EDITION ELECTRONIQUE N°252
Campagne des législatives de l’Union dans la
capitale : Y a-t-il un problème anjouanais?
L'arrivée annoncée des présidents des îles
autonomes de Ndzuwani et de Mwali
demain à Moroni pour prendre part à un meeting aux côtés du président Mzé Soulé Elbak
suscite des réactions diverses. En effet depuis quelques jours a émergé de la
campagne électorale un ''problème anjouanais''.
La présence d'une forte communauté anjouanaise
dans la capitale fait l'objet d'une exploitation politicienne dangereuse. Il
semble que certains partisans du candidat de l'Union font circuler le bruit
selon lequel ''si le candidat de Mdjidjengo est élu,
il chasserait les Anjouanais''. Dans ses réunions d'hier et d'avant-hier à Zilimadju et à la Coulée, le candidat Cheikh Ali a centré
son intervention sur ce sujet. Il a démenti cette information et a rappelé que
''lorsqu'à la veille du coup d'Etat du 30 avril, on pourchassait les
Anjouanais, c'est lui en compagnie du président Elbak
et les militants de leurs partis qui montaient la garde au quartier de la
coulée pour défendre les frères menacés''.
Toujours est-il qu'il ne faut pas jouer avec
le feu. Il ne se pose pas un problème de minorité dans notre pays.
Les Comoriens, qu'ils soient natifs de Ndzuwani, de Maore de Mwali ou de Ngazidja, malgré la mer qui les sépare, ont la
chance d'appartenir à un même peuple, qui a en partage la langue, la culture et
la religion. Ce patrimoine commun est un bien précieux dans les temps qui
courent qu'il convient de préserver à tout prix.
L'arrivée à Moroni des présidents Mohamed Bacar et Mohamed Fazul doit
contribuer à calmer les passions nées d'une campagne électorale et montrer que
où qu'il soit le Comorien d'origine anjouanaise, mohélienne,
mahoraise ou grand-comorienne, est chez-lui. Il faut rappeler qu'il y a
quelques jours les présidents des trois îles avaient tenu des meetings communs
à Ndzuwani et à Mwali sans
que cela ait soulevé le moindre problème.
Les passions mal
maîtrisée qui conduisent à des dérapages regrettables vivront le temps
que dure une campagne électorale. Dans quelques jours les habitants de la
capitale auront oublié ''ces conneries'' de campagne électorale.
Habari za udungza
Entre nkanya mwamba et songoro matratra
Ces derniers temps la chronique des faits
divers est alimentée par la découverte réelle ou supposée de gris-gris dont
l'objectif est, semble-t-il, de faire pencher la balance en faveur des uns et
des autres. Comme partout ailleurs, dans les îles de la lune, rien n'interdit
de faire appel aux esprits maléfiques ou bénéfiques ou autres pour son bien et
le mal des autres. Cela va de soi.
Ces histoires viennent nous rappeler que sous
les cocotiers planent encore les vieux démons de l'obscurantisme que d'aucuns
essaient tentent tant bien que mal à perpétuer au profit comme toujours
d'intérêts largement connus. Entre le monde des guérisseurs traditionnels et
l'autre, il y a un pas que certains franchissent allégrement.
Le mongozi, à son
époque, a essayé d'extirper ce mal qui porte un grand tort à l'émancipation des
esprits. Comble d'ironie, à la fin il fût accusé - à tort- d'être lui-même un
grand maître en la matière. Comme nous le voyons, c'est un cercle vicieux
auquel il convient d'en sortir au risque de tomber dans des situations
incongrues.
Heureusement
A l'heure qu'il est, des directeurs de
campagne viennent d'intégrer la recherche des fétiches et autres produits maléfiques - pour ne pas dire diaboliques - dans
leurs programmes de travail. C'est vous dire que le sujet est sensible et
mobilise des énergies qui pourraient être utiles ailleurs.
Aussi pour parer à tout cet arsenal de
l'au-delà, on regroupe quelques descendants du prophète des grandes régions de
l'île pour conjurer ou nier l'acte dont l'on est accusé, en lisant le coran en
entier. C'est devenu presque un rituel pour ne pas dire une banalité dans des
pareilles circonstances et le microcosme raffole de ces situations qui
oscillent entre le visible et l'invisible. Dans tout ça, Allah ou le diable
reconnaîtra les siens.
Heureusement que nous sommes loin des
pratiques vaudou et autres croyances qui vont jusqu'à exiger des sacrifices
humains pour monter en grade. L'on se contente des poulets et brebis égorgés et
autres mkatre wagudugudu.
Espérons que nous en resterons là au niveau sacrifice. Lahawula
wala kuwata illabillahi l'anliyu l'andhum… Mgu ngenasi.
Hachime Abdérémane
Alias Twabibu Nagwe
Science Vénus devant le disque solaire :
Un phénomène exceptionnel le 8 juin
Le 8 juin prochain au matin, entre 1h30 et
7h30 GMT, aura lieu un phénomène astronomique extraordinaire: le passage de la
planète Vénus devant le disque solaire. Il sera observable de partout en Europe
et en Asie, pour autant que le temps soit clair.
Ce phénomène est doublement extraordinaire :
d'une part il ne s'est plus produit depuis le 6 décembre 1882 -il n'y a donc
pas eu de transit de Vénus au XXe siècle- et, d'autre
part, il se produira deux fois à dates rapprochées au cours de ce siècle. La
prochaine est prévue le 6 juin 2012. Ensuite, il faudra attendre plus d'un
siècle, jusqu'en 2117...
L'observation -en prenant toutes les
précautions indispensables, comme un filtre efficace sur l'objectif ou lentille
frontale, et non sur l'oculaire- ne devrait pas poser de problème technique. De
bonnes jumelles équipées de filtres adéquats devraient suffire. Le mieux, et le
plus simple, sera de projeter sur un écran l'image du soleil fournie par une
lunette de 60mm de diamètre au moins.
Le transit de Vénus devrait donner lieu à de
très nombreux travaux scientifiques, non seulement d'astronomes amateurs
oeuvrant en équipes mais encore de spécialistes du monde entier.
Dans sa course autour du Soleil, la planète
Vénus (qui occupe la deuxième position à partir du Soleil, après Mercure) se
retrouve tantôt entre la Terre et le Soleil et tantôt exactement
"derrière" le Soleil. Si le plan de l'orbite de Vénus était exactement
le même que le plan de l'orbite de la Terre, il se produirait un transit à
chaque alignement des deux planètes. Mais les plans diffèrent.
Des paires écartées
de 8 ans
L'inclinaison du plan de l'orbite de Vénus par
rapport à celui de l'orbite terrestre est de 3,3 degrés environ. Dès lors, le
passage de Vénus exactement devant le Soleil ne peut avoir lieu que si les
trois astres sont parfaitement alignés dans les plans horizontal et vertical.
Vénus évolue sur une orbite quasi circulaire à
environ 108 millions de kilomètres du Soleil. Lors de sa conjonction
inférieure, sa distance à la Terre se réduit à 41 millions de kilomètres. A
cette distance, même une paire de jumelles 7x50 permet de suivre l'évolution de
son croissant. Ce dernier passe progressivement de 10 secondes d'arc à 1 minute
d'arc de diamètre au moment de la conjonction, soit une fois et demi le
diamètre de Jupiter.
Les transits de Vénus ont lieu début juin,
lors du passage au noeud descendant de son orbite, ou début décembre, lorsque la
planète passe au noeud ascendant.
Tout comme pour les éclipses solaires, on peut
mettre en évidence une périodicité des transits: 8 ans, 121,5 ans, 8 ans et
105,5 ans, puis recommencement du cycle. Les transits ont lieu donc par paires
écartées de 8 ans puis sont séparés par un intervalle dépassant le siècle. Le
fait s'explique parce que 13 révolutions de Vénus autour du Soleil, soit 2.921
jours, correspondent environ à 8 révolutions terrestres ou 2.922 jours. Les
conditions d'un alignement étant réunies à une date, elles le seront
probablement à nouveau 8 ans plus tard.
AP
Santé : Rougeole, pas encore assez de
vaccinations assurer l'éradication
En dépit de son très haut niveau de
vaccination contre la rougeole, la France n'a pas
encore assez de vaccinés contre cette maladie virale pour être sûre de tenir
l'objectif de son élimination d'ici 2010, selon le dernier Bulletin
épidémiologique hebdomadaire (BEH) du ministère de la santé.
La rougeole devrait avoir disparu d'ici à
2010, selon l'objectif de l'OMS. "Le niveau de couverture vaccinale à
atteindre pour interrompre la transmission autochtone (NDLR non importée) du
virus de la rougeole a été estimé à au moins 95% avec deux doses", selon
le BEH daté du 14 avril.
En 2001, avec une seule dose, ces niveaux
étaient de 84,6% à 2 ans, 94% à 4 ans et 94 % à 6 ans, avec cependant une
"grande disparité départementale". "Les départements de faible
couverture étaient localisés en majorité dans le sud de la France (par exemple
76% dans le Vaucluse et 59 % dans les Alpes-de-Haute-Provence en 2001)",
rappelle l'Institut de veille sanitaire (InVS). Cette
faible couverture vaccinale a d'ailleurs favorisé une épidémie de rougeole (259
cas) dans la région PACA au premier semestre 2003. "La vaccination doit
être renforcée si on veut prévenir ces foyers épidémiques et prétendre à
l'élimination de la maladie avant 2010", observent les spécialistes dans
le BEH. Un "rattrapage" de vaccination et une meilleure communication
avec médecins et familles sont également suggérés.
Le premier vaccin anti-rougeoleux,
commercialisé en France en 1966, n'a été introduit dans le calendrier vaccinal
qu'en 1983, à l'âge de 12 à 15 mois. Il est associé aux vaccins anti-rubéole et
anti-oreillons (vaccin triple).
Dans la perspective de l'éradication de la
maladie, une injection de rappel a été introduite entre 3 et 6 ans. "Cette
seconde dose permet de protéger les enfants qui n'ont pas répondu à la
primo-vaccination (5 à 10 % d'échecs)", selon le BEH en ajoutant qu'elle
"évite l'accumulation de sujets non protégés et empêche ainsi l'éclosion
de foyers épidémiques".
Contrairement à une idée répandue, la rougeole
n'est pas toujours bénigne, comme le montrent deux épidémies ayant touché
récemment la Suisse (464 cas en 2003, 3 encéphalites) et l'Italie (40.000 cas
en 2002, dont 12 encéphalites et 3 morts).
Note de campagne : Le candidat Fahami : ''Je suis partisan d'un ''Etat unitaire fortement
décentralisé''
''On trompe le peuple en attribuant aux élus
de l'Union des missions qui ne sont pas les leurs. ''Je ne me sens ni proche de
la mouvance Elbak ni du clan Azali''.
La constitution de l'Union ''peut mener à la dislocation du pays''. ''Je suis
pour un ''Etat unitaire fortement décentralisé''.
Le candidat indépendant de la circonscription
d'Itsandra, Me Fahami Said
Ibrahim, a tenu, hier à Itsandrya Mdjini,
son village natal, une conférence de presse pour dénoncer l'utilisation des
emblèmes nationaux ou de l'île à des fins politiques. Il a vigoureusement
critiqué la stratégie menée dans la campagne électorale qui vise à distinguer
et identifier les partisans des présidents Azali et Elbak aux couleurs
nationales et des îles autonomes. Pour lui, ''il est inadmissible que des
futurs législateurs puissent semer la confusion dans les esprits''.
Le candidat Fahami a
insisté : ''nous sommes tous de Mdjidjengo et de
Union''. Fahami estime qu'il s'agit d'une violation
de la loi, d'un jeu qui risque de créer l'amalgame'' sur l'Etat et ses
différentes composantes. Il condamne une ''politique qui vise, pour des raisons
politiciennes, à opposer l'Etat et ses entités, des structures établies pour
fonctionner ensemble et en complémentarité''.
Le conférencier a dénoncé, également, des
candidats qui créent la confusion au sujet des prérogatives des députés de
l'Union : ''On est entrain de tromper le peuple en attribuant aux élus de
l'Union des missions qui ne sont pas les leurs’’.
Fahami a indiqué qu'il ne se
sent proche ''ni de la mouvance Elbak ni du clan Azali''. Une fois à l'assemblée, je soutiendrais les décisions
que je jugerai utile pour l'intérêt de la nation''.
Pour Fahami la
constitution de l'Union des Comores est ''dangereuse et peut mener à la
dislocation du pays''. ''Je suis partisan d'un ''Etat unitaire fortement
décentralisé''.
Le candidat a sévèrement critiqué la gestion
économique et financière du pays. Il prône pour le développement des petites et
moyennes entreprises, il est contre la santé à deux vitesses et contre une
fonction publique politisée aux recrutements partisans. Fahami
est favorable à une ''économie libérale avec un Etat fort pour s'imposer comme
régulateur''.
Mmadi Moindjié
Tournoi Ben Jeloun :
En l’honneur d’un ami de la pétanque comorienne
Reporté à plusieurs reprises pour diverses
raisons dont la grève des transporteurs, le tournoi en doublettes, tant
attendu, en l'honneur du conseiller technique auprès de la Fédération comorienne de Pétanque, "Mohamed Farid
Ben Jeloun" vient d'avoir lieu ce dimanche 11
avril. Il s'ést déroulé au boulodrome de Karthala Pétanque-club, à Moroni. "Ce n'est pas par
hasard si nous avons choisi ce boulodrome. Ben Jeloun
est membre actif du club. Appliqué, conquérant et dévoué, il s'acquitte
régulièrement de ses devoirs et se conforme consciencieusement aux consignes
techniques du club''.
Conquérant
et dévoué
C'est Mohamed Farid Ben Jeloun
qui a offert les Coupes et les lots. Malheureusement, empêché, il n'a pu se
présenter. ''Nous le comprenons. Nous le remercions beaucoup'' avait déclaré le
secrétaire de Karthala G.B.M. Ali Madi.
Les vingt-six équipes inscrites ont été
réparties en cinq poules de quatre et deux de trois. Parmi celles qui ont pu se
qualifier en huitième des finales figurent les ''revenants'' des doublettes de Ngulu-club de Mbeni. Ces quatre
jeunes ont crée la surprise. Après deux ans d'effacement, deux ans sans
compétitions, on les croyait affaiblis. On s'était trompé. Ils ont battu des
équipes bien entraînées, aguerries avant de s'incliner honorablement par 13 à
09, face à l'étoile montante de Karthala
Mohamed/Donné. "Ce n'est pas par négligence si nous ne participons pas aux
tournois. Nous avons un problème de finances. Nos victoires d'aujourd'hui nous
encouragent à reprendre le chemin des tournois" nous avait rassuré grand
sourire aux lèvres, le chef de la délégation de Ngulu,
Issouf Hassan.
Sahara-club, crée en fin 2003, est à sa
deuxième participation. Il a surpris tout le monde en humiliant une solide équipe de Mboueni-club,
présent sur les boulodromes depuis presque sept ans.
Excès de confiance
"La doublette de Mboueni,
formé par Franck 2 et Soulé ne nous a pas
impressionné. L'équipe est parti avec excès de confiance, oubliant qu'il ne
faut jamais vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué". L'analyse est
du capitaine du groupe de Sahara.
Dans cette phase, la partie qui a attiré le
plus du monde est la confrontation entre les Sanfilois
Mao/Mahamud et les ''dinosaures'' de Karthala Ahmada/Alidy. Les deux protagonistes avaient chacun,
souvenez-vous, représenté les Comores aux championnats
du monde à Monaco en 2001 et à Grenoble, l'année suivante. Chacune de ces deux
équipes voulait montrer sa valeur. Finalement, Sanfil,
plus réaliste, a remporté la partie : 13 points à 6. Mais les Sanfilois n'avaient pas résisté aux assauts meurtriers de
l'équipe de Malaka/Dick (Karthala).
Bredouilles, ils sont rentrés par la pointe des pieds sur le
marque de 13 à 6. A l'issue de la finale, le sans doute tournoi historique
''Mohamed Farid Ben Jeloun" a été remporté par
une doublette de son propre club Karthala. Celle des
stars qui ont pour noms Malaka et Dick.
BM Gondet
Ils ont dit …
G.B.M Ali Madi, S/G
de Karthala : " L'absence de Ben Jeloun a été ressenti par tout le monde, même par les
adversaires. Avec ses derniers exploits, 4e sur 33 concurrents en concours de
tirs, et ses élans conquérant, il aurait certainement crée la surprise. Karthala et moi-même sommes très reconnaissants de tout ce
qu'il fait pour la pétanque en général, et
pour le club en particulier. Grâce à lui, le
tournoi tant attendu se réalise".
Ali Moirab, un de ses
coéquipiers au Karthala "J'ai fais une mauvaise préstation parce que je n'ai pas suffisamment
d'entraînement. De plus la chaleur était torride. Je n'était
pas loin de suffoquer. Je regrette l'absence de Tonton Ben. Il a fait des
progrès spectaculaires. C'est un fin
pédagogue et un grand animateur. Sa présence aurait détendu l'atmosphère et,
sûrement, égayé les concurrents.
Classement
général
. 5e : Dr Haja/Djoumoi, Karthakla
. 4e : Saandi/Ali Said, Open d'Ikoni
. 3e : Donné/Mohamed, Karthala
. 2e : Mao/Mahmud, Sanfil
. 1er : Malaka/Dick.