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EDITION ELECTRONIQUE N°224

 

 

Voile islamique  à Mayotte  : La face cachée d'une colonisation

 

En prêchant dans une mosquée comorienne de Mamoudzou ce qu'il croit être un précepte de l'islam, le grand cadi de Moroni, Said Mohamed Djelane, n'a fait que son métier, de théologien. Il n'a commis aucun acte d'ingérence. Les termes de la lettre de protestation adressée par l'ambassadeur de France à Moroni, Jean-Pierre Lajaunie, au ministre comorien des Relations extérieures a de quoi surprendre.

Le ministre  El Amine Seuf a eu raison de rappeler à l'ambassadeur de France que Maore est une île comorienne et que ce n'est pas parce qu'elle est, aujourd'hui, sous occupation étrangère que sa comorienité disparaît. La géographie, l'histoire, la langue, la religion, les liens familiaux... sont des réalités premières et incontournables que certains veulent oublier. Même si, dans le concert des nations, aujourd'hui encore, la loi des grands s'impose aux petits, le droit international n'a pas de force de loi lorsqu'il est du côté du faible, les Mahorais sont et resteront des Comoriens!

Lorsque Said Mohamed Djelane se trouve dans une mosquée mahoraise en compagnie de fidèles, il a l'impression de se retrouver dans sa mosquée de Douéda à Moroni. Le statut actuel de Maore ne lui revient même pas à l'esprit! C'est tout simplement un fundi comorien qui s'adresse à ses compatriotes.

Monsieur Lajaunie vient, par sa réaction, de relancer le débat sur le statut de Maore et l'absurdité de sa départementalisation programmée.

Comment peut on raisonnablement vouloir importer, d'une manière dogmatique, une ''laïcité'', pur produit d'une réalité historique française, dans une société mahoraise, foncièrement musulmane, qui n'a pas connu de guerre de religions et qui ne connaît de pratique religieuse que celle de l'islam?

Nos intégristes de la laïcité agissent, aujourd'hui, exactement de la même façon que les missionnaires qui voulaient apporter, hier aux  colonisés, les valeurs civilisatrices de l'occident chrétien. Il ne resterait qu'à continuer à enseigner aux petits mahorais : ''nos ancêtres les gaulois''.

 

SOA

 

Journée internationale de la femme : Femmes comoriennes : Ce trop long chemin vers le poste de commandement

 

Sur près de 200 candidats à l'assemblé des îles, moins de dix sont des femmes. Ce chiffre pourrait être… nulle pour ce qui est de l’assemblée de l’Union..

Au niveau des exécutifs de l'Union et des quatre îles autonomes en place depuis deux ans, tous les vingt et un membres sont du sexe masculin. Au niveau de l'administration d'Etat, le nombre des femmes qui ont des responsabilité est en nette baisse en comparaison à d'autres périodes de notre proche passé. Aucune entreprise d'Etat, aucun poste de directeur de cabinet de présidence ou d'un ministère n'a été confié à une femme et seul le poste de secrétaire général du gouvernement de l'Union a été concédé à ''l'autre sexe''. Sur près de soixante conseillers aux présidences des quatre administrations (dont quarante sept pour la seule présidence de l’Union), moins de trois sont des femmes.

Le 8 mars de chaque année, est célébré la  Journée internationale de la femme.

Pour cette 147è édition, Cette année dans son message, le secrétaire général des Nations-Unies, Kofi Anan, a voulu mettre ''l'accent sur les ravages causés par l'épidémie mondiale de Vih-sida parmi les femmes et sur le rôle majeur qu'elles jouent dans la lutte contre ce fléau''

Pour le secrétaire général, ''En s'en prenant aux femmes, le sida détruit les fondements de la société,  déclenchant un cercle vicieux.

Dans son message il montre que ''Dans de nombreuses régions du monde en développement, la majorité des femmes sont mariées avant l'âge de 20 ans, et leur taux d'infection par le Vih-sida est supérieur à celui des autres femmes du même âge non mariées et sexuellement actives, souvent parce-que leurs maris ont plusieurs partenaires ;''

Il insiste sur le fait qu'il ''faut renforcer la protection juridique des droits des femmes en matière de propriété et d'héritage, et leur permettre d'avoir pleinement accès aux moyens de prévention,- notamment aux microbicides et aux préservatifs féminins''

C'est dans ce cadre que ''l'Onusida a lancé, le mois dernier, la Coalition mondiale sur les femmes et le sida, une initiative axée sur l'autonomisation des femmes qui vise à tirer parti du rôle majeur que celles-ci jouent déjà dans la lutte mondiale contre le Vih-sida''.

Aux Comores, les organisateurs de la journée veulent greffer à ce thème mondial, celui de la participation des femmes au centre des décisions de la gestion des affaires de l'Etat et des îles. En pleine campagne pour des élections qui doivent aboutir à l'installation des représentants du peuple au niveau des îles et de l'Etat, la question du rôle joué par les femmes dans ces rendez-vous est devenus un des principaux débats. A ce propos, les chiffre sont très loin d'être flatteurs. Sur près de 200 candidats à l'assemblé des îles, seuls moins de dix sont des femmes et moins de trois ont une chance de parvenir à l'assemblée. On estime que cette proportion va être plus insignifiante encore pour ce qui est des législatives de l'assemblée de l'Union. Elle pourrait même être… nulle.

Au niveau des exécutifs de l'Union et des quatre îles autonomes en place depuis deux ans, tous les membres sont du sexe masculin. Au niveau de l'administration d'Etat le nombre des femmes qui ont des responsabilité est insignifiant et même sont en nette baisse en comparaison à d'autres périodes de notre proche passé. Ainsi aucune entreprise d'Etat, aucun poste de directeur de cabinet de présidence ou de ministère n'a été confié à une femme et seul le poste de secrétaire général du gouvernement de l'Union a été concédé à ''l'autre sexe''. Au niveau des  ''conseillers'' - et dieu sait qu'il en a-, les chiffres sont plus proches de zéro que d'autres chose''.

 

Mohamed Ayiman

 

Libre opinion

Ce que je crois

 

D'un point de vue légal, la femme comorienne est la mieux lotie du continent africain. En effet, notre législation nous reconnaît les mêmes Droits que les hommes.  Dans les textes, la femme comorienne ne souffre d'aucune contrainte et décident librement de l'orientation qu'elle souhaite donner à sa vie.

Cependant derrière cette façade, se cache une réalité plus rude. En effet, aux Comores les réussites féminines restent encore rares et durement acquises.

Pour renverser cette tendance, la femme comorienne ne doit pas

avoir de complexes, ni accepter des faveurs liées à sa féminité. L'ascension de certaines femmes aux instances décisionnelle n'est pas forcement synonyme d'une politique concertée.

Les femmes qui ont de l'ambition doivent être encouragées à l'exprimer quelles que soient les obstacles qu'elles rencontrent. Leurs requêtes des femmes doivent se doubler d'actions concrètes qui confirment la capacité des femmes à se défendre sur le terrain de la concurrence économique, du pouvoir, comme des luttes d'influence.

La femme comorienne doit dans un premier temps être informée sur ses droits et devoirs. Elle doit être éduquée et préparée pour assurer pleinement et librement ses responsabilités sociales, économiques et politiques.

Les parents et à tous nos partenaires doivent s'impliquer d'avantage dans l'éducation et  la formation des femmes, un préalable à la promotion de la femme en tant qu'agent efficace.

En effet l'éducation permettrait aux femmes d'intégrer les cercles de prise de décisions dans la société. 

L'Education est un droit de la personne humaine et un outil essentiel pour atteindre le développement et de la paix dans notre pays. Les études réalisées dans ce domaine montrent d'une façon très claire qu'en investissant dans l'éducation des filles et des femmes, on élève tous les indices de progrès dans le sens d'une croissance et d'un développement économique durable.

La parité doit être appliquée en tenant compte des compétences des unes et des autres et non pas pour respecter un quota. Oui pour la performance et non pour la parité dans la médiocrité.

La femme comorienne doit refuser d'être une donnée statistique

La femme comorienne doit également faire face à des considérations socioculturelles qui font parties des freins à son épanouissement. Cependant, elle doit continuer la bataille pour qu'elle puisse occuper effectivement la place qu'elle mérite.

Il est incontestable que l'humanité ne sera jamais civilisée tant qu'une femme sera considérée comme inférieure à un homme

Pour qu'un pays soit réellement démocratique, on ne peut faire l'impasse sur l'adoption d'une nouvelle approche de la citoyenneté qui ne soit ni sexiste ni insensible à la question de genre.

Il est  incontestable que l'absence des femmes dans les instances décisionnelles dans un état de droits basé sur la démocratie, est un échec.

Et comme l'a dit Julius Nyerere : " Quand on a qu'une seule jambe, on ne va pas bien loin, ni bien vite. Pourquoi en irait-il autrement d'une société qui fait fi de plus de la moitié de sa population ?

 

 

Extraits d’un long texte qui nous a été envoyés par Sitti-Chadia Soilihi

 

Littérature : Le ''nyandu'', un élément fondamental de la poésie comorienne

 

Le nyandu évoque le rythme qui est un élément fondamental de la poésie comorienne. Il diffère du ''Wutendi' qui est le texte libre ou la prose poétique.

Le ''nyandu'' est une forme de poésie déclamée généralement en tapant du pied sur le sol et en cadence.

Ce terme, selon Damir Ben Ali et Allaoui Massande (d'après le seul livre sur Mbaé Trambwé, évoque le rythme qui est un élément fondamental de la poésie comorienne. Il diffère du ''Wutendi' qui est le texte libre ou la prose poétique.

Le nyandu est donc le langage de la nature. Seul l'homme sage et artiste réussit à l'entendre. Il arrive à l'identifier et à le cueillir pour le transmettre aux générations futures. Le poète est le ''mpandzi'' qui compose et créé l'organisation des phrases structurées pour produire du rythme. Ses paroles sont déclamées ou chantées dans tous les cas. Elles véhiculent le savoir, le talent et l'effort de l'auteur. On a vu un exemple réussi de cette déclamation avec le sketch qui a accompagné la conférence de Moussa Said à l'Alliance franco-comorienne (voir notre édition du mardi 2 mars), et qui a été joué, pour la première fois, par les étudiants de l'Université des Comores sur une idée de Moussa Said et de Said Mohamed et une mise en scène de Soultan Faissoil,.

La scène se situe au 18ème siècle sur le Masadakadju-ya Djumbe de Ntsudjini, ville natale du ''vaillant'' Fumnau wa Kori).

Ce prince du ''hignya'' (descendance) de la lignée Fwabaya, fils de la très célèbre Madjamu wa Mdombozi (mère du roi, poète et penseur Mbae Trambwe, veut partire en guerre contre le Mbajini. Sa mère essaie vainement de le dissuader.

En effet, Madjamou est une princesse très cultivée et très attachée à la paix. Cette dernière enseignait le droit musulman à Ntsoudjini et, est l'auteur de la version nyandu du 18ème siècle, extrait du chant guerrier d'intronisation, que nous vous proposons.

La récitation traditionnelle est un exercice verbal conventionnel. Il implique la participation d'un public; mais l'artiste joue tous les rôles, il incarne successivement tous les personnages invoqués et décrits dans son récit. Les événements qui se déroulent se situent dans la conscience même du conteur. Il récite, narre, décrit et procède en même temps à une mise en seine des données mémorisées.

Selon Damir Ben Ali, administrateur de l'Université des Comores, ''la littérature orale comorienne s'est enrichie d'un nombre important de textes créés par des témoins oculaire des événements, ils constituent une source importante de l'histoire sociale et politique de cette époque…''

Ahmed Bourguiba

 

Foumnau :

yeka mbogoma wureme ntsi,

inyao ngesao ngozini,

yetsilalao yelinaliyao.

mintswenda mbadjini na shinge pombi,

ngamwendo mbongoma wuriloze,

namkentsi ha mdzima, ha wayili,

ha wararu, ha wane, na mkentsi.

yemwana wuyesheleyo nya nadjivure,

yewu nvuwa ya miongo nakentsi.

heni wuyilwa mahari na yilipve,

bo mlabavu, hauka ngarafule nguo

 

hadado :

noriyele pvo djindji kalidjuwu.

nge, falabda, ndja haagnisa nkado,

itso tsi simbihu mwania ye zraru.

mmadjamou :

na nzo ndrongo ndraru naomba mwaba

pvoko tsamba ka dja yipvanga tsiswani urandzi,

uke dja fumba malo yatsihure,

uke dja dudju pvambwe la bahari...

 

Fumnau :

nge mdru yasoma tabaraka nandrenzde,

hawu pvadje mdru yankome nimrenzde.

ba mi yenkodo nese miro miyili.

pvangu mimi nise mrdo wararu,

ba mi yaremwa karudilwa gwa shapvili,

yahafa karengwa mavuhuwo fungwa ngu.

minde wulo fe mahame wa mtse.

uwalo batsa ha fesimayi,

no walala mzishe trengweni,

owalo wtsudjini ha mgongwa.

wadjusa mrdu ngudjo ha gwagwaru !

he wavulane, bidiya.

 

Science.

L'Homme pourrait vivre "des siècles"

a déclaré le professeur de médecine Michael Fossel, de l'université de l'Etat du Michigan

(Etats-Unis) lors d'une conférence sur la longévité à Sydney.

 

L'Homme pourrait bientôt vivre "des siècles" durant, une fois que la vieillesse aura pu être "guérie" comme une simple maladie, affirme un universitaire américain.

Les chercheurs ont déjà "rajeuni" des cellules de la peau dans un laboratoire et le potentiel existe pour étendre cette technologie et renverser l'ensemble du processus de vieillissement de l'être humain, a déclaré le professeur de médecine Michael Fossel, de l'université de l'Etat du Michigan lors d'une conférence sur la longévité à Sydney.

 

Nous sommes en train de modifier l'expression génétique et, dans le tissu cellulaire de la peau, nous pouvons en laboratoire renverser l'horloge et prendre les anciennes cellules pour les faire fonctionner comme des jeunes", a-t-il expliqué. "La question est ''peut-on le faire sur des humains''? L'idée que nous ne pouvons pas renverser le processus dans des cellules est fausse. Nous le pouvons. Simplement, nous ne savons pas si cela pourra être efficace sur le plan clinique. Beaucoup d'entre nous le supputent mais nous ne l'avons pas encore testé", a ajouté le chercheur.

"Ce que nous faisons est reprogrammer des cellules pour les forcer à faire ce qu'elles faisaient quand elles étaient jeunes. Nous ne les changeons pas, nous ne les modifions pas, nous ne faisons que les reprogrammer pour qu'elles puissent faire exactement ce qu'elles faisaient des décennies auparavant". "Ce qui déclenche l'horloge en vous est un changement dans l'expression génétique qui survient quand vous vieillissez. Cela a un rapport avec la division des cellules et les dégâts que cela provoque à toutes les autres cellules". "Si nous remettons à l'heure notre horloge interne, nous ne savons pas quelle sera alors la limite: quelqu'un à Cambridge, au Royaume-Uni, parle de 5.000 ans, d'autres disent que cela ne changera rien. Personnellement, je dirais que cela serait probablement quelques siècles, mais je n'en sais vraiment rien".

Et pourquoi ne pas accepter la vieillesse telle qu'elle vient ? "Le même biologiste qui vous dira que le vieillissement n'est pas une maladie se fera teindre les cheveux et se fera faire des injections pour rajeunir la peau", répond M. Fossel.

"Je parle de guérir les symptômes du vieillissement, et non ses racines", ajoute-t-il, admettant que beaucoup de ses collègues restent sceptiques face à ses théories.

"Cela me remémore ce vieil adage en physique: les vieilles théories ne meurent pas, seuls leurs défenseurs trépassent".

 

Habari za udungza

 

Au fur et à mesure...

 

Ce lundi  mars, nous entrons dans la dernière ligne droite du scrutin du 14 mars. Nous allons assister, comme de coutume, à la mise en place de part et d'autres des différents groupements à un tapage médiatique et à une multiplication des réunions dans les zones jugées sensibles. Si l'on en juge par la qualité des débats en cours, rien ne les distingue des débats post-indépendance. Au contraire, on peut sentir un recul. En effet, on dit que celui qui n'avance pas recule.

Il y a aussi le fait que dans les îles de la lune, nous ignorons la ''logique cartésienne''. Comme partout où nous évoluons, nous revendiquons toujours notre spécificité. Nous avons le plus grand mal à intégrer le monde qui nous entoure dans notre démarche intellectuelle. Nous avons refusé dans notre for intérieur de prendre en compte les vrais blocages qui gangrènent toute idée novatrice.

Nous en voyons trois qui sont essentiels. Le premier facteur de blocage est notre disposition à vouloir vivre au-dessus de nos moyens avec toutes les conséquences désastreuses qui en découlent. Le deuxième est l'absence de sanction ou de récompense pour un travail mal ou bien fait. La notion de ''mwanahatru'' trouve ici tout son sens. Le troisième est l'absence d'esprit d'ouverture. Nous haïssons l'esprit rebelle. Autant de facteurs qui méritent de la part du microcosme de trouver, même, des bribes de réponses car à force de crier dans le désert la voie de la raison s'éteindra et nous entrerons dans la voie de ténèbres.

Ainsi donc, au fur et à mesure que l'on s'approche de la date fatidique, les esprits s'échauffent sans que rien de concret ne vienne étayer les bons discours de nos prétendants. En effet, on peut tout promettre mais quand nous savons que tout cela à un coût, on peut se permettre d'être plus que sceptique quand nous voyons l'état du pays. A écouter certains, ces élections n'ont vraiment pas d'enjeu dans la mesure où tout le monde ''roule pour nos îles chéries''. Alors pourquoi tout ce tintamarre, pourquoi tout ce charivari sans fin. Le chef de l'Etat le disait dans un de ses sermons du vendredi, nous pouvons redresser ce pays au bout de cinq à dix ans à condition que tout le monde le veuille. That is the question?

 

Hachime Abdérémane

 

Note de campagne : Conférence débat à Bandamadji-Itsandra

 

Le soir du vendredi, une conférence débat a eu lieu sur la place publique du village. Des adultes et des jeunes soutenant la politique du président de l'Union des Comores d'un côté, et les partisans de la coalition au tour du président de Ngazidja d'un autre.

Ce fut un face-à-face entre les deux parties au milieu de leurs concitoyens. Le débat était ouvert et libre au public aussi patient que direct dans leurs propos. Les questions étaient parfois embarrassantes pour les politiciens, mais il fallait absolument se montrer à la hauteur pour ne pas perdre la face.

La cérémonie était organisée par un groupe de jeunes se déclarant ''centralistes''. Le but est de mettre fin à une ''guerre froide fratricide'' entre les partisans des deux camps :  ''une période électorale provoque toujours des mésententes et des querelle dans nos village'', déclare Ibrahim Mouigni président de la conférence, nous voulons les éviter par des discussions''.

Hamada Saidou, directeur de campagne du candidat Abdourahmane (Front national pour la justice (FNJ), prend la parole et présente la politique de son parti. Pour lui, une victoire des législatives sera bénéfique pour le village comme pour l'île, mais ne vise pas un intérêt personnel. Cette déclaration est rejoint par celle d'Abdou Ali, secrétaire général à la jeunesse du Front Démocratique (FD). Ce dernier définit la politique comme la ''liberté de tout citoyen de connaître ses droits''. Sous cet angle, Abdou Ali appelle les conférenciers à lutter contre la ''propagande mensongères' dans le village. Continuant dans ce sens, il déclare : ''voter pour quelqu'un en contre parti de biens, c'est vendre son âme''.

Toutefois, les deux idées ne sont pas partagées par tout le monde dans la conférence, plus particulièrement par la partie soutenant la candidature de Sania (Union). Un jeune affirme qu'on peut viser un interêt personnel et que ce sont les usages du pays.

Soulé Hamadi Djoumoi, conseiller pédagogique, représentant la candidature de Chamsidini Said Ahmed du Shawiri, dans la conférence, rappelle que la politique est avant tout la recherche du bien commun. Avant d'ajouter : ''l'ambition qui anime Chamsidini, c'est défendre l'autonomie de notre île pour qu'il y ait plus de souplesse dans notre fédéralisme''. Abondant dans ce sens, il déclare : ''une priorité sur l'enseignement, l'autosuffisance alimentaire et le développement des infrastructures sont les priorités du  programme de notre candidat. Ce dernier, dit-il, va plaider à l'assemblée pour le bien être de tous dans la circonscription de Bangaani dans l'Itsandra''.

De vives applaudissements ont suivi ses propos.

 

Ahmed Bourguiba