EDITION ELECTRONIQUE N°178
Application
des mesures de la transition : Retard à l’allumage
Le budget consolidé prévu pour entrer en
vigueur dès la première semaine de janvier,
n’entrera sans doute pas en application avant la fin du mois. Le comité
de suivi, réuni hier jusqu’à tard dans la soirée, a constaté le retard pris
dans la mise en place des mécanismes accompagnant son transfert. Ce qui risque
de perturber le calendrier électoral arrêté..
Deux semaines après la signature de l'Accord
de Moroni, le Comité de Suivi dont le rôle est d' "assurer la mise en
œuvre scrupuleuse et de bonne foi" de l'Accord sur les dispositions
transitoires s'est réuni hier lundi au ministère des Relations extérieures.
Il est composé des représentants de l'Union et
des îles ainsi que ceux de la communauté internationale. Après avoir adopté son
ordre du jour et procédé à l'établissement des modalités de son fonctionnement,
le comité est rentré dans le vif du sujet pour constater le retard pris dans la
mise en place des mécanismes devant permettre la mise en place du budget
consolidé. C'est dire les difficultés qui risquent de se poser dans la mise en
application des dispositions de l'accord dans les délais impartis ! Prévu pour
rentrer en vigueur dès la première semaine de janvier, le budget consolidé ne
rentrera sans doute pas en application avant la fin du mois. Ce qui risque de
perturber le calendrier électoral arrêté. A l'heure où nous bouclons ce
journal, les décrets des présidents de l'Union et des îles qui devaient
intervenir dans les quinze jours ne sont toujours pas publiés. Il s'agit de
décrets du chef de l'Union sur le budget et sur la mise à la disposition des
présidents des îles de la gendarmerie, et ceux de ces derniers pour la
convocation du corps électoral.
Dans notre prochaine édition, nous proposerons
de plus amples informations sur le déroulement des travaux de cette réunion.
Désenclavement
: Les travaux de la route Lycée de Moroni-Iconi ont
commencé hier
Le président de l'Union des Comores et de
celui de l'île autonome de Ngazidja, le colonel Azali
Assoumani et Mzé Abdou Soulé Elbak, ont
présidé, hier à Iconi, l'inauguration des travaux de
construction de la route ''Lycée de Moroni-Palais du peuple-Iconi''.
L'initiative a été appréciée par le public qui a longuement ovationné les deux
personnalités lors de la pose collective de la première pierre.
Le public a trouvé, dans ce geste, un signe
fort de la concrétisation de la concorde nationale retrouvée depuis la
signature de l'accord sur la transition. Les membres des gouvernements de
l'Union et de l'île de Ngazidja ont assisté à la cérémonie organisée dans la
cour de l'école primaire II.
Quatre discours ont ponctué cette cérémonie
qui avait mobilisé toute la la région de Bambao.
Le notable d'Iconi, Isamel Haboudou, prenant la
parole au nom de la ville, a tenu à remercier les autorités comoriennes de leur
engagement dans la voie du développement et pour avoir aidé à réaliser ce rêve
auquel les Iconiens tenaient tant.
C'est un total de 3,6 km
de route, fait d'un tronçon de 2,6 km entre le Palais
du peuple et Iconi, et le bitumages
sur un kilomètre de la route allant du lycée au Palais du peuple. Ces travaux
qui vont prendre trois mois, sont évalués à plus de 20,3 millions de francs
comoriens, financés en totalité, selon le ministre du développement de l'Union,
Houmedi Msaidié, par le
Fonds routier alimenté par la taxe diesel. Les travaux ont été confiés à
l'entreprise Wadaane.
Selon le ministre, cette route ''répond aux
objectifs du gouvernement dans sa politique de désenclavement du pays et de
désengorgement de la capitale''.
De son côté, le chef de l'exécutif de Ngazidja
a, dans une brève allocution, espéré que, ''désormais, les Comoriens
s'associent pour soutenir le développement.'' Il a, également, appelé à ce que
la réconciliation soit une réalité et que lui et le président de l'Union
''accomplissent, chacun en ce qui le concerne, sa responsabilité pour l'intérêt
supérieur de la nation.''
Le président Azali,
le dernier à prendre la parole, a appelé les Comoriens à compter d'abord sur leurs
propres moyens avant de solliciter l'aide internationale. Il a invité les
Comoriens à se débarrasser des ''comportements chauvins et régionalistes''. Il
est normal que les divergences politiques existent. Mais cela doit se faire
dans un esprit de compétition honnête pour le bien-être de la population.
Par ailleurs, il a invité les notables à
réformer le mariage traditionnel pour l'adapter aux nouvelles réalités : ''A
défaut, je serais dans l'obligation d'agir fort.'
Mmadi Moindjié
Week-end
tragique pour Pvanadjou : Un homme écrasé sous un toit en
béton Trois morts dans un accident de la
route
Quatre morts en un week-end au village de Pvanadjou situé à environ 25 km de la capitale. Samedi et
dimanche derniers ont été tragiques pour le village de Pvanadjou.
Le toit en béton d'un foyer de jeunes s'est écroulé tuant un homme et blessant
gravement une dame. Les autorités de l'Union, comme ceux de Ngazidja, se sont
rendues de suite sur les lieux pour partager la douleur de la communauté.
Ce dimanche, le malheur a frappé dans les
environs de Sambankouni. La route, encore une fois, a
tué trois personnes et blessé une vingtaine de personnes. Deux des victimes ont
été tuées sur le coup et la troisième est morte en salle de réanimation à
l'hôpital El-Maarouf. Les victimes, toutes
originaires de Pvanadjou, revenaient du village de Dimadjou.
L'accident a été causé par une 504
camionnette. Dans sa course, le véhicule a heurté une Super 5 stationnée à un
virage situé à une centaine de mètres de l'entrée du village de Sambakouni. Sous le choc les deux voitures ont basculé dans
le ravin, tuant trois personnes et causant une vingtaine de blessés. Quatre d'entre-eux sont dans un état critique au CHR d'El - Maarouf. L'accident mortel serait dû à une défaillance
mécanique du véhicule
Ceci nous amène à soulever, une fois de plus,
le problème de la circulation dans notre pays. L'infrastructure routière ne
s'améliore pas (ou si peu), alors que le parc de véhicules se développe très
rapidement. Et, même si le gouvernement annonce l'ouverture d'une nouvelle
route entre le Palais du Peuple et Iconi, ce n'est
pas demain la veille que le réseau routier sera à niveau.
Alors que nous mettons sous presse nous venons
d'apprendre qu'un autre accident s'est
produit à Voidjou faisant six blessés dont un a été
hospitalisé. Selon les témoins sur place, un dépassement irrégulier serait la
cause de ce dernier sinistre.
Affaire Larifou : Une confrontation ratée, Ben Imane limogé…
Saïd Larifou,
toujours hospitalisé à l'Hôpital régional El-Maarouf,
devait être confronté hier à Philippe Verdon, dans le bureau du juge
d'instruction. Un rendez-vous raté parce que le Français ''n'avait pas
d'avocat''. D'aucuns pensent, également, que certains veulent ''sanctionner''
l'avocat pour avoir accordé avant-hier une interview à Radio France
internationale. Mais ce n'est que partie remise. La
confrontation esr remise à aujourd’hui.
Philippe Verdon qui, depuis novembre 2003,
était en détention provisoire à la prison de Moroni avait toujours soutenu
qu'il avait rencontré le commandant Combo de sa propre initiative. Mais il s'est
rétracté. Un acte qui a précédé de peu… sa libération, le 1er janvier 2004. Une
libération qui a entraîné une protestation de la part du défenseur de Saïd Larifou, Me Harimia.
Me Larifou ne
comprend pas l'attitude de Philippe Verdon et attend ‘‘avec sérénité’’ d'être
confronté à lui. D'autant que partout dans la région, et particulièrement à La
Réunion (voir notre article page 3), la pression monte pour exiger la
libération du président du Ridja. En témoigne
l'intérêt de RFI pour cette affaire. Laquelle n'a que trop duré et donne une
mauvaise image de marque des Comores.
Par ailleurs, on apprend que le directeur du
CHR d'El-Maarouf, le docteur ben Imane,
a été limogé et remplacé par son prédécesseur à ce même poste, Naoufal, un militaire.
On se souvient que ben Imane
avait donné son accord, en tant que médecin chef, à l'évacuation sanitaire de
maître Larifou, suite au malaise cardiaque de ce
dernier. Cela lui avait valu les foudres des autorités de l'Union.
Camille Bole - Cerveaux à
l'Alliance franco-comorienne : Evasion entre paysage et portrait
Camille Bole -
Cerveaux, à l'Alliance franco-comorienne jusqu'au 10 janvier 2004 dans le cadre
de l'exposition des artistes mahorais présente des toiles où explique-t-elle,
"le paysage disséqué, détruit puis reconstruit dans ces riens qu'on crée
et dans des fenêtres ouvertes dans la toile, va devenir acteur de mémoire et de
sens" .
Camille Bole -
Cerveaux, née à Bordeaux en 1947, a été formée à l'école des Beaux Arts de sa
ville natale, avant de fréquenter la Faculté d'Arts Plastiques de St Charles à
Paris.
Ce qui l'a amené à embrasser une carrière
d'enseignante et à mettre à profit son expérience artistique au service de sa
recherche pédagogique. Son talent aidant, l'artiste française a reproduit
fidèlement la vision qu'elle a des paysages mahorais dans lesquels évoluent des
personnages
Cette personnalité à part compose ses
peintures sur toiles comme d'autres composent des bouquets de fleurs, avec des
couleurs douces et chatoyantes invitant
le regard vers l'ailleurs. Ses tableaux apportent la fraîcheur de la mer, mais
aussi le brillant des coquillages ramassés sur une plage par une âme solitaire,
évocation d'une nécessaire évasion.
Son envie du voyage est portée par toutes ses
peintures. C'est le cas de cette fenêtre ouverte sur une mer d'une couleur
verte qu'on ne trouve qu'au large ou encore de ce bleu ciel et de ce jaune
solaire qui se dégagent de son œuvre.
Ce qui
a poussé une visiteuse à laisser échapper ces mots :'' le désir exprimé à
travers l'œuvre de cette dame n'est que le reflet de ses pensées et de son
regard posé sur son environnement immédiat.'' Cela semble vrai au regard de
cette Mahoraise portant le masque de ''Msindzanou '',
masque de beauté traditionnel réalisé à
base de bois de santal que les femmes aiment porter.
De divers formats, les toiles ont été peintes
avec une très grande sensibilité témoignant de la proximité entre l'artiste et
l'œuvre.
Rencontre
physique
Sa façon de travailler la matière confrontée
aux images nous fait découvrir les expressions de son monde intérieur réel. On
n'a pas besoin d'être un expert pour comprendre que Camille, ne reste pas
insensible à la nature humaine. Et, par conséquent, à la nature de la beauté
comorienne.
C'est une occasion pour que la tradition
comorienne ne reste pas lettre morte, mais
qu'elle s'offre aux pinceaux comme aux vers des poètes et fasse naître
l'espérance d'un avenir meilleur ; une espérance qui se lit sur le regard de ce
portrait d'un Mahorais qui interroge cet avenir. Les titres " Liberté
d'être ", " Eclatante obscurité ", " Vent de l'âme ",
" Présence au monde ", " Trop de bords ", " Pour te
retrouver ", pour ne citer que ceux là, témoignent de cet état d'esprit du
voyage. Ils correspondent aux formes qui surgissent de ses tableaux "
brodés ", lieux d'une rencontre
physique entre l'artiste et la réalité omniprésente.
Camille Bole-Cerveaux
a mis à profit ses connaissances pour atteindre ce stade où l'artiste, consciente de ses capacités,
cherche à faire éprouver son art dans ce qu'il a d'états et de métamorphoses.
C'est pourquoi d'ailleurs, " le paysage disséqué, détruit puis reconstruit
dans ces riens qu'on crée et dans des fenêtres ouvertes dans la toile, va
devenir acteur de mémoire et de sens ",
nous confie-t-elle.
Haled A.Boina
Basket-Ball
: Le rebond !
Après quatre ans d'inactivité le basket-ball
s'organise. Deux tournois féminin et masculin
se sont déroulés en nocturne, ce dimanche 4 janvier 2004 au stade de
Moroni. Les phases finales se dérouleront dans quinze jours.
La communauté sportive de basket-ball de l'île
de Ngazidja rebondit sous la pression du terrain. Une commission de
sensibilisation et de relance a été mise
sur pied à l'initiative des basketteurs eux-mêmes pour remettre la
discipline sur les rails.
Ahmed Said Soilihi,
Ali Papa, Hadji et Pomo Yahaya,
sollicités par les équipes, particulièrement celles du District du centre, vont
s'évertuer à relancer le basket-ball grand-comorien et, par la même occasion,
réveiller l'intérêt du public.
Selon Ali Papa, un des membres de la
commission: ''Notre principal objectif est de relancer la discipline, de
redynamiser les joueurs, de restructurer les équipes, de recycler les arbitres
et surtout, de redonner au public l'envie de retourner au stade''.
Si aucun contretemps ne vient compromettre ce
projet la commission va encourager les équipes à organiser une assemblée
générale pour constituer, en présence des hautes instances sportives, une ligue
régionale. La ligue formera ensuite des commissions techniques pour gérer la
phase régionale du championnat des Comores.
En effet, depuis presque quatre ans, les
équipes de Ngazidja n'ont pas connu de championnat. Pour la sélection
nationale, les joueurs sont retenus en fonction de leur prestation lors de très
rares matches amicaux, interquartiers ou scolaires.
Des rencontres sans enjeux. Les critères de sélection ne sont donc ni
transparents, ni objectifs et finalement peu fiables.
Le tournoi de relance a mis au prise, dimanche
4 janvier 2004, d'une part, deux équipes féminines (Djabal
et Espoir), et cinq masculines (Amisco, Baygon de M'de, Djabal d'Iconi, Papillon bleu et Volcan-club).
Les filles étaient opposées en matches aller
et retour. Hassanaty une joueuse de Espoir des
Comores et de l'équipe nationale nous a livré ses impressions avant le match :
''notre équipe s'entraîne souvent, en basket-ball et en handball. Nous sommes
en bonne condition physique. Nous disposons d'une certaine expérience. Nous
abordons donc ce tournoi avec sérénité. Sauf accident, nous devrions venir à
bout de notre adversaire."
En match aller, Espoir l'emporte sur le score
relativement serré de 11 à 8. Et en match retour, fatiguées et acculées par les
assauts répétés des coéquipières de l'internationale Hassanaty,
les joueuses de Djabal-Sport s'inclinent sur le score
sans appel de 22 à 1. Mais les deux équipes se retrouveront en finale. Laquelle
est prévue dans quinze jours.
Au niveau des hommes, la compétition s'est
jouée en deux poules. Papillon et Volcan dans la poule 'A' Amisco,
Baygon et Djabal dans la
poule 'B'.
Les résultats sont sans surprises. Les équipes
qui ont continué à s'entraîner malgré le manque de compétitions officielles se
sont imposées.
La première demi-finale a opposé le premier de
la poule 'A' contre le 2e de la poule 'B' (Djabal
contre Volcan) et la deuxième le 2e de la poule 'A' contre le premier de la
poule 'B' (Baygon au Papillon). Djabal
et Papillon se sont imposés respectivement sur les scores de 28 à 15, et 22 à
15. La finale aura lieu dans quinze jours.
Les résultats :
Poule (A) :
Papillon - Volcan : 28 à 23
Poule (B) :
Djabal - Baygon : 19
à 18
Amisco - Baygon : 9 à 10
Djabal - Amisco : 12 à 10B.M. Gondet
Semaine de
l'Ascobef : Intensifier les actions en faveur
des jeunes
La semaine de mobilisation de la section
régionale de l'Association comorienne pour le bien être de la famille (ASCOBEF)
s'étalera du 7 au 14 janvier 2004. Plusieurs activités
sont prévues. Un tournoi de football opposera au stade de Moroni quatre des
meilleures équipes du championnat de première division à savoir Volcan club,
Union sportive de Zilimadjou, Coin Nord et Elan Club.
De son côté, l'Institut national de la
jeunesse et des sports (INJS) abritera, le 7 janvier prochain, un tournoi
scolaire de hand-ball féminin entre les équipes de huit établissements (GSFA,
G.S. Avenir, G.S. Le Progrès, Collège royal etc.).
D'autres festivités sont au programme. Avec
entre autres des conférence-débats à Panda dans le Mbadjini
et à Ivoini. Ces conférences s'articuleront autour de
la planification familiale et de la prévention des infections sexuellement
transmissibles (IST), quelques uns des chevaux de bataille de l'Ascobef.
Selon le président de la section régionale de
l'Ascobef, Allaoui Ismaël,
cette semaine de mobilisation entre dans le cadre de la sensibilisation de la
population sur les activités menées par l'association : ''la journée porte
ouverte du mercredi 7 au centre jeunes et à la clinique de l'association est
une invite à la population pour découvrir les activités de l'association dans l'espoir
que certains d'entre eux nous rejoindront dans notre lutte pour le bien-tre familial''.
Le samedi 10, l'association organise à
l'hôtel P- SY, un bal sis à Vouvouni :
''Se sera une occasion de se retrouver pour les volontaires et les autres participants'',
confie le président de la section régionale de l'Ascobef.
A l'en croire, la mobilisation de la
population autour de cette semaine montre combien les Comoriens sont attachés
aux valeurs de la famille et à son épanouissement''. Par ces activités, ''l'Ascobef réitère son engagement en faveur de l'encadrement
des jeunes car les enfants d'aujourd'hui, seront les parents de demain',
conclut Allaoui Ismaël.
Saïd Maoulana
Affaire Larifou : Les Réunionnais se mobilisent…
A La Réunion, la mobilisation monte en
puissance. En témoigne la lettre publiée par la presse signée par une douzaine
d'associations, dont l'Association islamique sunnite du Tampon, la Fédération
réunionnaise des associations musulmanes, l'Association Réunion-Palestine,
la Fraternité des Musulmans Réunionnais, Run Muslim, etc.
Une lettre également signée par Monseigneur
Gilbert Aubry, évêque de La Réunion. Ces associations et l'Evêque de La Réunion
demandent à la population réunionnaise d'écrire "à son élu (député, maire,
sénateur, conseiller régional ou général), lui réclamant de tout faire pour
faire rapatrier Maître Larifou à La Réunion , et mettre fin à une atteinte fondamentale au
Droits de l'Homme."
Céline Lucilly,
présidente d'une association de familles, s'inquiète de la situation de la
famille de Saïd Larifou. "Il y a une jeune femme
et ses jeunes enfants qui pleurent. Ils pleurent l'absence d'un mari, d'un père
qui n'a pas volé, qui n'a pas tué, n'a pas détourné des fonds publics, n'a pas
envoyé de l'argent dans les paradis fiscaux."
La ligue des Droits de l'Homme de La Réunion
et le Comité de défense de Saïd Larifou se demande
"quel exemple de respect des libertés, de la démocratie, et de défense des
Droits de l'Homme, la France donnera-t-elle si elle abandonne à leur sort ses
ressortissants pris dans la tourmente des événements dans des pays où les
droits élémentaires ne sont pas respectés ?
La LDH de La Réunion et le Comité de défense
de Maître Saïd Larifou, dénoncent son enfermement
abusif et s'inquiètent des risques qu'il encourt par le prolongement de cette
détention, et le manque d'empressement des autorités françaises."
Jean-Jacques Morel,
conseiller général, regrette que "notre compatriote - il est vrai aussi
Comorien ne manque-t-on pas de répliquer du côté de Moroni, et alors ? - fasse
l'objet d'une détention injuste. Je le regrette au nom de la coopération
régionale dont on nous rebat les oreilles. Aucune coopération durable ne sera
possible tant que les opposants politiques seront emprisonnés.
Je le regrette au nom des Droits de l'Homme
dont on nous rabat les oreilles, sans le moment venu, lever le petit doigt pour
les faire respecter."