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EDITION ELECTRONIQUE N°243

 

Ouverture solennelle de l’assemblée de l'île de Ngazidja

 

La séance d'ouverture de la nouvelle assemblée des députés de l'île autonome de Ngazidja a eu lieu hier vendredi à 16 heures dans l'ancienne chambre des députés des Comores, une édifice tombée en ruine.

En choisissant de tenir leur première séance dans ce lieu historique où a été proclamée unilatéralement l'indépendance des Comores, les nouveaux députés ont voulu réhabiliter ce monument et préserver la mémoire pour les jeunes générations.

Le doyen d'âge Ahmed Attoumane , député du Hamahame a prononcé solennellement le discours d'ouverture. Il a été assisté des deux plus jeunes députés Mohamed Sinani et Mohamed Moumine. Plusieurs ministres de l'île, les représentants du corps diplomatique et des organisations internationales, étaient présents ainsi que de nombreux notables. On a remarqué l'absence des autorités de l'Union ainsi que celle du grand moufti Said Toihir S. Maaoulana.

Les travaux reprendront dans le bâtiment du ministère de la justice à Mavingouni en attendant la rénovation de l'ancienne chambre des députés qui abritera définitivement l'assemblée de l'île.

L'élection du président et du bureau ainsi que l'adoption du règlement intérieur devront intervenir dans les prochains jours.

 

Législatives de l'Union : Pour l'honneur des ténors!

 

La bataille pour les élections des députés à l'assemblée de l'Union verra s'affronter 66 candidats dans 18 circonscriptions reparties sur les trois îles. Ngazidja dispose de neuf sièges, Ndzuwani de sept, Mwali de deux. Outre ces dix-huit députés qui seront élus les 18 et 25 avril, les trois assemblées des îles vont désigner quinze autres députés en leur sein, à raison de cinq par île, pour constituer une assemblée de l'Union de trente-trois membres.

La majorité est donc de dix-sept voix. C'est dire que les îles autonomes qui disposent déjà de quinze élus partent largement favorites pour disposer d'une confortable majorité.

Il est fort probable qu'elles n'auront pas de problèmes pour réunir la majorité qualifiée (2/3 soit 22 députés) nécessaire pour le vote des fameuses lois organiques attendues pour départager les compétences entre l'Union et les îles autonomes!

On pourrait presque dire que les jeux sont déjà faits. La mouvance du président Azali doit se battre pour limiter les dégâts et sauver l'honneur alors que les mdjidjengos se doivent de confirmer leur victoire des 14 et 21 mars.

En fait l'enjeu de cette élection est ailleurs. Il est dans l'affrontement des ténors des deux camps. Il faudra suivre particulièrement à Ngazidja les duels Fakridine-Cheik Ali dans la capitale, Ali Msaïdié-Mtara Maécha dans le Mitsamihuli-Boude, Abdou Soefou-Ibrahim Mzimba dans le Badjini, ou entre Said Ali Kémal leader du Chuma et le ministre Mohamed Issimaïla du FD tous les deux du camp mdjindjengo.

A Mwali, le ministre Hamadi M. Boléro joue son avenir politique dans la première circonscription où il s'oppose à l'ancien ministre Larif Oukacha. À Ndzuwani, il faudra suivre la bataille dans les villes de Mutsamudu, Ouani et Domoni et singulièrement celle que livre dans la ville du président Ahmed Abdallah le ministre de l'Union Nourdine Midilhadj ancien allier du colonel Mohamed Bacar .

Comme celle des élections législatives des îles, la campagne électorale ouverte dimanche 18 mars n'est pas d'un très haut niveau. Elle se réduit à un affrontement entre deux camps. Le discours des partisans de l'Union comme celui de ceux des îles autonomes tourne essentiellement autour du partage des compétences quand elle ne dérape pas sur les menaces de boycott. 

 

Limogeage du journaliste M. Hassani : Un confrère en appelle au Comité de suivi

 

Admettre que pour pouvoir exercer, en toute sécurité son métier ''on doit se ranger sous la bannière de la Convention pour le renouveau des Comores ou celle de la convention des présidents des îles autonomes, est une atteinte grave à la liberté.''

''Dans le cadre de l'Accord sur les dispositions transitoires, les Comores se sont, pourtant, engagées à ''œuvrer à la tenue d'élection libres, justes, démocratiques… tout en créant les conditions favorables pour une compétition électorale organisée dans l'équité et la transparence requises, offrant toutes les garanties nécessaire…''

''Le Comité de suivi, l'organe suprême de la transition que vous présidez a été chargé de veiller ''au respect des engagements pris et à l'interprétation des dispositions de l'accord et prendra toutes les mesures requises à cet effet''.

''Mohamed Hassani doit ''retrouver dans la dignité ses droits et jouir d'un des droits les plus élémentaires à savoir ''choisir sans contrainte aucune''.

Dans une lettre au président du Comité de suivi de l' ''Accord sur les dispositions transitoires'', daté du mercredi dernier, Ahmed Ali Amir, journaliste à Al-watwan et correspondant de agence de presse allemande Reuters à Moroni, soulève la question du limogeage du journaliste Mohamed Hassani du journal gouvernemental de l'Union, Al-Watwan (voir notre édition d'hier).

Dans sa lettre, Ahmed Ali Amir relève que le renvoi de Mohamed Hasani quelques jours après la victoire du candidat qu'il soutenait est ''révoltant'' dans son essence.

Rappelons que le journaliste limogé a soutenu à Djabal Télévidion, comme dans nos colonnes, que la décision de son directeur s'explique par le fait qu'il a fait compagne pour un candidat mdjidjengo qui a battu son concurrent de la CRC, le parti du président de l'Union. Cela malgré les ''menaces de licenciement'' proférés par son directeur qui estimait que Mohamed Hassane en tant que membre de la rédaction d'Al-watwan n'était pas autorisé à s'impliqué dans la campagne électorale.

Dans sa lettre Ahmed Ali Amir, estime que la décision de licencier M. Hassani était humiliante pour le corps des journalistes.

''Admettre qu'il n'est d'autres critères pour garder son emploi que de faire allégeance au parti majoritaire détenant le pouvoir de l'Union ou des îles, est une honte pour un pays qui s'est solennellement engagé à bâtir un Etat de droit, déterminé à choisir ses représentants par la voie des urnes et résolument décidé à faire table rase avec la violence et le recours aux armes''.

 

‘‘Un journaliste

rangé ou rien’’

 

De même admettre que pour pouvoir exercer, en toute sécurité son métier ''on doit se ranger sous la bannière de la Convention pour le renouveau des Comores ou celle de la convention des présidents des îles autonomes, est une atteinte grave à la liberté''. Dans ses conditions, estime Ahmed Ali Amir, mettre fin au fonction de M. Hassani qui, par ailleurs est correspondant de l'agence panafricaine d'information (PANA) pour ses raisons là, constitue ''une injure à notre organisation, l'Uniion africaine et un affront à sa charte''.

Le reporter d'Al-watwan rappelle que dans le cadre de l'Accord sur les dispositions transitoires, les Comores se sont, pourtant, engagées à ''œuvrer à la tenue d'élection libres, justes, démocratiques… tout en créant les conditions favorables pour une compétition électorale organisée dans l'équité et la transparence requises, offrant toutes les garanties nécessaire…'' Il rappelle que le Comité de suivi, ''organe suprême de la transition'' a été chargé selon l'accord, de veiller ''au respect des engagements pris et à l'interprétation des dispositions de l'accord et prendra toutes les mesures requises à cet effet''.

 

‘‘Retrouver ses droits

dans la dignité’’

 

La lettre poursuit : Parce que Mohamed Hassani n'a aucun autre recours que d'attendre que passe le vent, parce que les associations sont incapables de mobiliser les professionnels de la presse pour faire cause commune avec leur confrère, parce qu'il est immorale de jeter dans la rue un journaliste qui a donné plus de dix-huit ans de son labeur à son pays, il est de mon devoir de saisir le Comité de suivi l'exhorter à prendre ses responsabilités et qu'il mette fin à e tels actes contraires à l'esprit de concorde nationale dégagé dans l'accord….''

Ahmed Ali Amir conclut sa lettre en appelant à ce que ''Mohamed Hassani ''retrouve dans la dignité ses droits et jouisse d'un des droits les plus élémentaires  ''choisir sans contrainte aucune''. 

 

“Un moment difficile pour

la presse comorienne”

 

Avec le licenciement de Mohamed Hassani Al-Watwan inaugure des méthodes qu'on ne lui connaissait pas depuis bien longtemps.

La campagne électorale pour les élections législatives aura été un terrain très dangereux pour les journaliste et le personnel officiant dans les médias d'Etat. A ce jour, au moins un journaliste, Mohamed Mamoune et de nombreux autres employés ont été renvoyés de Radio Comores (ORCT). Dans leur totalité, ces décisions ont été considérées par les victimes et, plus généralement par l'opinion, comme des sanctions pour leur engagement leur non-engagement par rapport aux candidats de la CRC ouvertement soutenus par la radio nationale. C'est ainsi que le couperet du patron de l'ORTC est tombé sur, entre autres, Omar Assoumani, Faissoil Nassor, Djamal Ahamada, Mme Dhahabou (l'épouse d'un ancien directeur général de… Radio-Comores), Mbaé et sur Maamoune.

Avec le licenciement de Mohamed Hassani Al-Watwan inaugure des méthodes qu'on ne lui connaissait pas depuis bien longtemps.

Suite à son licenciement, Mamoune avait déclaré qu'il ''mettait ses compétences au service de son pays et à celui d'une personne ou d'un groupuscule''. Invité au journal de 20 heures de radio Ngazidja, Mohamed Hassani a déclaré qu'il ''s'agissait d'un moment triste pour la presse comorienne''.

 

 

Après les résultats du 2e tour des législatives des îles : Le ''Collectif des électeurs du Sud'' demande la re-homologation des résultas de la circonscription du Pimba

 

Dans la région de Mbadjini Pimba, au Sud-Est de Ngazidja, la tension demeure vive, depuis la proclamation des résultats définitifs des législatives des îles par la Commission d'homologation. Le ''Collectif des électeurs du Sud-est'' qui avait soutenu le candidat mdjidjengo de la circonscription de Pimba estime que les résultats des législatives du 21 mars 2004, dans cette circonscription ''ont été volés''. Dans une lettre ouverte au président de l'Union des Comores, le collectif souligne que ''le candidat Soulé Youssouf déclaré victorieux, après les résultats sortis des urnes, par la Commission électorale indépendante (CNEI) a été froidement sanctionné au profit d'Ahmed Said, candidat malheureux du CRC''. Suivant toujours cette lettre ouverte, ''le collectif des électeurs de Mbadjini'' dénonce les ''manipulations orchestrées par un groupe de militants de le CRC pour détourner les résultats sortis des urnes''. Selon ce collectif, les militants de la CRC de la région auraient essayé de contraindre le secrétaire général du bureau de vote de la localité de Simbusa de signer un procès verbal ''fantôme'' pour faire d' Ahmed Said Soilihi, l'élu de la circonscription. Mais n'ayant pas obtenu la signature, les militants de la CRC auraient, enfin, réussi à fabriquer un procès verbal avec imitation de signatures. Le collectif demande que ''cette bavure soit réparée parce qu'il ne cédera jamais à l'intimidation''.

Dans sa lettre ouverte au chef de l'Etat, il demande qu'il ''soit mis fin à ces méthodes archaïques qui menacent sérieusement la paix civile dans la région''. Le collectif des électeurs de Pimba ''exhorte le gouvernement de l'Union à suspendre dans la région toute élection jusqu'au dénouement de cette affaire''.

Dans une déclaration, en date du 28 mars, le collectif ''déplore le climat de terreur, d'intimidation et violation des droits de l'Homme et des libertés démocratiques aux Comores''. Il demande à la Communauté internationale, notamment à l'Union africaine et aux observateurs internationaux ''de saisir dans les meilleurs délais la Commission d'homologation pour réviser immédiatement ce cas fabriqué de toutes pièces pour respecter la volonté du peuple''.

Ces derniers jours, des habitants de la région multiplient des déclarations alarmantes appelant les non-natifs de la région à quitter cette localité dans cette période de campagne électorale.

 

Mmadi Moindjié   

 

Législatives de l'Union : Pour l'honneur des ténors!

 

La bataille pour les élections des députés à l'assemblée de l'Union verra s'affronter 66 candidats dans 18 circonscriptions reparties sur les trois îles. Ngazidja dispose de neuf sièges, Ndzuwani de sept, Mwali de deux. Outre ces dix-huit députés qui seront élus les 18 et 25 avril, les trois assemblées des îles vont désigner quinze autres députés en leur sein, à raison de cinq par île, pour constituer une assemblée de l'Union de trente-trois membres.

La majorité est donc de dix-sept voix. C'est dire que les îles autonomes qui disposent déjà de quinze élus partent largement favorites pour disposer d'une confortable majorité.

Il est fort probable qu'elles n'auront pas de problèmes pour réunir la majorité qualifiée (2/3 soit 22 députés) nécessaire pour le vote des fameuses lois organiques attendues pour départager les compétences entre l'Union et les îles autonomes!

On pourrait presque dire que les jeux sont déjà faits. La mouvance du président Azali doit se battre pour limiter les dégâts et sauver l'honneur alors que les mdjidjengos se doivent de confirmer leur victoire des 14 et 21 mars.

En fait l'enjeu de cette élection est ailleurs. Il est dans l'affrontement des ténors des deux camps. Il faudra suivre particulièrement à Ngazidja les duels Fakridine-Cheik Ali dans la capitale, Ali Msaïdié-Mtara Maécha dans le Mitsamihuli-Boude, Abdou Soefou-Ibrahim Mzimba dans le Badjini, ou entre Said Ali Kémal leader du Chuma et le ministre Mohamed Issimaïla du FD tous les deux du camp mdjindjengo.

A Mwali, le ministre Hamadi M. Boléro joue son avenir politique dans la première circonscription où il s'oppose à l'ancien ministre Larif Oukacha. À Ndzuwani, il faudra suivre la bataille dans les villes de Mutsamudu, Ouani et Domoni et singulièrement celle que livre dans la ville du président Ahmed Abdallah le ministre de l'Union Nourdine Midilhadj ancien allier du colonel Mohamed Bacar .

Comme celle des élections législatives des îles, la campagne électorale ouverte dimanche 18 mars n'est pas d'un très haut niveau. Elle se réduit à un affrontement entre deux camps. Le discours des partisans de l'Union comme celui de ceux des îles autonomes tourne essentiellement autour du partage des compétences quand elle ne dérape pas sur les menaces de boycott. 

  

 

Quand les poissons avaient des bras

 

Des chercheurs américains ont annoncé jeudi la découverte d'un fossile de poisson vieux de 370 millions d'années montrant qu'il avait commencé à développer des membres, ce qui remet en cause la théorie selon laquelle l'apparition des pattes a dû attendre les premiers vertébrés.

Ces poissons possédant des membres peuplaient des rivières peu profondes, à débit lent, durant la période du Dévonien supérieur, bien avant l'arrivée sur terre des premiers amphibiens tétrapodes, selon ces travaux publiés dans la revue Science datée du 2 avril.

La formation des membres a débuté dans l'eau et non pour coloniser la terre, selon les chercheurs qui analysent un fossile d'humérus découvert en Pennsylvanie. Ce fossile indique que les membres ont évolué dans les nageoires des poissons afin de supporter le corps et peut-être même de soulever la tête, des caractéristiques d'ordinaire associées à la vie sur la terre, selon l'étude dirigée par Neil Shubin de l'université de Chicago (Illinois).

La forme unique du fossile, comparée aux humérus d'autres vertébrés ayant des membres, suggère une variété parmi les premiers membres qui pourrait expliquer les premières empreintes mystérieuses préservées dans les lits de certaines rivières, estiment encore les scientifiques.

 

AFP