EDITION ELECTRONIQUE N°219
Libération du ministreYounoussa:''Je
suis sorti de prison, comme on m'y a mis, je ne me suis engagé sur rien''
''Depuis le jour de ma séquestration jusqu'à
ma libération, on n'a parlé que de problèmes de procédures''. ''Quand le
procureur de la République est venu me voir en prison, j'ai compris qu'il avait
un sérieux problème de conscience''. ''J'ai dis à la juge d'instruction, Thanay Tasmine, que conformément
à la loi fondamentale de Ngazidja, elle n'avait pas les compétences de
m'entendre. Elle a passé outre mes remarques car, selon elle, je suis un
fonctionnaire comme les autres''.
Le ministre des Finances de l'île autonome de
Ngazidja est libre depuis avant-hier. Nous vous proposons les premières
impressions de ce ministre qui a passé plus de deux mois en prison et qui est
ressorti sans être jugé…
Il insiste : ''mon avocat a demandé une
'libération sans condition avec annulation de procédures'. Je suis sorti de
prison comme j'y suis entré, libre. ''Le gouvernement de Ngazidja et moi même
porteront plainte auprès de la Haute cour de justice, dès que les institutions
seront mises en place, afin de faire valoir le droit et d'assurer la lisibilité
des lois''.
Le ministre des Finances de l'île autonome de
Ngazidja est libéré samedi dernier à 14 heures. Immédiatement après cette
libération, un cortège de voitures a sillonné la capitale pour fêter
l'événement. A Mvouni, ville natale du ministre, une
marée humaine a salué le ministre en scandant des slogans favorables au camp
politique dont il est issu. Cette fête
au son des tam-tam et des tambours, a continué jusqu'à tard dans la nuit.
Dans un entretien que le ministre a bien voulu
nous accorder, il a passé en revue les conditions de son arrestation et son
parcours de prisonnier. Il a ''dénoncé'' ce qu'il a appelé le ''caractère
prémédité de son arrestation''.
Selon lui, son arrestation s'inscrivait dans
une stratégie du gouvernement de l'Union de déstabiliser le gouvernement de
Ngazidja afin de créer un climat d'insécurité dans le pays avant les
négociations qui devait aboutir à l'accord du 20 décembre 2003. Le ministre en
veut pour preuve une réunion tenue le 28 novembre 2003 à Zilimadjou
chez un haut dignitaire du pouvoir de l'Union et au cours de laquelle les
participants ont décidé ''d'envoyer en prison deux ministres du gouvernement de
l'île, à savoir, Mohamed Issimaïla et moi-même. Leur
objectif était de créer un vent de panique au sein de la population''.
Revenant sur les circonstances de son
arrestation, le ministre raconte : ''Le 15 décembre 2003 à 11heures, un
gendarme s'est présenté à la présidence avec une convocation. Le ministre de la
Justice, Abdouraouf, a téléphoné au procureur de la
république pour s'enquérir de la situation.
“Détournement
de 127 millions”
Ce dernier a insisté sur ''l'impératif de
boucler le dossier le même jour à midi'', exigeant du coup ma comparution
devant le tribunal. Le ministre poursuit : ''Je me suis rendu à la justice en
connaissance de cause. La juge d'instruction, Thanay Tasmine, m'a tout de suite cité les chefs d'inculpation et
décidé ma mise en détention provisoire. Je lui ai expliqué que conformément à
la loi fondamentale de Ngazidja, elle n'avait pas les compétences de
m'entendre. Elle a passé outre mes remarques car, selon elle, je suis un
fonctionnaire comme les autres''. Soixante douze heures après mon arrestation,
deux gendarmes de la brigade de recherche m'ont présenté un document faisant
état d'un détournement de 127 millions de francs prélevé sur les vignettes. Je
leur ai signifié que la comptabilité de l'île n'était pas encore clôturée et
qu'il fallait attendre la fin de l'année pour avancer une telle hypothèse.
Depuis je n'ai jamais vu ce document. J'ai considéré et continue à considérer
mon arrestation comme une prise d'otage. Dans ce cas de figure, il y avait
trois éventualités : payer un rançon, être libéré ou tué''.
Sur les chefs d'inculpation (faux, usage de faux et escroquerie) qui
pesaient sur sa personne, Younoussa déclare :
''l'agrément que j'ai signé est un dossier administratif datant de décembre 2002 sur proposition de
l'ex-Directeur général des impôts (aujourd'hui, directeur national des impôts, ndlr) Djaffar Ahmed. A ma connaissance, il n'y a pas eu d'enquête
administrative. L'assureur Houssein, je l'ai connu en
prison''.
Le ministre Younoussa
a tenu à rappeler que son avocat, Me Harimia Kassim n'a jamais demandé une ''libération provisoire''
mais plutôt une ''libération sans condition avec annulation de procédures''. Je
suis sorti de prison comme j'y suis entré, libre. Je me suis engagé sur rien,
j'ai rien signé et je n'ai de compte à rendre à personne'' précise le ministre Younoussa. ''Je porterai plainte ainsi que le gouvernement
de Ngazidja auprès de la Haute cour de justice, dès que les institutions seront
mises en place, afin de faire valoir le droit et d'assurer la lisibilité des
lois''. a conclut Younoussa.
Saïd Maoulana
Grève des taxi : situation bloquée
La grève des transporteurs en commun entame sa
deuxième semaine. La situation est complètement bloquée. Le dialogue est rompu. Les syndicalistes de Usukani wa masiwa
poursuivent leurs actions. Aucun taxi ne circule. Plusieurs axes routiers sont
barrés par les grévistes. La Nationale1, Moroni-Mitsamiouli,
n'est plus praticable.
La grève du transport perturbe gravement la
vie de la population. Comme nous l'écrivions dans notre dernière édition, les
autorité doivent au plus vite renouer le dialogue avec les syndicalistes au
besoin désigner un médiateur.
D'un autre côté, le silence des responsables
des autres syndicats face à la répression qui frappe Usukani
wa masiwa, s'il se
prolonge, risque de jeter le discrédit sur le monde syndical comorien.
A près la fermeture du local de Usukani wa masiwa,
l'arrestation de ses dirigeant et la confiscation de son équipement de bureau,
on ne peut qu'être étonné du silence des partis politiques et surtout des
autres syndicats. Cette grave atteinte au droit syndical laisserait-elle
indifférente nos hommes politiques et nos responsables syndicaux?
Message à la Jeunesse
MAHAMOUD SOIDIKI ET SAID ABDOU SALIME,
Candidats Indépendants de la Première Circonscription déclarent :
''Nos
yeux doivent être rivés sur la Jeunesse''
L'un des grands défis majeurs que votre
génération doit relever, c'est une révolution des mentalités qui se prépare. Et
vous êtes au cœur de cette révolution. Vous êtes les mieux placés, car les
premiers bénéficiaires, pour la comprendre et pour y jouer le rôle moteur
nécessaire, tirer meilleure partie.
Car, il s'agit d'affronter un monde nouveau
qui se façonne chaque jour sous vos yeux, sous nos yeux à tous, sur fond de
révolution technologique à base d'un réseau mondiale de technologies de
l'information et de la communication. Cela exige une préparation, une
initiation dès le prime âge.
Pour cela, l'école républicaine pour tous,
dans l'égalité des chances, garantie fondamentale de l'Etat et de la République
à tous les citoyens, à tous ses enfants, constitue le passage obligé de cette
démarche initiatique, le meilleur outil pour préparer la jeunesse à entrer dans
ce monde turbulent et exigeant.
La nouvelle législature de l'île de Ngazidja,
loin de la tentation des promesses électoralistes, doit être en mesure, et
c'est dans sa mission et sa capacité, d'avoir une véritable ambition
législative, en prenant l'initiative entre autres, de lois d'orientation et de
programmation sur un horizon de dix ans, en faveur de la majorité sociologique
du pays, la jeunesse.
Nous proposons un contrat de législature qui
nous engage sur un travail parlementaire ardu autour des priorités de
développement, des préoccupations et des attentes de la jeunesse. L'école,
l'éducation, la formation professionnelle, l'emploi, la jeunesse et le sport,
la culture, seront des grands chantiers de la législature.
Ces chantiers seront consacrés par des
initiatives de loi, intelligentes, réalistes, parce que sera recherché, une
adéquation des objectifs et des moyens disponibles et/ou mobilisables. Ces
initiatives qui mettront l'accent sur le long horizon, chercheront à souder les
élus en veillant à susciter leur adhésion
la plus large et le consensus, afin de dégager une majorité du vote
parlementaire sur des priorités et des attentes qui interpellent tous les
parlementaires, bien au-delà des clivages et des colorations politiques.
Désormais, le nouvel antagonisme du travail
n'est pas entre travailleur manuel et intellectuel. C'est une fracture
numérique qui consacre dorénavant, la nouvelle division du monde et la division
internationale du travail. Notre organisation sociale, le monde du travail, nos
pratiques quotidiennes y sont affectés. Avec cette fracture, on est de ce monde
ou on l'est pas. Cette ligne traverse le Nord et le Sud de l'hémisphère. Elle
s'installe à l'intérieur de nos sociétés en développement. Notre petit archipel
n'y échappe pas.
Votre génération est née avec l'ordinateur
domestique qui annonce une ère nouvelle dans laquelle, la création de richesse
se fera de plus en plus par l'intégration du savoir et de la technologie de
l'information et de la communication, plutôt que par l'effort physique ou
l'accomplissement de tâches répétitives. En clair, cela signifie qu'il faut
maîtriser les inventions nouvelles tout en prémunissant l'homme contre
l'asservissement par la machine ainsi que contre les éventuelles dérives
d'applications scientifiques, qui videraient nos sociétés de leur âme, de
l'éthique qui nous distingue des autres êtres et espèces de la nature.
De plus en plus de jeunes font des études. Et
c'est nécessaire pour préparer l'avenir, à la vie. Mais en même temps, se
creusent et s'accroissent les inégalités. Ce qui est inadmissible !
Pas plus que vous, nous ne saurons accepter la
sélection par l'échec dont le processus y conduisant, trouve son origine dès
l'école primaire. Les chiffres sont éloquents quant à cette macabre sélection :
un taux d'échec scolaire de l'ordre de 73 %, sur plus ou moins 5.000 candidats
au baccalauréat, aux environs d'un millier seulement réussisse chaque année.
12.000 jeunes sont rejetés chaque année du système scolaire. L'éducation
nationale, toute la société comorienne doit faire son examen de conscience,
face à un tel désastre social, une telle contre-performance, sans que personne
ne crie gare !
Et c'est faute de la qualité des équipements
et des infrastructures scolaires dignes et adéquats, de moyens adaptés, y
compris le matériel didactique, de soutien efficace, d'enseignants suffisamment
formés, nombreux et motivés. Les années blanches viennent s'ajouter à ces
nombreux facteurs de l'échec scolaire, au grand privilège de l'école privée qui
a vu s'accroître les inscriptions des enfants dans ces établissements.
Ce lamentable
sinistre de l'école publique a fait le lit de la floraison d'écoles
privées sans conditions, ni exigence, ni contrôle réel des pouvoirs publics.
Les familles démunies, par effet de mode, mais
surtout par réflexe de sauvegarde de leurs enfants du naufrage de l'école
publique, suivent le mouvement vers la désertion du secteur publique de
l'éducation. Malgré les maigres revenus. Le résultat, ce sont des filles
livrées au détournement de mineurs par des adultes intéressés, prompts à
séduire en subvenant au paiement des frais d'écolage.
Nous appelons à revisiter l'école publique
pour tous et à faire le pari de sa renaissance. Car, nous sommes tous des
enfants de l'école publique ! La meilleure qui soit. Celle qui a fait de nous
ce que nous sommes, nous autres qui prenions de l'âge, la seule qui assure
l'égalité des chances à tous les enfants de la République sans distinction de
revenus, d'origine sociale.
Les temps sont difficiles, l'inactivité
croissante provoque des ravages dramatiques, souvent imparable : chute des
revenus, paupérisation croissante, ruptures familiales, marginalisation. Bref,
le cycle infernal de l'exclusion s'installe. Ne minimisons pas le danger qui
est bien là. C'est avec vous, pour vous, jeunes comoriennes et comoriens, force
vive du pays, que nous écarterons le danger. Pour cela, faites le bon choix de
vos élus à la représentation de l'île. C'est plus qu'un simple vote. C'est un
pari sur l'avenir, le vôtre. Il n'aura jamais été entre vos mains.
La tâche que nous devons accomplir ensemble
est immense. Car elle doit permettre à Ngazidja de combler son retard
économique et social. Pour cela, nous devons mettre en place une véritable
stratégie de développement durable. Après bientôt trente ans d'indépendance
marqués du sceau des échecs cuisants, nous n'avons pas droit à l'erreur.
Nous ne devons pas décevoir cette jeunesse de
Ngazidja et des Comores qui nous regarde avec anxiété, nous interroge avec
espoir et interpelle nos responsabilités. Car cette jeunesse mérite mieux :
un avenir où l'exclusion et la précarité
seraient absentes, ou d'autres perspectives que l'assistanat et la manchette
humiliants, seraient enfin offerts. Il est un atout parmi tous les atouts de ce
pays, c'est la jeunesse de Ngazidja qui est un formidable espoir, un réservoir
immense pour permettre notre grande île de construire un avenir digne pour
elle.
Notre
chaîne traditionnelle de solidarité est
rompue. Il nous faut la réinventer !
Il y a ceux pour qui l'avenir est assuré, ceux
pour qui l'avenir est incertain et ceux qui n'ont pas d'avenir du tout. Or la
misère est ce qu'il y a de plus corrosif dans une société. Aujourd'hui, des
valeurs comme la fidélité, la loyauté, le respect d'autrui, n'ont plus de sens.
Comment pouvait-il en être autrement, lorsque l'homme est réduit à la misère
avilissante et ne connaît plus que la faim.
Il ne faut plus chercher les remèdes à travers
le clientélisme, mais bien à travers l'accroissement des richesses et leur
juste redistribution.
Le chômage est la première hantise de votre génération,
après la pandémie du sida. Aucune autre génération n'a été autant frappée comme
vous par ce fléau économique et social. Six sur dix parmi vous, sont à la
recherche d'un emploi. Et derrière les chiffres, il y a des drames, des espoirs
brisés et souvent au bout du chemin, la délinquance, petite et grande.
Beaucoup d'entre vous se trouveraient une âme
d'entrepreneurs, si vos projets avaient des chances raisonnables de trouver
d'abord un accompagnement administratif, puis un financement.
Oui, vous avez des idées. Oui vous avez des
ambitions. Encore faut-il vous donner les moyens de construire votre avenir, de
voler de vos propres ailes.
Les
jeunes ne sont pas au chômage parce qu'ils ont des problèmes. Ils ont des
problèmes parce qu'ils sont au chômage.
Nous voulons que l'Etat se modernise, qu'il
modifie ses approches, qu'il donne priorité aux dépenses d'insertion,
d'investissement qui permettent l'accès aux services sociaux de base, et qu'il
favorise la création d'activité.
Vous avez raison. Le monde politique n'est pas
exempte de reproches, dans tout cela ! La jouissance du pouvoir l'a trop
souvent emporté sur la morale et les devoirs qu'elle impose. De fautes graves
ont été commises par les politiques dans notre pays, Et ils paient le prix fort
de leur insouciance, de leur inconscience, sinon de leur malfaisance. Nous le
redisons, au risque de décevoir ceux qui pensent qu'un engagement politique se
gère, qu'il faut faire carrière à tout prix, que la politique n'est pas un
" business ", où l'on ne sait quel " job ", dont la seule
fonction serait de servir des ambitions personnelles.
A nous de savoir, et de dire haut et fort, si
la politique est affaire de valeurs, de convictions, de projets, ou si ce n'est
qu'une sorte de grand marché où s'ajustent les offres et les demandes.
Il nous manquait encore les expériences
douloureuses, pénibles d'autres nations, mais que nous avons fini par vivre ces
dernières années, pour en prendre hautement conscience Au point d'avoir été
saisi par le dégoût et le rejet de la chose politique, devenue cette foire
d'empoigne et de l'arnaque, du mensonge et de la tromperie.
Il nous restait à comprendre qu'il n'y a
jamais trop d'illusions à se faire sur une certaine trempe d'hommes politiques,
que vous connaissez fort bien, et dont les convictions ont souvent cédé et/ou
cèdent encore à la vigueur des appétits, à l'intérêt égoïste bien compris.
Notre pays est encore scandalisé par la perfidie avec laquelle nos hommes
politiques ont plongé les Comores dans cet Océan Indien dans lequel elles
baignent. Un véritable sinistre, un naufrage !
Le premier ennemi du développement des Comores
aura été le parti politique. Pour lui, tout acte est bon, si le politicien peut
se servir du mal à la place du bien, du mensonge à la place de la vérité, sans
que personne puisse s'en apercevoir. Les Comoriens, en l'occurrence sa frange
la plus jeune, sont bien conscients. Et le disent à qui veut encore les
entendre. Ailleurs, le parti concourt à l'expression du suffrage, encadre les
hommes et les femmes autour de convictions fortes, les fait retrouver autour de
l'essentiel, du pacte républicain, qui seul sauve tout le monde de l'appel à
l'abîme.
Si nous fustigeons le régime des partis, et
son résultat historique aux Comores, ça
n'est pas pour tomber dans un populisme malveillant, un poujadisme
tropical, ni dans une confusion malsaine, mais pour bien faire comprendre que
nous vivons bien la fin de ce régime. Il reste à construire intelligemment le
renouveau du politique, à procéder à une redistribution des cartes qui consacre
la rupture avec le passé et fait le pari sur l'avenir.
Aujourd'hui, la conscience populaire grandit
de jour en jour et les actions politiques doivent suivre cette évolution.
Demain, qui commence le 14 mars 2004, à
l'occasion du premier tour des législatives de l'île, la première
circonscription de Ngazidja devra choisir !
Nous vous proposons de choisir, en votant pour
le tandem MAHAMOUD SOIDIKI / SAID ABDOU SALIME, la seule véritable candidature
indépendante de cette grande première circonscription, pour incarner la volonté
et l'espérance.
Dîner de presse du candidat Mahamoud Soidiki
Mahamoud Soidiki s'est entretenu, samedi soir,
avec les journalistes au cours d'un
dîner de presse. Le candidat de la première circonscription de Ngazidja et son
suppléant, Saïd Abdou, ont développé leurs thèmes de campagne. La justice et la
libre entreprise figurent au premier plan de son programme. Ils se sont prononcés pour ''une justice qui
protège les libertés, qui assure la dignité des personnes et préserve leur
honneur''. Mahamoud Soidiki
proposera, s'il est élu, une loi de programmation sur la justice. ''Aucune
réforme sérieuse ne peut aboutir si on ne commence pas par une réforme de la
justice'' a affirmé le candidat. Ce dernier a critiqué l'absence d'appel
d'offres dans la plupart des marchés publics et a appelé à plus de transparence
dans l'attribution des marchés.
Répondant aux questions des journalistes sur
son positionnement sur l'échiquier politique, il a critiqué ''l'absence de programme'' des
partis politiques comoriens et affirmé n'appartenir à l'heure actuel, à aucune
formation politique. ''Je suis un indépendant. Au parlement, je serais libre de
soutenir les bonnes initiatives d'où qu'elles viennent''.
Said Ali Kémal, “en
qualité de doyen des journalistes des Comores”, a pris part à cette
rencontre.