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EDITION ELECTRONIQUE N°247

 

 

Ile autonome de Mwali : Bras de fer entre Fazul et Boléro

 

Depuis quelques jours la tension monte entre le camp du président Mohamed Fazul et celui du ministre de la Défense de l'Union et candidat aux législatives dans l'île autonome de Mwali, suite au limogeage de certains directeurs régionaux et leur remplacements par des partisans de Boléro. L'autorité élue de l'île, le président Fazul, qui conteste ces décisions signe des décrets pour confirmer les directeurs limogés dans leur fonction. La passation qui était programmée avant hier n'a pas pu avoir lieu, les autorités mohéliennes ayant demandé aux directeurs qui étaient en place de ne pas céder leur poste.

 

Les autorités de l'Union ont dépêché hier des responsables de la direction générale de la SNPT à  Moroni accompagnés de militaires pour aller superviser les passations de service à Mwali. Mais les autorités de l'île ont interdit à ces personnes venues de Moroni de descendre de l'avion. Elles ont été aidées, en cela, par une foule nombreuse qui avait envahi la piste de l'aéroport décidée à les empêcher de débarquer.

 

Le commandant de la gendarmerie, Anrifi Moustoifa, qui s'était rendu à l'aéroport pour assurer l'ordre, n'a pas pu arranger la situation et l'avion et reparti avec ses passagers ''indésirables'' sur l'île de Djumbe Fatima.

 

S'il n'est pas tolérable qu'on interdise à des Comoriens de se rendre sur une partie du territoire national, il n'est pas plus admissible qu'on limoge des responsables de société nationale à quelques jours de la tenue d'une élection pour le seul motif qu'ils ne soutiennent pas un candidat. Peut-on dans ces conditions parler d'élection libre et équitable, surtout lorsque le code électoral prohibe ces pratiques?

 

 

 

Journée de la santé : L'accident de la route pourrait être considéré comme un problème de santé publique

 

Les Comores ont célébré, hier 7 avril, à l'instar des autres pays du monde, la journée mondiale de la santé. La cérémonie officielle a eu lieu à l'alliance franco-comorienne devant un public clairsemé. Le thème retenu cette année est la sécurité routière. Le chef de la brigade routière des routes a déploré les routes trop rétrécies et insuffisantes, lu comportement des conducteurs et de l'imprudence des piétons et a appelé tout le monde ''à prendre ses responsabilités''. Le ministre de la santé de Ngazidja a fait état du dispositif à l'étude pour limiter les accidents à Ngazidja et le ministre des Affaires sociales de l'Union déclaré que son gouvernement allait inscrire la question dans le plan d'action de son gouvernement, comme étant un problème de santé publique.

 

Sept discours ont été prononcés à cette occasion. Le premier à prendre la parole fut l'adjudant- chef de gendarmerie et patron de la Brigade routière, Taoufik Houssene. Il a attiré l'attention sur “le grand danger que courent nos citoyens sur les routes du fait de leur l'état''. Il a parlé des routes trop rétrécies et insuffisantes compte tenu de l'augmentation du parc automobile, du comportement des conducteurs qui ne maîtrisent pas le code de la route et de l'imprudence des piétons. Il a appelé chacun ''à prendre ses responsabilités''. Le monsieur sécurité routière a conclu son intervention en mettant tout le monde en garde : ''Si nous ne prenons pas la question au sérieux, nous courons le risque de vivre en danger permanent''.

 

De son côté, le président du syndicat des conducteurs, Usukani wa Masiwa, a insisté lui aussi, sur l'état de délabrement ''une des principales causes'' des accidents de la route : ''Nous revendiquons toujours, parfois au péril des nos vies, des routes convenables pour diminuer les accidents''.'' Il a espéré que le thème retenu, cette année, ''l'accident de la route n'est pas une fatalité'', va faire prendre conscience ''aux autorités de la priorité à donner à la réfection de nos routes''. Il a conclu en demandant plus de rigueur dans la législation sur le respect du code de la route et sur la délivrance des permis de conduire.

 

Le Représentant de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), pour sa part, a souligné que ''pour que les routes soient sûres, il faut que différentes secteurs interviennent, chacun dans son domaine''. Pour lui, les Etats doivent élaborer des stratégies et des actions et allouer des fonds pour la sécurité routière. Parce que ''la sécurité routière n'est pas une option, c'est une nécessité''.

 

A son tour, le ministre de la santé de Ngazidja, le docteur Tadjiri, après avoir cité quelques chiffres sur la gravité des accidents à Ngazidja, a laissé entendre que son gouvernement étudie les mesures à prendre pour réduire les accidents, parmi elles, la mise en place de feux de signalisation. Le ministre des affaires sociales de l'Union, Ali Mohamed, le dernier à prendre la parole, estime que ''des accidents peuvent être évités par des campagnes de sensibilisation''. Le ministre a annoncé que le gouvernement de l'Union va inscrire la question dans le plan d'action de son gouvernement, comme étant un problème de santé publique.

 

Mmadi Moindjié 

 

Lire également un compte rendu du message du régional général de l’OMS pour l’Afrique, le docteur Ebrahim M. Samba. Ci dessous

Message

''Le thème le plus convenable et le plus approprié cette année''

 

a déclaré le directeur régional de la santé en Afrique, le docteur Ebrahim M. Samba, dans son message, à l'occasion de la journée de la santé.

 

''Les accidents de la circulation constituent un immense problème de santé publique et de développement'', a dit le docteur Ebrahim M. Samba. ''Ils tuent, selon lui chaque année à l'échelle mondiale entre 800.000 et 1.18 millions de personnes tandis que les traumatismes ou les invalidités tuent un nombre supplémentaire de 20 à 50 millions de personnes. Ce qui représenterait une moyenne de 3242 décès par jour, 90%  intervenant dans les pays à faible revenu.

 

Selon le docteur Samba, les pays à revenu élevé ont prévenu, pendant les sert années à venir, une baisse de 29% du taux de létalité imputable aux accidents de la circulation, alors qu'en Afrique, on s'attend à un accroissement de 80%. Les Accidents de la circulation feraient perdre aux gouvernements africains entre 1 et 3% de leur produit national brut. ''C'est le prix que paye l'Afrique de ne pas s'être dotée de politiques de sécurité routière ou d'en avoir qui laissent à désirer, pour ses mauvaises infrastructures routières, pour l'excès de vitesse, pour la vétusté ou le mauvais entretien de ses véhicules, pour l'alcoolisme des usagers de la route, pour la non utilisation des ceintures et des casques de sécurités''.

 

Il faut que les gouvernants, a-t-il dit, élaborent des stratégies pour s'attaquer au problème. Selon lui, la sécurité routière nécessite un effort considérable. Elle ne sera pas l'effet du hasard.

 

Compte rendu de M. Moindjié

 

Habari za udungza : Avenir sans perspectives ''mlozi nde wulowo sha tsi mbima za misi''

 

La situation  politique actuelle laisse à beaucoup de nos compatriotes un goût amer. Certains d'entre eux ont du mal à comprendre les enjeux réels liés à la nouvelle architecture institutionnelle. La plupart d'entre eux ont tendance à examiner le monde dans lequel nous évoluons à l'aune de leurs propres sentiments, ce qui est louable mais pas suffisant pour se diriger dans le contexte difficile actuel.

 

Un grand stratège chinois M. Tun avait écrit : ''Ne soyez pas sentimentaux à l'égard du passé et n'ayez pas de vision trop enthousiaste de l'avenir. Scrutez, analysez et dégagez le réel de l'actuel''.

 

Même en partant de cette base pour essayer de comprendre la confusion actuelle certains ont le plus grand mal à y voir clair. Il faut reconnaître que la plupart des paramètres sont brouillés et plusieurs inconnues subsistent. Or, pour que la volonté populaire ne soit plus l'otage d'intérêts cachés, il requiert de notre part d'exiger plus dans les engagements des uns et des autres et surtout plus de transparence dans la gestion des biens publiques. Toute autre chose, ne serait que pure littérature.

 

Les nouveaux parlements auront du pain sur la planche dans la mesure où ils doivent mettre en marche des nouvelles structures mais savent, également, que nos compatriotes veulent des résultats palpables dans des délais raisonnablement courts, si l'on peut se permettre cette expression. Et les attentes sont nombreuses. On peut seulement ajouter à l'intention des Mdjidjengo ces fortes paroles de Saint Just : ''On veut bien être rigoriste en principe, lorsqu'on détruit un mauvais gouvernement. Mais il est rare que, si l'on vient à gouverner soi-même, on ne rejette bientôt ces mêmes principes pour y substituer sa volonté''.

 

Si nous voulons préparer un avenir meilleur pour nos enfants, il est nécessaire d'avoir des perspectives claires, monsieur De la Palisse ne dirait pas autre chose. Nous aimons toujours cultiver les paradoxes et exacerber les contradictions les plus futiles. Il nous appartient de temps à autre de faire preuve d'esprit de suite dans les idées. Les bonnes volontés ne manquent pas pour faire avancer les choses. Ce qui nous manque, c'est la volonté de réussir ensemble. Et c'est notre plus challenge!

 

Hachime Abdérémane

 

Santé : Asthme chez l’enfant : corticoïdes or not corticoïdes?

 

Faut-il donner des comprimés de cortisone à des moins de 5 ans qui ont des symptômes légers d'asthme? Pas si sûr, selon une étude publiée dans le Lancet. D'autant que l'asthme ''pré-scolaire'', souvent déclenché par un rhume banal, guérit parfois spontanément passé 6 ans.

 

C'est pour faire comme les grands que les tout-petits reçoivent de la cortisone. Chez les adultes, elle est très efficace pour couper la racine du mal - l'inflammation des bronches - et éviter l'aggravation de la maladie, au prix d'effets secondaires bien connus.

 

Mais chez le jeune enfant, on ne dispose d'aucune preuve de l'intérêt de la cortisone. Pire, il semblerait qu'elle n'apporte rien. L'étude publiée par le Lancet a comparé deux groupes d'enfants admis à l'hôpital pour une respiration sifflante, si caractéristique de l'asthme. A l'un des groupes, il a été prescrit un comprimé de cortisone en cas de crise, à l'autre le même comprimé sans produit. Un placebo, donc... Six semaines plus tard, un point était fait : aucune différence n'est apparue entre les deux groupes.

 

Un point positif

 

Est-ce à dire que les jeunes enfants ne doivent plus prendre de corticoïdes ? Les auteurs sont plus nuancés : si bénéfice il y a, il leur semble bien ''subtil'' et trop ''peu clair'' en tous cas ''pour compenser les risques potentiels'' bien connus de la cortisone. Toutefois, on ne peut tirer de conclusion définitive d'une seule étude... Celle-ci a au moins le mérite de poser la question... en attendant de la trancher grâce à de nouveaux travaux. Un point positif à noter : c'est grâce à des recherches de ce type que la connaissance des mécanismes de l'inflammation bronchique progresse. Ses médiateurs sont de mieux en mieux connus, et les traitements s'améliorent.

 

Par exemple, on sait maintenant que l'inflammation bronchique, repose sur l'intervention de différents médiateurs chimiques combattus par plusieurs types de médicaments complémentaires, tels que les corticoïdes et les anti-leucotriènes. Ces derniers permettent de lutter contre l'autre "tête" de l'inflammation, les leucotriènes qui sont inaccessibles aux corticoïdes. Leur association avec des corticoïdes, en ciblant des voies différentes et complémentaires, permet ainsi de terrasser l'inflammation des bronches.