EDITION ELECTRONIQUE N°189 et 190
Affaire du ministre Younoussa Assoumani
Un ministre de l'île autonome est-il un ministre à part entier ?
Cette
question se pose depuis que la chambre d'accusation s'est exprimée la semaine
dernière sur le cas du ministre des Finances de l'île autonome de Ngazidja. Ce
dernier, qui est en détention à la maison d'arrêt de Moroni depuis plusieurs
semaines, pour une affaire d'agrément, refuse de comparaître devant la juge
d'instruction en charge du dossier.
Il
estime que conformément à la constitution de l'île autonome de Ngazidja, il
bénéficie des privilèges accordés par les articles 73 et 74 aux ministres en
exercice qui stipulent qu'un ministre en exercice doit être entendu par trois
juges spécialement désignés pour la circonstance. Ce que ne partage pas la
Chambre d'Accusation, qui affirme que le ministre Younoussa Assoumani ne peut
pas se prévaloir des dits privilèges
dans l'état actuel des choses (en l'absence de lois organiques).
L'article
30 de la constitution de l'Union traite seulement du cas de haute trahison, ce
qui est loin d'être le cas du ministre Younoussa poursuivi pour une affaire
d'agrément attribué à un assureur indélicat.
Pour
maître Harimia Kassim, “il ne saurait y avoir deux sortes de ministres, un
ministre à part entier et un ministre de seconde zone”. Les ministres des îles
autonomes sont des ministres au même titre que ceux de l'Union. Ils doivent
bénéficier des mêmes privilèges constitutionnels que leurs homologues de
l'Union.
Une
autre question se pose : La chambre d'Accusation est-elle habilitée à
interpréter la constitution? Quel serait alors le rôle dévolu à la Haute Cour Constitutionnelle?
Saïd Maoulana
Malaise à l'Ecole française Des salaires à deux vitesses…
Six enseignants de l'Ecole française,
''résidents'' ont signé un mémorandum remis aux parents d'élèves dans lequel
ils exposent une revendication d'égalité de traitement avec les autres
enseignant ''expatriés''. Une revendication qu'ils estiment légitime. Mais
pourquoi donc avoir eu cette phrase malheureuse - fausse de surcroît -
signifiant que vu les difficultés de recrutement de professeurs de l'Education
nationale de France, ''l'école risque de ressembler à une école locale''.
''Lorsqu'un résident, donc un titulaire de
l'Education nationale (de France - Ndr) part, il n'est pas garanti qu'il soit
remplacé par un autre résident : le plus souvent, et de plus en plus, il est
remplacé par un contrat local, donc la garantie de dispenser un enseignement
égal à celui des écoles françaises n'est pas acquise et très vite l'école
risque de ressembler à une école locale''.
Cette phrase extraite d'un mémorandum remis
aux parents d'élèves de l'école Henri Matisse - l'école française - a choqué
bon nombre de personnes. Et il y a de quoi. C'est oublier que certaines écoles
comoriennes qui s'en sont donnés les moyens obtiennent des résultats au
baccalauréat comparable à ceux de l'école française.
Comorienne ou française
Le problème des résultats scolaires ne réside
donc pas dans le fait qu'une école soit comorienne ou française, mais bien dans
les moyens dont elles sont dotées. Et de ce point de vue, il est vrai que bon
nombre d'écoles - publiques ou privées - ne disposent pas des moyens
nécessaires. Mais à qui la faute ?
Ceci dit, il n'en demeure pas moins que le
mémorandum en question pose le problème de l'égalité des traitements au sein
d'un même établissement. Et les professeurs signataires soulèvent qu'en
fonction du mode de recrutement, sur place ou en France, il existe une
différence de traitement pour des professeurs titulaires tous rattachés à
l'Education nationale (de France - NdR). Une différence qui porte sur
l'indemnité d'expatriation qui s'élève à environ 60.000 euros par an pour les
expatriés et à 6.000 euros par an pour les résidents. Les expatriés bénéficiant
par ailleurs d'un billet d'avion aller-retour par an pour eux et pour leur
famille. Les enseignants dits résidents s'estiment donc fondés à réclamer un
ajustement.
Malgré tout
D'autant, comme le souligne le mémorandum, que
''les uns comme les autres ont suivi le même cursus de formation
professionnelle et ont théoriquement les mêmes compétences en matière
d'enseignement, sauf que les résidents gagnent beaucoup moins que ce que
perçoivent les expatriés.''
Les résidents exigent donc une revalorisation
de cette indemnité. Ils ont, écrivent-ils ''essayé de sensibiliser le conseil
d'administration sur les difficultés spécifiques des résidents, avec un
demi-succès''. L'année dernière, ils ont obtenu ''une participation de
l'établissement au billet d'avion aller-retour, non par famille, mais par
contrat''. Une participation qui n'existe plus aujourd'hui.
Les professeurs résidents expriment d'autant
leur désappointement que, d'après eux, il n'y a ''aucun texte qui interdise à
une école de se mettre à l'abri ",
quitte à accorder quelques avantages à ses enseignants, surtout lorsqu'il
existe un fond de réserve de plusieurs dizaines de millions de francs
comoriens''.
Issam Mohamed
Agriculture-environnement Passation de
service à l'ex-CEFADER de Mdé
Depuis samedi dernier la Direction nationale
de l'environnement, des forets et de stratégies agricoles sise à l'ex-Cefader
de Mdé (une nouvelle direction) a à sa tête Mohamed Bacar Dossar. M.B. Dossar
fait partie des hauts cadres de l'administration en charge des questions
agricoles depuis de nombreuses années.
Dans la matinée du samedi 18 janvier 2004,
s'est tenue à l'ex-cefader une cérémonie de passation de service. Les
principaux responsables des différents départements techniques du ministère
d'Etat au développement et leurs collaborateurs étaient présents. A cette occasion,
le directeur national de l'environnement, Youssouf Hamadi, a cédé son poste à Mohamed Bacar Dossar qui va
cumuler les directions de l'environnement et de l'agriculture. Dans une brève
allocution l'ex-directeur s'est dit ''disponible à servir l'Etat partout où il
sera indispensable''. L'environnement, a-t-il dit, ''je le vis d'abord comme
une passion''.
Pour sa part, le rentrant Dossar a tenu à
situer le nouveau contexte dans lequel il va prendre ses fonctions. Cette
nouvelle structure est surtout appelée à faire un travail de conception, de
planification et permettre aux différents départements d'être complémentaires.
Selon lui, ''au-delà du changement de personnes, il y a un changement du cadre
organisationnel et une redéfinition des missions''. Il conçoit cette nouvelle
mission en termes de ''défis''.
Au moment où le secteur agricole est en
déclin, c'est l'existence même de toute une portion de notre population qui est
en jeu. C'est le premier défi à relever.
Concernant le secteur environnement, il estime
que beaucoup de choses ont été faites mais qu'il y avait ''une absence de
visibilité dans ce domaine''.
C'est dans cette direction qu'il compte
orienter son action.
Terminant ses propos, il a lancé un appel à
tous ses collègues pour relever ces défis ''qui ne sont pas hors de portée,
à condition d'être unis'', a-t-il
rappelé.
Le directeur de l'INRAPE, Aboubacar Allaoui a
pris la parole en tant que doyen et a souhaité
que le ministère se pose ''dès à présent la question de la relève par
l'arrivée de jeunes cadres. Cela ne pourra que dynamiser un peu plus les
structures qui en ont bien besoin''.
Prenant la parole en dernier, le Délégué au
développement Hamadi Idaroussi, qui représentait le ministre en mission, a
''tenu à lever toute équivoque : ce changement n'est en aucun cas une sanction
contre le directeur sortant. Tout cela rentre dans le cadre normal du
redéploiement en cours. Il a précisé que ce dernier n'a pas démérité''.
Après les discours il reste maintenant à
huiler la machine et à la mettre en
marche. Comme on l'a vu,, se ne sont pas les défis qui manquent.
Hachime Abdérémane
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Paludisme L’OMS et le Fonds mondial
défendent leur action face aux critiques
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et
le Fonds mondial pour la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme,
mis en cause par des experts internationaux, ont défendu vendredi leur action
contre le paludisme, tout en reconnaissant des lenteurs.
Ces experts affirment dans l'hebdomadaire
britannique The Lancet daté de samedi que l'OMS contribue à soutenir, en
violation de ses propres recommandations, le financement de traitements devenus
inefficaces depuis que le principal parasite responsable du paludisme leur
résiste.
Interrogé par l'AFP, Ian Simpson, porte-parole
de l'OMS, a rappelé que l'organisation avait décidé depuis 2001 que les
associations thérapeutiques à base d'artémisinine (ACT) étaient les traitements
contre le paludisme à conseiller aux gouvernements des Etats d'Afrique "où
le paludisme est réellement meurtrier".
L'agence de l'ONU recommande que les pays
entament la transition vers les ACT dès que les niveaux de résistance dépassent
15% et que le changements soit opéré avant que la résistance n'atteigne 25%, a
rappelé M. Simpson, tout en soulignant que l'ACT coûte de 30 à 40 fois plus que
la chloroquine.
"La transition vers l'ACT s'est produite
peut-être plus lentement qu'il n'aurait fallu dans un certain nombre de
pays" à cause notamment de ce coût, a-t-il reconnu.
Les pays concernés "ont mis du temps à comprendre"
que le Fonds mondial lancé en 2002 pouvait durablement les aider à financer ce
nouveau traitement, explique-t-il.
"Ils ne voulaient pas passer à un
médicament beaucoup plus cher et se retrouver deux ans plus tard sans argent
pour le payer", dit-il.
Au Fonds mondial, selon Tim Clark, responsable
de la communication, il a été au départ jugé "inapproprié de forcer des
pays à suivre des politiques alors qu'ils ne le demandaient pas".
Mais maintenant, suite à la large diffusion
des recommandations de l'OMS, des pays africains "comme par exemple le
Sénégal, le Ghana, le Bénin, le Mali, le Tchad, la Gambie, le Soudan et
Zanzibar" demandent de passer à l'ACT en revoyant leur programme d'aide,
a-t-il déclaré à l'AFP, assurant qu'ils allaient recevoir l'argent.
Dans The Lancet, treize experts d'Europe,
d'Afrique et d'Asie reprochent au Fonds mondial d'avoir octroyé en 2003 à
l'Afrique "davantage de fonds pour acheter de la chloroquine et
sulfadoxine-pyriméthamine que de l'ACT" et à l'OMS d'avaliser, au mépris
de ses propres recommandations, le financement de médicaments inefficaces mais
peu onéreux, sous la pression de certains Etats bailleurs de fonds, comme les
Etats-Unis.
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Marché Volo-Volo Bagarre entre
poissonnières et vendeuses de légumes
Le samedi dernier marché de Volo-Volo, une
bagarre a opposé les poissonnières aux marchandes des fruits et légumes. Des
échanges de ''poissons contre fruits'' et même des jets de pierres ont eu lieu,
paralysant les activités du marché durant une heure. On dénombre quatre
blessés.
La police de l'île et la gendarmerie sont
intervenues pour maintenir l'ordre. Les poissonnières sont conduites au
commissariat de police tandis que leurs adversaires ont été pris en charge par
la gendarmerie.
Il semble que c'est la déclaration d'une
revendeuse de lait caillé la veille à djabal télé qui avait désigné les
poissonnières comme étant responsable des mauvaises conditions d'hygiène du
marché qui a mis le feu au poudre.
Notons qu'une rencontre sur la propreté du
marché entre les revendeuses et le ministre de l'intérieur avait eu lieu
vendredi dernier, et que des mesures avaient été convenues pour
l'assainissement des marchés ( lire LGDC du samedi 17 janvier).
D'après nos informations, une réconciliation a
été faite entre les deux partie. Et comme promis, le ministère de l'intérieure
a envoyé des poubelles supplémentaires à Volo-Volo.
A.
Bourguiba
Bandamadji-Itsandra Un vieux mûr
s'écroule sur une fillette de 11 et la blesse gravement
La gamine aurait voulu exposé au soleil des
habits qu'elle venait de laver. Au paravent, il avait beaucoup plu. La fille
avait tenté de fuir quand elle a remarqué que le mûr allait céder. Hélas, la
chute du mur était la plus rapide. Toute la partie inférieure de la fille est
gravement touchée.
Ce mûr constituait le reste d'une vielle
citerne. Une forte pluie, un quart d'heure avant, l'avait sans doute fragilisé.
Cela nous ramène à soulever le danger qui règne dans nos villes sur certaines
vieilles bâtisses.
En effet, des accidents de ce genre sont
fréquents dans notre pays et risquent d'être plus dramatiques dans les années à
venir. Il suffit de visiter par exemple les médinas de certaines villes, dont
la capitale, pour comprendre. La petite fille risque de commencer une nouvelle
vie avec un handicap à cause d'un vieux mûr. Il faudrait penser à renouveler
ces maisons construites depuis une cinquantaine d'années pour éviter des
catastrophes. L'Etat comme les communes doivent se pencher sur ce
problème.
A. Bourguiba
Cérémonie du souvenir à Moroni Le
dernier coup de Balwazir
Vendredi dernier les fidèles de la zawiya
Chadhouli de Moroni ont organisé une cérémonie du souvenir suivie d'un
''dayira'' en hommage au regretté Balwazir décédé la semaine dernière. Ce
rassemblement religieux a vu la participation d'un grand nombre de personnes
parmi lesquelles le principal imam de la grande mosquée de vendredi de la
capitale, Mougalidi, le cheikh de la twarika Chadhouli, Cheikh Ahmed Dahalani
et le ministre la justice de l'île
autonome de Ngazidja, Abdouraouf. Tout cela sous l'œil de son ami de toujours
le Dr Abdérémane Issulahi qui a été jusqu’au bout son “seul véritable ami”
(Alwatwan).
Balwazir était devenu un personnage médiatique
dans la mesure où il occupait une sphère particulière du champ religieux par ses interventions. Le personnage ne
laissait personne indifférent C'est le
colonel Azali qui a dirigé la prière mortuaire. Le dernier coup de force de
Balwazir même dans l'au-delà. Mnyezimgu namrehemu yamlaze pvema.
H.A.
Première réunion de la Direction des
douanes Une excellente entrée en matière
Les quatre directeurs nommés par l'Union et
les exécutifs des îles se sont réunis. D'importantes questions relatives au bon
fonctionnement du ''nouveau système'' ont été discutées et des décisions ont
été prises. Certaines sont déjà entrées en application. D'autres devront
attendre ''pour des raisons matérielles''. De l'avis des quatre participants,
cette première rencontre s'est révélée ''positive'' et constitue un
encouragement pour la suite des évènements.
La direction des douanes a tenu sa première
réunion le mardi 13 et mercredi 14 janvier dernier, comme il a été recommandé
par le Comité de suivi lors de ses assises du 5 et 7 janvier dernier. Tous les
membres de cette structure, à savoir le directeur général de l'Union, Oubeidi
Mzé Chei et les trois directeurs généraux adjoints, Mohamed Mhoudine,
Chammsoudine Mohamed et Matoir Ahmed, représentants respectivement Ngazidja,
Ndzuwani, et de Mwali étaient présents.
L'ordre du jour de cette première rencontre a
porté sur quatre points essentiels.
“Promesse de transparence”
A savoir, la mise en place d'un système de
suivi statistique des recettes douanières sur l'ensemble du territoire douanier
de l'Union des Comores, l'installation de la Cotecna à Ndzuwani,
l'harmonisation des tarifs applicables sur l'ensemble du territoire douanier
et, en fin, la réorganisation de l'administration générale des douanes ''dans
la perspective d'une douane unique et commune''. Les quatre directeurs ont,
également, discuté de questions diverses, du renouvellement du parc
informatique des centres douaniers.
En ce qui concerne le premier point abordé,
les quatre responsables ont adopté le nouveau modèle de l'imprimé des relevés
des recettes de chaque centre (Moroni, Mutsamudu et Fomboni). Ce document
servira au suivi quotidien des recettes perçues dans chaque centre. Les
nouveaux patrons de la douane comorienne ont renouvelé leur engagement : les
recettes douanières qui seront versées au Compte spécial ouvert à la Banque
centrale des Comores (BCC)''seront contrôlées dans une grande transparence.''
''Registre centralisateur”
De même, ils se sont mis d'accord sur ''la
nécessité'' du visa du Receveur central sur les souches des déclarations de
recettes (DR) tenues au trésor et qui sont délivrées après le paiement des
recettes douanières. La DR sera présentée au receveur à titre de preuve du
paiement des taxes au Trésor. Le but de ce dispositif est ''d'améliorer le
contrôle des séries et d'éviter les risques de fausse DR dans les centres
douaniers. Dans la foulée, il a été décidé que les sommes supérieures à
100.000fc seront payées par chèque certifié et qu'un ''registre centralisateur
va être établi pour donner une ventilation détaillée par nature de prélèvement.''
Concernant l'installation de la Cotecna à
Ndzuwani, le DGA de l'île, a confirmé la ''volonté'' des autorités de son île
d'accueillir ce service. Cependant, Chamsoussoudine Mohamed a fait observer que
la négociation devra porter sur les recettes additionnelles par rapport aux
perceptions actuelles considérées comme un ''plancher''.
Sécuriser les grands postes
Selon lui, le travail de Cotecna ne sera
efficace que lorsque les tarifs seront harmonisés. De son coté, le directeur de
la Cotecna estime que, pour des raisons matérielles, son service ne peut être
opérationnel sur l'île avant fin février. Toutefois, la société pourrait, ''à
la demande des autorités'', commencer à réceptionner les manifestes et à mettre
en place un dispositif de suivi des encaissements. Le collectif des directeurs
est convenu de ''tout mettre en oeuvre'' pour faciliter l'installation de
Cotecna à Ndzuwani dans les délais fixés par le Comité de suivi.
Au niveau de l'harmonisation du tarif
douanier, Ndzuwani a suggéré que le tarif applicable soit inspiré sur celui de
son île afin d'y prévenir une hausse des prix à l'importation dans l'île ''dans
la mesure où le tarif applicable à Ngazidja et Mwali comporte des taux plus
élevés''.
Après une longue discussion, la direction des
douanes a décidé d'harmoniser les taxes uniques sur le riz et les produits
pétroliers, les taxes à l'exportation et les taux applicables sur les
cigarettes et les alcools''. Cela, dans un premier temps, ''pour sécuriser les
grands postes des recettes de l'Union.''
Plus tard, en concertation avec le Comité
d'harmonisation, un tarif unique sera proposé.
Concernant la réorganisation de
l'administration générale des douanes, les participants ont ''réaffirmé avec
force'' la notion d'une Douane unique et commune. Pour symboliser cette notion,
il a été décidé d'adopter un logo pour la Douane de l'Union des Comores. Ils
ont, par la suite, procéder à la désignation des directeurs régionaux,
conformément à l'Accord du 20 décembre 2003 qui, dans les dispositions relatives
à la douane, indique que la direction des douanes nommera les directeurs
régionaux.
Trois nouveaux directeurs régionaux
Après des discussions houleuses, trois noms
d'inspecteurs des douanes de cadre A ont été retenus. Il s'agit de Djabir
Ibrahim, nommé directeur régional des douanes de l'île autonome de Ngazidja, de
Roukia Mohamed Abdou, pour l'île de Ndzuwani et de Fassirou Issoufa pour l'île
de Mwali. Les prérogatives des trois nouveaux directeurs régionaux ont été
précisées. Leur choix, si l'on en croit le procès-verbal de la réunion, a été
dicté par un souci ''d'efficacité et non d'appartenance à une quelconque
entité''. Compte tenu de leur caractère ''obsolète'' il a été décidé de
renouveler dans les meilleurs délais le parc informatique des centres douaniers
afin ''de sécuriser le circuit de dédouanement''.
Les autres points, programmés pour être
discutés dans le cadre des questions diverses ont été reportés à la prochaine
réunion. Il s'agit du budget de fonctionnement de l'administration des douanes,
du relance des services de révision et du contentieux et de l'étude de mesures
d'urgence pour augmenter les recettes et recouvrer les impayés.
De l'avis de tous les participants, cette
première réunion a été ''positive'' et constitue un début ''rassurant'' pour le
fonctionnement de la direction.
Mmadi Moindjié
Structures de mise en application et de
suivi de l’accord : Juste un peu de retard ?
La mise en application des dispositions de
l'Accord du 20 décembre accuse du retard. Il semble qu'il y ait de plus en plus
de mal à respecter les échéances retenues par le Comité de suivi lors de sa
première réunion, les 5 et 7 janvier dernier.
Les dates arrêtées par le Comité pour l'entrée
en fonction des comités et structures qui doivent suivre ou exécuter les
dispositions de l'Accord, se révèlent, constatent certains, ''de plus en plus
illusoire''. L'entrée en service du Conseil de direction des douanes (CDD) et
du Comité d'harmonisation prévues le 22 janvier semble hypothétique.
Pour expliquer cette marche au ralenti du
processus, on évoque, entre autres le retard constaté de l'arrivé des experts
internationaux qui doivent diriger les différentes structures de mise en place
des dispositions de l'accord. Selon l'Union africaine ce ''léger'' retard
pourrait s'expliquer par le ''temps indispensable au pays qui doit fournir
l'expert pour prendre les dispositions nécessaire.''
Au bureau de liaison de l'UA à Moroni, on fait
savoir que le siège de l'organisation a saisi ces pays pour l'assistance en
expert depuis le 26 décembre, presque une semaine après la signature de
l'accord. On rassure, cependant, que les experts commenceront à arriver cette
semaine.
Un premier ministre sénégalais
Parmi les personnes attendues, figure l'ancien
premier ministre et ministre des Finances du Sénégal, Loum, désigné par
l'Organisation internationale de la Francophonie, pour présider le Comité
d'harmonisation. De même, un expert béninois, spécialiste des questions
budgétaires, mis à la disposition des Comores, là aussi, par l'Union africaine,
arrive cette semaine pour faire parti du Conseil de direction des Douanes
Quant aux observateurs militaires, ils
devraient être sur place d'ici la fin de ce mois.
Il a été prévu, par les recommandations du
Comité de suivi, qu'ils puissent être opérationnels le 20 janvier. Sur la
composition de cette force, l'Union africaine avait porté son choix sur le
Togo, le Sénégal, le Bénin, l'Afrique du Sud, le Mozambique, le Burkina Faso et
Madagascar. Certains pays, dont le Togo et l'Afrique du sud ont déjà donné leur
accord.
M.Moindjié
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Roussette de Livingstone aux Comores Un
rôle capital dans la régénération des forêts comoriennes
La Roussette de Livingstone est la plus grande
chauve-souris frugivore au monde. Aux Comores, elle vit, uniquement, dans les
forêts des hautes terres de Mohéli et d'Anjouan où elle contribue au
développement de la forêt.
Au dernier sommet sur les parcs tenu à Durban
en Afrique du Sud en septembre de l'année dernière, le signal d'alarme a été
tiré sur le statut de certaines espèces menacées de disparition à moyen terme,
à cause des ''trous'' dans le maillage
mondial des sites protégés. Plus de 700 espèces, dont 223 oiseaux, 140
mammifères et 346 amphibiens, risquent l'extinction d'ici quelques décennies.
Victimes désignées
Une étude de "Global Gap Analysis" a
recoupé les données de milliers de scientifiques et de dizaines d'institutions
sur l'habitat et la migration de plus de 11.000 espèces. Elle indique, entre
autres, que la grenouille de Wuchuan (Rana wuchuanensis), qui vit dans une
grotte de Guizhou, en Chine, ou le renard volant noir des Comores (Pteropus
livingstonii) sont parmi ces victimes désignées à terme, n'étant couvertes par
aucun parc naturel ou aire protégée.''
Il faut savoir que la Roussette de Livingstone
est la plus grande chauve-souris frugivore au monde. On ne la trouve
actuellement que dans les forêts des hautes terres des îles d'Anjouan et de
Mohéli. Elle est très noire mais certains individus ont des taches rousses sur
le dos ou entre les jambes. Menacée de manière critique, cette espèce a reçu le
degré de priorité le plus élevé (niveau de priorité 1) dans le programme de
conservation du plan d'action de l'Union Mondiale pour la Nature (IUCN) pour
les roussettes.
La population totale actuelle est d'environ
900 individus. Il est à craindre que cette espèce ne disparaisse entièrement
dans les prochaines années à moins que l'on protège leurs perchoirs et les
zones environnants. Le cri d'alarme tiré à Durban a été entendu depuis
longtemps par les acteurs de l'environnement aux Comores.
“Action Comores” en action
A
Anjouan une ONG, ''Action Comores'' a fait de la protection de cette roussette
son cheval de bataille.
C'est dans ce cadre que le projet Conservation
de la biodiversité financé par le Fonds de l'environnement mondial (FEM) et le
bureau du Pnud à Moroni travaille avec Action Comores et un certains nombres
d'institutions spécialisés dans la conservation comme ''Action Comores
International'', Bristol Zoo Gardens, Durell Wildlife Conservation Trust et
l'IUCN à un plan d'action pour sa conservation (PAC). Ce plan devra être validé
d'ici peu par les différentes parties prenantes.
On ne le soulignera jamais assez. La roussette
de Livingstone joue un rôle capital dans la régénération des forêts des Comores
en contribuant à la dispersion des graines et la pollinisation de nombreuses
espèces végétales forestières. Elle constitue un potentiel non négligeable pour
le développement écotouristique. Dans le village de Ouallah-Mirereni (Mohéli),
la visite des nichoirs des roussettes figure parmi les activités de
l'association villageoise.
Hachime Abdérémane
Hand-ball. Finales de la coupe de
ASCOBEF Dames attrayantes et mecs décevants
Le samedi dernier l'Institut national de la
jeunesse et des sports a abrité les deux finales féminine et masculine de
hand-ball. Chez les dames Wabka-School a écrasé Royal-Club sur le score de 12 à
1. Du côté des messieurs, les deux formations ont fait match nul, 13 buts
partout. La deuxième rencontre a fini dans la confusion.
Les activités sportives, sponsorisées par la
section régionale de l'ASCOBEF, dans le cadre de sa ''semaine de mobilisation''
se sont poursuivies la semaine dernière.
En football, la finale s'est déroulée dans une
ambiance de fête. En revanche, en handball, la finale hommes a dégénéré dans le
désordre suite à l'envahissement du terrain par des supporters déchaînés de
l'équipe ''Le Royal-club''.
La finale des filles était en sens unique. Une
pure formalité pour le Wabka-school, qui partait favori. ''Je n'avais rien à
craindre'', a déclaré son manager Karim Bacar. A la 5e minutes de la première
mi-temps le score était de 4 buts à 0, en sa faveur. Les joueuses de l'équipe
réagissaient timidement, incapables de remonter la pente. Le manque de
compétition, d'endurance et d'expériences des joueuses de l'équipe Le
Royal-club se sentait visiblement.
Tactiquement, la stratégie de contre-attaque
adoptée par Wabeka-school, ponctuée par les spectaculaires actions en percées
de Hassanaty Halifa (HH), la capitaine de l'équipe ont nettement déstabilisé la
défense adverse. ''HH'' a constitué un danger réel et permanent pour le but
adverse. Sur les 12 buts marqués par son équipe, les huit sont à porter à son
crédit. De plus, elle réussi six passes décisives. A la fin du temps
réglementaire, Wabeka-school s'était imposé par le score sans appel de 12 buts
à 1.
''Mon statut de joueuse titulaire dans les
équipes nationales de Basket-ball et de handball m'oblige à assumer à la
perfection ma responsabilité. Mes coéquipières comptent sur mon expérience. Je
n'avais pas droit à l'erreur. Je suis obligée de me sacrifier pour ne pas
décevoir.
A la limite de l'affrontement
En 2004, notre objectif est de faire de notre
équipe en vitrine du handball féminin de l'île autonome de Ngazidja. Nous
réussirons, Incha Allah". Rappelons qu'en 2003, Wabeka-school avait
discuté 4 finales et en a remporté 3.
Pour les garçons, le match s'était déroulé
dans une ambiance électrique. Les plus de 2000 spectateurs étaient absorbés.
Dès l'entrée du jeu, les deux équipes avaient opté pour un jeu viril et
agressif. Et tout autour du terrain, les supporters étaient déchaînés. Les
arbitres ont pu maîtriser la première mi-temps qui s'est terminé sur le score
de 7 buts partout.
En 2e mi-temps à 14 minutes de la fin du
match, les joueurs se sont mis à contester systématiquement toutes les
décisions des arbitres. C'est ici que les débordements ont commencé. Les
arbitres furent l'objet de menaces verbales et gestuelles de la part des
joueurs de l'équipe "Le Royal-club" qui, pourtant, menaient au score.
Dès que leurs adversaires ont égalisé le
terrain a été envahi et le match interrompu par les supporters des deux équipes
9 minutes avant la fin du temps réglementaire alors que les deux équipes
étaient à 13 partout.
Grâce à l'intervention musclée et à la
médiation de l'entraîneur de l'équipe nationale comorienne de handball, Laïthi
Bacar Cassim, un affrontement physique a pu être évité de justesse et les
arbitres ont échappé au lynchage.
Bacar Madi dit Gondet
''Nonko !'' un nouvel espace
d'expression
Un nouvel espace d'expression pour les poètes
en herbe et confirmés. Tous les samedi ils y partageront leurs prouesses
verbales. Une autre opportunité pour la promotion de la culture comoriennes
sous toutes ses formes. Ne perdez pas de temps: adressez vos poèmes à Haled
A.Boina, B.P 2216 Moroni ou à:
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Casse à l'Entreprise Abdallah Wadaane
Deux des auteurs et une partie du butin sont appréhendés
La Brigade de recherches de Moroni vient de
mettre la main sur deux des trois auteurs présumés du vol spectaculaire commis
au siège de l'Entreprise Abdallah Wadaane et sur une partie du butin estimée à
environ quarante millions de francs qui a été restituée à la victime. Les deux
voleurs, interpellés douze heures après l'acte, devaient être déférés devant le
procureur de la République samedi dernier. La troisième personne, un nommé
Aboidi, est toujours recherchée par les gendarmes.
Les trois auteurs, tous comoriens, auraient
commis le cambriolage aux dépens de l'entreprise Abdallah Wadaane sise à
Hamramba, dans la nuit du lundi au mardi 13 janvier dernier. Ils ont emporté le
coffre fort de l'établissement contenant de l'argent, des bijoux et des pièces
de ''Napoléons'' (paouni) ainsi que des ''Mexicains'' (boira). Le préjudice
total s'élèverait à environ 50.000.000 francs.
Les voleurs auraient défoncé une fenêtre pour
emporter le coffre de 70kg dans une brouette au nez et à la barbe du gardien
qui dormait tranquillement à son domicile près de l'entreprise.
Les deux auteurs retrouvés par la Brigade de
Recherches de la gendarmerie, ont rendu les pièces d'or (paouns et Boira) ainsi
que les bijoux (Ipamkono ) d'une valeur de 40 millions de francs. Le troisième
larron court toujours avec, semble-t-il, la somme équivalent à 10 millions de
francs comoriens dont une partie en dollars et en euros.
Le butin a été trouvé dans un cimetière caché
dans la broussaille, par un vieux receleur de 60 ans.
Cette affaire a vu l'interpellation de
plusieurs femmes supposées être des copines des auteurs du vol et qui, à
différents degrés, auraient été emmenées à détenir de l'argent, objets, faisant
partis des biens volés. Conduits devant le procureur, les principaux auteurs
sont placés en mandat de dépôt et une information est ouverte par le juge saisi
de l'affaire.
Ahmed Bouguiba