EDITION ELECTRONIQUE N°250
Comité ad hoc du Comité de Suivi : ''Des
graves dysfonctionnements dans l'exécution du budget transitoire''
Le comité ad hoc a relevé le non-versement de
la totalité des recettes, la non-intégration des recettes des hydrocarbures
dans le compte à partager, la réquisition de la banque centrale par le
gouvernement de l'Union aux fins de disposer de 850 millions de francs
comoriens. A propos des listes électorales, l'experte des Nations Unies affirme
que les listes qui ont servi au scrutin des 14 et 25 mars dernier restent les
plus fiables.
Le comité ad hoc du Comité de Suivi s'est
réuni les 6 et 7 avril pour faire le point sur les préparatifs des élections et
sur la mise en œuvre du mécanisme financier initié par le comité
d'harmonisation .
l'Union exigeait qu'on abandonne les listes
électorales qui ont été utilisées aux élections des 14 et 21 mars derniers pour
revenir aux listes mères qui avaient servi lors des présidentielles de 2002. Se
basant sur l'analyse qu'elle a effectuée sur les listes, l'experte de Nations
Unies affirme que les listes qui ont servi aux dernières élections législatives
des îles sont les plus fiables. Elle estime que ''la marge d'erreur évaluée à
2,5 % est acceptable et qu'elle n'est
pas de nature à affecter le résultat du scrutin''. Il a été décidé de retenir
les listes toilettées. Elles seront élaborées par la PNUD et visées par le
Comité de suivi avant d'être transmises à la CNEI.
11 millions sur plus de 69,426
Par ailleurs, les autorités des îles autonomes
accusent le gouvernement de l'Union de n'avoir pas respecté le mécanisme
convenu et arrêté par le comité d'harmonisation dans l'exécution transitoire du
budget. Sur ce dernier point, le comité
ad hoc a relevé ''des graves dysfonctionnements constatés dans la mise en œuvre
des mécanismes prévus par le Comité d'Harmonisation dans l'exécution du budget
transitoire, notamment, le non-versement de la totalité des recettes dans les
comptes de la banque centrale, la non-intégration des recettes des
hydrocarbures dans le compte à partager, la réquisition de la banque centrale
par le gouvernement de l'Union aux fins de disposer de 850 millions de francs
comoriens. A ce propos, une autorité mohélienne, Elarif Hamidi, a parlé d'un
''hold-up'' .
Dans une conférence de presse qu'il a tenu
samedi à l'hôtel Le Moroni, le ministre des Finances de l'île autonome de
Ngazidja, Younoussa Assoumani, a déclaré que ''sur les plus de 69,426 millions
de francs comoriens que son île devait recevoir conformément aux quotas
convenus, seuls 11 millions lui ont été versés''. Il affirmé qu'avec les
recettes à partager de janvier, février et mars, on aurait pu payer deux mois
de salaire. Il se demande où est passé cet argent!
‘‘Mwali voudrait nommer un général chargé
des affaires militaires ''
A déclaré au cours d’un point de presse, le
vice-président de l'Union, Ben Massoundi Rachid qui estime qu'il s'agit d'une
''violation inadmissible de la constitution de l'Union''.
Le vice-président Ben Massoundi Rachid a fait
''son'' point de la situation qui prévaut à Mwali la semaine dernière.
Au cours d'un point de presse auquel seule
était conviée, semble-t-il, Radio Comores, Ben Massoundi a dit, faisant
allusion à la tension entre les autorités élues de l'île de Mwali et l'Union,
qu'il lui a ''été interdit de me rendre dans mon île natale par Mohamed Fazul
(le président de l'île, NDLR)''. Selon lui, l'autorité élue de l'île serait
''entrain, par ces actes, de compromettre le processus de réconciliation
nationale''.
D'après le vice-président, le gouvernement de
l'île envisagerait de nommer un ''responsable chargé des affaires religieuses
et un général chargé des affaires militaires''. Autant, selon Ben Masoundi, de
domaines ''qui relèvent du président de l'Union''. Ces décisions ''constituent
des violations inadmissibles de la constitution de l'Union'', car ''prises
avant même l'adoption des lois organiques prévues par la Constitution''. Selon
Ben Massoundi, le président de Mwali est en train de s'opposer à des décisions
relevant de la magistrature suprême de l'Union.
Rappelons que l'autorité de l'île s'est
opposée à la tentative, par le gouvernement du colonel Azali, de remplacer en
catastrophe, les dirigeants des sociétés d'Etat sur l'île de Mwali. A seulement
quinze jours du premier tour des élections législatives pour le parlement de
l'Union, cette décision est considérée comme une manœuvre visant à influencer
l'électorat dans une île où les partisans du colonel et de son ministre de la
Défense, Boléro, originaire de la dite île, ont été très largement battus en
n'obtenant au finish qu'un député sur… dix possibles à l'issue des élections
des députés des îles.
Le vice-président qui ''appel à la retenue à
la vigilance'' doit se rendre dans l'île ''pour rester en communication avec
les autorités et la population''. Cela, a-t-il dit ''pour l'intérêt de la
nation''. Selon cette autorité de l'Union, est temps de ''barrer la route à
ceux qui veulent se servir du statut particulier accordé par l'Union à l'île
pour provoquer un climat de tension dans les autres îles''.
Enfants maltraités
Ouverture d’un centre d’écoute
Un service d'écoute et de prise en charge des
enfants victimes d'abus et de maltraitance est mis en place au Centre
d'animation des jeunes de l'Association comorienne pour le bien-être de
l'enfant et de la famille (ASCOBEF). Le protocole de coopération a été signé en
entre l'UNICEF, le ministère de la Santé de Ngazidja et la dite association.
Le ministre de la Santé de Ngazidja, le
représentant délégué de l'UNICEF, et la présidente de l'ASCOBEF ont procédé à
la signature du protocole d'accord sur la mise en place d'un ''Service d'écoute
et de prise en charge des enfants victimes d'abus et de maltraitance'', samedi,
au cours d'une cérémonie organisée à cette effet. Ce projet, selon le
représentant de l'UNICEF, entre dans le programme de la coopération 2003-2007
entre l'Union des Comores et l'UNICEF et dans le plan d'action 2004 de l'île
autonome de Ngazidja avec le système des Nations-Unies. La contribution
financière de l'Unicef, dans ce projet, s'élève à un peu plus 6,286 millions de
francs, celle du Centre d'animation des jeunes de l'ASCOBEF est estimée à plus
de 9 millions celle du ministère de la Santé de Ngazidja à 5.233.000 francs.
Le représentant de l'UNICEF a salué
l'initiative parce qu'elle ''répond à des problèmes réels''.
En effet, les enquêtes effectuées auprès des institutions
judiciaires, de la gendarmerie, de la police, des maisons d'arrêt, des
établissements de soins et des centres d'animation de jeunes indiquent une
montée des cas de viol d'enfants, d'attentat à la pudeur, d'infanticide,
d'enlèvement des mineurs, de traumatismes divers et autres. Selon, le
représentant de l'UNICEF, pour la seule période de1998 à 2002, à Ngazidja, le
palais de justice a enregistré 52 cas de viols, la gendarmerie, 59 cas, la
police 7 cas et les établissements de soins, 21 cas. Ces institutions auraient
enregistré, pour la même période, plus de 500 cas d'attentat à la pudeur, plus
de 80 cas de détournements de mineurs, plus de 40 cas d'enlèvement et deux cas
d'infanticide.
Dans ces conditions, l'objectif de ce service
est ''d'amener la population à prendre conscience de l'existence de toutes les
formes d'abus et de maltraitance à l'encontre des enfants, de les dénoncer et
d'apporter en même temps une assistance médico-psychologique et judiciaire dès
que la nécessité se fait sentir''. Cette cellule servirait ''de rempart pour
ceux qui seront en danger moral, physique ou psychologique''.Le projet est,
pour le moment, fait pour une période d'un an. Mais ''suivant les résultats enregistrés, les partenaires
penseront à sa pérennisation'', a précisé le représentant de l'UNICEF.
Mmadi Moindjié
Pose de la première pierre de la maison du
cœlacanthe
Hier, dimanche, a été posée la première pierre
à Itsundzu (Mbadjini-Ouest)de ''La maison du cœlacanthe par le ministre de la
Production, de la Pêche et L'Elevage de Ngazidja, Dini Nassur, en présence des
élus des régions de Hambu et Mbadjini-Ouest, respectivement Youssoufa Issa et
Ahmed Ahmed Mchinda.
Hier, dimanche, a été posée la première pierre
à Itsundzu (Mbadjini-Ouest)de ''La maison du cœlacanthe par le ministre de la
Production, de la Pêche et L'Elevage de Ngazidja, Dini Nassur, en présence des
élus des régions de Hambu et Mbadjini-Ouest, respectivement Youssoufa Issa et
Ahmed Ahmed Mchinda. Dans son allocution à l'occasion de la cérémonie organisée
à cet effet, le président de l'Association pour la préservation du Gombesa
(APG) qui regroupe les douze villages riverains de la zone du cœlacanthe,
Ahamada Mmadi a fait l'historique de l'association et a remercié tous ceux qui
ont contribué et qui contribuent à soutenir leur association dans cette
bataille qui dure depuis 1995 date de sa création.
Tsanga ngewutsangiwa!
Le projet de création de ce centre
d'information et de recherche est venu consolider les efforts engagées par les
communautés. Il constitue une fondation solide qui pourrait inciter toutes les
autres activités de développement de l'écotourisme, de la pêche, de l'éducation
et de la recherche scientifique.
Il est financé, en partie, par les fonds
collectés à partir des sites web, donosfish.com et Gombesa.tripod qui sont mis
en place et actualisé avec l'appui technique du chercheur américain, Jerome
Hamlin,.
L'association lance un appel à toutes les
bonnes volontés pour apporter leur contribution à la réalisation de cette œuvre
qui sera en fait à la disposition de tous les comoriens.
Dans son allocution, le ministre, Dini, a tenu
à encourager cette initiative qui concrétise
un rêve pour beaucoup. Il reste persuadé ''qu'un élan vient d'être lancé
et que plus rien ne l'arrêtera''. Mais, beaucoup reste à faire et l'on peut
penser que les efforts fournis par les communautés motiveront nos responsables
à prendre la mesure des attentes dans ce domaine. Tsanga ngewutsangiwa! On
attend la suite.
Hachime Abdérémane
DAOUD HALIFA,
M’Kazi Bambao
Candidat libre aux législatives de l'Union
Des Comores
Mes chers mamans, pères, sœurs et frères.
Les élections législatives de l'Union des
Comores du 18 et 25 avril constituent le parachèvement du processus de mise en
place du dispositif institutionnel.
L'absence d'un projet de société claire tant
au niveau régional que national me conduit à demander votre confiance à travers
ces élections.
Au plan régional :
Si notre région demeure la plus proche de
l'administration centrale et la plus peuplée de Ngazidja, elle est néanmoins :
- la moins représentatée au sein de
l'administration ;
- et la plus touchée par le chômage ;
- une région où 70% de sa population n'a pas
accès à l'eau potable; et une des régions les plus enclavées en infrastructures
routières.
Ma candidature s'inscrit donc dans une volonté
d'améliorer le cadre de vie de la population du Bambao par :
- un
renforcement du réseau routière et des infrastructures sanitaires ;
- la mise en place d'une politique de
réparation et de gestion d'eau dans la région ;
- une lutte contre le chômage (développement
de l'agriculture et de la pêche, promouvoir l'écotourisme, favoriser une
politique d'investissements…) ;
- une égalité de chance de recrutement dans
l'administration;
- un développement des nouvelles technologies
dans les villages (Internet) ;
- la création d'une préfecture
A titre indicatif comment comprendre que pour
se rendre de BOUENI à N'VOUNI, d'ICONI à M'KAZI les frais de transports pour
ces deux destinations s'élévent à 1200fc alors que pour se rendre de Moroni à
Mbéni ou de Moroni à Foumbouni on ne paye que 700 fc pour une distance 20 fois
supérieure ?
Au plan national :
Mes principales préoccupations seront :
· Les difficultés de la mise en place d'une
véritable réforme foncière ;
· L'insuffisance d'une politique
socio-éducative adaptée ;
· Des facilités d'investissement au bénéfice
de la diaspora comorienne.
Voici bientôt trois décennies d'indépendance
le pays se dégrade à l'image de notre ancienne chambre des députés (c'est vraiment
parlant cette chambre).
Par mon action je poursuis les objectifs
suivants :
1) renforcement de l'unité du pays par le
''broyage'' de l'actuelle constitution ce à quoi je vais m'employer durant mon
mandat ;
2) faire adopter un projet de loi visant à
promouvoir les petites et moyens entreprises pour venir à bout du chômage;
3) projet de loi visant à sécuriser les
investisseurs étrangers et nationaux ;
4) adoption par la chambre d'une loi pour
un plan national de développement
durable ;
5) un projet de loi visant à permettre les
Comoriens résidants à l'étranger et particulièrement en France, d'avoir leur propre représentants à l'Assemblée
Nationale, car j'estime que cette frange de la
population participe activement au développement économique et social
du pays;
6) déclarer les Comores un pays franc.
Chers mamans, pères, sœurs et frères, nous
espérons que ce programme répondra à vos attentes et apportera des solutions à
vos difficultés, liées au contexte politique, socio-économique et culturel du
pays.