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EDITION ELECTRONIQUE N°223

 

Vers la fin des travaux sur l'installation du budget consolidé

Le Comité installe ses garde-fous

 

Une permanence va être mise en place à l'issue de la clôture des travaux pour recevoir les plaintes et les observations et les soumettre à la prochaine session du Comité d'harmonisation. La communauté internationale va engager un bureau d'étude pour suivre les différentes opérations financières de l'Union et des îles et les activités relatives au budget transitoire. Il devra ''contrôler tous les circuits des dépenses, les recettes des comptes et leur fiabilité'' et faire part de ses observations et suggestions au Comité d'harmonisation. Si des litiges ne sont pas aplanis à ce niveau, il reviendra au Comité de suivi de trancher.

Avant-hier le Comité a mis en place un dispositif qui va permettre à l'île de Mwali de pouvoir verser ces recettes et décaisser sa quotes-parts, même en l'absence d'une antenne de la Banque centrale des Comores sur l'île. Il a déploré que les autorités de l'Union ''ne se soient pas conformées à la décision du Comité de ne pas utiliser les recettes de l'Etat enregistrées à partir de 23 février dernier et qui étaient destinées au compte spécial des recettes à partager''. Pour prévenir un tel ''manquement'', le comité aurait décidé de demander au ministère des Finances de l'Union de s'engager par écrit à verser les recettes de l'Etat dans le compte spécial, à compter du 1er mars.

Dans la foulée, le vice-président chargé des Finances, a signé une note circulaire pour rappeler que ''dès lundi 2 mars, les recettes à partager perçues par chaque entité vont être versées dans le compte spécial n° 441700 ouvert à la BCC.''

Le Comité d'harmonisation qui doit, officiellement, clôturer sa session, lundi prochain est sur le point d'achever ses travaux. Son président, l'ex-premier ministre sénégalais, Lamine Loum, quittera le pays le lendemain, mardi 9 mars. Il reviendra tous les troisièmes semaines pour des réunions d'évaluation  sur l'état d'application des différentes dispositions du budget et sur le fonctionnement de l'administration de la douane.

Une permanence du comité va être installée à l'issue de la clôture des travaux. Cette structure recevra les plaintes et les observations des uns et des autres pour les soumettre aux sessions du Comité d'harmonisation. Pour le travail de contrôle et de suivi, la communauté internationale va engager un bureau d'étude indépendant, qu'elle va financer, pour suivre les différentes opérations financières de l'Union et de ses entités autonomes et les activités relatives au budget transitoire. Le bureau d'étude, qui devrait être une entreprise locale, sera chargé de ''contrôler tous les circuits des dépenses, les recettes des comptes et leur fiabilité''.

Ce bureau va, par la suite, faire part de ses observations et suggestions au Comité d'harmonisation qui va ''les examiner et corriger les failles et les manquements éventuels''. Si des litiges ne sont pas aplanis à ce niveau, il reviendra au Comité de suivi pour trancher.

 

Un compte pour Mwali

 

Avant de clôturer ses travaux, le Comité a dû résoudre quelques difficultés qui freinaient la mise en oeuvre de certaines dispositions budget transitoire, une semaine après sa mise en application, le 23 février dernier. En effet, les différents comptes prévus par le budget (voir notre édition du….) n'avait pas été ouverts dans les temps indiqués. Une des raisons était que l'île autonome de Mwali, ne disposant pas d'une antenne de la Banque centrale des Comores (BCC) pour verser les recettes perçues sur l'île et y décaisser sa quote-part, le gouvernement de l'île ne pouvait pas ouvrir son compte à la BCC. Cela, explique-t-on, a empêcher les autres comptes d'être opérationnels.

Toutefois, une solution a été trouvée. Les membres du Comité se sont mis d'accord pour permettre à la Société nationale des postes et des télécommunications (SNPT) de Mwali de jouer le rôle de la BCC en attendant l'ouverture une antenne de cette dernière sur l'île. ''Cette  question nous a fait perdre quatre jours de plus sur la mise en application des dispositions du budget'', note un membre du Comité qui déplore ''une volonté délibérée de certains de ralentir les choses''.

Au niveau des manquements aux décisions et aux dispositions sur le budget, dans son premier bilan - une semaine après l'entrée en vigueur du budget-, le Comité de suivi a constaté que les autorités de l'Union ''ne se sont pas conformées à la décision du Comité de ne pas utiliser les recettes de l'Etat enregistrées à partir de 23 février dernier''. Cet argent devait être destiné au compte spécial des recettes à partager.

 

Mesures de sécurisation

 

Du côté de l'Union, on soutient que cet argent ''a été utilisé pour payer des salaires des agents de l'Etat''. Cette explication ne semble pas avoir apaisé la colère des membres du Comité d'harmonisation : ''Ce manque de responsabilité n'incite pas à l'optimiste'', s'inquiet l'un d'eux. Cependant, ajoute-t-il, ''on ne désespère pas''.

Les Anjouanais, de leur côté, ''assurent que les recettes enregistrées, dans l'île pendant cette période, sont toujours disponibles et attendent à être versé dans le compte, une fois opérationnel''.

Après ce manquement, le Comité aurait décidé de faire signer au ministère des Finances de l'Union, un document l'engageant à verser les recettes de l'Etat dans compte spécial, à compter du 1er mars. Autre décision pour renforcer cette mesure de ''sécurisation'', les recettes destinées au compte spécial, selon des membres du Comité, seront versées directement à la BCC sans transiter à la trésorerie générale de l'Union, ''comme il a été convenu auparavant''. ''Le trésorier payeur général de l'Union n'a pas tenu ses engagements de ne pas utiliser le fonds de ces recettes'', a dit un membre du Comité pour justifier la décision de son institution.

Par ailleurs, le vice-président chargé des Finances, Caambi El yachrutu, a signé une note circulaire  pour rappeler que ''dès lundi 2 mars, les recettes à partager perçues par chaque entitée (Union, îles autonomes de Ngazidja, Ndzuwani et Mwali) vont être versées dans le compte special n° 441700 ouvert à la BCC.'' Ces recettes, souligne la note, ''vont être réparties entre la dette et les entités.''

 

Mmadi Moindjié

 

 

Obsèques du président Tadjidine

 

Les obsèques du président Tadjidine Ben Said Massonde décédé dans la nuit du dimanche 29 février dans un hôpital parisien à l'âge de 76 ans (voir notre édition de lundi), ont été célébré jeudi après-midi à Moroni en présence d'une foule nombreuse venue des quatre coins de l'archipel. Les honneurs lui ont été rendus par l'armée comorienne. Les présidents Azali et El-Bak y ont pris part.

On peut, toutefois, regretter que les autorités n'aient pas jugé utile de décréter un deuil national ni de mettre les drapeaux en berne. En sa qualité d'ancien président de la République, et eu égard aux nombreux services rendus au pays, le regretté Tadjidine Ben Said Massonde aurait mérité sans doute une reconnaissance officielle, pleine et entière de l'Etat comorien. L'absence remarquée du corps diplomatique aux obsèques trouverait, là une explication.

 

Remerciements

 

Les enfants et la famille du regretté Tadjidine Ben Said Massonde expriment leurs sincères et vives remerciements à  tous  ceux qui leur ont témoigné de leur sympathie, aux Comores comme à l'étranger, à la suite de la disparition de leur père et beau père.

Ils saisissent également cette occasion pour formuler leurs excuses pour le retard pris dans le déroulement des obsèques à l’égard de tous ceux qui ont tenu à accompagner le président Tadjidine jusqu’à sa dernière demeure.

 

 

Femme et développement Encore un très long chemin à parcourir

 

La journée internationale de la  Femme sera célébrée le lundi prochain, 8 mars. Sur le plan mondial, le thème retenu cette année est ''La Femme est le sida''. ''Dans notre pays, les autorités politiques et les organisations des femmes ont choisi comme thème : ''la Femme et le pouvoir politique''. C'est,  peut-être, pour les femmes comoriennes, une occasion de saisir l'opportunité des élections législatives des assemblées des îles et de l'Union pour faire valoir les droits de la femme comorienne à participer dans les instances de décisions du pays. Un rapport d'évaluation des progrès réalisés depuis le ''Programme d'action de Beijing sur l'élimination des inégalités'' montre que très peu de progrès ont été réalisé.

D'ici là, le chemin à parcourir par la femme africaine, notamment comorienne, reste encore longue pour pouvoir recouvrer tous ses droits et vivre dignement à égalité avec l'homme. Le rapport d'évaluation des progrès réalisés dans la mise en oeuvre du programme d'action de Beijing en Afrique sur l'élimination des inégalités entre les sexes et sur le développement de la femme, fait un bilan encore très mitigé.

Concernent les femmes et la pauvreté, selon le document, les différentes stratégies de lutte contre la pauvreté semble toujours ignorer les femmes. Ces dernières ne bénéficient pas des programmes macroéconomiques et sociaux. Ce qui explique la persistance et l'aggravation de la pauvreté. Sur l'éducation et la formation des femmes, les progrès enregistrés, en ce qui concerne l'égalité d'accès des filles et des femmes à l'enseignement, à la formation professionnelle, à la science et à la technologie et à l'achèvement de l'enseignement de base sont très limitées. En particulier pour celles qui vivent dans les zones rurales.

L'élimination des disparités entre les sexes dans l'enseignement primaire et secondaire serait en bonne voie mais ''le processus est lent'' relève le rapport. Même constat sur l'objectif d'alphabétisation  de 50% des adultes, notamment des femmes, d'ici à 2015.

Concernant les femmes et la santé, le rapport note que des progrès sont encore à accomplir en ce qui concerne le droit de la femme à bénéficier du degré de bien-être physique et moral ''le plus élevé'' tout long de son existence.

 

Un bilan mitigé

 

Le document évoque les soins spécifiques aux femmes, notamment les services de santé en matière de sexualité et de procréation, de la propagation du Sida, de la réduction de la mortalité et de la morbidité maternelles, l'accroissement du pourcentage des accouchements assistés par des personnes qualifiées et la mise en place d'un planning familial et de méthodes contraceptives sûres et efficaces.

Sur la violence  à l'égard des femmes, le document demande que les coups, la violence domestique, l'exploitation sexuelle, la prostitution forcée, le harcèlement sexuel et les préjugés sexuelles soient  vigoureusement combattus et éliminés.

Dans le domaine économique, le rapport insiste sur l'intégration d'une perspective ''genre'' dans les grandes mesures macroéconomiques et sociales ainsi que dans les programmes nationaux de développement.

Il recommende la participation des femmes à la conception, l'élaboration, l'adoption et l'exécution de tout le processus budgétaire. Ce qui devrait ''promouvoir une affectation équitable des ressources budgétaires'' dans un sens qui favoriserait l'égalité entre les sexes.

Quant à la participation des femmes dans les instances de prise de décisions, elle serait presque nulle. Leur degré d'accès à la libre  expression et à l'utilisation des nouvelles technologies de communication serait moins élevé.

 

 

Mmadi Moindjié

 

 

Fin de la formation des gendarmes devant assurer la sécurité des élections a Ngazidja

 

C'est hier qu'a été clôturée à l'ancien aéroport de Moroni, la séance de formation des gendarmes chargés de sécuriser la tenue des prochaines élections à Ngazidja. Cette cérémonie s'est déroulée en présence du ministre en charge de la Sécurité intérieure de l'île de Ngazidja, Dini Nassur, suite à la démission de Cheikh Ali Bacar (pour raison électorale), du chef d'Etat-major de l'armée, le colonel Soilih, du commandant régional de l'île, Youssouf Idjihadi ainsi que des formateurs sud-africains.

Dans son allocution, le ministre a apprécié la qualité de l'encadrement et le fait que celui-ci soit le fruit d'une coopération entre deux pays africains. Il a souhaité que cette coopération dans le domaine de la sécurité puisse se développer dans l'avenir. Les formateurs ont dit leur satisfaction sur la capacité d'appropriation et la disponibilité dont ont fait montre les participants. Ils ont dit se sentir chez eux dans cette partie de l'Afrique. C'est dans une ambiance de fête qu'a pris fin cette cérémonie.

 

H.A.

 

Environnement : Programme africain pour le cœlacanthe et son écosystème : ''Une fenêtre vers le passé et une porte vers l'avenir''

 

Le Dr Tonny Ribbink, le directeur du programme ACEP ( African Coelacanth Ecosystem, Programme) basé en Afrique du Sud, est arrivé ce mercredi dans nos murs. Peu après sa descente d'avion, il a eu à mener des discussions avec les responsables en charge de l'environnement notamment le directeur national Mohamed Bacar Dossar, l'association pour la préservation du Gombessa (APG), le Projet Conservation de la Biodiversité et d'autres partenaires, au Centre national de documentation et de recherche scientifique (Cndrs).

 

Lors de sa rencontre au Cndrs, le Dr Ribbink a présenté à l'assistance, les grandes lignes du Programme et a eu à apporter des éclaircissements sur la contribution attendue par notre pays à cet important projet. Pour lui, le cœlacanthe  constitue une opportunité  qu'il convient de saisir pour un mieux être des nos communautés. Il s'agit d'utiliser l'image du cœlacanthe pour la recherche de financement tant pour l'amélioration des recherches en cours que pour aider au bien-être de nos communautés.

Dans un cadre global, il a été proposé d'inscrire ce programme dans le volet environnemental du Nouveau  Partenariat pour le Développement de l'Afrique (Nepad)  et de ce fait ouvrirait la voie à des financements additionnels pour le Programme grâce à des partenariats avec d'autres pays. Rappelons pour mémoire que le Secrétariat du Nepad est basé en Afrique du Sud.

Il a été aussi envisagé la mise en place d'un fonds fiduciaire régional pour le cœlacanthe, qui est  un mécanisme de financement à long terme des activités de recherches et de protection de ce fossile vivant.

Des études seront menées par des experts dans ce domaine pour déterminer la nature du fonds à mettre en place et ce dès que les états partenaires auront donné leur accord de principe pour aller dans cette direction.

 

Une vision du travail à venir

 

Un business  plan au niveau de chaque pays est en cours d'élaboration pour donner  une assise aux activités à mener dans le pays. Le business plan vise surtout la recherche de financements, les activités à mettre en place et il donne une vision au travail à venir.

Au mois de mai, un comité de gestion régional aura à faire le point sur les activités en cours et à mettre au point la tournée régionale du bateau de recherches dénommé  Agoal et  qui devra sillonner les pays abritant le cœlacanthe au mois d'août de cette année. Déjà un plan d'action pour la conservation du cœlacanthe, a été élaboré par le projet Biodiversité avec le soutien du bureau de pays du Programme des Nations-Unies pour le Développement (Pnud) et  devra être validé sous peu. Il constituera un apport substantiel aux mesures qui seront proposées dans le cadre de ce programme.

Au deuxième jour de sa visite, le Dr Ribbing a visité la zone du cœlacanthe à Itsoundzou où l'Apg lui a réservé un accueil chaleureux.

 

Un fonds fiduciaire pour le coelacanthe

 

Il a ensuite  rencontré le ministre d'état au développement Houmed Msaidié pour faire le point  sur les  relations entre les deux pays en matière de protection du cœlacanthe.  Le Programme regroupe les pays suivants : Tanzanie, Madagascar, Kenya, Mozambique, République d'Afrique du Sud, Seychelles et l'Union des Comores. Nous nous rendons de plus en plus compte que la protection du cœlacanthe est devenue une priorité sur la plan régional. Il nous appartient d'être à la hauteur des enjeux en renforçant encore davantage l'équipe nationale en charge de ce dossier et en plaçant la protection de notre patrimoine environnemental parmi les grandes priorités dans notre processus de développement.

Le Dr Ribbing a quitté Moroni le jeudi pour se rendre aux Seychelles.

 

 

Hachime Abdérémane

 

Note de campagne :

 

Abdérémane Ibrahim à Samba Mbodoni

''En 1975 les Comoriens ont plébiscité l'indépendance. Le 14 mars prochain, les Wangazidja doivent plébisciter l'autonomie de leur île''.

L'après midi du mardi 2, Abdérémane Ibrahim a tenu son meeting de campagne à Samba Mbodoni dans l'Itsandra-Mbagani. Soutenu par son parti le Front national pour la justice (FNJ) ainsi que par d'autres partis opposés à la politique du président de l'Union des Comores, tels le Front démocratique (F.D), le PCDP Djamnazi.

La cérémonie a été honorée par la présence de certaines autorités de l'île autonome de Ngazidja, des notables de la 20ème circonscription, mais aussi des femmes et des jeunes.

Abdérémane Ibrahim est originaire de la ville de Tsidjé. Diplômé d'un Brevet de technicien supérieur (BTS) en commerce international, Depuis il s'est consacré à l'agriculture.

Dans son discours, très applaudi, le candidat ne cache pas son mécontentement vis-a-vis de la politique menée par le colonel Azali : ''notre île, a-t-il dit, n'a pas jusqu'aujourd'hui retrouvé son autonomie. C'est pourtant une autonomie légale et légitime prévue par les constitutions de notre île et par celle de l'Union''. Dénonçant les ''injustices commises par l'Etat fédéral au détriment de l'Etat fédéré de Ngazidja'', le candidat affirme que ''ces élections législatives peuvent mettre fin à la crise politique dont notre île est victime plus que toutes les autres''. Pour lui, les Wangazidja doivent, non seulement élire leurs représentants ''légitimes qui portent les couleurs de Ngazidja, mais aussi les plébisciter''. ''En 1975 les Comoriens ont fait un référendum pour réclamer leur indépendance. Le 14 mars prochain, nous devons faire un référendum pour réclamer l'autonomie de notre île''.

Sous des applaudissement nourris, Abderemane Ibrahim continue son discours en ''rendant hommage à la loyauté et à l'honnêteté'' du président de l'île autonome de Ngazidja. ''C'est un homme pacifique et un bon exemplaire pour la nouvelle génération'' a-t-il conclut.

Ahmed Rachid, secrétaire général du parti FNJ, a mis l'accent sur le partage des richesse de l'Etat. Pour lui, c'est à Ngazidja, uniquement, qu'il reste à s'effectuer. Pour cela, il a appelé les Wangazidja à ''bien choisir leurs élus'' avant de lancer : ''Abdérémane, comme les autres candidats soutenant la politique de Mzé Soulé El Bak, représente un espoir pour l'île de Ngazidja''.

Le secrétaire général a dénoncé certains qui ''distribuent'' de l'argent et d'autres biens pour ''acheter'' les suffrages des électeurs.

Pour finir le meeting la célèbre chanteuse traditionnelle, Mama Hairiyat, a chanté une de ses airs les plus connus.

Ensuite, une trentaine des jeunes en provenance de Tsidjé, ont raccompagné le candidat à sa voiture au rythme des tam-tam et des youyous.

Ahmed Bourguiba

 

 

Habari za udungza

 

Faut-il réhabiliter les partis politiques?

 

Cette question peut avoir l'air d'une provocation quand nous connaissons le nombre pléthorique des partis dans les îles de la lune. Il faut reconnaître que nos partis n'ont pas bonne presse dans le combat que se livre les midjidjengo et l'Union. Certains indépendants ne vont pas par le dos de la cueillere pour fustiger leur caractère nocif pour le pays. Le comble est que certains dirigeants ''historiques'' des partis se sont laissés prendre dans ce jeu extrêmement dangereux. La politique actuelle semble se réduire à un combat entre deux forces compactes. Si vous n'êtes pas avec moi vous êtes nécessairement contre moi tel est le postulat du moment. Nous connaissons tous, le caractère formateur de l'esprit citoyen des partis même si des fois des dérapages se produisent ici ou là. Le microcosme sous les cocotiers serait bien inspiré de replacer les partis dans le cadre normal du jeu démocratique et de cesser de voir la marche du pays sous le petit bout de la lorgnette.

La personnalisation excessive du débat politique n'a jamais été un bon signe pour la démocratie.

 

Hachime Abdérémane