EDITION ELECTRONIQUE N°222
Fin du débrayage du transport
routier “Par compassion pour la population”
''La fermeté des autorités face à la
radicalisation du mouvement ne pouvait aboutir qu'à une situation de blocage
totale avec des conséquences imprévisibles'' a déclaré un membre du conseil
législatif qui aurait joué le médiateur entre le gouvernement de l'Union et le
président de Usukani wa masiwa, Issa Mdaouhoma.
Pour déclarer la fin de la grève, les
dirigeants syndicaux avaient posé une seule condition, à savoir la libération
de tous leurs camarades détenus à cause du mouvement de grève qu'ils avaient
déclenché, on se souvient, lundi 23 février et qui a tenu une dizaine de jours.
Selon le président de Usukani wa masiwa, dont
le secrétaire général, Aboubacar Djohar, était, hier encore, sous les verrous,
cette revendication aurait été satisfaite et les autorités se seraient engagées
à libérer les militants syndicaux - dont six avaient écopé de très lourdes
peines de prison-. A l'heure où nous mettions sous presse, les syndicalistes
étaient toujours détenus à la maison d’arrêt de Moroni. Les autorités de
l'Union auraient autorisé la réouverture du bureau du syndicat qu'elles avaient
fermé au plus fort moment de la grève.
Usukani wa masiwa a fini par abandonner sa
revendication principale de la réfection des toutes les routes de Ngazidja :
''Les autorités ont reconnu que le fond routier 2003 qui devait financer les
travaux de réfections des routes a été utilisé à d'autres fins. Dans ces
conditions, nous avons jugé inutile d'allonger la souffrance de la
population'', explique Issa Mdaouhoma.
La grève des transporteurs en commun a pris
fin, officiellement, hier après midi. Le président du syndicat des
propriétaires et des chauffeurs des taxis (Usukani wa masiwa), Issa Mdaouhoma,
l'a déclaré hier à Radio Comores. Cette déclaration a été faite en présence du
président du Conseil législatif qui a joué un rôle de ''médiateur'' entre les
autorités et les responsables des transporteurs : ''Nous avons servi de
facilitateurs pour rapprocher les points de vue et renouer le dialogue entre
les deux parties'', nous a expliqué un vice-président du conseil.
“Un terrain d’entente entre les parties”
Les conseillers avaient considéré la situation
comme étant ''très difficile'', nous a
confié l'un d'eux. ''La fermeté des autorités face à la radicalisation du
mouvement ne pouvait aboutir qu'à une situation de blocage totale avec des
conséquences imprévisibles''. Le président du conseil d'Etat ''ainsi que
d'autres responsables'' de l'institution se seraient engagés dans des
''négociations intenses avec certains dirigeants'' du syndicat du transport
routier pour ''parvenir à un terrain d'attente entre l'Etat et Usukani
wamasiwa.
Pour déclarer la fin de la grève, les
dirigeants syndicaux avaient posé une seule condition, à savoir la libération
de tous leurs camarades détenus à cause du mouvement de grève qu'ils avaient
déclenché, on se souvient, lundi 23 février et qui a tenu une dizaine de jours.
Selon le président de Usukani wa masiwa, ''leur revendication a été acceptée et
les autorités s'étaient engagées à libérer les militants syndicaux arrêtés. A
l'heure où nous mettons sous presse, les militants syndicaux étaient toujours à
la maison d’arrêt de Moroni.
Rappelons que six syndicalistes ont été jugés sous le chef
d'inculpation ''d'entrave à la circulation'.
Le parquet de Moroni reproche aux
syndicalistes d'avoir levé des barricades sur les routes de certaines régions
et d'avoir tenter d'empêcher des chauffeur de faire leur boulot. Six d'entre
eux ont écopés trois ans d'emprisonnement dont un ferme. Le secrétaire général
du syndicat, Aboubacar Djohar, qui avait incarné le mouvement sur le terrain a
été, lui aussi, arrêté au siège du syndicat. Jusqu'ici, le très médiatique
militant n'a pas été jugé.
Les responsables de Usukani wa masiwa ont fini par abandonner leur revendication principale sur la réfection des toutes les routes de Ngazidja.
“Entre “responsable” et “homme
politique”
''Nous, comme tout le monde d'ailleurs, avons
compris que le fond routier 2003 qui devait financer les travaux de réfections
des routes n'est pas disponible, et qu'il a été utilisé à d'autres fins. Les
autorités ont fini par l'avouer. A ce point, nous avons jugé inutil d'allonger
la souffrance de la population qui s'est, d'ailleurs, montré compréhensive et a
soutenu jusqu'au bout notre mouvement, malgré les souffrances endurée'', a
déclaré Issa Mdaouhoma. Les autorités ont autorisé la réouverture, hier, du
bureau de travail du syndicat et le matériel informatique, qui a été confisqué
par la gendarmerie, a été rendu.
Le président du syndicat réitère sa vive
indignation contre les autorités : ''nous n'avons pas à faire à des ministres
responsables, mais à des personnes défendant un régime''. Les responsables du
syndicat sont également très remontés contre leurs camarades, qualifiés de
''traîtres'', qui ont brisé le mouvement, en reprenant le travail avant le mot
d'ordre du syndicat : ''Nous allons être fermes avec eux et ils n'ont pas
d'excuse''.
Les taximen accusés d'avoir ignoré la grève en
acceptant frauduleusement des clients seraient au nombre de 105, selon un
décompte du syndicat. Et les dirigeants du syndicat ont dénombré 200 taxis qui
auraient commencé à enfreindre, de manière ouverte, dès lundi dernier au plus
fort moment de la mobilisation des transporteurs : ''Ces gens là n'ont pas de
conscience professionnelle, ce ne sont pas des hommes de principe, ils ont
manqué de solidarité envers leurs camarades emprisonnés '', conclut le
président de Usukani wa masiwa.
Mmadi Moindjié
Santé publique : L'ONU fait depuis
l'Afrique le point sur la lutte contre le Sida
Neuf agences de l'Onu, entourées d'une
vingtaine de ministres africains, se réunissent mercredi à Livingstone (Zambie)
pour dresser leur bilan annuel, pour la première fois en Afrique, de la lutte
mondiale contre le Sida. De cette "ligne de front" contre la
pandémie, région du monde la plus touchée avec un taux d'infection de 40% dans
certains pays, le Comité des co-sponsors d'Onusida, programme de l'Onu sur le
sida, va à la fois "mettre en évidence le sort de la région" et
désigner les axes prioritaires de la lutte.
L'accès aux soins, l'éducation préventive,
l'impact sur les ressources humaines et le développement des compétences, ainsi
que les orphelins du Sida seront les quatre aspects-clefs discutés à la réunion
de Livingstone, qu'ouvrira le chef de l'Etat zambien Levy Mwanawasa.
Un impact particulièrement désastreux
Le directeur général de l'Unesco Koïchiro
Matsuura, président en exercice d'Onusida, présidera à la réunion sur trois
jours, durant lesquels le directeur exécutif d'Onusida Peter Piot,
l'administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud)
Mark Malloch-Brown et la directrice du Fonds des Nations unies pour l'enfance
(Unicef) Carol Bellamy seront les intervenants principaux.
Selon l'Onusida, 5 millions de nouvelles
infections en 2003 sont venues porter le total de personnes infectées à 40
millions dans le monde; parmi elles, 25 à 28 millions pour la seule Afrique
subsaharienne.
En Afrique australe, la pandémie a eu un
impact particulièrement désastreux sur l'éducation étant donné les ravages
causés dans les rangs des enseignants, mais aussi dans l'agriculture, déjà
frappée par deux années de sécheresse et qui voit disparaître, ou s'affaiblir,
des générations de cultivateurs.
Briser le silence autour de la pandémie
Le sous-directeur général de l'Organisation
mondiale de la Santé (OMS), Joyce Phumaphi, parlera de l'accélération de
l'accès aux soins pour les malades après une année 2003 qui a vu des avancées:
ainsi, l'accord de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) du 30 août pour
faciliter l'accès des pays pauvres aux médicaments génériques.
Le cas de la Zambie, hôte de la conférence,
illustre à la fois les avancées et les problèmes persistants entourant le sida
en Afrique australe: une prise de conscience et un engagement accrû des élites
politiques, avec l'annonce du président Levy Mwanawasa selon laquelle 100.000
Zambiens bénéficieront d'anti-rétroviraux gratuits d'ici fin 2004.
Dans le même sens, au Malawi voisin, le
président Bakili Muluzi a pris le taureau par les cornes afin de briser le
silence autour de la pandémie: il a subi et publié son test de dépistage
-négatif- et révélé que son propre frère était mort du Sida il y a trois ans.
Mais, signe des obstacles qui subsiste contre une prévention efficace, la
Zambie s'est trouvée aux prises en 2003 avec un nombre croissant de viols
d'enfants --647 cas pour la seule capitale Lusaka en 2003--: le fléau est
notamment alimenté par le mythe, persistant, selon lequel que l'acte sexuel
avec une jeune vierge peut "guérir" du sida.
Legislatives de Ngazidja
Foundi Maoulida, candidat de la première
circonscription
Votez pour....
u Un patriote intègre au service de son pays
et de son île
u Un homme proche de la population
u Un homme qui dit “NON” à l'imposture, “NON”
à la corruption !
u “OUI” à des Comores unies dans la diversité
!
u “OUI” à la défense des intérêts de Ngazidja
Mwali Boléro tente de mobiliser ses
troupes
Madi Boléro est parti en campagne électorale à
Mwali. Il doit affronter une situation devenue très critique depuis sa rupture
avec le président de l'île.
Le mariage réalisé entre l'opposition
mohélienne conduite par Mohamed Hassanali et le président Mohamed Fazul
inquiète Madi Boléro qui compte se présenter à la députation de l'Union. Le ministre
de la Défense voudrait se forger une légitimité électorale dans son île. Boléro
ambitionnerait la présidence de l'assemblée de l'Union en cas de victoire du
régime. Etant donné que, suivant le principe constitutionnel de la tournante,
la présidence de l'Union doit aller logiquement à Anjouan à la fin du mandat
d'Azali, le poste de présidence de l'assemblée reviendrait à un Mohélien.
La rupture entre Azali et Fazul a surpris plus
d'un observateur. Ce dernier doit, en effet, son élection à la présidence de
l'île au clan Azali-Boléro. Celui-ci comptait se servir du président Fazul pour
asseoir son autorité sur l'île et préparer tranquillement son assise politique.
Boléro se rend à Mwali à un moment où un bras
de fer de plus avait opposé le colonel Azali et le président Fazul à propos de
la nomination du commandant de la gendarmerie de l'île, conformément à l'accord
du 20 décembre (voir notre édition d'hier)
Deuxième album de Boinariziki : ''Ambiance
nocturne'' : voir un palier au-dessus
Le plus grand représentant de la musique
traditionnel comorien sort ''Ambiance nocturne''. Il s'agit de dix morceaux
inédits de mgodro, de shitete, de nyamandziya et de magandja, des rythmes
originaires, essentiellement, de l'île du trio mohélien, formé du leader, Boinariziki,
de Soubi et de Houssein Saïd.
Dans cette deuxième, le groupe traite
essentiellement de l'amour (Utsilawe, Maria zame, Mana nauhira, Bahati
yinawawe, etc.). Comme un appel de pied aux jeunes qui dans les pistes de
danses sont en manque de rythme du pays, Boinarizik, a recouru, bien plus
abondamment que dans son premier album, ''Shamsi na mwezi'' à des cadences
rapides et entraînants. Cette incursion dans le ''monde des samedi soir'' a été
mené sans que le caractère traditionnel de la totalité des titres en soit
altérés.
L'ensemble de la profession, estime que
''Ambiance nocturne'', est, de tout point de vue, d'un bien meilleur cru que
son prédécesseur, qu'il se situe un palier au dessus. Il est vrai que le trio a
su obtenir des seuls trois instruments employés, le gabusi, le dzendze et le
mkayamba une qualité de son qu'on a cherché en vain dans Shamsi na mwezi en
dépit du succès que cette toute première sortie en CD des artistes avait
rencontré.
Entièrement réalisé dans le premier studio
comorien de musique, la maquette de pochette a été l'œuvre de Aboubacar Cheikh.
Il est disponible à Studio1.
Hatime