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EDITION ELECTRONIQUE N°217

 

Grève des transporteurs  Lourdes peines contre les syndicalistes

 

Six syndicalistes ont été jugés sous le chef d'inculpation d'entrave à la circulation et écopés de trois ans d'emprisonnement dont deux avec sursis. Le secrétaire général de Usukani wa masiwa, arrêté avant-hier ainsi que certains de ses camarades, seront jugés ce matin. Le procureur de la République, Idi Bazia, nous a déclaré que ''la justice allait être impitoyable pour ceux qui entravent la liberté de circulation''

D’autres dirigeants du syndicat sont activement recherchés, parmi lesquels son président, Issa Mdaouhoma, dont le fils a été emmené à la  gendarmerie. Dans l'après-midi, les militants de Usukani wa masiwa se sont réunis à Makorani pour ''étudier les dispositions à prendre pour la suite du mouvement'' Ils exigent la libération de leurs camarades emprisonnés.

Le président de Usukani wa masiwa, a déclaré à La Gazette des Comores, en début de soirée, que ''le mouvement allait continuer même si nous devons tous aller en prison''.  

 

Comme nous l'annoncions dans notre édition d'hier, le secrétaire général de Usukani wa masiwa, Aboubacar Djohar, a été arrêté au siège du syndicat mercredi après-midi. Après une nuit passée dans les locaux de la brigade de recherche de la gendarmerie il a été inculpé ''d'entrave à la circulation'' et placé sous mandat de dépôt à la maison d'arrêt en compagnie de cinq autres syndicalistes.

 

“La justice va être sans complaisance”

 

Ils ont rejoint six de leurs camarades qui ont été jugés la veille, sous le même chef d'inculpation d'entrave à la circulation et écopés de trois ans d'emprisonnement dont deux avec sursis.

Le procureur de la République nous a déclaré que ''la justice sera  impitoyable pour ceux qui entravent la liberté de circulation. La loi sera appliquée dans toute sa rigueur''. Il nous a affirmé que le secrétaire général de Usukani wa masiwa et ses camarades seront jugés ce vendredi matin et que son réquisitoire sera sans complaisance. 

Afin de faire face à l'absence des responsables syndicaux emprisonnés, les militants de Usukani wa masiwa se sont réunis hier pour étudier les dispositions à prendre pour  la suite du mouvement.

Rien n'a encore filtré de cette réunion au moment où nous bouclons ce journal.

Toutefois,, tout porte à croire croire que le mouvement va se durcir.

Certaines informations laissent entendre que des barricades ont été dressées, en début de soirée, dans  diverses régions  et, notamment, dans le Washili et le Hambu.

“D’autres syndicats pourraient se solidariser avec les  transporteurs”, a laissé entendre le président de Usukani wa masiwa, Issa Mdaouhoma.

En effet, on n'imagine mal que les syndicalistes puisent baisser les bras et laisser leurs camarades croupir en prison. D'autant plus que selon un gréviste : ''les peines prononcées contre les syndicalistes sont particulièrement lourdes. Elles ne sont pas de nature à apaiser les esprits''.

Il arrive souvent, malheureusement, que des syndicalistes entreprennent des actions violentes qui sortent de la légalité pour faire aboutir leurs revendications. Dresser des barricades sur la voie publique est sans doute une infraction punie par la loi. Mais il y a lieu de s'interroger sur la trop grande lourdeur des peines prononcées à l'égard de syndicalistes en grève.

 

 

Ministre Younoussa en tole

 

“Tous ceux qui ont commis des malversations seront jugés après les élections et les biens saisis ne seront pas rendus…''

Des sources du parquet de Moroni, affirmaient, hier, que le ministre Younoussa sera jugé dans les jours à venir. Même si le ministre des Finances de Ngazidja a refusé d'être entendu par le juge d'instruction, ''le fait qu'il se soit présenté devant le juge, l'interrogatoire est considérée comme réalisée. Il y a eu des précédents, la jurisprudence est là''.

Les mêmes sources assurent que ''toutes les affaires de malversations financières seront jugées après les élections.

Ce sont des affaires particulièrement sensibles qui ne peuvent pas être jugées en période électorale. Mais croyez moi, tous ceux qui ont commis des malversations seront jugés après les élections et les biens saisis ne seront pas rendus…''.

 

 

Football : Coupe de la solidarité : US-Zilimadju et Coin Nord premières quart-de-finalistes logiques

 

La hiérarchie a été respectée. Les équipes de 1ères divisions se sont imposées face à leurs homologues de 2e et 3e divisions et obtiennent, ainsi, leurs tickets pour les demi-finales. US-Zilimadju écarte Angelus (3e division) de la compétition par 2 buts à 0 et Coin Nord bat Rapide-Club (2e division) par 3 buts à 1. Ces quart-de-finales comptent pour la "Coupe de la Solidarité" organisé au profit de la Fédération comorienne de Cyclisme (FCC). Les vaincus ne sont pas déçus car ils estiment avoir défendu honorablement leur chance.

Samedi 21 février 2004, Angelus de Moindzaza Mboini s'incline par 2 buts à 0 devant Union sportive de Zilimadju (USZ), dans un stade plein de supporters venus encourager le représentant du district de Bambao. Grâce aux 2 buts marqués miraculeusement, à la 33e et à la 77e minutes, USZ, équipe phare des Comores, échappe à l'humiliation face à Angelus, appelé souvent le "Brésil" de Bambao ya Mboini par son jeu posé et spectaculaire.

 

Main dans la main

 

Pendant la 1ère mi temps, le match était équilibré. Les deux équipes ont su créer les mêmes occasions de buts, ou presque. L'USZ, plus chanceuse, a concrétisé sa première et belle action, grâce à Allaoui Saïd suite à un bref cafouillage dans la surface de réparation, à la 33e minute.

La période suivante Angelus a élevé nettement le rythme. Sous la houlette de son milieu percutant et récupérateur, Ali Mohamed Abwede, l'ambassadeur du district de Bambao se réorganise. De belles occasions s'étaient créées. Notamment à la 9e, 13e et 17e minutes où Nourdine, seul avec le gardien de but nordiste, voit sa reprise de demi volée partir au-dessus de la transversale.

Ces chaudes alertes s'étaient succédées, hélas, sans résultats. Vers la 44e minute, Lan Issa Ismaél, stoppeur d'Angelus commet l'irréparable. Il trompe son gardien de but Abu Suffiani sur un mauvais dégagement. USZ exploite à bon escient cette maladresse et creuse l'écart. C'est sur ces 2 buts à 0 en faveur des Moroniens que les deux équipes quittent le terrain, souriant et main dans la main.

Le lendemain, dimanche, Coin Nord de Mitsamiouli l'emporte avec 3 buts à 1 au détriment de Rapide club de Moroni.

Les Nordistes occupent actuellement la 3e place au classement du championnat des Comores, saison 2003, des équipes de première division. Ils tenaient à justifier cet honorable rang.

Durant la première période, les cages sont restées inviolées. Elles semblaient se méfier.

 

Changements judicieux

 

Chacune attendait que l'autre se découvre. Kassim, gardien de but de Rapide-Club s'était expliqué pendant la pause : "Le jeu était monotone. Nous manquons d'entraînement. Nous n'avons pas osé adopter un jeu axé sur l'offensif. Coin Nord, malgré sa longue expérience, était encore plus vigilant. Si nous terminons le match à égalité pendant la 2e période, nous avons de fortes chances de nous imposer à la série de tirs au but. ''.

La 2e mi temps allait être fatale pour les coéquipiers de Kassim. Coin Nord a opéré quatre changements judicieux qui ont renforcé la ligne d'attaque. A la 5e minute, il bénéficie d'un coup franc à la périphérie de la surface adverse. Son attaquant Ahmed Mze, d'un tir puissant au ras du sol, expédie le ballon dans le filet. Mais ce but est refusé, car le ballon n'avait touché personne. A la 17e minute, Soudjay Ahmada ouvre le score sur un tir crois au profit du Coin Nord.

A la 19e minute, Rapide-Club s'était réveillé. Un long ballon à destination de son avant centre, Nafidhou Abdoulatuf, effraya et affola les défenseurs nordistes. Une faute (croque en jambe) est commise dans les 16 mètres. Sans hésitation, l'arbitre central ordonne un penalty. Le coup de pied de réparation est magistralement transformé par Nadhoir Ahmed. Rapide-Club remet la pendule à l'heure : 1 but partout.

 

Les carottes sont cuites

 

Vers la 20e minute, Ahmed Radjab dit Ahmed Kohinor entre sur terrain. C'est un attaquant impressionnant et réaliste. On l'appelle Monsieur But. Vif et rapide, il multiplie les incursions incisives. La ligne défensive adverse est rapidement déstabilisée. Le jeu prend du rythme. S'anime.

A la 25e minute, il adresse une passe décisive à son attaquant Soudjay. Ce dernier marque son 2e but personnel et aggrave ainsi le score. A la 45e minute, le flamboyant Ahmed Kohinor amortit un centre aérien, adressé du flanc droit par Mansour M'roivili et d'une superbe frappe, il trompe Kassim, le gardien de Rapide-Club et marque alors le 3e but. A ce moment, les carottes sont cuites. Ce 3e but propulse les Nordistes en demi finales.

La hiérarchie est donc respectée. Les équipes de premières divisions s'imposent. USZ et Coin Nord sont les premières formations à obtenir leur ticket pour les demi-finale prévues au mois de mars prochain. Les vaincus ne sont pas déçus. Quelque part, ils ont eux aussi mené à bien leur mission.

Ce tournoi est organisé pour financer les activités de la Fédération comorienne de Cyclisme.

Bacar Madi dit Gondet

 

 

Ils ont dit...

 

Zaïnoudine Mze Mompera, entraîneur adjoint d'Angelus :

"Quand on sait que USZ est l'une des l équipes légendaires des Comores, pour nous c'est une défaite honorable. USZ nous a battus de justesse. Nous avons dominé presque à 80 % la partie en 2e mi temps. Mes joueurs ont péché par manque de réalisme. La défaite est la mère du succès. Nous réparerons nos brèches. Je félicite mes joueurs, qui méritent le tiket pour les demi finales. Je félicite les Moroniens."

Mohamed Attoumani, président de l'US Zilimadju :

"Je remercie mes joueurs. Ils ont fait l'essentiel. Je pense qu'à ce rythme, il y a une forte chance que nous montions au podium. Mais, nous sommes avant tout pour le fair-play et l'amitié''.

 

Carnet de routes en grève : Système D, n'est pas système de vie

 

Depuis la route du port, on assiste à un manège ''inhabituel'' au port. Des embarcations rapides se livrent des va-et-vient incessants. Qui, allant et venant du nord, qui allant et venant du sud. Le port de Moroni est-il entrain de jouer les briseurs de grèves. Pas vraiment, il s'agit du Système D. Face à la grève des taximen qui entamaient, hier, sa quatrième journée, la population a du se faire une raison. Il faut bien vivre avec.

Cette affaire a commencé, semble-t-il, le lendemain du déclenchement de l'actuel débrayage des taxis.

 

Voiturage

 

Dans ce ''jeu'', se sont les pêcheurs et autres propriétaires de barques qui tirent mieux leur épingle. Pour se rendre aux marchés de la capitale et dans les autres points de ventes de l'île, ils prennent, avec leurs dames, tranquillement s'il vous plaît, leur Laguna eh… leur ''mnashitrima''. Le tour est joué et tant pis pour les autres. Tous les autres… Sauf pour les quelques veinards à qui ces dames veulent bien accorder quelques centimètres carrés. Parfois, gracieusement, mais souvent moyennant quelques sous. Comme on dit à Volovolo ''C'est à prendre ou à laisser''. Mais vous allez prendre car vous n'avez pas le choix.

Si non il te faut ''uremo mdu pare'' ou encore ''ureme omrekani'' et peut-être même ''urema zikatre hataaaaaa'', comme ont dit ici. Et, tel que sont, désormais, tes os mon ami..., t'as pas intérêt…

D'autant plus que sur la route, les grévistes t'attendent de pied ferme. Le long d'un grand nombre de routes, dans le Mbadjini, sur la route du Mitsamihuli et ailleurs, ils ont élever d'imposantes barricades qui forcent… le détour.

Mais, en fait, il n'y a pas que ces dames en shitrima qui se livrent au système D. Le voiturage est de rigueur. En ces temps où le litre du carburant le plus courant a atteint des sommets, se mettre à plusieurs et supporter collectivement les frais, cela aide. Mais, là encore, préparez-vous à quelques désagréments. En effet, dans certaines régions, si vous montez à plusieurs, les grévistes ont vite fait de vous prendre pour un briseur de grève. Seules tes excellentes qualité de négociateur peuvent te valoir le salut.

 

C’est pas toujours drôle

 

Dans certains services de l'administration publique, les collègues se sont trouvés une combine. Les chauffeurs sont ''invités'' (et n'allez pas croire que se soit intéressé… non… pas du tout) à passer la nuit au village avec naturellement le véhicule de service. Hop, à la fermeture du bureau, on se met à plusieurs pour se rendre à ''l'invitation''. Le lendemain, hop, on se met à plusieurs pour revenir au boulot. Et le… coup est joué.

Cela ressemble un peu à cette autre ''combine'' des écoliers et - même des étudiants - qui se sont font invités à plusieurs dans les spacieux compartiments arrière des camions des ouvriers se rendant au shibaruwani.

Mon ami originaire d'un village à la pointe nord de l'île a moins de veine. Du haut de son près d'un demi-siècle d'âge, il doit, quotidiennement, couvrir plus d'un kilomètre pour voir passer un véhicule.

Son problème à mon ami d'Ipvoini est plus complexe encore : désormais, seuls quelques conducteurs téméraires acceptent d'empreinter la route parsemée de profonds nids de poule de son village. Alors si, en plus, la bande à Abou Djohar s'emmêle, tu parles d'une galère…

Mais, il y a moins drôle et malin. Une jeune écolière de Bangwa a du avaler des kilomètres à pied pour ne pas rater la date limite de dépôts d'une inscription à un examen.

Il y a pas drôle du tout. Une femme à terme a succombé pour n'avoir pu être conduite à l'hôpital à temps, faute d'un moyen de transport. Ce drame - pour appeler le chat par son nom-, est arrivé dans le Mbadjini.

Comme quoi, le Système D, c'est tout simplement un système D. Ce n'est pas un système de vie.

 

Ayimane

 

Habari za udungza : Taximan n'est pas gentil ?

 

C'est le titre d'une chanson qui a connu un succès retentissant, il y a un certain temps en Afrique et dans les îles de la lune. ce thème est toujours d'actualité sous nos cocotiers, avec cette grève des transporteurs qui commence à peser d'un poids certain dans la vie quotidienne de nos compatriotes et surtout dans le monde du travail. Nos autorités ont - à la lumière des répercussions actuelles - mal évalué l'impact de cette grève. Il conviendrait de trouver au plus vite les voies et les moyens pour reprendre le dialogue et empêcher que notre faible tissu économique ne pâtisse davantage de cette situation alarmante.

Il va de soi que chacun des parties a des raisons qu'ils estiment être de principes auxquels il n'a pas à transiger. Cependant il est un fait reconnu que dans tout conflit, des compromis sont toujours souhaitables quand il s'agit d'éviter des souffrances, à des catégories vulnérables d'être des victimes expiatoires. Dans cette grève, il n'y a pas de service minimum et nous imaginons aisément les conséquences dramatiques pour certaines personnes comme les malades  et les très jeunes enfants par exemple. Il faudra un jour mesurer les dommages ''collatéraux'' de ce conflit.

Cette grève a, au moins, le mérite de faire prendre conscience à nos concitoyens des conséquences d'une gestion unilatérale des affaires publiques.

Il convient d'avoir a l'esprit que nous vivons dans un monde interdépendant et qu'il est nécessaire d'avoir une vision large des interconnexions entre les différents secteurs de notre économie.

Si certains trouvent qu'aujourd'hui les taximen ne sont pas gentils, il ne faudrait pas oublier que dans cette affaire ils vont perdre beaucoup de plumes dans la bataille. Un grand syndicaliste gaulois disait que le plus difficile n'était pas de déclencher, mais d'arrêter une grève. Et il avait totalement raison !

 

Hachime Abdérémane

 

LGDC N° 218

 

Législatives des îles  Dix candidats vont déposer une plainte pour “violation des règles” par des candidats qui se réclament du CRC

 

Une dizaine de candidats dits indépendants et du collectif de l'opposition au pouvoir du président Azali s'apprêteraient à porter plainte, après demain lundi, pour ''la violation'' des règles en matière de campagne électorale observée chez certains candidats de la Convention pour le renouveau des Comores (CRC) proche du colonel Azali. Les dix candidats seraient en possession d'éléments de preuves irréfutables'' pour pouvoir constituer un dossier solide.

 

Un responsable de la coordination de l'opposition dans le Bambao dénonce ''l'utilisation des biens de l'Etat dans la campagne au profit de candidats du Crc : ''Des véhicules administratifs, de directions de certains départements ministériels et sociétés d'Etat sont utilisés pour les déplacements des militants et sympathisants dans les meeting'', observe Soifouane Ahmed de la coordination de Bambao. Il aurait noté, également, que certaines autorités se rendent dans les meeting électoraux avec leurs voitures de services.

 

“Preuves irréfutables”

 

Par ailleurs, un responsable de campagne du candidat de l'opposition de la circonscription d'Itsandra ya djuwu ''dénonce les pressions et les menaces'' dont feraient l'objet certaines personnes qui ont déclaré leurs soutiens à des candidats de l’opposition : ''Des personnalités publiques et privées proches du pouvoir de l'Union formulent des menaces de licenciement à l'égard des jeunes qui refusent de soutenir leur candidat''.

Les dix candidats seraient en possession d'éléments de preuves irréfutables'' pour pouvoir constituer un dossier solide. Ces candidats, qui disent se référer aux dispositions du code électoral et celles relatives aux élections législatives, estiment que ces actes constituent ''une violation flagrante du code électoral et des règles de l'égalité des chances de tous les candidats.''

A en croire un de ces candidats, la plainte va être déposée, devant le bureau de la Commission nationale électorale indépendante (CNEI), le lundi prochain.

Cette réaction intervient moins d'une semaine après la note circulaire de la Cnei à l'attention des candidats aux législatives de l'Union et des îles autonomes sur les règles en matière de campagne électorale. La CNEI a rappelé l'interdiction faite au candidats et à leurs représentants de ''promettre ou de faire promettre, de distribuer ou de faire distribuer aux lecteurs de l'argent, des vivres ou d'autre biens matériels.'' Elle rappelait, aussi, l'interdiction d'utiliser des biens de l'Etat dans les campagnes électorales.

La commission a averti les autorités qui ''continuent à exercer leurs fonctions administratives auxquelles ils sont démissionnaires par le fait de leurs candidatures''.

 

“La CNEI ne répond pas”

 

Malgré ces rappels et avertissements, les candidats plaignants se disent, toutefois, 'sceptiques'' sur la capacité de la commission à sanctionner les candidats qui enfreindraient la loi : ''Des requêtes et des plaintes ont été adressées à la CNEI, en vain. Elle se contente de se déclarer incompétente'' et n'a jamais osé prendre la moindre mesures'', déplore un des dix candidats. Visiblement hors de lui, il a ajouté : ''Est-ce que vous croyez que les responsables de cette commission ne sont pas au courant que des biens de l'Etat sont utilisés dans la campagne électorale et que des candidats dits démissionnaires de leurs fonctions administratives continuent de les exercer? Pourtant ils ferment les yeux''.

A la Cnei, on fait savoir qu'on ne dispose pas des moyens propres pour faire respecter les dispositions et les interdictions faites aux candidats : ''Il appartient, dit un responsable de la CNEI, à la force de veiller au respect de ces dispositions, et aux candidats, de porter plainte, une fois les faits établis.''

 

Mmadi Moindjié

 

Enlisement de la grève du transport  Un geste pour renouer le dialogue...

 

La grève des transporteurs en commun s'enlise. Le dialogue est rompu. Le pouvoir a choisi la manière forte. Les arrestations de dirigeants  syndicaux se poursuivent, des emprisonnements de plusieurs années sont prononcés contre des grévistes qui auraient érigé des barricades (voir notre dernière édition). Le gouvernement de l'Union semble miser sur la démoralisation des grévistes et l'effritement du mouvement.

De leur côté, les grévistes amplifient les actions, les barricades continuent d'être levées un peu partout dans l'île, la vie tourne au ralenti, l'économie se trouve lourdement handicapée et la population supporte, de plus en plus mal, les méfaits de cette grève.

Le syndicat Usukani wa masiwa réaffirme sa ''détermination de poursuivre le mouvement aussi longtemps que les autorités compétentes feront la sourde oreille'' et continue à exiger la ''libération immédiate'' de tous ses militants actuellement détenus.

Il faudrait une médiation entre le pouvoir et les syndicalistes pour renouer le dialogue et commencer à rechercher les voies et moyens de sortir de l'impasse actuelle. Pour cela il faudrait que les pouvoirs publics fassent un geste d'apaisement en commençant par mettre fin à la traque et aux arrestations des dirigeants syndicaux  et en libérant ceux qui sont détenus.

Ces quelques jours de privation occasionnent un manque à gagner considérable surtout pour nos opérateurs économiques. Les répercussions de cette grève risquent de se révéler lourdes de conséquences. Surtout pour une économie aussi mal en point que celle des Comores.

 

 

Saïd Maoulana  

 

Ministre Younoussa bientôt libre : ''Il n'est pas nécessaire de le retenir à la maison d'arrêt''

 

C'est désormais officiel. ''Le ministre Younoussa sera libéré dans cinq jours'', a déclaré le procureur de la république Idi Bazia, hier, sur les ondes de Radio Comores. Cette décision de libérer le docteur Younoussa ferait suite à une demande de liberté provisoire formulée par la défense.

Le procureur de la République a fait état de ''l'avancée notable'' du dossier du ministre des Finances de Ngazidja en affirmant : ''une lumière est déjà allumée dans l'affaire du docteur Younoussa. Il n'est pas nécessaire de le retenir à la maison d'arrêt de Moroni''. Et de continuer : ''le juge d'instruction qui est appelé à examiner le dossier très rapidement, s'orientera sûrement dans ce sens''.

Le ministre Younoussa est incarcéré à la maison d'arrêt de Moroni depuis le 15 décembre 2003 pour avoir apposé sa signature dans un dossier d'agrément à une agence d'assurance jugée insolvable.

 

Saïd Maoulana  

 

Derniers quarts-de-finale de la ''Coupe de la solidarité''  Derby choc entre Volcan et Ngaya, cet après-midi

 

Ce week-end au stade de Moroni aura lieu le deuxième quart-de-finale, comptant pour la "Coupe de la Solidarité". Comme le week-end passé, les équipes de première division "font figurent de favoris" de l'avis des pronostiqueurs (voir l'édition du vendredi). Cela risque fort d'être le cas entre Apache une équipe de première division face à Karthala (3e) .

Entre Volcan et Ngaya, quand les mêmes pronostiqueurs se réfèrent aux palmarès de ces deux équipes de première division, ils se penchent alors du côté des Moroniens.

 

Samedi 28 février 2004, Volcan des Comores (1ère division) joue contre Ngaya de Mde (1e) à 15h 45, à Moroni. Les deux équipes relèvent du district du centre et évoluent dans le même championnat. C'est un derby choc. Volcan est premier au classement général. Ngaya vacille au milieu du groupe.

Les Moroniens doivent s'évertuer à vouloir honorer les brillantes performances que leur équipe enregistre depuis janvier. Sur cinq finales disputées, Volcan en a perdu une. C'était face à Avenir des Comores, le 15 février passé. Les deux équipes étaient à égalité (3 buts partout) quelques minutes de la fin du temps réglementaire.

 

Fair-play

 

Hélas, le match avait été interrompu avant la 90e minute, suite à une échauffourée entre l'arbitre central et le stoppeur de Volcan, et l'envahissement du terrain par le public. Ce dernier avait contesté le carton rouge que l'arbitre lui avait infligé, suite à un jeu agressif. Le président de Volcan, Massoundi, avait alors préféré désister pour "éviter le pire". Aujourd'hui, le même Massoundi est ambitieux : "Cette année, nous sommes décidés à récolter toutes les coupes qui vont être posées, si la compétition se termine convenablement. Moi, je suis fair-play : amitié d'abord, et victoire après. En l'espace de deux mois, nous comptabilisons trois coupes régionales et une fédérale. C'est un record. Ce n'est pas pour rien qu'on nous surnomme Réal de Moroni". Il fait certainement allusion à Réal de Madrid (Espagne) au sein duquel une pléiade de stars fait des merveilles.

Interrogé sur les chances de son équipe, Houssein, un des milieux de terrain de Ngaya, replique : "Nous savons que Volcan regorge de vedettes qui ont acquis de l’expérience. Mais nous avons une équipe homogène, un groupe soudé. Les joueurs sont habitués à jouer ensemble. Ils ont su créer une excellente ambiance. Je suis serein''.

Le lendemain, dans le même stade et à la même heure, Apache de Mitsamiouli s'opposera à Karthala de Vouvouni. Les Nordistes occupent la cinquième place au classement du championnat des Comores 2003 de première division. Ils ont récolté beaucoup de coupes dans les tournois organisés au Nord. Ce 29 février 2004, ils auront en face d'eux, une équipe de troisième division, sans aucune expérience des rencontres entre grandes écuries.

 

Difficile à manœuvrer

 

Seulement, voilà : Karthala figure parmi les équipes qui dominent le championnat de troisième division. Il est qualifié dans le championnat inter district. Il représente le district de Bambao (tout comme Angelus de Moindzaza Mboini). "Nous savons que Apache est une équipe difficile à manœuvrer et à plier, considérant les résultats de ses matches sur l'ensemble de la saison. Mais il y a d'autres moyens d'y parvenir, et mon équipe compte en faire la démonstration, dimanche'', avait avancé, avec beaucoup de prudence toutefois, Ismaïla, sympathisant de l'équipe de Vouvouni.

 

Gondet Bacar Madi

 

Santé publique  Augmentation des cas de paludisme à Mohéli

 

A la suite de l'alerte lancée par la Cellule de veille épidémiologique aux autorités sanitaires de l'Union des Comores le 21 janvier dernier, sur le nombre élevé de cas de paludisme dans le Centre hospitalier de référence (CHR) de l'île de Mohéli, le ministère des Affaires sociales en collaboration avec l'Organisation Mondiale de la santé (OMS), ont dépêché sur place une équipe multidisciplinaire composée d'un paludologue, d'un entomologiste d'un épidémiologiste de l'OMS et d'une technicienne re Laboratoire au Programme nationale de lutte contre le paludisme.

La mission a eu lieu du 22 au 24 janvier 2004. L'équipe a travaillé en étroite collaboration avec la direction générale de la santé de l'île et avec les membres de la Cellule de veille épidémiologique. Quatre groupes d'intervention ont été constitués. Le premier était chargé de la revue des dossiers cliniques, le deuxième de l'évaluation des examens de laboratoire, le troisième de l'évaluation de la disponibilité des médicaments essentiels au CHR et dans les pharmacies, pendant que le dernier devait procéder à une enquête dans les villages ayant eu le plus de cas hospitalisés notamment à Ziroundani et Hagnamoida dans le district sanitaire de Wanani.

Les observations réalisées ont conclu qu'il n'y a pas d'épidémie de paludisme. Les cas de fièvres observés touchent essentiellement la tranche d'âge de moins de 14 ans, et correspondent aux cas de paludisme attendus pendant cette période de l'année. Toute fois, il n'est pas exclu qu'il y en ait une épidémie d'autre origine virale ou bactérienne. Le nombre élevé de cas de fièvre chez les enfants peut être causé par d'autres affections liées à l'eau (typhoïde), des infections respiratoires aiguës et une circulation à basse fréquence de virus saisonniers.

L'équipe a recommandé aux autorités de l'île de soutenir les activités de surveillance épidémiologique, le renforcement de la sensibilisation  pour l'utilisation des moustiquaires imprégnées, et l'assainissement des points d'eau. La disponibilité des médicaments essentiels, et plus particulièrement des antipaludiques ainsi que l'affectation urgente d'un médecin dans le district sanitaire concerné sont plus que nécessaires et prioritaires.

 

Source : OMS-Moroni

 

 

UNFPA. Avis de recrutement

 

L'UNFPA, Fonds des Nations Unies en Union des Comores lance un appel à candidature pour recruter un consultant spécialiste du recensement pour le compte de son appui à la Direction Nationale du Recensement Général de la population et de l'habitat (RGPH).

 

Description des tâches :

 

- Conseiller et appuyer la Directeur nationale du RGPH dans la coordination et de la supervision des activités et plus particulièrement :

- Appuyer et superviser la mise en œuvre des activités d'exploitation et de traitement et l'analyse des données ;

- Encadrer les équipes de la Direction nationale et de l'Unité de gestion du RGPH et fournir, le cas échéant, l'appui technique pour l'exploitation et le traitement et l'analyse des données;

- Aider à la préparation des différentes réunions et ateliers techniques du RGPH;

- Elaborer  les documents techniques pour le suivi, la gestion administrative et financière des fonds et pour la mobilisation des ressources nécessaires.

- Elaborer les rapports de synthèse des activités du Recensement pour chaque étape.

 

Profil demandé :

 

- Etre de  nationalité Comorienne

Avoir une maîtrise (au moins) de statisticien démographe

- Avoir une expérience confirmée dans la conduite des travaux d'exploitation, de traitement et d'analyse des données d'enquêtes et de recensement.

- Avoir une bonne maîtrise des logiciels usuels pour le RGPH

- Etre attentif aux autres, communicatif, disponible pour un horaire de travail compatible avec les exigences du poste et avoir une capacité de travail en équipe.

- Une bonne pratique des procédures de gestion du Système des Nations Unies est un atout.

 

Localisation du poste : 

 

Direction Nationale du RGPH, au Commissariat Général au Plan à Moroni

Langue de travail :  Français

 

Durée :  3 mois initialement à partir du 15 mars 2004.

 

Les personnes intéressées doivent  envoyer un dossier de candidatures, sous pli fermé, comprenant un CV accompagné d'une lettre de motivation et des copies certifiées des diplômes. A déposer au Bureau de l'UNFPA à Moroni, à l'attention de Mme la Représentante de l'UNFPA, B.P. 648 Hamramba-Moroni au plus tard le 5 Mars 2004 (délai de rigueur). Pour toute information complémentaire sur ce poste contacter :

 

La Direction Nationale du Recensement Général de la Population et de l'Habitat au Commissariat Général au Plan, téléphone N° 74 4234 ;

t Le Bureau de l'UNFPA à la Maison des Nations Unies aux Comores - téléphone 731559 ;

Email : unfpa.registry.km@undp.org.

 

Contribution de la République Fédérale d'Allemagne aux élections en Union des Comores

 

Le 23 février 2004, l'ambassadeur d'Allemagne en Union des Comores avec résidence à Madagascar, Dieter Zeisler et la représentante résident du PNUD aux Comores, Giuseppina Mazza, ont procédé à la signature d'un protocole d'accord de financement par lequel l'Allemagne met à la disposition du PNUD une contribution d'un montant de cinquante mille euros.

Ce financement constitue la contribution de l'Allemagne au fond fudidiaire constitué par les partenaires des Comores aux fins de soutenir la mise en œuvre de l'accord intervenu le 20 décembre 2003 à Moroni.

Cette contribution de l'Allemagne servira à financer les opérations électorales, en particulier les matériels de vote.

 

Lettre à un prisonnier

 

La situation a beaucoup évolué depuis votre incarcération à la maison d'arrêt de Moroni. La campagne électorale bat son plein, mais votre région natale menace de boycotter les réunions électorales des législatives si on vous laisse moisir où vous êtes. N'aviez-vous pas, par hasard, l'intention de vous porter candidat aux législatives des îles? Cela n'a pu se faire, mais tout est encore possible pour l'assemblée de l'Union. On croise les doigts ?

La nouvelle à ''la une'' est la signature par le président de l'Union du décret relatif à la mise à disposition de la gendarmerie aux présidents des îles autonomes. Ce décret a scindé la gendarmerie en deux, et les îles devront se contenter de l'escadron et de la brigade routière, histoire de maintenir l'ordre.

Le budget consolidé vous attend et nous espérons vous voir venir avec la dotation spéciale que l'administration de Ngazidja attend avec impatience.

 

Saïd  Maoulana