EDITION ELECTRONIQUE N°182
Larifou : La Réunion se mobilise
Maître Saïd Larifou reste sous contrôle
judiciaire. Les autorités politiques et la Justice temporisent. Et pendant ce
temps, la mobilisation monte en puissance.
Elle se développe partout dans la région et en
France, notamment parmi la diaspora. Elle est particulièrement forte à La Réunion
où, hier à Saint-Denis, les artistes ont montré une solidarité exceptionnelle
en organisant un concert pour des centaines de personnes. La classe politique
réunionnaise - toutes opinions confondues - intervient auprès des autorités
françaises pour demander l'évacuation sanitaire du président du Ridja.
Les bâtonniers des deux barreaux de
Saint-Pierre et de Saint-Denis ont décidé d'envoyer une délégation de
personnalités à Moroni.
Hier après-midi de très nombreux artistes
réunionnais se sont mobilisés dans un concert de solidarité au Barachois (Saint-Denis) qui s'est déroulé
devant des centaines de personnes. Déjà, mercredi 7 janvier 2003, deux à trois
cents personnes se sont réunis sur le parvis des droits de l'Homme à
Saint-Denis pour protester contre le refus de l'évacuation sanitaire de Saïd Larifou. Le parvis des Droits de
l'Homme est le lieu des rendez-vous de celles et de ceux qui entendent
protester contre les atteintes aux libertés dans le monde. C'est là par exemple
qu'a symboliquement démarré la lutte contre la guerre en Irak. Deux à trois
cents personnes en plein mois de janvier, alors qu’à La Réunion, se sont les
vacances scolaires, c'est un véritable succès à mettre à l'actif du Comité de
soutien à Saïd Larifou.
Et la mobilisation ne peut que s'amplifier.
Dimanche prochain sera organisée à Saint-Pierre, dans le sud de l'île, une
conférence sur les Droits de Homme à laquelle participeront de nombreux
artistes et intellectuels de La Réunion.
Les bâtonniers des barreaux de Saint-Denis et
de Saint-Pierre ont publié un communiqué dans lequel ils annoncent qu'ils ont
saisi les autorités françaises de cette atteinte aux libertés et que des
personnalités se rendront prochainement à Moroni. La campagne pour la
libération de Saïd Larifou prend une dimension internationale.
C'est ainsi qu'un contact a été établi avec
Paul Bérenger, premier ministre de l'île Maurice. Mais c'est en France qu'elle
devrait très vite prendre de l'ampleur, dans le but avoué d’inciter les
autorités françaises à agir. C'est ainsi que le Comité de soutien à Saïd
Larifou appelle les Comoriens de France à intervenir. Par ailleurs, une lettre
pétition adressée à Pierre André Wiltzer, ministre français délégué chargé de
la Coopération et de la Francophonie et à Dominique de Villepin, ministre
français des Affaires étrangères circule sur le web. Elle note que
"l'Union des Comores voit se multiplier les mises en cause intolérables
des droits et libertés démocratiques". Elle dénonce une situation qui
"accentue l'isolement des Comores sur la scène internatinoale, leur image
atteinte nuisant à leur développement". Cette lettre indique : "Tout
cela doit cesser. Pour Saïd Larifou, mais aussi pour l'ensemble des
Comoriens".
Soutien des politiques de tous bords
Le Journal de l'Ile de La Réunion du 8 janvier
2003 fait également état de nombreuses réactions, notamment au sein de la
classe politique, toutes opinions confondues. C'est ainsi que Jean-Luc Poudroux
président du Conseil général (du parti du président Chirac), dans une lettre au
ministre français délégué à Coopération et à la Francophonie, écrit que
"dans le cadre des accords de coopération entre la France et l'Union des
Comores et eu égard aux engagements de notre pays au sein de la Commission de
l'Océan Indien", il est nécessaire "d'intervenir auprès des autorités
comoriennes en vue d'un règlement rapide de ce problème aujourd'hui avant tout
humanitaire".
De leurs côtés, Huguette Bello, députée
communiste et Christophe Payet, député socialiste, explique dans un communiqué qu'ils "ont demandé
aux autorités françaises d'intervenir sur le plan diplomatique en faveur de
l'avocat saint-pierrois auprès de leurs homologues comoriens afin d'obtenir son
évacuation sanitaire pour La Réunion, et lui apporter ainsi l'aide et
l'assistance nécessaire garantissant le respect au droit à la santé et à la
vie."
D'autres voix s'élèvent comme le FSU, premier
syndicat enseignant de France ; le syndicat des commerçants de La Réunion; le
Rotary International, etc.
Electricité S'inscrire dans la durée
Six groupes électrogènes -comme une
hirondelle- ne font pas le printemps. L'électricité est là. Personne ne s'en
plaindra. Mais pour combien de temps ? Et à quel prix ? La question de
l'électricité, énergie indispensable au développement, doit être traitée dans
la durée.
Une cérémonie d'inauguration des nouveaux
groupes électrogènes a eu lieu jeudi dernier à la centrale de Voidjou en
présence du président Azali Assoumani.
Mais il y a déjà plusieurs semaines que l'île
de Ngazidja est sortie de l'obscurité. Les interminables délestages ne sont
qu'un lointain souvenir pour la population. La crise de l'énergie qui frappait,
depuis plus de sept ans, notre pays semblait sans solution. Aujourd'hui
l'espoir renaît. Les habitants commencent à croire à une résolution possible de
cet handicap majeur que constitue la pénurie d'électricité. Mais beaucoup
restent sceptiques. Ils se souviennent de l'expérience malheureuse de la
défunte CEE.
En
1997, la SOGEA, groupe VIVENDI avait repris, sur la base d'un contrat
d'affermage, l'EEDC. La nouvelle société avait bénéficié dès son démarrage
d'une subvention conséquente.
Electricité : s'inscrire dans la durée
L'Agence Française pour le Développement avait
apporté 1,65 milliards de francs comoriens pour la réhabilitation des installations,
la BEI 500 millions pour l'achat d'un 6ème groupe, l'Emirat de Sharjah 400
millions pour la réhabilitation des deux groupes et le Koweit avait offert
quatre groupes. Par la suite l'AFD avait injecté d'autres fonds… Malgré cet
appui financier massif, la crise de l'énergie s'est perpétuée et le
contrat passé avec la SOGEA a été rompu
unilatéralement par le gouvernement comorien.
Les causes on les connaît. Elles ont pour nom
"mauvaise gestion", "vol d'électricité"… Si l'on ne veut
pas que notre pays retombe à nouveau dans l'obscurité, il est indispensable de
tirer les leçons du passé. Il ne suffit pas de disposer de groupes
électrogènes, il faut être en mesure de les faire fonctionner et de les
entretenir!
Les mêmes causes produisant les mêmes effets,
si les nouveaux responsables de la MAMWE ne changent pas radicalement de
comportement, et si les autorités publiques ne prennent pas les mesures
nécessaires pour stopper les fraudes, alors notre pays ne tardera pas à
retomber dans l'obscurité.
Pour l'heure, la population s'interroge sur
l'origine de ces groupes électrogènes arrivés un beau jour par avion. Combien
ont-ils coûté ? D'où vient le financement? Pourquoi n'y a t il pas eu d'appel
d'offres ? Même si les habitants de Ngazidja ne peuvent être que satisfaits de
retrouver l'électricité, ils ont le droit de savoir et d'être informés. Déjà
des bruits persistants laissent entendre que ces groupes seraient très
gourmands en consommation de gasoil. Combien de temps la Mamwe pourra-telle
tenir ? Autant de questions qui, malheureusement, restent sans réponses.
Habari za udungza
Une question d'équilibre
Il est connu que dans nos places publiques les
gens discutent des sujets très divers. Et comme c'est le cas, la plupart du
temps, on passe du coq à l'âne. Un jour un participant pose la question de savoir si l'on peut conduire une moto sans
avoir appris à conduire une bicyclette. Et comme vous l'imaginez, c'est ce
genre de sujet favori dans les bangwes. Cela permet à tout le monde de
participer, comme disait le baron de courbe machin. Dans la foulée, un dénommé
Kissar affirme d'emblée que cela est possible et la discussion s'engage sur les
chapeaux de roue, si l'on peu se permettre cette expression.
Accidenté
Parmi les participants, il y avait un certain
Hilisoi, connu pour échafauder les scénarios les plus invraisemblables. Il
prend Kissar au mot. Rappelons que ce dernier ne sait pas conduire un vélo. Il
lui dit d'accord, acceptons que cela est possible et te voilà sur une moto,
parti à travers le centre ville. Et nous, nous sommes assis là, à t'attendre.
Au bout d'une vingtaine de minutes, nous voyons un taxi tous feux de détresse allumés, passant en trombe devant
nous en direction de l'hôpital Roufmael. Certains ont pu apercevoir un homme
allongé à l'intérieur, les jambes dépassant de peu la portière. Quelques
instants après, nous voyons des vieilles dames de ma Médina en ''bwibwiyi”
marmonnant des propos inaudibles suivre le boulevard de l'hôpital. Il
semblerait qu'elles parlaient de l'identité de l'accidenté.
A l'hôpital, la personne est admise aux
urgences. Tout son corps est recouvert de pansement à l'exception du nez, des
yeux et de la bouche. Les médecins sur place sentent que la personne essaie de
dire quelque chose. Certains d'entre eux s'approchent et tendent les oreilles
en direction de sa bouche, mais rien ne sort. Et pourtant ils sont convaincus
que leur patient à quelque chose d'important à dire. Ils demandent à ce que
l'on amène un micro et une sono pour essayer d'écouter ce que le patient essaie
avec la plus grande énergie, de leur communiquer.
Cette première tentative s'avère infructueuse.
On fait alors appel à un grand ''Dj'' de la place avec son matériel
sophistiqué. Ce dernier arrive avec son matériel dernier cri. Il met tout en
place, avec pas moins de cinq micros ultrasensibles en direction de la bouche
du patient et une multitude de haut-parleurs tout autour. Les médecins
retiennent leur souffle et collent leurs oreilles sur les baffles.
On ne peut pas...
Et c'est avec une force surhumaine qu'on voit
la bouche du malade s'ouvrir et on
entend un souffle rauque comme venant des profondeurs de la terre :
''Oui, c'est vrai, on ne peut pas conduire une moto sans avoir appris à
conduire une bicyclette''. Et vous avez sans doute reconnu le patient, c'était
Kissar.
Cette histoire, inventée par Hilisoi, reflète
somme toute, notre façon à nous de croire que ce qui se passe dans notre tête
est la réalité. De temps en temps, une réalité vient se fracasser sur notre
figure. Alors cessons de trop rêver et mettons la main à la pâte.
Hachime Abdérémane
Commune pilote de Bandamadji ya Itsandra
La femme est l'avenir de l'homme
Bandamadji ya Itsandra s'est érigée en
commune-pilote le 30 juin 2003. Dans son conseil municipal, les femmes sont
majoritaires et une femme, Moinaecha Mroudjae, a été élue maire. Depuis, des
structures se mettent en place, après ''réflexion et concertation'' : ''Malgré
l'impatience de mes adjoints, je n'ai pas voulu faire des choses dans la
précipitation'', explique la maire.
Depuis le 30 juin 2003, la commune-pilote du
village de Bandamadji ya Itsandra a vu le jour. Cela ne s'est pas fait sans
étude. Une ''commission de réflexion'' avait planché pendant an pour élaborer
un projet de statut. Une autre commission composée de cadres, de notables et de
juristes a, ensuite, été chargée de la sensibilisation des habitants du village
et de la définition de la composition du conseil municipal. Des discussions ont
eu lieu trois mois durant pour ''informer et éclairer'' les Bandamadjiens sur
les nouvelles règles qu'ils se sont choisies. Ensuite on a désigné les seize
membres du Conseil municipal, dont neuf femmes,s qui ont ensuite élu le maire.
Moinaecha Mrdoudjae l'a emporté sur son
adversaire d'un jour qui est devenu premier adjoint.
''Dès que mes amis m'ont proposé de prendre
part à la création d'une commune-pilote, j'ai été partante.
Enthousiasmante
Même si j'ai eu une petite hésitation, à cause
de mes responsabilités à la tête de la coordination nationale de la Fawecom
(voir ci-contre).
La création d'une commune est une tâche
lourde, mais enthousiasmante, car nouvelle aux Comores'', avait déclaré la
maire après son élection.
Six mois se sont écoulés depuis. Le village
continue de vivre au rythme des activités du Centre national d'artisanat des
Comores, du Centre culturel islamique et du travail des artisanes des kofia ya
matso, des boubous appréciés dans toute l'île et d'autres produits artisanaux
(vannerie et nyipepo); autant de spécialités de la localité.
La maire et son conseil municipal ne sont
pourtant pas restés inactifs : ''Dès mon arrivée à la mairie, mes premières
actions ont été de mettre l'institution en place, d'organiser le bureau
municipal et de sensibiliser les villageois afin de les pousser à s'investir
dans la vie politique de leur village'', explique Moinaecha Mroudjae. La maire
et le conseil municipal se sont également intéressés au problème des ressources
humaines à mettre en œuvre pour gérer la commune-pilote. ''Jusqu'à présent nous
fonctionnons grâce au bénévolat des conseillers municipaux. A partir du 15
janvier 2004, nous allons recruter une employée pour l'état civil''.
La nouvelle employée est actuellement en
formation à la préfecture d'Itsandra. La mairie compte également engager un
secrétaire général de mairie et une secrétaire pour assurer la permanence.
Les élus se sont également attachés à trouver
des ressources pour un budget annuel évalué à trois millions de francs.
3 millions francs
Le règlement intérieur de la commune a prévu
le prélèvement d'impôts en faveur de la commune. Il a, par exemple, institué un
''impôt de solidarité'' (6.000 fc par an et par foyer). Les mariages et les
activités associatives ou individuelles à but lucratif sont imposables à
hauteur de 10 %. D'autres taxes sont prévues pour financer les services rendus
par la commune comme le ramassage des ordures (50 Fc par semaine et par foyer),
l'autorisation de construire, la célébration d'un mariage (5.000 Fc) : ''Nous
avons essayé d'être le plus raisonnable possible pour ne pas alourdir la
situation économique des villageois. La décentralisation implique de payer des
taxes nouvelles en échanges de services nouveaux'', indique la maire.
La commune-pilote de Bandamadji ya Itsandra
est sur les rails. C'est le premier village dirigé par une femme. Ce qui est
peut-être un plus. Les femmes sont en effet réputées pour être plus à l'écoute
des concitoyens et plus pragmatiques dans la prise de décision.
Ahmed Bourguiba et Issam Mohamed
Priorité à l'emploi des plus jeunes.
Parmi les plus grands projets de la comune,
figure le développement de l'emploi ''pour prévenir la petite
délinquance''. La priorité, c'est la
mise en place de formations destinées aux jeunes déscolarisés. Selon la maire,
le village dispose d'un potentiel de savoir-faire dans des domaines tels que la
couture, la maçonnerie, la mécanique, et dans d'autres, encore qui restent
inexploités.
''Nous devons aider les jeunes à s'organiser
pour monter des activités génératrices de revenus. Des jeunes qui formeront
d'autres jeunes. C'est cela notre objectif premier''.
La commune réfléchit sur leur l'encadrement :
''Il faut lutter contre le chômage et la délinquance''.
Pour rassembler les moyens indispensables la
commune ''frappe à toutes les portes''. Elle s'est adressée au Centre national
d'artisanat comorien qu'elle estime sous utilisé.
Elle est déjà entrée en contact avec le
directeur ''pour voir ensemble comment aider au développement de cet outil
initialement créé pour former, produire, exposer, vendre.
Parllèlement, elle discute avec le Centre
culturel islamique d'un projet de formation à la couture à vocation régionale qui pourrait
occuper les locaux inutilisés du dernier étage du centre.
A plus long terme, le projet qui préoccupe la
maire et son conseil municipal, c'est la valorisation du front de mer de
Bandamandji : ''C'est un projet vaste et
ambitieux. Une idée que m'est venue à la tête depuis que j'ai l'honneur de
présider aux destinées du village.
A.B.
Trois questions à une pionnière
LGDC : Vous êtes la première femme, maire aux
Comores. C'est une avancée dans la lutte pour l'émancipation des femmes?
Moinaecha Mroudjae : C'est un point positif
pour l'émancipation de la femme comorienne. Dans le monde, la femme cherche à
prendre sa place dans la vie politique de son pays. Les Bandamadjiens ont
compris que la reconstruction et le développement de notre pays, et bien sûr de
nos villages, concernent tout le monde. Ils ont mis de côté les tabous
traditionnels, c'est un progrès. Cela me permet de découvrir de nouvelles
choses, et peut-être d'aller de l'avant.
LGDC : Avez-vous d'autres ambitions politiques
?
M.M. :
C'est confidentiel pour le moment… (rire).
LGDC :
Que pensez-vous de l'ordonnance du président de l'île autonome de
Ngazidja sur la création des communes ?
M. M. : Les communes de Ngazidja sont, depuis
un ou deux ans, mises en place sans aucune loi. Mais cela répond à un besoin
des Wangazidja. Je trouve que cette ordonnance est une bonne initiative de la
part du président de l'île. Toutefois, il faut tenir compte de l'expérience
accumulé. Nous sommes en train de discuter avec le comité de suivi chargé de la
création des communes à Ngazidja pour légaliser celles qui existent et pour que
soit prise en compte leur expérience.
Propos recueillis par A. B.
Une actrice du développement, une
militante des droits de la femme
Moinaecha Mrdoudjae se définie comme étant
''une actrice du développement et une militante des droits de la femme''. Enseignante de formation, elle devient, en
1975, l'animatrice de Maounati, une association qui militait pour les droits de
la femme et son intégration dans le
processus de développement au milieu des années 1980. Elle devient, en
1984, secrétaire générale de
l'Association féminine pour l'enfance malheureuse aux Comores (AFEC), qui aide
les enfants nécessiteux.
''J'aime tout ce qui est action et activité
sociales'', dit-elle avec ce sourire qui ne l'a quitte jamais. Ensuite elle
travaille dans le Centre de recherche sur le statut de la femme comorienne, un
projet du Programme des nations unies pour le développement (PNUD).
Parallèlement elle s'emploie dans diverses associations féminines et travaille
à l'harmonisation de leur action : ''Nous visions à fédérer les associations'',
souligne-t-elle.
C'est à cette époque qu'elle produit un
rapport sur le statut et la situation de la femme comorienne, en collaboration
avec une universitaire française, Sophie Blanchy. Une collaboration que se
prolongera à travers d'autres recherches.
Dans son village, Bandamadji ya Itsandra, elle
est, entre 1993 à 1995, présidente du ''comité de pilotage'', destiné à
coordonner les actions de développement du village. Dans la même période et
jusqu'en 1999, elle assume les fonctions de directrice régionale du Fonds
d'appui au développement communautaire (FADC) à Ngazidja.
Depuis février 2003, Moinaecha Mrdoudjae est
coordinatrice d'une Ong panafricaine, le Forum des éducatrices africaines aux
Comores (Fawecom) qui a pour objectif d'encourager la scolarisation des filles
: ''Il s'agit pour nous, non seulement de veiller à l’accès plus important des
petites filles à l'école, mais aussi à ce qu'elles terminent leur scolarité'',
précise-t-elle.
Depuis le 30 juin 2003, Moinaecha Mroudjae a
été élue par une assemblée de grands électeurs premier maire de la commune
pilote de Bandamadji-Itsandra. Elle est la première à ce poste aux Comores. Le
collège électoral est composé ici, des représentants des associations, des
quartiers et des classes traditionnelles du village.
A.B et I.M.
.*COMMUNIQUE de la Direction Générale
des Impôts (DGI) de l'île Autonome de NGAZIDJA
La Direction Générale des Impôts (DGI) de
l'île Autonome de NGAZIDJA porte à la connaissance de tous les propriétaires de
véhicules automobiles, de tourisme ou utilitaire, motocycliste, vélomoteurs,
scooters et cyclomoteurs que la campagne des vignettes automobiles et la taxe
spéciale sur les véhicules à moteur diesel au titre de l'année 2004 a débuté
mardi le 25 novembre 2003 et prend fin, exceptionnellement, le mercredi 14
janvier prochain à 14 heures.
Passé ce délai, des majorations seront
appliquées conformément aux dispositions du Code Général des Impôts : 10% pour
les vignettes auto et 50% - la taxe diesel.
Pour tous renseignement, veuillez contacter la
Direction Générale des Impôts au 74 42 32
(Bulding de Hamramba, en face du Palais du
peuple).