
tripartite et du Comité de suivi. C'est
dans ce même document, que les deux tours de l'élection du président de l'île
de Ngazidja ont été de nouveau fixés au 12 et 19 mai prochain.
Présidentielle de l'Union
Mradabi et Kémal persistent
et signent
Quelques jours après leur
meeting improvisé de Badjanani, les candidats Mahamoud Mradabi et Said Ali
Kémal ont tenu à réaffirmer au cours d'une conférence de presse tenu ce
vendredi après midi à l'hôtel Cœlacanthe, leur position commune, exigeant
l'organisation d'un nouveau second tour de l'élection présidentielle de
l'Union, à une date qu'ils sont disposés à négocier avec toutes les instances
impliquées.
Pour les deux challengers
du candidat Azali, " il n'y a pas eu élection le 14 avril dernier ",
donc l'annulation est " une décision sage et logique ". Le candidat
Mradabi se dit convaincu que " seule une élection transparente et
démocratique garantira la paix et la sécurité dans le pays ", mettant
ainsi en garde " ceux qui seraient tentés de prendre le pouvoir au mépris
des urnes ". Il répondait à une question sur les rumeurs d'une possible
investiture du candidat Azali, dont les partisans ont déclaré la victoire.
A ce propos, Mradabi
s'est félicité de la " neutralité " observée par les militaires. Mais
si jamais un autre coup d'Etat s'opérait, cette fois-ci l'armée comorienne ne
se laissera pas manipuler, a prévenu Said Ali Kémal, et d'ajouter que le
colonel Azali n'est plus chef d'Etat-major. Pour Kémal, le dénouement de cette
longue crise électorale " se fera par les urnes et uniquement par les
urnes "
A propos de la Cneih, les
deux candidats soutiennent que celle-ci est " seule habilitée à valider ou
à annuler une élection ". Toute substitution de l'actuel Cneih par une
autre structure sera illégale et non conforme à l'Accord-cadre, prévient Kémal.
Même si le remplacement de certains membres s'avère " souhaitable ".
A la fin de la
conférence, ils ont déclaré dans un communiqué conjoint " qu'il appartient
à l'OUA de jouer pleinement son rôle d'arbitrage et de garant de l'application
de l'Accord cadre (…) dans le respect de la chronologie du calendrier électoral
". Une mission difficile à laquelle doit s'atteler l'envoyé spécial du
Secrétaire général de l'OUA, F. Madeira actuellement à Moroni.
Saoudati Soifouani
Conférence de presse de
Msaidié
“Toute décision hâtive est
suspecte”
Houmed Msaidié, candidat
du Mouvement pour la Démocratie et le Progrès (MDP) à l'Exécutif de l'île de
Ngazidja, a tenu ce vendredi une conférence de presse à son Quartier général.
Membre du Comité de suivi, Msaidié a consacré l'essentiel de son intervention
sur les questions brûlantes de l'actualité politique, à savoir la crise de la
Commission nationale électorale, indépendante et d’homologation (Cneih). Si le
conférencier réfute toute idée de dissolution de la Cneih, il a néanmoins
clairement pris position pour un réaménagement de cet organe qui, à ses yeux,
mérite d'être mis à l'abri de " toute forme de passion ou de manipulation
politique ".
Le Secrétaire général du
MDP, propose de scinder la Cneih actuelle en deux structures différentes dont
l'une serait chargée de l'organisation des élections et l'autre de
l'homologation des résultats, estimant qu'on ne peut être à la fois juge et
partie. Le Comité de suivi demandera aux parties signataires de l'Accord de
procéder à un réaménagement de la composition actuelle de la Cneih, de façon à
garantir plus d'équité aux décisions à prendre.
Il soutient aussi le
principe " qu'il n'a jamais été question au Comité de suivi de valider ou
d'annuler une élection ". Pour lui, toute décision doit respecter la règle
consensuelle admise au sein de tous les organes de la transition, y compris la
Cneih, car, ajoute-t-il, " toute décision prise sous la pression est
suspecte ". Tout en admettant que les conditions n'étaient pas réunies
pour le scrutin du 14 avril, Msaidié suggère de recourir à une forme table
ronde des trois protagonistes concernés par la crise (Azali, Mradabi et Kémal)
sous les auspices du Comité de suivi et de la communauté internationale, afin
d'aboutir à " une solution consensuelle ", en s'inspirant de
l'exemple malgache.
Concernant la
présidentielle de l'île, Msaidié dément toute négociation en cours entre lui et
le colonel Azali pour une quelconque alliance électorale. Et de répondre qu'il
n'a pas de leçons à recevoir de ses détracteurs politiques. Quant au report du
scrutin, le candidat du MDP se dit " attaché à la préservation d'un climat
de paix civile et au respect strict de la constitution du 23 décembre, qui accorde
aux candidats un délai de 20 à 40 jours de campagne ". Il se déclare
néanmoins prêt à affronter ses adversaires aux dates initialement fixées d'un
commun accord (28 avril et 5 mai). Son principal thème de campagne est "
la réconciliation du citoyen avec la politique ". Ses priorités
s'articulent autour de la mise en place rapide d'une administration de l'île,
suivie des élections législatives et locales pour parachever le processus de
réconciliation nationale.
Politique
Déclaration commune
des partis Chuma, Djawabu et Shawiri
Le Peuple comorien est
témoin du séisme qui secoue la Commission Nationale Électorale Indépendante et
d'Homologation (CNEIH), instrument mis en place par l'Accord-cadre de Fomboni
pour la réconciliation aux Comores (point 5), dès le début des échéances
électorales. En effet, le Comité de suivi s'arroge la prérogative de créer en
son sein un "comité technique" composé de quatre personnes, qui se
donne pour mission de constater l'incapacité de la CNEIH à valider ou invalider
le scrutin du 14 avril 2002 et de dissoudre la CNEIH, au moment même où
justement, la CNEIH annule ce scrutin par décision n° 027/CNEIH prise en
Assemblée générale le 22 avril 2002.
Agissant de la sorte, par
ses multiples violations de l'Accord-cadre, le Comité de suivi prend la
responsabilité de disloquer tout le dispositif mis en place par cet accord. Les
partis signataires de la présente déclaration mettent en garde contre toute
tentative de déstabilisation qui risque de placer le pays dans une impasse politique
et de compromettre de manière irréversible le processus engagé de
réconciliation nationale.
Les différentes
commissions émanant de l'Accord sont conçues et composées sur un plan
strictement horizontal, et sont absolument indépendantes les unes des autres,
ayant chacune une mission bien déterminée. Aucun lien hiérarchique n'est établi
entre elles. Le Comité de suivi, le Gouvernement d'Union Nationale de
Transition, la Commission Tripartite et la CNEIH sont tous des organes émanant
l'Accord-cadre. La principale mission du Comité de suivi, comme son nom
l'indique, est de veiller au suivi du processus.
Son rôle subsidiaire
étant d'arbitrer un litige entre deux organes ou naissant au sein d'un organe,
ne peut être que ponctuel en cas de saisine. Il ne demande au Comité de suivi
qu'une proposition d'arrangement, notamment le rappel des domaines de
compétence de chacun des belligérants en cas de conflit et le renvoi des
parties au respect de leurs responsabilités respectives.
Le Comité de suivi n'a aucune
qualité de se substituer à l'organe qui le saisit, et encore moins de le
dissoudre. Dans le cas d'espèce, pour la CNEIH, le comité de suivi ne peut que
demander aux membres de respecter l'objectivité et la neutralité exigées par la
nature de leurs missions et les renvoyer à leurs responsabilités.
La mission de la CNEIH
confère à ses membres la stature de magistrats puisqu'ils sont juges pour les
différents candidats. À la suite des comportements affichés par certains
membres de cette institution, la confiance des candidats ne peut se restaurer
qu'après une prestation de serment sur le Coran par tous les membres de la
CNEIH.
Aucune disposition de
l'Accord-cadre ne prévoit la possibilité de dissoudre aucun de ses organes. La
dissolution de la CNEIH entraînerait nécessairement la dissolution de tous les
Organes de l'Accord-cadre et donc la disparition pure et simple du dispositif
du 17 février 2001 signé à Fomboni.
Moroni, le 24/04/02
CHUMA:S A.M.Sidi
DJAWABU: B.M.Tabibou
SHAWIRI:M.M.Boina Ali
Processus électoral
La société civile au secours
de la CNEIH
Dans un communiqué publié
à Moroni le 26 avril, les organisations de la société civile se déclarent
solidaires à la Commission nationale électorale indépendante et d’homologation
(Cneih) et “appelle tous les partenaires à faire preuve de sagesse, et à éviter
toute solution de force susceptible d'aggraver la situation précaire que
traverse le pays” (lire ci-dessous le communiqué)
Des informations
persistantes et certaines déclarations semblent indiquer l'existence d'une
volonté de dissoudre la CNEIH, des dysfonctionnements réels ont pu être
observés, et la société civile a eu l'occasion d'en relever quelques-uns à
l'occasion de la récente rencontre avec cette commission,
La société civile
rappelle qu'elle a été partie prenante du processus ayant conduit à la
signature de l'Accord de Fomboni du 17 avril 2001, depuis lors, elle a
participé activement avec les autres forces vives de la nation et la communauté
internationale, à la recherche d'une véritable réconciliation nationale, et
d'une solution durable à la double crise qui secoue le pays depuis trois
longues années.
Elle a participé à la
sensibilisation civique de l'opinion en intervenant dans les villes, les
villages et les quartiers, et a appelé en outre à voter pour la constitution de
l'Union, elle a aussi attiré l'attention du pays sur les graves lacunes dans
l'élaboration, la sensibilisation et l'adoption des constitutions des îles, qui
conduit à des référendums aux participations plutôt modestes.
Dans tout cet engagement
entier au service du pays dans le cadre de l'Accord de Fomboni, la société
civile s'est néanmoins abstenue de prendre des positions publiques sur le choix
des candidats aux diverses responsabilités nationales ou insulaires, Elle a
engagé des chantiers citoyens parmi lesquels, la participation active à
l'Observation nationale, l'élaboration d'une charte de la société civile pour
consolider la cohésion des organisations dans les 3 îles contribuant ainsi la
réconciliation nationale, le manifeste adressé à tous les candidats à la
présidence de l'Union pour stimuler le débat public sur les grands enjeux du
pays, tout cela dans le respect strict de la liberté d'expression et d'opinion
de chaque membre. Cette même attitude d'engagement constructif et sans esprit
partisan, s'est aussi traduite dans la manière de participer aux diverses
structures définies par l'Accord de Fomboni.
Aujourd'hui, devant le
grand danger de faire retourner le pays à la case de départ en dépit des
efforts engagés par la communauté nationale et internationale, elle appelle
tous les partenaires à faire preuve de sagesse, et à éviter toute solution de
force susceptible d'aggraver la situation précaire que traverse le pays,
La société civile ;
1) Continuera de
s'engager pleinement à toute recherche de solution qui préserve l'Accord de
Fomboni, les institutions qui en sont issues, ainsi que les compétences qui
leur sont dévolues,
2) Affirme avec
détermination la primauté du droit comme moyen de sortir de cet imbroglio et
comme finalité des institutions en cours d'édification,
L'Association des femmes
comoriennes pour la Défense des intérêts des Familles issues de mariages
inter-îles (ADIFAM) initiative citoyenne des Comores (ICC) l'Union des femmes
comoriennes pour la Démocratie (UFCD) l'Union des syndicats Autonomes des
travailleurs des Comores (USATC)
Billet
La chronique du Petit
démocrate
- Le report de l'élection
du président de Ngazidja serait du au fait que le même jour se déroulait
l'élection présidentielle gauloise. Et l'ambassade gauloise voulait avoir la
paix ce jour là. Comme on dit en Gaule, il ne faut pas mélanger les torchons
avec les serviettes !
- L'autorité d'Anjouan a
joué un bien vilain tour au colonel, en lui privant de son soutien. Le colonel
d'Anjouan voulait semble-t-il rendre à son homologue, la monnaie de sa pièces
pour la dernière tentative de déstabilisation dans l'île. La vengeance est un
plat qui se mange froid.
- Radio comique fait de
l'anti-Cneih primaire. Les 2/3 du journal est consacrer à casser du sucre sur
le dos de cette structure. Ne tirez pas sur l'ambulance, s.v.p !
- L'autre jour, le
colonel a bénéficié d'un temps d'antenne à Tropic- FM. Un moment d'égarement,
sans doute ? A quand, un temps d'antenne à Radio Comique pour le candidat dirlo
de Tropic ? Colonel, pourquoi tu tousses ?
- A Sada (Mayotte), un
collégien s'est fait renvoyer à cause d'un grabuge. Il y a quelque temps, ce
jeune était rentré en classe avec un tee-shirt à l'effigie de Ben Laden ? Ben
dit donc !
- L'alliance objective du
FD d'avec le colonel a été analysée à partir d'un interview du candidat de ce
parti au journal le Matin des Comores. En lisant entre les lignes les
spécialistes du langage de bois ont vu que les camarades du MDS et du FDC
avaient toujours des atomes crochus.
- La dame d'un grand
leader politique en vue s'est présentée à l'ambassade gauloise pour voter.
Malheureusement, la dame ne figurait pas sur les listes électorales. Pa ni
problèm ! Qu'elle s'adresse à la Cneih gauloise ou à la commission machin !
Mais, il faut être patient …
- Dans un journal en
ligne, comores-infos, un grand ponte du FD disait entre autres choses - qu'il
trouvait personnellement- le colonel sympathique ! Est-ce seulement de la
sympathie, camarade ?
- Les candidats à la
présidence de l'île de Ngazidja ont du mal à faire leurs comptes de campagne
avec tout le cafouillage actuel. Il y a au moins une personne qui est serein :
le président par intérim.
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Opinion
Présidentielles françaises
L’arroseur arrosé
L'élimination, contre
toute attente, de Lionel Jospin, Premier ministre sortant et candidat du parti
socialiste à l'Elysée par Jean-Marie Le Pen, du 2ème tour de la présidentielle,
n'a pas, malgré les sentiments pro socialistes qui ont toujours prédominé au
sein de la population, provoqué un choc ni déception, une réjouissance,
presque. La défaite de la gauche plurielle et plus particulièrement celle de M.
Jospin est interprétée par bon nombre des Comoriens de l'Archipel et de la
diaspora comme étant la sentence de la justice divine à cause de la position
jugée " ambiguë voire néocolonialiste " du successeur de M. Jupé sur
la gestion de la crise inter comorienne.
Force est de constater
que la politique africaine des socialistes ne faisait guère l'unanimité dans le
continent et dans les milieux africanistes de l'hexagone. Les socialistes, dans
ce domaine, ont déçu plus d'un. Leur politique africaine s'est traduite par des
déclarations d'intention et des faits d'annonce. Elle manquait souvent de lisibilité
et de cohérence.
Pour beaucoup de
Comoriens, toutes sensibilités partisanes confondues, la classe politique et la
société civile, la politique comorienne des dirigeants français, ces derniers
temps, était basée sur des discours creux sans suivi. Beaucoup de paroles et
moins d'actes concrets. " Il est inconcevable que ce soient les
socialo-communistes, eux qui se sont toujours placés du côté des humanistes,
des pacifistes et des défenseurs des droits de l'homme qui deviennent les
artisans du charcutage de notre pays ", réagit ainsi une grande frange de
la population et plus particulièrement la jeunesse. Cette dernière trouve que
M. Jospin souvent cité comme un connaisseur du dossier comorien et de surcroît
un ami des Comores - il y a représenté François Mitterrand aux présidentielles
de 1974-, a déçu ses adeptes.
Il a pratiqué à l'endroit
des Comores une politique située aux antipodes des attentes de la population
dans la gestion des deux crises : séparatiste et institutionnelle. Une politique qui a abouti à la création
d'une confédération entre la Grande-Comore et Mohéli et à laquelle s'associe un
Etat indépendant, Anjouan. Par conséquent, sa disqualification dans la course à
l'Elysée, ressemble à l'arroseur arrosé.
Il a été frappé par la
malédiction. La politique de Lionel Jospin à l'égard des Comores, pensent
certains, a eu un effet boomerang, c'est-à-dire qu'elle s'est retournée contre
lui. Il est une réalité, les Comoriens n'ont pas toléré que le ministre
français délégué à la Coopération et à la Francophonie, Charles Josselin,
vienne réaffirmer, ici dans l'Archipel, la prétention des socialo-communistes
de faire voler les Comores en lambeau en apportant leur soutien aux
séparatistes, à Mutsmudu et aux putschistes, à Moroni. La gauche française avait aussi un autre
objectif : elle visait à mettre à l'écart de l'échiquier politique local,
l'ancienne génération - les dinosaures-. Paris considérait cette génération de
l'indépendance comme des gens " inefficaces et amorphes ".
Or, comme disait exactement
l'ancien ministre français, Nicolas Sarkozy : " la querelle de l'âge est
une querelle absurde. On ne dirige pas un pays quand on n'a pas de
l'expérience. " À Moroni, d'aucuns
expliquent cette préférence des autorités de Paris aux jeunes cadres, par le
fait que ces derniers soient des hommes et des femmes avides, cupides,
manipulables et friands aux cinq " V " : voyage, virement, villa, voiture et vidéo.
Pour cette catégorie des cadres, connus sous le sobriquet des " cadres de
fenêtre ", le patriotisme et la conscience nationale font partie,
semble-il, du cadet de leurs soucis. Donc des bons exécutants. Ils sont maniables car préférant souvent, de
faire passer leurs intérêts personnels et mercantiles, au-dessus de l'intérêt
supérieur de la nation.
Dans la crise comorienne,
la petite communauté française des Comores a, elle aussi, une appréhension face
à la politique comorienne des socialistes. Elle trouve, selon certains de ses
membres, que cette politique peut germer
un sentiment anti français et saper par-là même la vraie et solide amitié
existant entre le peuple français et le peuple comorien. Une perception
partagée par une large majorité des Comoriens.
Le 5 mai prochain,
Jacques Chirac va être confortablement réélu. Un des dépositaires de l'héritage
du général de Gaule, l'homme de Brazzaville, M. Chirac, est un orfèvre en
matière de politique africaine. Homme d'Etat, avocat impénitent de l'Afrique,
connaisseur du dossier Comores, on peut donc espérer qu'une fois qu'il aura
repris les leviers des commandes du bateau France, il remettra les pendules à
l'heure. On peut prendre la liberté de
conclure que le président Chirac adhérera, au sujet de notre pays, au principe
maintes fois affirmés ici et là et selon lequel il vaudrait mieux, pour la France,
d'avoir des Comores unies dans la diversité et coopérant étroitement avec elle
qu'une confédération hybride incompatible avec la réalité comorienne. Une
confédération difficile à faire fonctionner et qui risque en plus de
déstabiliser, demain, la région et faire le lit des extrémistes de tout bord.
Hadji Hassanali.
Journaliste indépendant.
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Société
Journée africaine de lutte
contre le paludisme
“Faire entrer le traitement
du paludisme et les matériels imprégnés d'insecticide à domicile”
Le 25 avril à été commémoré la deuxième Journée
africaine contre le paludisme par tous les acteurs qui luttent contre ce fléau.
Dans notre pays, le Représentant Résidant de l'OMS, le Docteur K. Kalambay
s'est entretenu avec les médias locaux et a dressé le tableau de cette maladie
chez nous et dans le continent africain. Sur un million de personnes qui
meurent chaque année dans le monde, 90% se trouvent en Afrique. Les couches les
plus vulnérables étant les enfants âgés de moins de cinq ans et les femmes
enceintes.
Le 25 avril 2000, les
gouvernements, les chefs d'Etats et leurs partenaires ont signé la Déclaration
et le plan d'action d'Abuja, par laquelle ils se sont engagés à réduire de
moitié le nombre de décès liés au paludisme en Afrique d'ici à 2010. Mais là
comme ailleurs, les intentions ne sont pas toujours suivies par les actes.
On assiste actuellement à
une résurgence du paludisme due à la pharmacorésistance de cette maladie que la
traditionnelle chloroquine n'arrive plus à traiter dans des cas de plus en plus
nombreux. En Afrique orientale et australe, un cas sur deux ne peut être traité
efficacement par la chloroquine.
Cependant de nouveaux
médicaments s'avèrent efficaces, mais leur coût reste si élevé qu'ils
deviennent inaccessibles à la communauté la plus vulnérable. L'espoir de
combattre cette maladie par la prévention grâce à la recherche se précise, un
vaccin efficace devrait voir le jour bientôt.
Le paludisme constitue un
lourd handicap pour le développement et cause des pertes considérables pour
l'économie des pays africains. En moyenne ceux qui sont affectés perdent douze
jours par an. Dans certaines régions, la maladie est souvent chronique. Les
paysans sont les plus exposés pendant la saison pluvieuse, période propice à l'activité
agricole.
En plus l'appréhension du
paludisme ne favorise pas le développement du secteur du tourisme, donc des
manques à gagner pour les pays concernés. Une étude récente de l'OMS, faite par
l'Université d'Harvard et de " London School df Tropical medecine and
Hygiene " a révélé que le PNB des pays africains au sud du Sahara aurait
été supérieur de 32% en l'an 2000, si le paludisme avait été éliminé, il y a 35
ans. Ce qui est considérable.
La déclaration et le plan
d'action d'Abuja a préconisé la prévention, le diagnostic rapide et le
traitement précoce de la maladie. Au Bureau régional de l'OMS pour l'Afrique
des stratégies sont mises en place pour faire reculer le paludisme à savoir :
la formation des agents de santé et des mères, afin qu'ils soient en mesure de
détecter rapidement les symptômes du paludisme et assurer un traitement
adéquat. Pour la prévention, l'OMS et les autres partenaires s'emploient à ce
que des moustiquaires imprégnées soient disponibles et accessibles à la
population cible.
Le Directeur régional de
l'OMS Ebrahim Malik Samba invite tous les partenaires à concentrer leurs
efforts sur la prévention et le traitement du paludisme à domicile, d'où le
thème retenu cette année : " Faire entrer le traitement du paludisme et
les matériels imprégnés d'insecticide à domicile ". "Nous avons les
instruments pour vaincre le paludisme ; nous avons la justification économique
et morale pour combattre ce fléau ; redoublons maintenant d'énergie pour faire
reculer le paludisme ", a-t-il conclu.
S. Soifouani
Société
L'OIT estime à 2 millions
chaque année le nombre de décès liés au travail
Une cérémonie spéciale au
siège de l'Organisation internationale du travail (OIT) à Genève sera consacrée
ce 29 avril aux millions de travailleurs et travailleuses qui meurent chaque
année suite à des accidents ou maladies liés au travail. A cette occasion,
l'OIT apporte son poids tripartite (gouvernements, employeurs, travailleurs) à
une campagne lancée depuis 1995 par la Confédération internationale des syndicats
libres (CISL).
L'objectif de la Journée
internationale de commémoration est d'attirer l'attention sur les ravages
causés chaque année par les accidents et maladies liés au travail et de
sensibiliser la communauté internationale aux questions de santé et sécurité au
travail. Cette année, la cérémonie organisée par l'OIT, accordera une attention
particulière aux professions des services d'urgence (ambulanciers, infirmiers,
médecins, pompiers et policiers hommes ou femmes).
La cérémonie aura lieu de
11h30 à 12h30 au siège de l'OIT (salle du Conseil) à Genève. Elle sera présidée
par le Directeur général de l'Organisation, M. Juan Somavia, et le Secrétaire
général des Nations Unies, M. Kofi Annan, adressera un message vidéo aux
participants. Parmi les invités spéciaux de l'OIT figurent des représentants
des pompiers de New York, de Suisse, de France, d'Italie et du Royaume-Uni. Un
représentant de l'Association internationale des infirmiers et infirmières
ainsi que la directrice exécutive de l'Internationale des Services Publics, Mme
Ros Harvey, interviendront également au cours de la cérémonie.
En fin de cérémonie, les
pompiers organiseront un salut devant le siège de l'OIT où sera amenée une
caravane de camions. L'OIT estime à environ 2 millions le nombre de
travailleurs et travailleuses qui meurent chaque année des suites d'accidents
ou de maladies liés au travail. Les
accidents causent 350.000 morts chaque année et pour chaque accident mortel
l'on dénombre mille accidents non mortels qui provoquent des incapacités
partielles ou permanentes et la perte de revenus. En fait, le travail tue chaque jour 5.000
personnes, soit une toutes les quinze secondes.
La plupart de ces décès sont imputables au non-respect de normes de
santé et sécurité.
Ce lourd bilan est deux
fois plus important que le nombre de victimes provoqué par les guerres (650.000
morts par an) et selon le Programme SafeWork de l'OIT, le travail tue plus de
personnes que l'alcool ou la drogue réunis.
Le coût de cette hécatombe est vingt fois plus élevé que l'aide publique
au développement au niveau mondial. Les
substances dangereuses tuent chaque
année 340.000 personnes. L'amiante, à lui seul, tue chaque année 100.000
personnes.
Selon l'OIT au moins la
moitié des accidents mortels pourraient être évités au moyen de mesures
préventives. L'agriculture, la
construction et les mines sont les secteurs les plus dangereux pour les
travailleurs et travailleuses à la fois dans les pays en développement et dans
les pays industrialisés. (Source, OIT - Genève, 25 avrill)
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Dossier spécial Mayotte
Suite à la lettre
adressée à tous les candidats à l'élection présidentielle française par une
organisation de la diaspora comorienne, le socialiste Lionel Jospin s'est
contenté de répondre à l'aspect concernant uniquement l'avenir statutaire de
Mayotte, en excluant toute solution de retour de l’île dans son giron naturel.
Lire ci-contre une mise au point du Collectif.
Réponse de Jospin à la
diaspora comorienne
Nous vous prions de bien
vouloir excuser le retard dû à un afflux massif de e-courriers sur notre site.
Vous interrogez le candidat sur l'avenir de Mayotte. Ce témoignage direct de
citoyenneté participe au débat démocratique auquel Lionel Jospin attache une
valeur essentielle. Dans son ouvrage, " Le temps de répondre ", paru
le 1er mars 2002 aux éditions Stock, Lionel Jospin aborde l'outre-mer en ces
termes: "Disons d'abord qu'il n'y a pas un outre-mer, mais des outre-mers.
Chacun a sa
particularité. Selon moi, ce qui reste essentiel pour nos départements et
territoires, c'est l'égalité des droits comme fondement des politiques
publiques : égalité des droits sociaux, égalité d'accès à l'Hexagone et à
l'Europe, continuité territoriale, égalité devant les services publics. Dans le
prolongement de la loi d'orientation, nous proposerons que se tiennent sur
place des états généraux du développement durable centrés en particulier sur
l'environnement, le tourisme, les cultures, l'artisanat. Quant aux éventuelles
évolutions institutionnelles, elles seront respectueuses du principe que j'ai
posé: aucune ne sera possible sans la consultation préalable des populations
concernées" (p. 274).
Après l'accession à
l'indépendance des Comores dont Mayotte s'est détachée pour rester française,
la question du statut de l'archipel mahorais a été mise en suspens par deux
lois, l'une du 26 décembre 1976, l'autre du 22 décembre 1979. Chacune d'elles
prévoyait, à l'issue d'une période transitoire qui devait s'achever en 1984, la
consultation de Mayotte sur son avenir institutionnel. Or depuis seize ans,
rien n'avait été fait. La loi du 9 mai 2000 tend à organiser une consultation
de la population de Mayotte sur son avenir institutionnel sur la base d'un
document d'orientation baptisé " accord sur l'avenir de Mayotte ".
Cet accord a été signé le
27 janvier 2000. Les électeurs ont été appelés à répondre, le 2 juillet 2000. A
une très large majorité, les Mahorais ont approuvé l'accord. Ils ont ainsi
réaffirmé l'ancrage de Mayotte dans la République. L'accord approuvé prévoit
pour les dix prochaines années, la mise en place d'un statut de
"collectivité départementale" destinée à permettre un rapprochement
progressif avec le droit commun.
Ce nouveau statut doit
permettre pendant une période de dix ans à Mayotte, où la population de près de
150.000 habitants est presque exclusivement musulmane, de se rapprocher le plus
possible du droit commun. En 2010, un nouveau projet de loi sur l'avenir
institutionnel de Mayotte sera soumis au Parlement. Cette période de dix ans
doit permettre une plus grande décentralisation, la modernisation du droit et
le rattrapage dans les domaines économique, social, juridique.
L'accord donne une
période de cinq ans pour la rénovation de l'état civil, le recentrage du rôle
des cadis (magistrats musulmans) sur des fonctions de "médiation
sociale", pour " conforter les droits des femmes " et pour
suivre la clarification du statut personnel. Il prévoit également un
renforcement des dispositifs de lutte contre l'immigration irrégulière et la
participation croissante de Mayotte aux actions de coopération régionale (…).
De: "Equipe
e-courrier de www.lioneljospin.net" ecourrier@lioneljospin.n
Commentaire
“Jospin s'obstine dans
l'erreur”
Malgré un courrier de
relance du 6 Avril 2002, M. Jospin n'a pas jugé utile de répondre aux 7 autres
questions qui lui ont été posées. Vous constaterez que M. Jospin s'obstine à
préserver dans l'erreur consistant à départementaliser progressivement l'île
comorienne de Mayotte. Cette politique est en totale contradiction avec les
positions défendues auparavant par le PS et le PCF concernant un retour de
Mayotte dans son ensemble naturel conformément aux résolutions des instances
internationales.
En attendant que la
souveraineté des Comores sur Mayotte soit respectée par l'Etat français, la
communauté française d'origine comorienne attendait au minimum un geste fort du
candidat socialiste à savoir l'abrogation immédiate du visa d'entrée à Mayotte
qui a déjà entraîné la mort de 4000 personnes selon l'Association Comorienne
des Droits de l'Homme. Ce geste fort qui devrait permettre d'arrêter immédiatement cette
tragédie liée au visa Balladur n'est pas venu. Pour être complet sur cette
question, il convient de relever que les candidats de la droite ne proposent pas
mieux. Ainsi, M. Bayrou a proposé d'ériger l'île comorienne de Mayotte en
"département français".
N'oublions que M. Madelin
s'était rendu à Anjouan via Mayotte en pleine crise séparatiste pour mettre de
l'huile sur le feu. Quand à M. Dominique Perben, le représentant de Chirac, il
a déclaré récemment à Mayotte qu'il faut expulser systématiquement les
"clandestins" (c'est à dire les ressortissants comoriens qui résident
dans une partie de leur territoire conformément aux résolutions des instances
internationales) et créer "une police de la mer" pour empêcher la
libre circulation des comoriens.
La persistance d'une
telle politique risque de mécontenter fortement l'importante communauté
française d'origine comorienne. Il est vraiment regrettable que la classe
politique française n'arrive pas à se rendre compte des frustrations voire des
sentiments de révolte engendrés par la persistance d'une politique dramatique
qui consiste à créer un nouveau Mur de Berlin entre Mayotte et ses îles sœurs.
Le collectif interrogera à nouveau les candidats qui seront retenus pour le
2ème tour.
Le Bureau du Collectif.
Le candidat Gluckstein
pour le retour de Mayotte
En réponse à une
lettre adressée par un collectif des associations de la diaspora comorienne en
France, à tous les candidats à l'élection présidentielle française, Daniel
Gluckstein, candidat du Parti des travailleurs a publiquement pris position en
faveur d'un retour de Mayotte dans l'ensemble comorien. (Lire ci-contre la
correspondance de M. Gluckstein).
Permettez moi tout
d'abord d'accuser réception de la lettre que le collectif d'associations
comoriennes a adressé à l'ensemble des candidats à l'élection présidentielle en
France.
Et de vous faire parvenir
les positions du Parti des travailleurs concernant à la fois les DOM et les
TOM, positions qui expliquent pourquoi le Parti des travailleurs n'a pas fait
campagne dans ces départements et territoires et pourquoi notre parti, dont je
suis le porte parole pour l'élection présidentielle, n'appelle pas les habitants
de ces départements et territoires à voter pour ma candidature à l'occasion de
cette élection.
Il s'agit pour nous d'une
prise de position qui part à la fois du constat que le statut des DOM et des
TOM n'est qu'un prolongement du statut de la domination coloniale et de la
défense du droit inaliénable de ces peuples à leur auto détermination et leur
souveraineté nationale.
Cette position inclue le
droit inaliénable de l'Etat comorien à être intègre : réunissant les quatre
îles qui le composent dont celle de Mayotte. C'est en effet par un acte
arbitraire, contraire à toutes les règles de la démocratie et au droit des
peuples à disposer d'eux mêmes que Mayotte a été séparée de l'Etat comorien.
Cet acte arbitraire
empêche les Comores de se constituer en véritable Etat. C'est pourquoi nous
sommes en effet pour oeuvrer en faveur du processus de réintégration de Mayotte
aux Comores.
Beaucoup des autres
questions posées par votre lettre semblent découler de cette prise de position.
Permettez moi simplement
d'ajouter que nous sommes en effet pour l'annulation pure et simple de la
totalité des dites dettes des Comores auprès de la France, l'Union européenne
et des institutions financières internationales.
Cela, pour les Comores
comme pour l'ensemble des pays subissant l'oppression des grands puissances.
J'ajouterais également que le Parti des travailleurs se prononce pour
l'abolition des multiples lois, décrets promulgués avec l'objectif de limiter,
voire interdire la liberté de circulation et de voyage dans le monde, liberté
qui est à mes yeux une composante majeure des libertés démocratiques.
En espérant avoir répondu à votre attente,
veuillez croire en l'assurance de ma parfaite considération.
Daniel Gluckstein.
Que se passe-t-il donc
à Mayotte ?
A l'heure où il est
question de connaître le positionnement des candidats aux présidentielles sur
la question du visa d'entrée à Mayotte pour les ressortissants comoriens
(conséquence plusieurs milliers de morts en mer et environ 10000 reconduites
aux frontières par an) voici quelques informations sur la réalité de ces
dernières semaines à Mayotte. Nous ne reprenons ici que les articles courts
diffusés dans Flash-Infos. Mais pour ceux qui ne l'aurait pas encore lu, voir
impérativement Le Monde Diplomatique d'avril et l'article : Mayotte assiégée
par les gueux de C. Wargny.
Le spectacle de Sada
Les événements de Sada de
septembre 2000 qui avait vu l'expulsion forcée de près de 600 personnes en
situation irrégulière, pourraient-ils se répéter ? C'est la crainte exprimée
par de nombreux observateurs locaux qui vivent depuis quelques jours la montée
du sentiment "anti-anjouanais" dans leur commune. Nous parlions la
semaine dernière de manifestations à Chiconi, Ouangani ou Labattoir. Cette fois
c'est au tour de M'tsangamouji où d'après le médecin chef du dispensaire local,
Véronique Aupecle, les habitants ont fixé un ultimatum aux clandestins vivant
dans leur commune.
Dépassée la date du 1er
mai ils se réservent le droit d'expulser eux-mêmes les personnes en situation
irrégulière". Ces injonctions ne sont pas sans conséquences sur les
comportements des propriétaires et employeurs de clandestins. Véronique Aupecle
cite ainsi le cas d'une Anjouanaise à qui elle demandait de venir tous les deux
jours au dispensaire pour le suivi de son bébé et qui s'est vu interdire
l'accès aux locaux par les patients présents. En sus cette femme a été expulsée
hier de son domicile par sa propriétaire. Sans toit elle devait rejoindre une
sœur à Labattoir. Mais l'exil ira jusqu'où ? L'atmosphère malsaine frisant par
moment la vindicte populaire et poussant à la délation ne suscite pour le
moment aucune réaction officielle.
(Tiré de Flash Infos,
n°772 du mardi 09/04/02)
"une motion des
femmes de Labattoir"
Paris. Le député Henry
Jean Baptiste nous a confié hier avoir reçu une motion des femmes de Labattoir
dénonçant l'afflux massif de personnes en situation irrégulière en Petite
Terre. Il a porté ce document à la connaissance du Gouvernement. Concernant les
actions menées par les habitants de plusieurs communes visant à expulser les
clandestins, le député a estimé que la population était exaspérée par le
"laxisme" ambiant et que ces événements pouvaient au moins avoir
l'avantage "d'aider à la prise de conscience du Gouvernement".
Plus largement Henry Jean
Baptiste regrette que "Mayotte paye aujourd'hui un certain nombre
d'erreurs notamment socialistes". Parmi elles il qualifie
"d'incohérent et de regrettable" d'avoir " décidé d'interdire
les expulsions des jeunes de moins de 15 ans".Enfin le député demande une
adaptation du droit d'asile politique à Mayotte compte tenu selon lui de la
situation dans les îles voisines : "Ce droit doit être restreint car c'est
une source intarissable d'immigration en provenance des Comores, ces gens étant
en guerre civile permanente ." A Mayotte, le Préfet étant tenu par son
droit de réserve a fait savoir que des consignes de vigilance avaient été
données aux forces de l'ordre : de nombreuses mesures comme le couvre feu dont
on parle à Bandrelé étant de la responsabilité du maire.
(Tiré de Flash Infos
n°773 du mercredi 10/04/02)
APPEL
Face aux
"événements" qui se déroulent depuis près de trois semaines dans de
nombreuses communes de Mayotte : Réunion à Labattoir le 23 mars pour programmer
la chasse aux "clandestins", Campagne d'incitation à l'expulsion des
"étrangers" menée par les habitants de Chiconi à l'instigation des
autorités et des élus, affichages xénophobes et opérations d'incitation au
départ à Sada, campagne par voiture et haut parleur sommant les gens de partir
avant le 1er mai à Chebenyumba, pressions des villageois pour empêcher l'accès
aux soins à M'tsangamouji et à Combani, passage de groupes de femmes exhortant
les habitants au départ dans certains quartiers de Bandrélé, des hommes et des femmes
indignés rappellent que la France est un Etat de droit dans lequel on ne peut
faire la loi soi-même et où le viol du domicile privé est passible de sanctions
où les actes et les propos racistes, xénophobes et discriminatoires sont punis
par la loi où l'éducation est un droit pour tous les jeunes en âge d'être
scolarisés qui résident sur le territoire français, quelles que soient leurs
origines et leur nationalité où l'accès aux soins est un droit pour tous.
Contact : Isabelle et
Ahmed MOHAMED isamed.moha@wanadoo.fr
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Culture
Musique
Baco à la recherche de ses
racines
Né en 1966 à Mayotte,
Mourchid Baco s'est mis dans la musique dès son adolescence. A l'âge de 7 ans,
il joue déjà du gaboussi à l'occasion des fêtes traditionnelles dans son village
avant de s'initier quelques années plus tard à la guitare. Alors débutera son
ouverture vers le monde à la recherche de nouvelles formes de musique. Happé à
14 ans par le rythmique reggae, il part à la Grande-Comore pour améliorer ses
connaissances instrumentales au travers des contactes qu'il allait tisser dans
le monde de la musique comorienne, ce qui lui a permis de prendre conscience de
sa vocation artistique dans la musique. Ici débute ainsi sa carrière d'auteur
compositeur et interprète à l'âge de 17 ans.
La symbiose de la musique
traditionnelle dont il s'est imprégné depuis Mayotte, avec la musique moderne
et internationale dont il a acquis au fur et à mesure lui permettront de faire
naître son style. L'âge de la majorité atteint, il part à l'île de La Réunion
où il se fera connaître dans différents festivals et spectacles avant de
s'installer en France et fonde le groupe Hirize. L'engagé qu'il a toujours été
à participé au Congrès pour la Paix de Genève et aura l'occasion d'accompagner
des groupes aussi prestigieux que U-Roy en 1989, Kassav et le majestueux Burning Spear en
1990.
De retour à Paris en 1991
Baco crée sa propre maison de production " Home Studio " pour aider
la réalisation et la production d'autres artistes notamment africains mais
aussi ses propres albums. 2ème lauréat au concours Découvertes RFI de 1994,
Baco repart sur l'île de la Réunion où il s'installer. Baco s'est produit plus
particulièrement en Afrique, dans l'Océan Indien et en Europe où il a
accompagné des musiciens d'influence dans le reggae, le rock, le blues et le
jazz, auxquels il apportera sa contribution par le Gaboussi, le shigoma et les
notes de chez nous.
Dans son dernier album
" Question ", Baco s'interroge sur les problèmes quotidiens de
l'homme de la rue, plus particulièrement la vie, l'amour et la mort. De passage
à Moroni où il est venu réaliser un film documentaire sur la musique de l'Océan
Indien, nous l'avons rencontré pour qu'il nous parle de lui, de sa musique et
de son engagement. Soeuf Elbadawi dira de lui
que " la musique de Baco marche d'un pas léger vers un monde peu
angoissé par les rapports marchands. Ballade généreuse et sensible de rebelle
"
Interview
La Gazette des Comores: Nous avons la chance de vous rencontrer
aujourd'hui, nous savons que vous êtes l'un des artistes musiciens engagés dans
une île comme Mayotte, pouvez vous nous parler de votre musique et de votre
engagement ?
Baco: C'est simple, ma musique s'inspire de ma vie, qui
est la vie des Comoriens, toute mon adolescence, et aussi par le brassage de
tout ce que ma vie a pu rencontrer sur le chemin, tels que le Reggae, etc.
J'exploite cette richesse, mais la racine principale c'est cette musique là.
C'est d'avoir la fibre traditionnelle. D'ailleurs, je reviens encore plus en
France, parce qu'il y aura plus de percussions traditionnelles dans mes
prochains albums.
LGDC : Pourquoi cet engagement dans vos compositions,
comme dans " Question " votre dernier album, qui synthétise tous les
problèmes jusqu'à aborder le trépas ?
Baco : Je pense que c'est Dieu qui donne et qui reprend
dans la vie ! Et la musique c'est quelques chose de très haut, qui ne peut pas
être confiée à n'importe qui. Quand Dieu te donne il faut le véhiculer. Parce
que la vie doit être dans l'amour, et donc permettre aux gens d'avoir un repère
sur eux mêmes, leur offrir une petite musique
qui peut en même temps se relaxer et écouter peut être le message
qu'elle véhicule, pour réfléchir un peu plus. Je pense que ce genre de message
est important. Mais je pense aussi que nous sommes placés, aux Comores dans des
situations assez difficiles dont il va falloir en parler à travers la culture.
Plus que tous les problèmes qu'il y a dans le monde, qui sont à peu près
similaires, toute l'Afrique est divisée à cause d'une certaine politique que je
qualifierais de coloniale. Puis notre héritage colonial d'aujourd'hui ne nous
permet pas, en tout cas jusqu'ici, d'être libre réellement. Ce qui fait que les
artistes qui véhiculent le bien être doivent s'engager.
LGDC : Justement depuis 5 ans déjà, on constate un
rapprochement entre Mayotte et les autres îles, comment voyez-vous cette
ouverture ?
Baco : Nous œuvrons pour ça ! Je pense que les Comores,
c'est les Comores depuis tout toujours ! Même s'il y avait les sultans de N'gazidja,
ceux de N'dzouani, on a toujours été ensemble, je pouvais partir de Mayotte
pour aller prier à Anjouan le vendredi. Je pense que le principal c'est de ne
jamais laisser la culture comorienne se disperser. Parce que politiquement les
îles se sont dispersées. Mais ce qui va nous retenir c'est la culture, et la
musique va contribuer énormément
LGDC : Quels sont les problèmes auxquels l'artiste ou
l'homme de culture à Mayotte est confronté ?
Baco : Toute dépend du système ! C'est quelque chose de ficelé
qui corrompe l'esprit. Parce que c'est le pouvoir, qui finalement abrutie un
homme. Un homme peut être simple, et dès qu'il a un pouvoir il devient abruti
alors qu'il pouvait bien être intelligent. Toutes ces causes politiques peuvent
effectivement constituer une barrière entre les gens, les acteurs culturels,
etc. Mais l'effort se fait aujourd'hui pour que ces acteurs puissent de plus en
plus être actifs au sein des Comores, à travers tout l'Océan Indien, et dans le
monde entier.
LGDC : De plus en plus des artistes Maorais viennent
jouer ici, mais jusqu'à lors on n'a jamais vu Baco jouer dans les autres îles
des Comores quand bien même le Reggae est bien apprécié ici et que ta musique
est bien connue, grâce à Studio1et Radio Khartala qui la diffuse régulièrement.
Baco : Je ne suis pas souvent aux Comores, c'est assez
difficile, mais je ne saurais pas tarder de revenir. Parce qu'ici c'est chez
moi, j'ai vécu quatre ans ici, toute mon adolescence, mes premiers pas dans la
musique aussi, il est très important que je vienne jouer ici, mais chaque chose
en son temps !
LGDC : A part le rythme reggae que vous jouez, il est
difficile de vous classer dans les autres rythmes, on a l'impression que vous
cherchez à innover.
Baco : ma musique c'est du " Za N'goma " C'est
tout ce qui vient du tambour. Si on regarde bien les Comores, il y a beaucoup
de tambours. Je peux aller à Mayotte trouver du Shigoma, du biyaya, M'lélézi,
je vais à N'gazidja trouver du djaliko, tari, etc. Mais pour avoir l'ensemble c'est
le N'Goma qui véhicule. Ainsi ma musique s'appelle Za n'goma, celle qui vient
du tambour.
LGDC : Pourquoi ne jouez-vous pas du Waddaha alors que
c'est la musique la plus jouée dans l'ensemble de nos îles ! Ne voyez vous pas
une impulsion de cette musique comorienne sur la scène internationale parce que
on a l'impression que notre musique est plus ou moins cloisonnée ?
Baco : Disons que le Wadaha est une chose, le Mgodro en
est une autre. Je joue du Mgodro, notamment dans mes albums précédents. J'ai
joué avec des percussions Mgodro. A la base ce n'est pas la guitare, mais le
rythme. Le wadaha peut être le grokas et le zouk. Je peux faire du waddaha. A
ce moment là je fais en sorte que d'autres oreilles puissent écouter le wadaha. C'est ce que j'essais de faire
même avec le Mgodro. Maintenant si on veut faire une musique pour présenter les
Comores à la face du monde, il faudra permettre aux oreilles du monde d'écouter
la musique comorienne et ce n'est pas facile, car ils ne savent pas danser
dessus, et le peu qu'ils peuvent entendre les rapproche un peu de nous. Dans le
monde actuel, on ne peu pas rester cloîtré dans un coin. Sur l'évolution avec
le laser, l'ordinateur c'est tout ça ! C'est aussi le tambour, le gabousse et
le Mkayamba et le N'goma, etc. Ignorer tout cela serait hypocrite.
LGDC : Et votre impression sur l'avenir de la musique
comorienne ?
Baco : Les Comores sont en éveil, les artistes comoriens
commencent à prendre forme sur la scène internationale, pas comme les
Malgaches, mais il est normal que nous ne soyons pas comme eux, du moment que
les Malgaches ont connu la musique et le commerce de la musique bien avant
nous. Toute musique qui n'a pas son support commercial, ne peut pas être
entendue. Ce n'est pas dans nos mœurs. Nous avons bien l'habitude de jouer un
toirab dans le grand-mariage, mais nous n'avons jamais pensée mettre le Toirab
dans un support commercial et le vendre. Je pense qu'on a pris conscience et il
nous faudra un peu de temps pour l'organisation.
Quand j'étais là il y a 18 ans, il n'y avait strictement rien, je jouais à
Al'Camar avec le group à Elamine, à l'époque !
LGDC : Comment expliquez-vous que la presse étrangère
parle beaucoup plus de vous dans l'Océan Indien ou en Europe alors que dans tes
îles ou vous cite rarement ?
Baco : Non, je pense que c'est surtout à cause de mon
absence aux Comores et le fait que je sois souvent en occident, parce que je
suis plus proche de cette presse occidentale. Mais ça ne saurait tarder parce
que justement en ce moment je fais ce travail. On est venu ici pour faire un
film qui parle des musiques de l'Océan Indien.
Je tenais absolument à
venir à N'gazidja non seulement parce c'est là où se trouvent mes premières
scènes mais il était aussi important de parler de N'gazidja, de par tous les
groupes qu'il y a ici. A Ngazidja il y a les structures qui peuvent englober
aussi bien Anjouan, Mayotte que Mohéli. C'est aussi l'occasion de rencontrer
Maalesh, Salim Ali Amir et tous les autres artistes pour pouvoir nous exposer
un peu plus à l'extérieur.
Le fait que je sois à
l'extérieur, je peux avoir l'occasion de rencontrer des maisons de production
pour pouvoir exposer la musique comorienne à l'extérieur. Je vais très bientôt
revenir faire un travail de grande envergure. Ceux qui sont là-bas font un
travail pour nous qui sommes ici et vis versa. C'est ce qui nous permet
d'avancer et un jour on va se retrouver inchallah pour bien s'exprimer à
l'échelle internationale, et que les embrouilles entre nous soient réglées et
que Balladur ne vient plus nous mettre les visas (rire)
LGDC : Quels conseils donneriez vous à un jeune
comorien qui veut se lancer dans la musique plus particulièrement ce que vous
faites ?
Baco : Je ne sais pas ou plutôt c'est de travailler et
faire preuve de patience, de continuer à travailler et d'aimer ce qu'on fait
profondément. Je pense que l'amour sur les choses et sur les gens, l'amour sur
la vie tout cours permet à l'individu d'avancer vers la réussite .
LGDC : Un dernier mot ?
Baco :
C'est que je suis très satisfait !
Propos recueillis par Haled A. Boina
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Courrier des lecteurs
Lettre des enfants Mansoib
au Chef de l’Etat
“Ne pas camoufler la vérité”
Suite à la barbarie,
incroyable, commise dans la région de M'boinkou, le 28 avril 2001, suite à
laquelle notre propre frère compte parmi les martyrs, nous estimons nécessaire
de vous soumettre, en tant que premier citoyen du pays, chef d'état et garant
des institutions, ainsi que votre gouvernement, le triple document ci-joint :
travail sérieux, rigoureux, courageux, objectif et impartial de notre petit
frère ; pour l'étudier sérieusement et sereinement et le cas échéant, tirer les
leçons qui s'imposent.
Nous rappelons,
cependant, qu'il n'y a aucune haine envers personne, ni chercher à l'attiser,
nous exigeons, seulement que la justice comorienne fasse bien son travail dans
la transparence la plus équitable, sans parti pris donc, sur cette affaire très
gravissime.
Et nous sommes, par
ailleurs, indignés d'apprendre, déjà, une conclusion de la justice, qu'il
faudra revoir et corriger, qui prétend réduire cette horreur à une simple
affaire entre individus, comme en 1996.Une telle conclusion, déjà rendue
publique par le substitut du procureur est, non seulement grave, inacceptable,
irresponsable et dénie tout respect à la mémoire des victimes, mais ne va pas
non plus aider, en aucun moment, à la réconciliation véritable entre ces deux
villages Hantsidzi et Chezani ; puisque, nous constatons, malheureusement, une
volonté d'étouffer la vérité soit par inconscience réductionniste ou par
intérêt égoïstement nationaliste. Alors que, tout le monde, sans aucun mystère,
est conscient et même, bien au courant, que ces crimes abominables sont l'œuvre
du village de Hantdidzi par prétention absurde de " vengeance ",
suite à la sauvagerie, spontanée mais non préméditée, commise envers des
martyrs innocents en août 1996.
S'il est vrai, qu'il soit
possible de trouver quelques personnes, rares certainement, de Hantsidzi, qui
ne soient pas impliquées, de près ou de loin, sur cette horreur, minutieusement
préparée depuis longtemps, comme vous l'avez signalé vous-même, Monsieur le
Président ; ce n'est pas une raison de vouloir camoufler la vérité, dans
l'espoir d'obtenir des résultats satisfaisants, en matière d'entente et de
réconciliation notamment. De tels objectifs ne seront, jamais, atteints, si les
demi-vérités, plus dangereuses qu'autre chose, sont l'apanage de la justice et
de la société.
C'est pourquoi, nous vous
demandons avec la bénédiction de l'équipe gouvernementale, de veiller au bon
fonctionnement de la justice, ainsi que sa transparence, afin qu'aucune
manipulation ne puisse pas s'introduire encore, et faire avorter la vérité.
Car, s'il est vrai,
aussi, que notre foi islamique est celle de la tolérance, de l'amour du
prochain, de la magnanimité ; elle est aussi celle du respect de la justice, de
la vérité, de la probité intellectuelle, de l'objectivité, de l'équité sans
complaisance et de la rigueur ; elle est, par contre l'ennemie de la lâcheté, de
la rumeur, de la simplification honteuse et de la caricature. Comme, elle aime,
également la réconciliation, l'entente, le pardon ; ce qui suppose, au
préalable un jugement équitable à travers lequel, sera reconnu et les
coupables, ainsi que leurs complices actifs et passifs, et la gravité effective
du crime plus essentiellement ; nous exigeons, naturellement, que toute la
lumière soit faite sur cette honteuse tragédie, du 28 avril 2001 ; et qu'aucune
piste ne soit négligée.
Au cas où le village de
Hantsidzi n'opterait pas pour la coopération de la justice, pour pouvoir mieux
établir la vérité, et qu'il soit difficile de mettre sur pied les preuves
concrètes de leur complicité (en tant que village), complicité contestée par
personne sauf étrangement, en apparence peut être, par la justice comorienne ;
nous proposons d'avance et en dernier recours, qu'il (en tant que village
représenté par les soit disant responsables notables) puisse recourir à la
parole d'ALLAH, soubhanahou wa ta'alah, par un jurement solennel en Son Nom,
qu'il était étranger, de loin ou de près, à ce complot abject et nauséabond du
28 avril 2001.
Sinon qu'il reconnaisse
leur complicité, ainsi que la gravité de l'horreur ; ce qui devra traduire les
coupables actifs avec les cerveaux de cette opération odieuse sans précédant, à
assumer leurs actes ignobles et permettre au village de Hantsidzi de se faire
pardonner pour leur participation passivement grave et bien entendu ouvrir les
portes d'une vraie réconciliation entre les deux villages voisins.
Nous jugeons utile de
rappeler, comme l'a très bien fait notre frère dans son dossier ci-joint, que
cette horreur, du 28 avril 2001, n'a pu avoir cette organisation incroyable
avec son exécution déconcertante, sans remord de leurs auteurs, que parce que
le drame d'août 1996 et l'état de l'époque et la notabilité comorienne, plus
particulièrement celle de Ngazidja, et le peuple comorien, sauf exception d'une
très fine, peureuse minorité, de citoyens, se sont comportés d'une façon
irresponsable par inconscience ou par intérêt égoïste et partisan en acceptant
de porter la responsabilité au village de Chezani, par manipulation consciente
du village de Hantsidzi, à propos de ces atrocités odieuses de 1996.
En vous souhaitant le
salut et la paix d'ALLAH, soubhanahouwata'alah, ainsi qu'une lecture et
méditation sincère des trois messages ci-joints ;
Les enfants
MANSOIBOU
Représentés par leur
petit frère
Marseille, le 22/07/01
A quand la fin de la
guerre au Proche-Orient ?
La Palestine était sous
contrôle de l'Empire Ottoman depuis 1517 jusqu'à sa chute en 1917, reconquise
après par l'Angleterre jusqu'en 1947, que cette dernière remet le dossier à
l'ONU. L'ONU votera pour le partage de la Palestine pour semble-il faire preuve
de sentiments face aux difficultés vécues par les Juifs en Allemagne ayant fait
près, de 6 millions de morts. En 1948, Ben Gourion alors Président de
l'exécutif sioniste proclame l'indépendance d'Israël- pour B.Gourion qui croit
que c'est un droit puisque pour lui Israël est le lieu où naquit le peuple
juif, le lieu où ce peuple a acquis une culture à la fois nationale et
universelle, c'est la où la Bible est rédigée et ayant fait don à l'humanité.
Mais cette proclamation
est suivie de la Guerre arabo-juive s'achevant avec une défaite arabe. Un demi-
siècle plus tard rien n'a pu être résolu, Israéliens et palestiniens continuent
de s'entretuer (Intifada ), on se demande quand est-ce que cessera cette
violence, cette injustice ?Comment certains Etats motivent-ils des tels
traitements ? Ne peut-on pas dire que Sharon qui accuse les palestiniens de
terroristes ne s'inspire pas des Américains qui ont confirmé que les talibans
et les membres d'Elqaïda sont des terroristes et les palestiniens vu sont que
des simples suspects qui défendent leur cause peut-on dire que l'ONU échoue sur
cette question ou une volonté de certains qui veulent que les massacres ne
cessent pas ? Mais qui peut enfin
arrêter cette violence ? On sent que les grands s'en passent de cette question.
N'y a t-il pas une contre partie ? là-dedans ?
Nous rejoignons nos force
et remercions ceux qui aujourd'hui à travers le monde manifestent leur colère
pour la cause palestinienne. Mais est-ce que aujourd'hui l'ONU ne peut refaire
preuve de sentiment pour la Palestine comme elle l'a fait pour Israël en 1947.
Avec la guerre de Corée (1950), la crise de fusées à Cuba (1962) on nous dit,
que le monde est passé tout près d'une troisième guerre, espérons et prions que
le conflit Israël-Arabe ne l'en soit pas
de même.
Kamardine Mohamed
Terminale A (NEPM)
L'ère de
l'informatique
Nous voici au nouveau
millénaire. Le temps passe et le monde bouge. Le monde change et l'homme pense
jusqu'au bout de soi même. L'homme avec son courage et sa volonté de surpasser
les limites de sa capacité intellectuel arrive à créer une machine qui se nomme
"ordinateur". Ce dernier fait partie des instruments qui meublent
l'espace des NTIC. Cette potentialité nous a permis de découvrir ce nouveau
concept, qui fait partout la une. L'ordinateur est source de vie qui peut nous
faire découvrir ce qui est au de là de l'intelligence humaine, dont les hommes
ne sont pas en mesure de comprendre. C'est le cas par exemple de la création
par l'homme d'une mémoire artificielle programmée à l'avance dans l'ordinateur
pour exécuter les commandes de l'utilisateur. Afin de pouvoir lorsque l'homme
n'est pas capable de se mesurer, la machine le soutient pour pouvoir acquérir
les comportements quotidiens de notre ère. L'évolution de ce loisir ou de cette
activité professionnelle se repend de plus en plus dans notre pays, surtout à
Moroni où se sont installés plusieurs centres de formations, des cybercafés
(P@JE , CARE , Conotec, etc.) qui poussent comme des champignons. Ces lieux
sont de plus en plus fréquentés par les jeunes scolarisés ou non scolarisés. La
majorité des chômeurs sont des jeunes de moins de 25ans. Alors ils ont pris
conscience que l'espoir de ce pays c'est la jeunesse, car sans une jeunesse
instruite et ouverte au monde l'espoir est éphémère.
Mohamed A. Awadi
La France fait aujourd’hui honte
Que mes amis français
acceptent mon indignation ! Que devient ce grand pays donneur de leçon qu’est
la France pays des droits de l’homme et de libertés dont beaucoup d’entre nous
avons toujours été fiers de partager avec elle une certaine culture et beaucoup
de valeurs ?
Nous constatons tout
simplement que la France honore ses démons et applaudit la haine le racisme, la
xénophobie et le fascisme. Les hommes d’honneur en France aujourd’hui sont ceux
qui ont assassiné d’une balle dans le dos un jeune Comorien à cause de sa
couleur et pour les mêmes raison ont noyé un arabe dans la seine.
La France raciste ne m’a
jamais étonné, mais la France fasciste cela m’indigne profondément. La seule
question que je me pose au jour d’aujourd’hui concerne mes collègues et autres
français que je côtoie tous les jours; sont ils aussi fascistes comme les 20
millions de français qui ont voté pour
LE PEN le NAZI ?
Docteur Sounhadj
ATTOUMANE
Cardiologue, Moroni
" Je ne suis pas
le responsable "
Le gouvernement d'union
nationale de transition, la commission nationale électorale indépendante et
d'homologation (CNEIH), ainsi que le comité de suivi, ces trois ensembles
forment un triptyque indissociable pendant cette période électorale. Ce sont
eux qui tranchent et qui coiffent avec l'opinion internationale sur les
questions politiques les plus ambigus de ce moment difficile.
Dès le début des affaires
ils ont toujours évolué ensemble Cependant, ces derniers temps, la question portant
sur les résultats des élections finales du président de l'Union des Comores les
de partages. Aujourd'hui chacun nie son rôle, son pouvoir d'agir, de trancher
et de prendre une décision sur les résultats définitifs des élections
présidentielles de l'Union. Pour l'instant, ces résultats sont provisoires.
Jusqu'à quand ? Demain ? Après demain ? Dans une semaine ou dans quelques mois
? Et le peuple Comorien qui est là entrain de se morfondre ?
Sachez que ça va encore
durer car les responsables du processus électoral s'éloignent petit à petit de
leurs responsabilités. Chacun a peur de marquer le but que tous les comoriens
attendent avec impatience. De ce fait, ces trois joueurs se passent tour à
tour la balle et personne n'ose plus la
garder. Heureusement qu'ils n'ont pas encore oublié leurs cours de l'école
primaire notamment en classe de CP2. En effet, c'est comme ça qu'ils répondent
à la question suivante :
- Gouvernement ! Qui est
le responsable du processus électorale ?
- Ce n'est pas moi, ce
n'est pas toi, ce n'est pas lui, c'est la CNEIH.
- CNEIH ! Qui est le
responsable ?
- Ce n'est pas moi, ce
n'est pas toi, ce n'est lui, c'est le comité de suivi.
- Comité de suivi ! C'est
toi le responsable ?
- Non, ce n'est pas moi,
ce n'est pas toi, ce n'est pas lui, c'est la Communauté internationale. Mais
cette dernière n'a rien à dire. Alors, si ces responsables ne veulent pas
intervenir, qui interviendra ? Heureusement que l'Armée est en bonne position
!!!
Ben Abdallah Youssouf
ISFR 1er Année (LMF).
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Echos de la
diaspora
Message de l'ODP-Munganya au PNUD
Contre une logique de type "somaliland"
Dans un message au
Coordinateur du système des Nations unies à Moroni, l'Observatoire de la
Démocratie et des droits de la Personne (ODP/Mungwana, Section de France)
estime que " le rôle des institutions internationales est plus qu'un
impératif, pour éviter de basculer dans une logique de type
"somaliland", comme aboutissement de la balkanisation qui continue
malgré tout à prédominer ". Lire ci-après le message.
Monsieur le
Coordonnateur,
Je viens d'apprendre la
tentative d'incendie perpétrée contre la maison des Nations-Unies aux Comores
et je tiens au titre de Président de la section de France de l'ODP/Mungwana à
condamner cet acte criminel et à vous assurer de la sympathie de notre
organisation à cet égard.
En effet, il est plus
qu'évident que dans le contexte difficile que traversent les Comores, il n'est
nullement besoin d'en rajouter dans les risques d'une escalade de la violence
dictée par les conflits politiques, au moment où nos voisins de Madagascar
esquissent une voie d'apaisement après une grave confrontation qui menaçait
l'unité de la Grande Ile, en s'appuyant sur la communauté internationale.
Notre organisation a pris
acte des deux communiqués publiés respectivement par les observateurs nationaux
et internationaux à propos des résultats du dernier scrutin présidentiel et
attend les décisions de la Commission Electorale et de la Commission
d'Homologation. Sachant que la classe politique comorienne est loin d'avoir
intégré une réelle culture démocratique dans la gestion du pouvoir comme dans
les principes et les mécanismes de fonctionnement d'une alternance politique
apaisée, j'ose espérer que chaque protagoniste de cette élection gardera
surtout à l'esprit que d'une part, le pays est encore dans la phase initiale de
la réconciliation nationale et que d'autre part, le rôle des institutions
internationales est plus qu'un impératif, pour éviter de basculer dans une
logique de type "somaliland", comme aboutissement de la balkanisation
qui continue malgré tout à prédominer.
Je saisis aussi
l'occasion pour vous rappeler que l'ODP/Mungwana vous a adressé depuis plus
d'un an un projet d'assainissement de l'état civil intitulé "les registres
de la citoyenneté", afin justement de prévenir les complications
prévisibles en matière de listes électorales.
Nous continuons
d'ailleurs à y travailler, dans le cadre d'un projet de codéveloppement, en vue
de l'enracinement des institutions démocratiques à l'échelle locale.
Exprimant donc le vœu
d'une issue positive dans le processus électoral en cours et la mise en place
des nouvelles institutions de la République, je vous assure de ma sincère
considération
S. Mohamed SOILIH
Littérature comorienne
à Paris
Les associations Encres
du Sud & l'Image Paca présentent du dimanche 21 au vendredi 26 avril 2002
la Littérature Comorienne Francophone avec les éditions Encres du Sud et
KomEdit. Publications des éditeurs, rencontres thématiques avec les auteurs, exposition
photographique de Delmas : "Les
masques de la nuit" - Mémoire
d'Ibrahim Ali. Exposition de calligraphies de Malik Nounouhi. Avec la
chaleureuse participation culinaire de mamans comoriennes du quartier du
Panier.
Au programme, il a été
organisé une conférence de presse d'ouverture, suivie d'une présentation des
éditions Encres du Sud et KomEdit, en présence de Mahmoud Ibrahime, Salim
Hatubou, Hamza Soilhaboud.
Exposition photographique
de Delmas : "Les masques de la nuit" - Mémoire d'Ibrahim Ali.
Exposition de
Calligraphies : "Patience et souffle des mots" de Malik Nounouhi.
sculptures de DEM.
Echanges autour du thème
: "Littérature et histoire" avec Mahmoud Ibrahime, enseignant et
historien, Directeur de la revue Tarehi (Librairie Regards).
"MWANANGAYA",
La vie est belle mais pas autant que mes rêves. Roman de Nour DINE, en sa
présence. (Galerie des Images)
Présentation de la
Collection Jeunesse. Animation par Fata HADJI et Aboubacar MOURIDI
(illustrateurs)
Présentation de
"Omar-la-Baraka", Un Soufi des Comores, roman en présence de
l'auteur, Hamza Soilhaboud (Librairie Païdos)
Echanges avec les auteurs
sur le thème " Femmes et littérature " (Planète Afrique)
PARTENAIRES : Archipel
d'Ecritures - KomEdit - Tarehi - Masiwanet - Planète Afrique -Librairie Païdos
- Librairie Regards - ACELEM - FECOM - Comorama info.
Les comoriens gagnent
le tournoi de l'Océan indien en Egypte
Pour la deuxième année
consécutive la sélection comorienne de football en Egypte a récidivé la semaine
dernière en remportant le tournoi des pays de l'Océan Indien. Encore une fois
les Comoriens ont montré leur savoir-faire et ont impressionné le public car
non seulement ils ont gagné mais ils ont très bien joué. Par 2 à 0 en finale
face au Mozambique les blancs et verts ont mérité la coupe du tournoi ainsi que
les médailles d'or. 5 minutes avant la fin de la première période le talentueux
Anjouanais Mouyou a ouvert la marque (il vient d'être recruté par un club
égyptien). A la 15ème minute de la deuxième période Abdel Anziz Ibrahim, à qui
j'ai eu l'honneur de remettre la coupe du meilleur joueur du tournoi, a doublé
la marque. Nos vifs remerciements à la défense qui a pu résister aux invasions
des Mozambicains en l'occurrence l'international El Amine Djaffar (Dia) ainsi
qu'au gardien de but le spectaculaire Goulam Athoumane Ibrahim. Bravo à ces jeunes qui ne cessent de
rehausser le blason terni de notre pays et bravo à la commission de l'océan
indien et à son président le Comorien Ahmed Said Abdallah.
Said Ali Cheikh Soilihi.
Barrer la route à Le
Pen
Selon une enquête des
services des RG (Renseignements Généraux), Le Pen risque de faire 42% des voix
au 2ème tour. Une éventuelle victoire n'est pas entièrement exclue. Cette estimation,
comme tous les sondages, mérite bien évidemment d'être pris avec précaution.
Mais face au danger réel du racisme, du fascisme et de la xénophobie, les
français d'origine comorienne doivent se mobiliser pour barrer la route à
l'extrême droite. Et pour barrer la route à l'extrême droite, il n'existe
malheureusement, en l'état actuel, qu'une seule solution: glisser le bulletin
de vote de Chirac dans l'urne le 5 Mai 2002. Il ne faut jamais se dire que Le
Pen ne gagnera pas au 2ème tour. Dans la vie politique, tout peut arriver.
C'est d'ailleurs l'enseignement à tirer du dimanche noir du 21 Avril 2002.
N'oublions pas que Hitler est arrivé en toute légalité au pouvoir en 1934.
Alors, un homme averti en vaut deux.
(Collectif pour l'unité
des Comores, La Réunion)
Deuxième tour : URGENT
!!!
Hier, jeudi 25 avril, le
cabinet d'Henri Emmanuelli a pris connaissance d'une enquête commandée par le
gouvernement et réalisée par les Renseignements Généraux. Cette enquête crédite
Le Pen de 42 % des voix au second tour et n'exclut pas son élection. Elle ne
sera pas publiée. Cette information est confirmée par trois des bureaux test
des RG : Nancy, Orléans et Paris. Cette information est confirmée par plusieurs
sources à la mairie de Paris.
Message From: "Fantômas en DS volante"
<felicien@noos.fr> To: ArletteLaguiller@lo.fr Sent: Friday, April 26,
2002 6:10 PM
Félicitation à Kachou
Music
Toutes mes félicitations
pour la contribution faite à la musique comorienne. Je produit une émission de
télévision à Chicago (USA) intitulée " Tropical Riddims and Beats ".
Si vous avez des vidéo clips et que vous souhaitez me les envoyer pour que je
les insère dans une de mes émissions, je le ferai avec plaisir. Vous pouvez
toujours consulter mon website pour de plus amples informations a:
www.trbtv.com
Meilleures salutations.
C. Hachim
Pour tout savoir sur
l'actualité de la musique comorienne, allez à découverte du nouveau site
Internet qui vous informe et vous offre la possibilité d'écouter en ligne des
extraits de tous les albums sortis jusqu'alors, ainsi que de voir quelques
Clips. Le site n'est pas totalement opérationnel, mais vous pouvez d'ores et
déjà éprouver quelques nostalgies en écoutant des musiques de danses
traditionnelles, telles que Chigoma, Mchogoro, etc.
http://www.kachou-music.com