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EDITION ELECTRONIQUE N°228 et 229

 

Naufrage du Samson : Les Comores endeuillées

 

Il n'y a plus d'espoir de retrouver vivants les passagers du Samson qui a été emporté par le terrible cyclone qui a ravagé le nord de Madagascar, dimanche dernier. Les deux rescapés ont confirmé  le naufrage de bateau.

 

L'Etat a déclaré un deuil national de trois jours et les drapeaux sont en berne. Le président Azali s'est adressé, hier à 20 heures, à la nation. Il a présenté au nom des présidents des îles et en son nom personnel, les condoléances aux familles des disparus.

 

Il a  déclaré que ''toutes les recherches qui ont été entreprises avec l'aide de nos voisins notamment réunionnais, n'ont pas permis de repérer le bateau. Les déclarations des deux rescapés qui ont affirmé que le Samson avait coulé ne laisse, malheureusement plus de doute, on peut considérer que tous les passagers ont péri''. Il a demandé que tous les corps qui seraient retrouvés soient inhumés à Mahajanga.

 

Le président de l'Union a affirmé que les recherches vont se poursuivre et qu'une enquête serait ouverte pour déterminer les responsabilités dans cette affaire.

 

Selon un dirigeant du CRC, les autorités de l'Union auraient demandé un report du scrutin de dimanche mais les présidents des îles n'ont pas jugé opportun l'ajournement de l'élection.

 

Les autorités de Ngazidja, pour leur part, souhaitent la suspension des meeting de campagne.

 

 

Ligue des Etats Arabes-Comores : Un don de 200 millions de francs comoriens

 

La Ligue des Etats Arabes vient d'octroyer aux Comores un don de 400 mille dollars soit l'équivalent d'un peu moins de 200 millions de francs comoriens. Un protocole d'accord a été signé mardi 9 mars entre M.Youcef Rahmania, chef de la mission de la ligue et madame Giuseppina Mazza, représentant résident du PNUD. Il met à la disposition du Programme des Nations Unies pour le Développement cette contribution de la LEA au Fonds fiduciaire dont la mise en place a été décidée par les partenaires des Comores le 21 janvier dernier à Paris.

 

Ce fond est destiné à soutenir la mise en œuvre de l'accord de transition du 20 décembre 2003 à Moroni dans le domaine de l'appui du processus électoral notamment. Ce financement de la Ligue arabe sera complétée dans les mois à venir par une contribution additionnelle.

 

 

Listes électorales, campagne dans les médias publiques et violation des règles dans la campagne des législatives des îles

 

Les inquiétudes des associations de la société civile

 

Un recul grave de conséquences pour le bon déroulement de ces élections et pour l'avenir, constate la Fédération comorienne des organisations de la société civile (FECOSC) en cette fin de campagne du 1er tour. Elle déplore, notamment, le fait que “la radio nationale soit mise au service de certains candidats (CRC en particulier) alors que la répartition du temps d'antenne pour tous les candidats a été un des acquis démocratiques majeurs dans notre pays”.

Malgré la déclaration du mois de février dernier, la FECOSC a tenu à rencontrer la CNEI  le 1er mars dernier pour lui faire part à nouveau de ses inquiétudes. Force est de constater, qu'en cette fin de la campagne du 1er tour des législatifs des îles, la situation ne s'est guère améliorée, au contraire.

- les citoyens ayant atteint la majorité depuis les dernières élections en 2002 sont dangereusement exclus du processus électoral pour plusieurs scrutins. D'aucuns ne comprennent que l'on pouvait seulement soustraire des listes les morts et ne pas rajouter des listes ceux qui ont obtenu la majorité civile. Cette question, pourtant, relève de la souveraineté nationale.

- La radio nationale est mise au service de certains candidats (CRC en particulier) alors que la répartition du temps d'antenne pour tous les candidats a été un des acquis démocratiques majeurs dans notre pays. Cela constitue pour tout le pays un recul grave de conséquences pour le bon déroulement de ces élections et pour l'avenir.

- La CNEI est restée muette sur la procédure de saisine pour mettre fin à des pratiques interdites par le code électoral : usage des biens publics au profit des candidats (adduction d'eau, véhicules administratifs etc.).

Considérant les enjeux de ces élections que l'on voudrait libres, démocratiques et transparentes, la FECOSC appelle à la mobilisation de tout un chacun à militer pour la réalisation de cet objectif et à dénoncer ces manquements.

 

Habari za udungza

 

Paroles d'ici et d'ailleurs

 

C'est un pays où les gens ont presque tout pour vivre heureux et pourtant, chaque jour qui passe, nous inventons des faux alibis pour nous persuader que nous ne sommes  en rien sur les causes de notre propre régression.

Nous avons cette faculté d'adaptation à toutes les situations qui nous confèrent une certaine admiration teintée de scepticisme de la part des étrangers qui nous observent. Nous sommes le pays de l'urgence. Nous avons compris que les îles de la lune ont une certaine horreur de tout ce qui est prévisionnel, de tout ce qui est planification. Car si vous faites des prévisions ou si vous planifiez quelque chose, les gens viennent vous demander des comptes. Or plus c'est urgent, plus il y a des chances qu'on vous donne des circonstances atténuantes. On peut émettre l'hypothèse que le plan Mayendeleyo du Mongozi a été parmi les causes de sa chute. Lui qui avait eu le tort de penser pour le long terme. J'ai un vieil oncle qui me disait que dans les îles de la lune, le seul moment où quelqu'un ne te fausse pas compagnie, c'est qu'à la sortie de la mosquée tu l'invites à la maison (Sayid, ngarirongoziwawo pvanu…) pour y goûter quelque chose au cours d'une cérémonie quelconque. Dans tous les autres cas de figure, tu dois te lever de bonheur comme dirait l'autre.

Pour nous résumer nous dirons, que d'expérience, ceux qui ont le mieux réussi sous les cocotiers, ce sont ceux  qui ont l'instinct de survie, ceux qui ont horreur des analyses logiques  ou autre vision à moyen ou long terme. Est-ce une raison de s'engager sur ces sentiers battus, et qui laisse au bord de la route ceux qui refusent les solutions de facilité et qui prônent une vraie justice sociale. Notre pays s'il veut prendre la voie de la croissance, ne peut pas faire l'économie d'une véritable restructuration à tous les niveaux. A l'heure où nous allons multiplier les structures par trois, la tâche s'avère des plus délicate. ''Trama tsilo …''

Hachime Abdérémane

 

Honko

 

Les déshérités et les oiseaux

 

Les îles de la lune, un archipel hantés

Coups d'Etat, constitutions, assassinats

Gabegie, clientélisme, corruption, dislocation

Que de méfiances, de haines

Tourbions et déboires

Notre malheur atteint le paroxysme !

 

Enfin accord e Fomboni

Union, île, large autonomie

Et voilà qu'un artisan s'enorgueillit

Que de désespoirs !

Ngazidja à l'autonomie avilie

Notre malheur atteint le paroxysme !

 

Ses enfants, un parti, les oiseaux sont le symbole

Politique anti-autonomie… un hold-up

Ils foulent au sol les textes votés

Ces textes dont ils ont eux-mêmes à l'origine

Intérêts personnels éphémères contre leur sol

Notre malheur atteint le paroxysme !

 

Décidément, les oiseaux me font peur

Gabegie, pillage, clientélisme... une seconde nature

Ils l'ont toujours fait, ils chantent en cœur

Appétit insatiable, corps sans cœurs

Notre malheur atteint le paroxysme !

 

Ngazidja, par les urnes, exprimes tes malheurs

Car cabines et fontaines en échange d’un âme

Ce n'est pas dignité et bien être

Ici, la vie est hors d'atteinte,

Le bonheur est un rêve

Ngazidja, par les urnes, exprimes tes malheurs

Notre malheur atteint le paroxysme !

 

Nourdine Mbayé,

étudiant en lettres

 

Cyclone à Madagascar :  Au moins 170 disparus et 32 morts

 

Le bilan du cyclone tropical Gafilo, qui a balayé le nord de Madagascar le 7 mars ne cesse de grimper: au moins 170 personnes sont portées disparues, dont près de 120 passagers d'un ferry comorien, et 32 autres ont trouvé la mort.

 

Les autorités comoriennes ont annoncé jeudi trois jours de deuil national après le naufrage du ferry, Le Samson, qui transportait 120 personnes, dont deux Françaises, et appelé au report des élections législatives dont le début est prévu dimanche.

Le ferry faisait la liaison entre les Comores et le nord-ouest de Madagascar dimanche lorsqu'il a été touché par le cyclone tropical Gafilo qui venait de traverser le nord de Madagascar. "On s'achemine vers une certitude du naufrage du Samson", a déclaré jeudi à l'AFP le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement de l'Union des Comores, Ali Msaidie, ajoutant qu'il venait de "parler avec une rescapée qui affirme avoir vu le bateau couler".

"C'est une véritable tragédie, il y a deux rescapés sur 120 passagers", a-t-il conclu, en faisant référence à un homme et une femme ayant réussi à gagner la côte malgache grâce à un radeau de survie.

Selon l'armateur du Samson, Nadir Joulette Aly, "le manifeste fait état de 67 adultes comoriens, 22 adultes malgaches, deux adultes françaises, cinq enfants comoriens et trois enfants malgaches, soit 99 passagers et 21 membres d'équipage, dont 11 Comoriens et 10 Malgaches, soit 120 personnes".

Il n'a toutefois pas exclu qu'un certain nombre de passagers supplémentaires n'aient pas été enregistrés. Outre le ferry Somson, le cyclone tropical est responsable d'un autre drame en mer. Un bateau de pêche à la crevette industrielle a en effet coulé avec 15 personnes à bord, dont une a été sauvée, dans l'embouchure du fleuve Betsiboka à Mahajanga, au nord-ouest de Madagascar.

C'est dans cette même région que le ferry comorien a très probablement coulé. "Un bateau de pêche industrielle appartenant à la société Somapêche, long de 25 mètres, a été retrouvé la coque en l'air dans l'embouchure de la Betsiboka", a déclaré à l'AFP Bertrand Couteaux, secrétaire du groupement professionnel des pêcheurs industriels de crevettes de Madagascar.

Un membre de l'équipage est rescapé et quatorze des quinze occupants du bateau sont portés disparus, selon lui.

Le ministre malgache de l'Agriculture, de l'élevage et des pêches, Edmond Randriarimanana, a confirmé l'information à l'AFP mais en précisant que, selon ses renseignements, treize personnes étaient à bord et que deux d'entre elles avaient été sauvées.

 

Naufrage du Samson : ''Le Samson a péri au milieu de la nuit''

 

a déclaré l'un des rescapés, Ibrahim Abdou, au commissaire de police de Mahajanga, Harivony Rakotomalala.

 

Les craintes que chacun nourrissait quant au sort du ferry Samson, long de 47 mètres, ont été confirmées hier. Selon la Royale, la forte probabilité de naufrage provient des témoignages de deux personnes s'étant présentées hier comme des rescapés du drame et qui sont arrivées sur un radeau de survie à Majahanga, le port de destination du ferry.

Selon nos informations, ces deux personnes -un homme et une femme de nationalité comorienne- ont été récupérés dans le village d'Ampasimaniry, à  28 km de Mahajanga. Une fois prévenue, les autorités de cette ville ont envoyé un hélicoptère pour chercher ces deux personnes, qui ont été admises à l'espace médical avant d'être interrogées par les autorités.

Selon leurs témoignages, tous les membres de l'équipage et les passagers du Samson, dont les deux Français et là ils sont formels -, se seraient enfermés dans la cabine du ferry lorsque la mer est devenue violente. Ils ont voulu quitter le navire à bord d'une petite embarcation. Ils ont déclaré que le navire avait bien sombré, quasiment corps et âmes, dans le canal de Mozambique.

L'homme, ''Ibrahim Abdou, a déclaré que le ferry avait sombré au milieu de la nuit'', a déclaré Harivony Rakotomalala, le commissaire de police de Mahajanga.

Il a déclaré que la femme qui était avec lui à bord du radeau de survie est nommée Fatima. Il a aussi affirmé qu'une troisième personne avait essayé de monter dans le radeau de survie, mais n'y était pas parvenue. Selon lui, ''il n'y avait pas d'autres radeaux de survie à bord''.

Les recherches se sont poursuivies ensuite hier à l'endroit indiqué par les deux rescapés.

En recoupant leurs identités avec la liste des personnes à bord en notre possession, nous pouvons assurer qu'ils se trouvaient bien sur le ferry, a déclaré hier le commissaire Bucas, adjoint au commandant de la Marine à la Réunion. Selon lui, le pronostic est très pessimiste sur le sort des autres passagers du Samson.

 

“L'armateur du Samson, N-J. Aly, n’exclu pas la présence de clandestins”

 

Les autorités comoriennes ont annoncé jeudi trois jours de deuil national après le naufrage du ferry, Le Samson, qui transportait 120 personnes, dont deux Françaises, et appelé au report des élections législatives dont le début est prévu dimanche.

Le ferry faisait la liaison entre les Comores et le nord-ouest de Madagascar dimanche lorsqu'il a été touché par le cyclone tropical Gafilo qui venait de traverser le nord de Madagascar.

"On s'achemine vers une certitude du naufrage du Samson", a déclaré jeudi à l'AFP le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement de l'Union des Comores, Ali Msaidie, ajoutant qu'il venait de "parler avec une rescapée qui affirme avoir vu le bateau couler".

"C'est une véritable tragédie, il y a deux rescapés sur 120 passagers", a-t-il conclu, en faisant référence à un homme et une femme ayant réussi à gagner la côte malgache grâce à un radeau de survie.

Selon l'armateur du Samson, Nadir Joulette Aly, "le manifeste fait état de 67 adultes comoriens, 22 adultes malgaches, deux adultes françaises, cinq enfants comoriens et trois enfants malgaches, soit 99 passagers et 21 membres d'équipage, dont 11 Comoriens et 10 Malgaches, soit 120 personnes".

Il n'a toutefois pas exclu qu'un certain nombre de passagers supplémentaires n'aient pas été enregistrés.

Outre le ferry Somson, le cyclone tropical est responsable d'un autre drame en mer. Un bateau de pêche à la crevette industrielle a en effet coulé avec 15 personnes à bord, dont une a été sauvée, dans l'embouchure du fleuve Betsiboka à Mahajanga, au nord-ouest de Madagascar.

C'est dans cette même région que le ferry comorien a très probablement coulé.

 

Courrier International : "Les rescapés comoriens sont les seuls survivants"

 

Le ferry porté disparu depuis le passage du cyclone Galifo ce week-end à Madagascar a coulé avec 111 passagers et membres d'équipage à son bord, annoncent jeudi les autorités, s'appuyant sur le témoignage de deux rescapés.

"Les rescapés comoriens sont les seuls survivants", a déclaré à Reuters Jean Ralambo, responsable de la marine marchande malgache, à l'issue de leur audition.

Le Samson, à bord duquel se trouvaient 92 passagers et 21 membres d'équipage, a été porté disparu alors qu'il se trouvait à 90 milles au nord de Mahajanga, deuxième port commercial de l'île où il devait accoster lundi matin en provenance d'Anjouan, dans l'archipel des Comores. Les deux survivants, un homme et une femme, ont atteint lundi la côte nord-ouest de Madagascar sur un radeau. "Interrogés séparément, ils ont livré la même version des faits, ce qui confirme sa véracité", a expliqué Jean Ralambo.

Tous deux, a-t-il poursuivi, ont rapporté que le ferry avait chaviré sous l'effet de la forte houle dimanche. Le navire a rapidement sombré, entraînant les passagers par le fond.

Renversés par un réfrigérateur, les rescapés ont eu la chance d'être éjectés par dessus bord. Après avoir dérivé toute la nuit sur leur radeau, ils ont atteint la côte à proximité d'Ampasimariny dont les habitants leur ont porté secours, a précisé Ralambo, ajoutant qu'ils étaient toujours hospitalisés.

Le cyclone Galifo a tué 25 personnes et fait plus de 100.000 sans-abri ce week-end à Madagascar.

Source : Reuters

 

Deux avions mobilisés

 

Le Samson avait Moroni pour port d'attache, mais son port de départ vers Madagascar, le week-end dernier, était Mutsamudu (Anjouan), qu'il avait quitté avec 113 personnes à bord (92 passagers et 21 membres d'équipage). Ayant pris connaissance de la situation, le ministre comorien des Transports Houmed Msaidie a déclaré hier soir à Moroni que le ferry avait "vraisemblablement coulé". Selon lui, un cadavre "a également été trouvé".

Au journaliste qui lui demandait si le gouvernement de l'Union des Comores allait annoncer officiellement le naufrage du ferry, M. Msaidie a répondu "bien sûr", sans préciser quand cette annonce interviendrait. Les recherches organisées hier face aux côtes de Madagascar par l'armée malgache, soutenue par la France à partir de la Réunion, n'ont en effet rien donné. Deux avions avaient été mobilisés toute la journée. Un Cessna malgache, qui a survolé les côtes, dans une zone parsemée d'îlots et de rochers.

Et, sous l'autorité du Cosru (Centre opérationnel de sauvetage de la Réunion) -appelé à la rescousse par les autorités comoriennes-, un Transall des Fazsoi qui est intervenu au grand large, prêt à larguer radeaux et équipements de survie embarqués dans ses flancs si, par chance, on avait retrouvé trace du Samson.

Avec une vingtaine de sauveteurs à bord, qui se relayaient tous les quarts d'heure aux postes d'observation, l'appareil a ainsi procédé, 60 nautiques par 60 nautiques, d'abord à un survol complet de la zone côtière, puis à une investigation systématique, dans un carré de 60 milles, du côté situé au nord de Mahajunga.

A un moment donné, une note d'espoir a fait vibrer les occupants du Transall : un navire échoué, de type ferry, a été repéré en bande côtière. Ce n'était malheureusement pas le Samson, mais un autre navire, le Bac Baobab, qui d'ailleurs n'avait pas été signalé en difficulté jusque-là.

 

LGDC N°  229

 

Naufrage du Samson

Établir les responsabilités

 

Les Comoriens pleurent pour l'instant leurs morts. Il n'y a pas une famille qui n'ait été touchée par le drame du Sam Son, un parent, un ami, un voisin… Et lorsque le moment sera venu, et ça ne saurait tarder, il faudra établir les responsabilités. Les Comoriens, et en premier lieu les familles, ont besoins de connaître la vérité sur les circonstances du naufrage du Sam Son.

Le navire était-il en règle, présentait-il toutes les garanties de sécurité lui permettant de transporter des passagers? Depuis quand remonte sa dernière visite technique?  Avait-il souscrit à une assurance fiable? A-t-il respecté le nombre de passagers autorisés à embarquer?  Qui a donné l'autorisation au Sam Son de quitter le port en sachant qu'un cyclone était signalé aux environs? Autant de questions qui attendent des réponses précises.

Le temps du ''Al hamdoulillah, Dieu l'a voulu, c'est le destin…''  est révolu. Les familles veulent savoir ce qui s'est exactement passé, ils exigent que les responsabilités soient établies, que l'enquête ouverte soit menée jusqu'au bout et que la justice fasse son travail…D'ailleurs elles viennent de se constituer en association pour mieux défendre leurs droits.

Ce n'est pas la première fois qu'un nombre important de nos compatriotes périssent en mer dans des circonstances non élucidées.

On se rappelle encore du drame du bateau mohélien le ''Niati-Soifat'' qui avait coulé le 27 juillet 1996 avec une centaine de passagers à bord et qui aura fait plus d'une cinquantaine de victimes!  Les familles ne connaîtront jamais la vérité sur ce naufrage.

Personne n'a été indemnisé jusqu'aujourd'hui. Les familles se sont consolées avec le ''dieu l'a voulu''. Personne n'est responsable, ni l'armateur, ni les autorités…  Pour que de tels drames ne se reproduisent plus, les responsabilités doivent être établies. Si des fautes sont commises, elles doivent êtres sanctionnées.

Saura-t-on un jour, au moins, combien  étaient ils montés à bord du dernier voyage du Sam Son?

 

 

 

Libre opinion

 

Trop de politicien tue la nation

 

Le naufrage du Sam Son est une catastrophe nationale sans précédent : plus de soixante-dix morts, des familles entières décimées. Aucun coin du pays qui n'est pas touché.

Comment comprendre alors que les dirigeants de ce pays, après une réconciliation nationale chantée sur tous les tons, ne puissent pas se retrouver, communier ensemble avec le peuple dans un deuil national, engager ensemble le nécessaire travail qui doit identifier et punir les fautifs s'il y en a et mettre en place des dispositifs sécuritaires devant régir les transports maritimes, aériens et terrestres afin de prévenir ce qui peut l'être.

Bien sûr la vie continue et ceux qui sont directement touchés se doivent de puiser en eux, dans leur foi, dans leur courage pour accepter l'inacceptable. Mais de là à assister au spectacle lamentable de ceux qui cherchent à gagner des voix pour les élections il y a un fossé que certains dirigeants du pays franchissent allègrement.

Dans tous les pays, en des moments où le peuple est lourdement frappé par des catastrophes naturels et autres, la nation se dresse comme un seul homme pour faire face en rangs serrés à l'adversité. L'Espagne nous en offre un témoignage vivant. N'y aurait-il pas là-bas des partis politiques qui s'affrontent ? N'y aurait-il pas là bas des luttes pour le pouvoir ?

Honte à ceux qui tentent d'utiliser ce drame national dans leur combat politicien.

Mettre en avant en tout lieu et à tout moment ses intérêts partisans, réduire la politique à du cynisme et du machiavélisme est un avilissement de l'homme; une négation de la morale et de tous les acquis de l'humanité en matière de droit de l'homme, des pays et des peuples; un indice tangible d'une aliénation mentale, un ferment de desespoir.

Cette tendance est lourde chez nous. On la voit chez les détenteurs du pouvoir qui agissent souvent en clan, on la voit chez les oppositions qui misent sur la déstabilisation et les coups d'Etat. On l'a vu en 1975 sur la question de l'île comorienne Mayotte, on l'a vu en 1979 quand les mercenaires ont assassiné le Président du pays et pris le pays en otage, on l'a vu en 1978 quand Anjouan a déclaré son "indépendance". Jamais un sursaut national comorien n'a pris corps.

Que jusqu'ici il n'ait pas été possible d'engager un mouvement d'envergure national sur la question de Mayotte, qu'aujourd'hui où le pays est frappé dans sa chair il n'a pas été possible d'organiser une manifestation religieuse unique qui regroupe tout le monde, voila des constats suffisamment graves pour interpeller tout ce que le pays compte d'intelligence patriotique.

 

Idriss

 

Cyclone à Madagascar 50 morts, selon un nouveau bilan

 

Au moins 50 personnes ont trouvé la mort lors du passage du cyclone tropical Gafilo, qui a balayé le 7 mars le nord de Madagascar, a indiqué vendredi le centre national de secours, qui est toujours sans nouvelles d'un ferry transportant 120 personnes.

Le centre national de secours a recensé vendredi matin 47 disparus et 11.873 sinistrés.

Ce bilan officiel ne prend toujours pas en compte les disparus des deux naufrages de bateaux à Mahajanga (côte ouest).

Le ferry Le Samson, avec à son bord 120 personnes, ne donne plus de nouvelles depuis dimanche soir et a très probablement fait naufrage. Seuls deux rescapés ont à ce jour été signalés.

Le bateau de pêche industrielle à la crevette "Véga 9" a été retrouvé mercredi la coque en l'air au milieu de la baie de Mahajanga .

Sur les 15 personnes à bord, une a été retrouvée vivante, une noyée et 13 autres sont portées disparues, selon les responsables locaux de la société Somapêche, propriétaire du bateau.

Alors que l'Union des Comores entame aujourd'hui trois jours de deuil national en hommage aux disparus, en majorité comoriens, le gouvernement malgache tarde à reconnaître officiellement le naufrage du ferry. "Ce n'est pas du ressort du ministre de la Défense de se prononcer officiellement sur ce point", a déclaré vendredi Petera Behajaina, ministre de la Défense malgache, en marge d'une réception à Antananarivo du secrétaire d'Etat français aux anciens combattants, Hamlaoui Mekachera. "J'ai appris que le ferry était déjà coulé. La recherche des rescapés se poursuit. Il y a toujours espoir de retrouver des survivants", a-t-il ajouté. "Il faut attendre que le ministre de tutelle, le ministre des Transports, se prononce officiellement", a pour sa part déclaré vendredi le général Marcel Ranjeva, ministre des Affaires étrangères malgache. Personne n'était joignable vendredi matin au ministère du Transport.

"Nous continuons les recherches, mais nous ne considérons toujours pas le ferry Le Samson comme coulé", a déclaré un cadre, sous couvert d'anonymat, de l'agence portuaire, maritime et fluviale (APMF), organisme rattaché au ministère du transport chargé de l'administration des ports malgaches.

Source : AFP

 

Sécurisation des opérations électorales Le dispositif est en place

 

Il  sera déployé, au niveau de chaque préfecture, un détachement de la gendarmerie ''sous le commandement d'un officier'' pour assurer le calme et la sérénité du scrutin. Des dispositions ont été prise pour renforcer la sécurité du siège de la Cnei et le bâtiment où vont s'effectuer les dépôts et les décomptes des résultats. Concernant les déplacements d'une région à une autre, le dispositif qui avait court aux dernières échéances électorales a été reconduit. La Cnei va délivrer des laisser-passer aux personnes autorisées à circuler.

Le ministère de la sécurité intérieure de l'île, le commandement de la gendarmerie et les préfets insistent sur la ''nécessité de travailler en étroite collaboration pour assurer le calme, la sérénité et l'impartialité  des élections''.

 

Hier, en fin de journée, le ministre de la Production, qui assure l'intérim du ministre de la sécurité intérieure de l'île  autonome de Ngazidja, Dini Nassuri, a tenu une réunion de travail avec le commandement de la gendarmerie régionale de Ngazidja, Youssouf Idjihadi, des responsables de la police de l'île, des membres de la Commission nationale électorale indépendante (Cnei) et tous les préfets de l'île. L'essentiel des officiers de la gendarmerie de l'île y avait assisté.

L'objectif de cette rencontre au sommet était, selon le ministre,  ''d'organiser la sécurisation des opérations électorales''.

Il  a été décidé de déployer, au niveau de chaque préfecture, un détachement de la gendarmerie ''sous le commandement d'un officiers'' pour assurer le calme et la sérénité du scrutin. Ainsi, le lieutenant Abou Issa assure le commandement du détachement qui va être stationné dans le centre de l'île (Bambao, Hambou et Itsandra), le lieutenant Abdulkarim, pour la région de Washili-Dimani, les lieutenants Ali Mohamed et Dossar pour les régions de Hamamet et Mbwanku, le lieutenant Djaffar Adbou pour la ville  de Moroni, le lieutenant Djaffar pour la région d'Itsandra Hamvu, le lieutenant  Abdillah Youssouf pour le Mbadjini.

Le détachement, qui va être localisé dans la région de Mbude, sera, également, supervisé par un officier. Une unité de réservistes est en instance au bureau central de la gendarmerie de Moroni.

Dans cette réunion, il a été convenu que les préfets et les officiers qui commandent les détachements de la gendarmerie dans les régions vont travailler ''en étroite collaboration'' avec la commission  électorale préfectorale. Les préfets assumeront leur mission administrative habituelle de maintien de l'ordre et de la paix.

On insiste, toutefois, que sur le plan électoral, les forces de la gendarmerie exécuteront les consignes de la Cnei. Il appartiendra aux préfets de recevoir les actes des réquisitions. Les préfets joueront  aussi, selon le compte rendu de la rencontre, le rôle ''d'encadrement au processus électoral''. Les commissions électorales étant chargées de veiller et de coordonner toutes les opérations au niveau des préfectures.

Au cours de cette réunion, on a discuté des dispositions à prendre pour renforcer la sécurité du siège de la Cnei et du bâtiment où vont s'effectuer les dépôts et les décomptes des résultats, ''pour parer à toute éventualité''.

Concernant les déplacements d'une région à une autre, le dispositif antérieur a été reconduit. La Cnei va délivrer des laissés-passer  pour ceux qui seront autorisés à circuler. Mais pour alléger un peu la mesure, la rencontre d'hier a adopté des dispositions ''pour faciliter la circulation en cas d'absolue nécessité''. Notamment les personnes malades qui se rendent à l'hôpital ou à l'aéroport.

A la fin de la rencontre, les différentes parties (ministère de la sécurité intérieure de l'île, le commandement de la gendarmerie et les préfets) ont insisté sur la ''nécessité de travailler en  étroite collaboration pour assurer le calme, la sérénité et l'impartialité  des élections''.

Parallèlement, le ministre par intérim de la sécurité a reçu, au début de l'après midi, l'officier  de l'Union africaine, un colonel, chargé de cordonner les actions et les commandement des forces de la gendarmerie des trois îles autonomes. Il a été accompagné du membre du bureau de liaison de l'Union  africaine à Moroni, Benjaloun. La rencontre avait, apprend-on du côté du ministère, à ''harmoniser les dispositions prises''. Cette délégation a, ensuite, effectué une visite de courtoisie auprès du du chef de l'exécutif de l'île, Mzé Abdou Soulé Elbak.

 

Mmadi Moindjié

 

Législatives des îles : Une campagne qui ne restera pas dans les annales

 

Des autorités démissionnaires ont continué à exercer, la radio nationale a été, plus que jamais, la voix de son maître au service d'un régime, les deniers et biens de l'Etat ont été mis à contribution au profit des candidats d'un courant au vu et au su d'une Commission nationale électorale indépendante, décidément bien muette. La liberté, l'égalité et la transparence promises par la Commission nationale n'ont pas été au rendez-vous au cours de la campagne. Souhaitons qu'elles le seront dans le déroulement du scrutin.

 

Comme prévu, la campagne électorale pour les législatives des îles a pris fin, officiellement, hier à minuit.

Mais, la fin de la campagne effective est intervenue plutôt que prévu à cause du drame de Sam Son qui endeuille le pays. Presque tous les candidats et leurs états majors politiques ont dû renoncer à poursuivre leurs campagnes en annulant leurs meetings programmés pour les deux derniers jours.

Cette campagne ne diffère guère des précédentes. Elle a été terne et n'a pas suscité de véritable mobilisation populaire. Seuls quelques maigres cortèges de voitures on été aperçus ici et là. Il s'agissait de véhicules transportant des hommes et femmes, souvent, spécialement invités par les candidats pour des meeting, plutôt que des supporters convaincus.

Très peu de gens ont accordé un intérêt réel à cette campagne. Beaucoup déclarent avoir déjà fait leurs choix bien avant le début de la campagne : ''On  se connaît tous et nous vivons les actes et les comportements de nos politiciens et de leurs formations politiques au quotidien. Nous n'avons pas besoin d'entendre les mensonges et les démagogies pour faire notre choix'', explique une vendeuse du marché Volo-Volo. Cette position semble refléter celle de beaucoup d'électeurs qui boudent les meetings et se désintéressent, de plus en plus, de la politique.

Il est vrai que le contenu des messages des candidats ont été pauvres et très en deça des attentes de la population.

 

Circulez, il n’y a rien à voir

 

Rares étaient les candidats qui avaient pris le soin d'exposer leurs visions de la législature à venir ou fait état des priorités pour leurs régions une fois à l'assemblée. Les discours de campagne ont été, le plus souvent, caricaturaux. On a même entendu des promesses d'embauches, de visas pour la France, d'adduction d'eau, d'électrification et autres.

Le vrai débat que tous les Wangazidja  attendaient, notamment sur le mal de vivre de la population  et sur le type de société et structures pour Ngazidja a été rarement abordé. La grande majorité des candidats et de leurs état-majors politiques, se sont livrés à des insultes et à des règlements de compte politiques: ''Ce genre de discours est malhonnête et doit être banni'', s'indigne un notable du village  de Vuvuni : ''Ce n'est pas en dénigrant l'adversaire qu'on peut s'attirer l'adhésion des électeurs''.

Les candidats et leurs directions de campagnes ont donné l’impression de s’être trompés d'élections. Le débat s’est limité au conflit Azali-Elbak et Union-Mdjidjingo.

 

Mais où est donc est passé la CNEI?

 

Les dispositions et règles destinées à garantir des élections équitables libres et transparantes ont été allègrement ignorées. De l'argent et des biens matériels ont été distribués, des menaces de licenciement dans l'administration publique ont été formulée et même mis en exécution contre des agents de l'Etat. Les deniers et biens de l'Etat, notamment les véhicules, ont été utilisés par des candidats. Des ministres démissionnaires pour raison de candidature ont continué à exercer leurs fonctions au vu et au su de tous et de la Commission électorale qui est restée sans voix. Des officiels ont fait campagne en violation du code électoral.

Concernant la répartition de temps d'antenne, le principe d'équilibre, pour tous les candidats au niveau des médias officiels recommandé par la Cnei, n'a pas été respecté. Bien au contraire la radio nationale a eu, dans cette campagne, l'occasion de rappeler qu'elle reste toujours la voix de son maître et au service d'un régime et de ses candidats. La liberté, l'égalité et la transparence promises par la Commission nationale n'ont pas été au rendez-vous au cours de la campagne. Souhaitons que cela le soit dans le déroulement du scrutin.

 

Mmadi Moindjié

 

Santé : Identification d'une variation génétique prédisposant au diabète

 

Une équipe internationale de chercheurs a identifié la présence d'une variation génétique qui augmente les risque d'être frappé par le diabète à l'âge adulte, ont annoncé des responsables de ces travaux.

 

Etudiant le chromosome 20 déjà connu pour son rôle dans le déclenchement du diabète, deux équipes de chercheurs ont identifié quatre variations génétiques sur un gène (appelé HNF4A) qui paraissent fortement associées à l'apparition du diabète dans la population étudiée en Finlande et en Israël. "La prévalence du diabète de type 2 est de 6,7% de la population (américaine), avec cette variation, le risque passe à 10%", a expliqué le Dr Francis Collins, patron de l'Institut national de recherche sur le génome humain au sein des Instituts nationaux de la Santé (NIH) lors d'une conférence de presse à Bethesda (Maryland) près de Washington.

"Si vous possédez cette variation, cela augmente votre risque de 30%. Mais la variation ne va pas causer le diabète à moins de posséder cette variation en association avec d'autres facteurs génétiques qui restent à découvrir, ainsi que certaines influences extérieures, comme l'obésité ou l'inactivité physique", a poursuivi le Dr Collins.

Les résultats des travaux seront publiés dans le numéro d'avril de la revue américaine Diabetes.

"C'est un exemple exceptionnel de la façon dont les chercheurs utilisent les outils de la biologie moderne pour comprendre les causes des plus courantes des maladies les plus dévastatrices de notre pays", a pour sa part commenté le directeur des NIH, Elias Zerhouni.

La semaine dernière, des chercheurs avaient annoncé avoir réussi à détecter des défauts dans les protéines réglant l'expression de gènes dans le pancréas et le foie, facteurs de développement du diabète.

Leur technique consiste à analyser l'ensemble du génome humain pour détecter de tels défauts dans les protéines, pour estimer le risque génétique d'une personne d'être touchée par le diabète à l'âge adulte.

 

Tabagisme : Et maintenant, la dysfonction érectile...

 

D'après une étude récente, le tabagisme augmente bien le risque de dysfonction érectile. En Grande-Bretagne, plus de 100 000 fumeurs seraient ainsi concernés. Sans oublier les autres aspects de la reproduction humaine qui pâtissent du tabagisme...

Publié par la British Medical Association (BMA), un rapport intitulé Smoking and Reproductive Life (Tabagisme et reproduction) confirme les risques générés par le tabagisme, en termes de fertilité et de sexualité.

Car la dysfonction érectile n'est pas un inconvénient isolé. Les auteurs attribuent également au tabagisme, en Grande-Bretagne, quelque 1 200 cas de cancers de col de l'utérus et 4 000 avortements spontanés. Il augmenterait également le délai de latence dans la conception d'un enfant par le couple. Du côté des hommes ? Outre la dysfonction érectile donc, il se confirme que le fait de fumer altère la qualité du sperme.

 

Sources: The Lancet, Vol.363, n°9409