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EDITION ELECTRONIQUE N°193

 

Pèlerinage Départ interminable

 

Comme nous l'annoncions dans notre édition d'hier, le dernier convoi de pèlerins qui devait partir cette semaine dans un vol affrété par les autorités de l'Union, n'est toujours pas parti.

 

Le départ imminent qui était annoncé pour la énième fois dans l'après-midi du mercredi, n'a pas eu lieu faute d'avion. Nos pèlerins sont à bout de nerf. Beaucoup sont épuisés avant d'avoir pu entamer le pénible voyage vers les lieux saints. La plupart ont quitté leur île, leur village ou leur domicile depuis plusieurs jours et ne peuvent y retourner. Selon une superstition bien encrée dans l'esprit de beaucoup de Comoriens, une fois parti pour l'aéroport, le futur pèlerin ne peut pas revenir à son domicile avant d'avoir embarqué. Imaginez l'angoisse de ces personnes âgées qui sont contraintes d'attendre depuis plusieurs jours à l'aérogare ou aux abords de l'aéroport sans savoir quand est-ce qu'ils peuvent partir.

Mercredi soir lassés et furieux d'attendre indéfiniment à l'aéroport, nos futurs pèlerins ont envoyé une délégation chez le président El-Bak pour lui demander de leur trouver une solution. Ce dernier leur aurait répondu qu'il peut leur trouver un avion dans les 24 heures si le président Azali donnait son autorisation. 

A l'heure où nous bouclons cette édition, nous croyons savoir que les autorités de l'Union envisagent de les faire partir lundi par le vol Soudan air à défaut d'un avion spécial. Toujours est-il qu'au ministère des Finances on s'agite pour trouver les fonds nécessaires pour que ces pèlerins puissent regagner les lieux saints à n'importe quel prix. On ne peut pas se permettre un scandale de cette ampleur à quelques semaines d'une élection importante.

 

Impôt Union-Ile de Ngazidja Un énième accroc

 

Le Directeur général des impôts de l'Ile autonome de Ngazidja, Youssouf Yahaya, s'est insurgé, hier, sur les ondes de Radio-Ngazidja, contre la perception par la DGI de l'Union des Comores, des recettes fiscales (la patente) qui devraient revenir de droit à Ngazidja. Il qualifie cette attitude d’irresponsable et inadmissible dans la mesure où  le décret portant cession de ces recettes a déjà été signé par le président Azali Assoumani conformément à l'accord du 20 décembre sur la gestion de la transition.

En effet, de tels agissement sont incompréhensibles. C'est un exercice très dangereux qui risque de compromettre le difficile accord de réconciliation nationale obtenu sous la pression de la communauté internationale. Il est à se demander s'il n'existe pas chez certains une réelle volonté de torpiller le processus électoral en cours.

Cependant, au dernier moment, certaines sources indiquent que la totalité des sommes de l'impôts qui a été prélevée allait être restituée à qui de droit. Il faut l'espérer.

Sinon, comment peut-on comprendre qu'un fonctionnaire puisse prendre de telles initiatives sans s'en référer à son ministre? Y aurait-il quelque part un double jeu?

 

Ministre Younoussa en tole

 

Comment on arrose une réconciliation nationale

 

L'espoir d'une libération rapide du ministre des Finances de l'île autonome de Ngazidja s'amenuise au file des déclarations des autorités judiciaires. Une sorte de dialogue de sourds s'est instaurée entre la défense et la chambre d'accusation. Pour la défense, le ministre Younoussa doit bénéficier des privilèges dûs à son rang au même titre que ses homologues de l'Union.

Ce que ne partage pas le procureur général, Djaffar Said Ahmed, qui, lors d'une déclaration dans les médias, a développé la thèse du décalage entre le traitement dû à un ministre de l'Union et celui d'une île autonome. Le chef d'accusation qui pèserait contre lke ministre Younoussa est-il réellement à la hauteur de cette détention prolongée et incroyable?

Dans sa ''retraite d'orée'' de la maison d'arrêt de Moroni, le docteur Younoussa écoute et conseille. Ses compagnons de fortune semblent apprécier cet homme venu de nulle part. Ils parlent même… d'adaptation. Le ministre emprisonné n'est- il pas entrain de puiser dans son terroir de scientifique en suivant la théorie de la "sélection naturelle" chère à Darwin?

La détention prolongée du ministre des Finances de l'île ravive les débats et suscite des interrogations à notre sens, légitimes. Être ministre de l'île aujourd'hui, suscitera-il des convoitises?

La façon dont ces derniers sont traités appelle à la vigilance. Le citoyen lambda ne se fait pas d'illusion. A l'allure où vont les choses, il se demande sur le bien-fondé des lois, des constitutions et autres règles sensés régler des relations civilisées entre les enfants du pays que nous sommes tous et toutes. La machine institutionnelle censée protéger nos autorités est entrain de les broyer dans un désintéressement criant. Le docteur Younoussa, n'est-il pas par la force des choses devenu le mouton de sacrifice de la réconciliation?

Une réconciliation  nationale s'arrose, d'habitude, d'une dose de tolérance et de réalpolitik. Le patriarche Mandela nous a insufflé la recette dans sa fameuse ''Commission Vérité et Réconciliation" gage de la nation arc-en-ciel devenu partout dans le monde un exemple à suivre.

Beaucoup de pays africains noyés dans des guerres fratricides ont, à l'image de la République Démocratique de Congo (RDC), décidé d'enterrer la hache de guerre, en tournant les pages sordides de leur histoire par une amnistie générale. Qui aurait pensé que Joseph Kabila jr (président de la RDC) aurait un jour comme vice-président un certain Bemba ? L'histoire est un éternel recommencement. Cela devrait nous faire réfléchir.

Nous venons d’apprendre qu’une délégation de Bambao a rencontre’ hier, le président de l’île de Ngazidja avec qui elle s’est entrtenue de cette question. Il faut espére qu’une issue heureuse en sortira.

 

Saïd  Maoulana

 

 

Impôt Union-Ile de Ngazidja Un énième accroc

 

Le Directeur général des impôts de l'Ile autonome de Ngazidja, Youssouf Yahaya, s'est insurgé, hier, sur les ondes de Radio-Ngazidja, contre la perception par la DGI de l'Union des Comores, des recettes fiscales (la patente) qui devraient revenir de droit à Ngazidja. Il qualifie cette attitude d'''irresponsable et inadmissible dans la mesure où  le décret portant cession de ces recettes a déjà été signé par le président Azali Assoumani conformément à l'accord du 20 décembre sur la gestion de la transition.

En effet, de tels agissement sont incompréhensibles. C'est un exercice très dangereux qui risque de compromettre le difficile accord de réconciliation nationale obtenu sous la pression de la communauté internationale. Il est à se demander s'il n'existe pas chez certains une réelle volonté de torpiller le processus électoral en cours.

Cependant, au dernier moment, certaines sources indiquent que la totalité des sommes de l'impôts qui a été prélevée allait être restituée à qui de droit. Il faut l'espérer.

Sinon, comment peut-on comprendre qu'un fonctionnaire puisse prendre de telles initiatives sans s'en référer à son ministre? Y aurait-il quelque part un double jeu?

 

Sida  Attention, le danger nous  guette, il est devant notre porte

 

Les responsables de la lutte contre la pandémie et ceux de l'Onusida sont de plus en plus inquiets. Le taux de prévalence augmente aux Comores, à l'opposée de beaucoup d'autres pays où il diminuerait progressivement ''suite à une action de grande envergure''. Dans l'indifférence, des autorités ne parleraient de la maladie qu'à l'occasion des grandes cérémonies de la journée du Sida. ''Mais, ces beaux discours ne sont jamais suivis de faits''.

 

Le Sida gagne du terrain aux Comores. L'année 2003 on a enregistré de nouveaux cas. Le taux de prévalence du Vih/Sida ne fléchit pas. Il est estimé, en ce moment, à 0,12%. A la fin des années 1990 il s'était stabilisé à 0,5%. Des Comoriens commencent à mourir de la pandémie : ''Si rien n'est fait pour l'endiguer, il tuera d’avantage encore dans les années avenir'', avertit le coordinateur du Programme national de lutte contre le Sida (PNLS), Jean Youssouf. Le taux de prévalence augmenterait régulièrement. Des études épidémiologiques indiquent qu'en 2006 il pourrait s'élever à 3,34, à 6,56 en 2012 et à 9,79 en 2018. Cela pour la tranche d'ages de 15 à 49 ans. Si cette tendance n'était pas inversée, dans quinze ans une personne sur 10 de ce groupe d'âges sera infectée par le VIH. Les Comores se hisseraient alors au stade des pays les plus touchés de la planète.

Les responsables locaux de la lutte contre le Sida et ceux de l'Onusida aux Comores se montrent de plus en plus inquiets du cas des Comores qui évoluent à l'opposéesdes autres pays qui voient la prévalence de la maladie diminuer progressivement chez eux, ''suite à une action de grande envergure''.

 

Une question d’engagement

 

Aux Comores, la maladie continue de se propager ''dans l'indifférence'' des autorités. Ces dernières ne parleraient de la maladie qu'à l'occasion des grandes cérémonies de la journée du Sida. ''Mais, ces beaux discours ne sont jamais suivis de faits. Les gesticulations et les démonstrations sans effet ne sont plus de mise parce que le danger est réel'', s'inquiète un laborantin de l'Hôpital El Maarouf qui conclue : ''il faut que les autorités s'engagent et fasse reculer l'épidémie.''

Les études épidémiologiques indiquent qu'entre 2003 et 2018, si rien n'est fait, il y aura plus de femmes infectées que d'hommes. Les femmes représenteront 54,5% de la population infectée. Elles seront en majorité âgées entre 15 et 44 ans et les hommes entre 20 et 49 ans.

 

Graves impacts socioéconomiques

 

Ce nombre important de femmes en âge de procréation infectées par le VIH/ Sida se traduira par une plus grande proportion d'enfants infectés avec la transmission périnatale. Dans cette même laps de temps, le taux d'accroissement annuel moyen du nombre de personnes infectées par le VIH sera de 31,2%. Cela signifie, qu'en moyenne, tous les deux ans, le nombre de personnes infectées doublera. Selon ces mêmes études, le rythme de croissance sera accentué pendant les premières années de cette période.

Les responsables de la lutte contre l'infection lancent un appel à une ''mobilisation rapide de tous les acteurs nationaux à tous les niveaux'' pour barrer la route à la maladie. Autrement, l'impact socioéconomique de la maladie dans notre pays sera, selon eux, ''catastrophique''. En effet, les études les plus récentes montrent que pendant la période considérée, l'espérance de vie à la naissance pourrait diminuer à cause de l'augmentation rapide du nombre de décès dûs au Sida.

En 2018, un Comorien qui espérait vivre 63 ans en l'absence du Sida ne vivra que… 53 ans, soit une perte de 9 ans de durée de vie. Quant à la Comorienne, au lieu de 66 ans, elle ne pourra espérer vivre que… 55 ans, en moyenne, soit… 10 ans de perte de durée de vie. En 2003, le nombre d'enfants orphelins du Sida serait de 40. En 2006, ce chiffre pourrait passer à… 600, en 2012 à 4950 en 2018 à… 13170. ''Le danger nous guette, la tragédie est à notre porte. Nous devons faire front contre le Sida'', plaide un responsable.

 

 

Mmadi Moindjié

 

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Conte comorien Wadjih rervient avec Djambo Djema

 

Après ''Mensonge, ou le conte des îles de la lune'' Abdérémane Said Mohamed revient avec  Djambo Djema  et autres contes Comoriens publiés aux éditions Komédit. L'auteur présentera l'œuvre au cours d'une conférence de presse ce soir à l'Alliance franco-comorienne de Moroni. Préfacé par Noël Guenier, ce recueil de conte a été publié l'année dernière par le même éditeur.

 

'' Halahalele, halé ndrabo, ne wudjoshindana mrwamdroni...! Voilà comment commence le livre de Abdéremane Said Mohamed dit Wadjih. Il est connu comme chanteur. Souvenez-vous de ''Kirihiri nangwe, awuwele wele, awufunguhani. Tsandza nendehondze nareme nkuni. No nrehe madji tsidjohufa hangwe, etc''.

Mais l'homme a plus d'un arc dans son sac. Compositeur , poète dramaturge et interprète, professeur à l'Université des Comores, aujourd'hui c'est le conteur que le public va rencontrer.

Ce premier livre de conte se démarque des autres par le fait qu'il constitue une apnée littéraire au sens propre comme au figuré. C'est un livre qui en l'espace d'une soirée vous fait oublier les soucis du quotidien pour vous emporter dans le monde merveilleux de la légende des milles et une nuit comorienne.

Le style et la fidélité de la traduction font qu'il se lit d'une traite. Il va permettre à l'enfant comorien qui ne maîtrise pas la langue comorienne de découvrir ses contes

Le recueil comprend six contes dont Djambo djema, Kanga, Mame-mla-ngozi, mandjoni, Mnashifwi-shifwi et Trazombe zenyi tra. Djambo djema n'est pas un livre de conte ordinaire.

 

Contes des Comores et d’Europe

 

Dans sa préface, Noël J.Guenier a fait une analyse sur le rôle et l'importance des contes dans toutes sociétés : ''un paradoxe qui est celui de tous les vrais contes populaires, ils sont aussi les témoins des préoccupations les plus universelles, de ce que les savants appellent les archétypes du développement de tout homme comme de toute société humaine''. N.J. Gueunier montre les similitudes existantes entre les contes européens et comoriens : Mnashifwishifwi et Le petit Poucet, Barbe bleue et Djambo Djema)  mais aussi  la similitude entre le monde des hommes et celui des djinns. Rappelez-vous de Fundi Bakari qui avait la réputation de pouvoir emprisonner les djins.

Guenier a aussi  relevé le rôle messager du conte. C'est le cas de l'histoire de Mhaza Kungumanga, qui pour avoir trahit le secret de son roi de père a fini par épouser un fantôme.

Dans son introduction, l'auteur expose sa méthodologie du recueil des contes mais aussi et surtout interpelle le lecteur sur la ''nécessité de conserver, de protéger, de défendre notre culture dans ce qu'elle a d'us et coutume face à certaines agressions''  ''C'est aussi cela la mondialisation. C'est un vent ou plutôt une tempête qui nous entraîne, non pas dans un enrichissement mutuel des cultures, mais dans une noyade des cultures des plus pauvres et un triomphe de celles des riches, des plus forts. Nul ne l'ignore : ce sont les forts qui disposent des moyens technologiques et financiers pour apporter aux faibles le bon modèle à suivre, un peu… la bonne parole'' écrira -t-il dans l'introduction. Il a déploré la ''disparition progressive'' de nos contes, de notre identité.

Il y a fort à parier que ce soir Abdéramane finira sa conférence par ces termes propres au conte des îles de la lune : ''iyo ndehale yahangu, nayitsike dja mbe, itsike dja mbuzi, itsike dja mri wa ndziani heni udjopvira yatsourema sembeya''

 

Haled A.Boina   

 

 

Tournois Mamwe, phase inter île à Moroni Volcan et Papillon se qualifient pour les finales

 

La 1ere demi-finale de la phase inter île  de la coupe Mamwe, qui rentre dans le cadre de l'inauguration des nouveaux groupes, avait opposé deux équipes du peloton de tête du championnat de Ngazidja et d'Anjouan. Il s'agit du Volcan Club-Moroni leader à Ngazidja et du Rafale-club, 4e du championnat régional de Mohéli. En basket-ball le Papillon bleu s’est qualifié aux dépends de Tornade de Mutsamudu.

''Logiquement, nous partions favoris parce que nous évoluons à domicile, devant notre public et nous venons de renforcer l'effectif par de très bons éléments. Notre groupe est solidaire'', avait déclaré avant le match, Mamadu Abdallah, manager adjoint de l'équipe du Volcan. En effet, le public est venu nombreux. De même, cette formation regorge de nouvelles recrues, pleines d'expériences. La pluie était au rendez-vous. Mais, elle n'a rien gaché à la fête.

 

Maladresse du gardien

 

Le match avait débuté dans une ambiance surchauffée coté public. En revanche, les équipes semblaient s'observer. Chacune attendait que l'autre se découvre pour lancer des offensives. Ce n'est qu'à la 20e minute de la 1ere mi-temps que le public sera égayé par une spectaculaire combinaison réalisée par les locaux. Eusobio élimine deux adversaires par un ''une-deux''  avec Omar Minhadj. D'une longue passe, il lance le ballon vers Faruk, sur le flanc gauche. D'un contrôle oriente de la poitrine, ce dernier remet le ballon à son libéro, Ahmed Kole.

Calmement, Kole le glisse sur Babra à l'axe central. A 25 mètres des buts il envoie un véritable bolide tendu et croisé. Le gardien mohélien renvoie le ballon sur… Eusobio qui à l'affût, exploite positivement cette maladresse du gardien. Premier but pour le Volcan.

Ce but et les cris d'encouragement stridents du public a réveillé les deux équipes. Les occasions se multipliaient, sans aucune concrétisation.

A la 25e de la 2e mi-temps, deux  autres superbes combinaisons, entre ces mêmes artisans, permettent à Volcan d'aggraver le score, grâce, respectivement, à deux buts de l'avant centre en retrait, Omar Minihadj et le 3e but d'Omar Moussa.

Au même moment, deux équipes de basket-ball d'Anjoun prennent part à Moroni au tournoi de la Mamwe. L'île de Mohéli, où la pratique du basket-ball est embryonnaire, n'est pas conviée à la fête.

 

Avance confortable

 

L'équipe "Tornade'' d'Anjouan" s'était opposée au Papillon bleu, le Mercredi 21 janvier 2004 au stade de Moroni. Les managers des deux équipes ne tenaient pas le même langage. Le visiteur était sceptique et inquiet. Celui de Papillon rassuré et optimiste.

Said Ali Ahmed, manager de Tornade s'explique : "certes, nous ne partons pas favoris. Nous sommes handicapés par l'absence de plusieurs titulaires. Toutefois, les jeunes retenus sont motivés et voudraient montrer aux aînés qu'ils sont aussi capables de défendre le flambeau de l'équipe. Je leur fais confiance."

Ali papa dirige Papillon bleu. Il estime : "En principe, ce match est une sorte de formalité pour nous. Je suis calme. Mon équipe est au complet. Les joueurs sont déterminés à remporter cette 1ere coupe de la Mamwe''. Tout cela avant le coup d'envoi.

Le match a débuté sous les tam-tam des supporters des locaux. Pendant toute la partie, des deux cotés des acteurs, la précipitation a fait perdre beaucoup d'occasions en or. Le premier panier a été l'œuvre de l'international Mendoza Chakira, après 2 minutes de jeu. Au premùier temps-mort, à la septième minute, le score était de 8 points partout, et 2 fautes collectives par équipe.

Tornade avait fait le choix d'un jeu rapide. De son côté, le Papillon bleu avait misé sur les contre-attaques. A la mi-temps, ce dernier avait pris le large avec dix points d'écart. Le tableau affichait 27 à 17.

A la seconde mi-temps les protégés d'Ali Papa, non seulement  ont pu gérer cette confortable avancve, mais aussi, ils l'ont aggravé et remporté le matche avec un écart de 30 points (63à 37).

Avec cette victoire les Bleus ont pris rendez-vous pour la finale qui les opposeront au vainqueur de l'autre 2e demi-finale entre Volcan-Club et Ushindzi quiu se disputait hier.

 

BM Gondet

 

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Observatoire comorien des élections : ''Notre cheval de bataille c'est l'enracinement de la bonne gouvernance, la démocratie et l'Etat de droit''

 

L'observatoire des élections, une ONG chargée de veiller au bon déroulement des élections, célèbre ses deux ans d'existence. A cette occasion, nous nous sommes entretenus avec le contrôleur général chargé des relations publiques, Ali Mohamed Farouk. Il nous parle de cette première expérience, des perspectives et des actions

à venir de l'ONG.

 

LGDC : L'observatoire des élections est une structure nouvellement créée aux Comores. Quel bilan présentez-vous après deux ans d'exercice ?

 

Ali Mohamed Farouk : Largement positif. Notre association figure parmi les mieux structurées que compte le pays. Elle a réussi la mise en place des antennes régionales dans les trois îles de l'Union des Comores sous l'autorité du bureau exécutif national et bénéficie d'une crédibilité à la fois nationale et internationale.

Sur le plan de son fonctionnement, en dépit des problèmes rencontrés à la création de cette association, les membres, par leur engagement personnel, ont réussi à convaincre l'opinion nationale et internationale sur la raison d'être d'une telle association. Je pense que nous pouvons nous estimer fière aujourd'hui d'avoir mené avec succès huit missions d'observation nationale et deux internationales. Nous avons, également, réalisé plusieurs émissions télédiffusées sur divers sujets en relation avec la bonne gouvernance, la démocratie et l'Etat de droit. Nous avons participé à plusieurs assises nationales sur les mêmes sujets. Il ne fait pas de doute que cette expérience et les différentes formations reçues par les membres, permettront de corriger les erreurs du passé et mener à bien notre mission d'observateurs neutres et impartiaux.

LGDC : Votre déploiement sur le terrain en qualité d'observateurs indépendants, irriterait certains états-majors politiques…

 

A.M.F : Au départ, au pouvoir comme à l'opposition, on n(était pas convaincu du bien fondé de notre cause. C'est un instrument nouveau et ils craignaient qu’il n’empiéte sur les objectifs partisans. Mais, très vite, ils ont compris où étaient leurs intérêts. Actuellement, avec le travail de qualité effectué par les membres lors des élections générales de 2002 et le soutien de la communauté internationale et des acteurs du processus électoral, nous estimons pouvoir redémarrer sans difficultés majeures. Même si l'association traverse des petites difficultés liées notamment aux moyens insuffisants de fonctionnement.

 

LGDC : Dans certaines de vos intervention, par ailleurs, vous faites allusion à l'aide de la communauté internationale. Peut-on savoir la nature exacte de cet apport ?

 

A.M.F : Notre association n'a pas tardé à gagner la confiance et la considération des acteurs du processus électoral et surtout de la communauté internationale notamment l'UA, l'OIF, l'UE et d'autres. Ces organisations nous ont soutenus financièrement dans nos missions d'observation nationale et internationale et aussi dans l'organisation des différents ateliers de formation des membres. Nous les remercions vivement et comptons sur leur soutien dans les projets à venir.

 

LGDC : Parlant d'avenir, quelle sera alors votre position vis-à-vis de cette nouvelle configuration issue de l'Accord de Beït-Salam ?

 

A.M.F : La priorité du moment, se sont les prochaines échéances électorales. D'ailleurs la conférence télédiffusée que nous organisons ce 23 janvier à l'occasion du deuxième anniversaire de l'association aura comme thème : les enjeux des prochaines élections législatives. Ce qui montre l'importance que nous accordons aux accords de Beït-Salam en général et à ces élections en particulier. Notre cheval de bataille est l'enracinement de la bonne gouvernance, la démocratie et l'Etat de droit.

 

Propos recueillis par

Saïd  Maoulana