EDITION ELECTRONIQUE N°192
Transfert de la gendarmerie Le décret
n’est pas tombé
Ce document, sans doute l'un des plus attendus par toutes
les partie pourrait ne pas voir le jour avant le début du mois de février. Le
désaccord persiste sur le ''document de synthèse'' qui propose un mécanisme de
fonctionnement de la gendarmerie une fois mise à la disposition des entités
autonomes. Les observations de Ngazidja ont été remises au Bureau de liaison de
l'Union africaine et à l'ambassade de France auteur du document de synthèse qui
les ont adressées au pays et organismes de la communauté internationale,
membres du Comité de suivi pour appréciation. Ce dernier va devoir prendre une
décision à l'occasion de sa prochaine session, prévue à la fin de ce mois.
le gouvernement de l'île ''reconnaît qu'en démocratie la
police judiciaire demeure sous l'autorité de la justice. Mais selon lui, ''chez
nous la justice est toujours contrôlée par le gouvernement de l'Union qui
l'utilise pour régler ses comptes''.
Le décret sur la mise à la disposition des forces de la
gendarmerie aux présidents des exécutifs des îles n'a pas été publié.
Ce document du président de l'Union des Comores, devrait
être publié le 10 janvier dernier pour que, suivant les recommandations du
Comité de suivi, ''la gendarmerie d'être effectivement mise à la disposition
des présidents des îles autonomes, au plus tard le 20 janvier'' dernier.
Les dernières informations tendent à indiquer que ce
décret pourrait ne pas voir le jour avant le début du mois de février. En
effet, les différentes parties ne se sont toujours pas mises d'accord sur le
''document de synthèse'' qui propose un mécanisme de fonctionnement de la
gendarmerie une fois mise à la disposition des entités autonomes.
Les autorités de l'Union auraient accepté les
dispositions telle qu'elles sont définies dans le document. Le gouvernement de
Ngazidja, en revanche, rejette les dispositions sur la Police de l'air et des
frontière, sur la Police judiciaire et sur le mode de nomination du commandant
régional.
Libre choix
Concernant le premier point, les autorités de l'île
autonome de Ngazidja, demanderaient à ce que l'exécutif de l'île soit impliqué
dans la gestion de la police de l'air et des frontières et que l'adjoint du
commandement de cette police leur soit confié. Pour la police judiciaire, les
autorités de Ngazidja disent craindre que cette police ne soit pas utilisée par
les responsables de l'Union ''pour continuer à faire la pluie et le beau
temps''.
Dans ses observations, le gouvernement de l'île
''reconnaît qu'en démocratie'' la police judiciaire demeure sous l'autorité de
la justice. Mais selon lui, '' chez nous la justice est, toujours, contrôlée
par le gouvernement'' de l'Union qui l'utilise pour ''régler ses comptes''.
Ils ont rappelé les arrestations de certains membres du
gouvernement et autres responsables qu'ils qualifient de ''politiques''.
Concernant la nomination du commandant régional, le
document propose qu'il soit choisi par le président de l'île sur une liste des
cinq hauts officiers de la gendarmerie qui lui sera proposée par les autorités
de l'Union. Les responsables de l'île ne veulent pas être limitées à des choix
de personnes qui ''pourrait toutes, lui être défavorables''. Ils demandent à
avoir la latitude de nommer au commandement régional, un haut officier de la
gendarmerie de leur choix ''sans être contraint ou dirigé''. Les autorités de
l'île estiment, également, le système d'utilisation de la gendarmerie, telle
qu'elle est proposée par le document de synthèse, ''trop lourd'' et que, de ce
fait, va être beaucoup plus sous la responsabilité des militaires que sous les
ordres du pouvoir de l'exécutif de l'île.
Toutes ces observations ont été remises au Bureau de
liaison de l'Union africaine et à l'ambassade de France auteur du document de
synthèse. Les remarques de Ngazidja ont été, par la suite, transmises au pays
et organismes de la communauté internationale, membres du Comité de suivi pour
appréciation.
La balle est dans le camp du comité de suivi
Ce dernier va devoir traiter la question et prendre une
décision lors de sa prochaine session prévue à la fin de ce mois. Suivant son
mandat, le comité est le seul habilité à procéder à des interprétations de
l'accord. Il constate les manquements ou obstructions à la mise en oeuvre de
l'accord et reçoit les plaintes portées à son intentions par les parties comoriennes
signataires de l'accord.
Cependant, le comité appelle l'attention des parties
comoriennes sur ''tout fait ou développement'' susceptibles de retarder ou de
compromettre la mise en oeuvre de l'accord. Il peut, enfin prendre toutes les
mesures requises en vue de sa mise en oeuvre.
En cas d'absence de consensus, les membres internationaux
du Comité de suivi, après consultation, doivent formuler une proposition de
compromis ou convenir sur la décision à prendre, qui devient alors exécutoire
pour les parties comoriennes. Rappelons que le
Comité de suivi se réunit au moins deux fois par mois.
Mmadi Moindjié
Candidats au pèlerinage : La longue
attente
Les candidats au pèlerinage qui devaient embarquer dans
le vol affrété par le gouvernement de l'Union des Comores ne sont pas au bout
de leur attente pour ne pas dire leur
peine.
Convoqués en vain à l'Aéroport Prince Saïd Ibrahim mardi
dernier pour l'embarquement, ces personnes parmi lesquelles se trouvent des
gens très âgées venues des quatre coins de l'archipel, se sont retrouvées dans
l'obligation de retourner à l'aéroport hier pour un hypothétique embarquement.
Au moment où nous mettons sous presse, aucun vol ne serait en vu, selon la tour
de contrôle de l'aéroport. Cette attente est d'autant plus longue que ces
personnes se demandent s'ils partiront effectivement cette année vers les lieus
saints de l'Islam. C'est alors qu'il convient de se demander ce qui se passe
réellement entre la compagnie afrétée et l'Etat. Une
mésentente serait-elle à l'origine de ce retard qui devient trop long voire
insupportable et scandaleux ?
Une chose est sure. Si ce retard persiste, nos éventuels
pèlerins risquent de ne plus toucher, cette année, la pierre sacrée de la Kaaba
n
Exposition Photographique Kalambay "d'ici et d'ailleurs"
Un goût pour l'amalgame des couleurs et des compositions
tisse un lien entre les choses les plus diverses. Le docteur Kalambay transcende le regard, va au-delà du sens et amène
le visiteur à s'interroger sur le double sens de la vue, l'envers et le revers
de l'image. Monsieur Kalambay est un poète et un
artiste né. Il pousse le regard du public à s'interroger sur des thèmes aussi
important que la protection de l'environnement aux Comores.
Mercredi 21 janvier a pris fin à l'Alliance francocomorienne (AFC), l'exposition photo du docteur Kalambay Kalula, Représentant de
l'O.M.S aux Comores. Homme de science et de culture
le Dr Kalambay est un poète et un artiste né, qui a
su pousser à travers son exposition photos, le regard du public à s'interroger
sur des thèmes aussi importants que la protection de l'environnement aux
Comores, comme le témoigne les photos qui interpellent le citoyen sur le danger
que constitue les ordures et les pneus enflammés sur le bitume, lesquels
contribuent à détériorer l'image de marque de notre pays.
Il a cependant su montrer la beauté des Comores dans ce
qu'elle a d'éden par ses tableaux de nature morte. Mais aussi et surtout dire
(dans les mots du poète qu'il est) que les artisans comoriens pourraient
s'inspirer des objets artisanaux qu'il a su si bien ressortir dans ses œuvres
photographiques, d'' ailleurs'', pour
enrichir l'art comorien.
Membre de
l'association des poètes comoriens ''Pohori - Kalam''
le docteur Kalambay est à sa deuxième exposition
photographique à l'A.F.C.
La première date en novembre 2002 où il avait exposé sur
le thème de la protection des droits de l'enfant comorien avec d'autres
artistes locaux sous l'égide de l'Unicef.
Cette fois-ci, l'artiste, nous revient avec une centaine
de photos sur des sujets variés comme l'indique le titre de son exposition.
Paysage classique montrant la beauté de la nature morte: fleur, couché de
soleil, mosquée gardée par les boutres, masques africains et objets artisanaux.
Il a aussi mis en valeur les problèmes environnementaux que connaît le pays.
Le contraste d’une pauvreté criante aux côtés d'une
richesse insolente, (maisons construites avec des matières de récupération
juxtaposée à des villas luxieuses ). Ici ressort le
sentiment du médecin face à la précarité de la rue et implication du
fonctionnaire de l’OMS en faveur du développement durable.
Ses photos en numérique, témoignage de son périple à
travers le monde, illustrent les méfaits de la guerre suivant une
classification par ordre thématique.
Il fait en sorte que chaque ordre s'organise en œuvre à
part, avec chaque fois, un lien, une intrigue différente. Cette exposition ne
porte pas à priori sur les problèmes de l'enfance, mais véhicule plutôt sa
façade réussie de diplomate Onusien aux Comores. L’homme Kalambay
a souvent pris part à des ctions humanitaires dans
nos villages en harmonie avec les us et coutumes comoriennes.
Amener à s’interroger
Ses clichés en noir et blancs comme ceux en couleurs
présentent une source d'inspiration pour les passionnés de la photographie. Son
goût pour l'amalgame des couleurs et des compositions tisse un lien entre les
choses les plus diverses. Il ne manque pas de transcender le regard, parfois
même d'aller au-delà du sens direct en ramenant le spectateur à s'interroger
sur le double sens de la vue, l'envers et le revers de l'image; Comme les
quatrains de son recueil de poésie qu'il refuse toujours de publier, modestie
oblige! "Il y a un temps pour chaque chose'' nous dira -t-il.
Haled A. Boina
Ministre Younoussa
en tole
Réaction du collectif des anciens étudiants comorien en
Ex-URSS
Le collectif des anciens étudiants sortant de
l'Ex-URSS s'est prononcé, dans un communiqué datant du 18
janvier 2004, en faveur de la libération du Dr Younoussa
Assoumani. Le collectif réaffirme sa confiance auprès
de leur frère, et demande que justice soit faite. Le collectif n'est pas allé
par quatre chemins pour dénoncer
"l'arrestation et la privation des libertés" dont est victime le
ministre des Finances de l'île autonome de Ngazidja.
Dans ce communiqué, les étudiants de l 'Ex-URSS retracent
le parcours du ministre en mettant l'accent sur l'aspect humain et la
serviabilité dont il a toujours fait preuve. A titre d'exemple, le collectif
s'est appuyé sur la confiance de la Fondation Damien (Ong
qui se charge de la lutte contre la tuberculose) qui a choisi de placer le Dr Younoussa à la tête de ses activités aux Comores.
Ce communiqué, signé par le Dr Kassimou
Saïd doyen des étudiants, a dans sa conclusion manifesté ''l'impatience"
du collectif dans l'attente d'un dénouement heureux de cette situation.
Saïd Maoulana
Hommage. Me B. Toinette,
un an après Cérémonie émouvante à l'Alliance franco-comorienne de Moroni
Le mardi dernier à 19 heure, s'est tenue à l'Alliance
franco-comorienne de Moroni, une cérémonie à la mémoire du regretté Me Jean
Bernard Toinette décédé il y a un an. Une foule
considérable avait pris d'assaut la salle de spectacle. Au programme, discours,
lecture de poèmes et démonstrations d'art martiaux.
Les intervenants ont loué la mémoire de l'homme dans
toutes ses facettes. Juriste, J.B.Toinette était
aussi un homme ouvert à la culture et aux sports. De la littérature aux arts
martiaux, sans oublier son goût prononcé pour la poésie et les arts plastiques.
La salle de spectacle de l'A.F.C
semblait petite pour l'événement organisé par le fidèle ami du défunt, Me Saindou. Les amis et proches du regretté Jean Bernard Toinette ont envahi les lieux pour rendre hommage et se
souvenir du Maître. Aussi bien expatriés que Comoriens, tous l'ont connu. Pour
avoir plaidé leurs causes devant la justice, ou pour avoir partagé avec lui
l'une de ses passions artistiques, littéraires ou pour les arts martiaux. Tous
étaient là pour commémorer la sagesse de l'homme et lui témoigner leur amitié
et leur sympathie
Le premier à prendre la parole fut Ouledi
Ahmed en sa qualité de président de l'Alliance, pour ''montrer l'homme et sa
dimension''. Il a rappelé son activition au sein de
l'alliance après avoir fait un aperçu sur sa vie. Puis Mihidhoir
Said Abdallah, ami du défunt, a présenté le programme
de la cérémonie : allocutions des amis et proches, projection vidéo de l'homme
dans ses activités et démostrations d'arts marciaux exécutés par ses élèves et condisciples. Mihidhoir n'a pas manqué de rappeler ''l'image de ce grand
homme de justice, de culture et du
milieu sportif national ainsi que sa tolérance face aux autres''.
Vivre par ses euvres
Maître Fahami, quant à lui,
décrira le bâtonnier dans sa vie professionnelle : ''sa mort brutale fut une
douleur pour le corps judiciaire. Son absence lui prive de son expérience et de
ses connaissances de la science juridique''.
Le directeur de Caritas-Comores
a témoigné des œuvres que leur président, Jean Bernard Toinette,
a accomplis avant sa mort : ''Malgré qu'il ait quitté ce poste en février 2002
, il a continué à soutenir les activités de l'association. ''J.B.T.'' continuera à vivre par ses œuvres''.
Ducré au nom du Rotary a rappelé le
rôle joué par J.B.T au club.
L'intervention du docteur Islam fut émouvant. C'était un
parent et son plus proche ami. Il a parlé d'aspect multiculturel, de sa
maîtrise de la langue de Mbayé Trambwe
et sa contribution dans l'organisation et la mise en place de la justice comorienne.
Un poême pour
ne pas oublier
Il a relaté ses débuts à la maison de culture de
Vincennes où il s'est donné corps et âme pour l'organisation du 1er Festival
d'Art africain. ''J'ai eu le triste
privilège de recevoir ses dernières paroles et j'ai gardé en mémoire l'image de
ce grand homme qui “hante et continu à interpeller”.
L'homme n'admettait pas la médiocrité. Il était le
premier à se faire violence, pour atteindre la perfection.'' Selon toujours le
médecin, J.B.T était tourmenté, parce qu'il voulait
voir ce pays, les Comores, sortir du marasme où il est tombé depuis plusieurs
années.
Puis ce fut le tour du poète et photographe Mab Elhad de lire un poème à la mémoire de son instructeur,
Jean Bernard Toinette, qu'il a connu au cours de ses
études d'Officier de police judiciaire à l'Ecole nationale des forces armées et
de la gendarmerie en 1989 à Voidjou.
La cérémonie a pris fin avec l'intervention touchante de
la veuve du disparu, Madame Toinette. Haled
A.Boina et Ahmed Bourguiba
Page 2
Moustique et paludisme
Le moustique anophèle, principal vecteur du paludisme,
serait attiré par l'odeur d'un composant de la sueur humaine, selon une étude
publiée dans l'hebdomadaire britannique Nature daté de jeudi, qui pourrait
permettre la mise au point de nouveaux insecticides.
La femelle Anophèles gambiae
dispose d'une protéine-récepteur, dite AgOr1, pour
capter cette odeur (une molécule de 4-méthylphénol), ce qui pourrait expliquer
son attirance pour le corps humain, selon une équipe américaine.
Cette découverte pourrait permettre de trouver le moyen
de bloquer ou activer ce type de récepteurs, ce qui ouvre des perspectives pour
créer de nouveaux insecticides plus efficaces pour piéger ou au contraire pour
faire fuir les moustiques, soulignent John Carlson (université de Yale) et ses
collègues.
Lors de leur étude, ils ont utilisé des mouches
drosophiles mutantes auxquelles ils ont réussi à faire exprimer le récepteur
d'odeurs AgOr1 présent chez la femelle anophèle. Cette mouche peut être
utilisée comme modèle pour l'étude des récepteurs d'odeurs chez d'autres
insectes dont les caractéristiques génétiques sont moins faciles à étudier,
précisent-ils.
Le moustique femelle anophèle est le vecteur essentiel du
parasite Plasmodium falciparum, principal responsable
du paludisme qui tue un million de personnes chaque année dans le monde, dont
90% en Afrique.
Page 3
Incroyable mais Vrai
Le directeur d'une école privée ferme une classe de
première et propose à une partie des élèves de passer en... terminale
Dès la rentrée du deuxième trimestre, le chef de
l'établissement Descartes, après constat
du non-paiement des écolages par la majorité des élèves pendant le premier
trimestre, a pris la décision de fermer la classe de première A. La minorité
qui honorait ses obligations avait le choix entre être parachutée en terminale
ou être transférée dans un autre établissement.
Chose plus étrange encore : personne n’a contesté cette
décision.
Il faut souligner l'absence de contrôle des pouvoirs
publics dans les écoles privées. Libre court est donc donné à l'anarchie.
En effet, les écoles privées sont de plus en plus
nombreuses dans la ville. Elles poussent comme des champignons dans les
quartiers périphériques de Moroni. Certaines dans des petites salles hyperchargées. Parfois jusqu'à plus de 40 élèves, sous une
chaleur insupportable. Sans parler des professeurs qui sont parfois des
bacheliers sans aucune expérience.
Bourguiba
Habari za Udunga :
Se hâter lentement
Dans les îles de la lune nous sommes passés maîtres dans
cet art qui consiste à faire beaucoup de bruit pour peu de choses. En nous
voyant affairés autour des choses et d'autres, l'étranger de passage a la
fausse impression qu'il a en face de lui des gens entrain de s'occuper des
choses importantes. Or la plupart du temps nous feignons de faire ceci de faire
cela, tout est question d'apparence. Chez nous, l'expression ''Islamou nkandu'' qui n'a pas du
tout le même sens que ''l'habit ne fait
pas le moine'' est révélateur de ce que nous essayons de nous prouver les uns,
les autres. Pour nous, le temps est loin d'être de l'argent et nous pouvons
dire que certains ne savent pas quoi en faire. Du matin au soir, ils vont d'un
coin à un autre et cherchent à ''passer le temps'', selon l'expression
consacrée. Vous nous nous direz que c'est bien normal de chercher à gaspiller
ce temps qui ne sert à rien. En fait les gens qui ont de l'argent ne le
gaspille pas à tout va. Mais comme nous ne considérons pas le temps comme de
l'argent cela ne nous pose pas de problème particulier à dilapider ce capital
précieux. Le problème ne se pose pas particulièrement à ceux qui sont au
chômage forcé. Mais à tous ceux qui prétendent avoir une activité quelconque et
qui veulent avoir le temps de ne rien faire : c'est-à-dire suivre le rythme des
chômeurs.
Ainsi, nous sommes confrontés à ce dilemme de gens qui
passent les trois-quarts de leur temps à se lamenter et à dire à tout bout de
champs qui devrait faire quoi et autres ''il n'y a qu'à faire ceci'' ou'faire cela''.
Ces situations vous les trouverez un peu partout dans le
monde mais, la plupart du temps, ce sont des exceptions. Chez nous elles sont
la règle ou presque. Elles constituent des facteurs de blocages tant sur le
plan des mentalités que dans le processus de développement que nous appelons de
tous nos vœux.
Faisons le vœux, en ce premier mois de l'année, de
refuser de nous enfermer inutilement dans nos tours d'ivoire et d'avancer vers
une plus grande largesse d'esprit dans la résolution de nos multiples
contradictions.
Hachime Abdérémane
Affaire du viol de Zilimadjou
Le procureur a requit 5 ans de prison ferme, le verdict est attendu ce matin
Le procès des trois violeurs (voir notre édition d'hier)
s'est déroulé hier au palais de justice de Moroni. Le réquisitoire du procureur
de la République à été à la hauteur de l'événement, sévère. Ce dernier a requit
une peine de cinq ans de prison ferme. La délibération du juge est prévue pour
aujourd'hui dans la matinée.
Les trois individus incriminés respectivement Ali Mohamed
originaire de Mdjoiézi, Nasserdine
Ibrahim de Moroni-Oasis et de Ibrahim Ahamada de Vouvouni ont violé et
séquestré une jeune femme le samedi 3 janvier de cette année à 23 heures dans
le quartier de Zilimadjou.
Le procureur n'a pas trouvé de mots assez durs pour
qualifier cet acte. Il juge cette forfaiture "indigne d'un pays musulman,
réputé paisible comme les Comores où la circulation des personnes ne fait
l'objet jusqu’à là d'aucune entrave même à des heures avancées de la
nuit". " Si la loi me le
permettait, j'aurais requit la peine capitale contre ces traîtres" a-il
poursuivi.
Le nommé Nasserdine Ibrahim a
été également jugé pour vol. Il risque d'écoper un an de prison ferme sans
compter le délibéré sur le viol.
Saïd Maoulana