EDITION ELECTRONIQUE N°255
Premier tour des législatives de l'Union :
Confirmation de la victoire des Mdjidjengo aux
élections des députés des îles
Les résultats du premier tour des législatives
de l'Union confortent la tendance observée aux dernières élections des îles.
Sur l'ensemble des trois îles, les Mdjidjengo
totalisent sept élus au premier tour : trois à Anjouan (Ouani,
Badrani, Gnioumakélé I), un
à Mohéli (Djando-Nyumashuwa-Drodroni) et deux à
Ngazidja (Moroni et Hamahamet). Un troisième siège
fait l'objet d'un litige : celui que se dispute Mtara
Maécha et Mhoumed Msaidié dans le Mitsamiuli-Mbude).
A ce propos, une requête est déposée par le docteur Mtara
Maecha à la Commission d'homologation qui estime
avoir remporté le siège avec plus de 150 voix d'écart.
Pour sa part la mouvance Azali
résiste mieux à Ngazidja. Deux de ses ministres sont élus dès le premier tour.
Il s'agit de El-Amine Seufou
dans le Hambu et Maoulana Charif dans le Washili-Dimani et
peut-être un troisième, avec le cas de Mhoumed Msaidié.
Cependant dans les autres îles, l'Union n'a
aucun élu au premier tour. Le second ne s'annonce guère encourageant pour elle.
Le seul siège qu'elle soit en mesure de remporter est celui du ministre de la
Défense Madi boléro à Mohéli. Ce dernier est en
ballottage favorable face à l'ancien ministre El Arif
Oukacha. Un autre ministre de l'Union Nourdine Midilhadji qui se
présente à Domoni, dans l'île d'Anjouan, curieusement
sous la bannière du président M. Bacar, est également en position favorable.
C'est à Ngazidja où la mouvance Azali résiste le mieux. Elle a déjà deux ou trois élus et
peut espérer remporter un ou deux sièges dimanche prochain (l'Itsandra-Hamanvou). Toutefois rien n'est joué dans le Mbadjini ouest où le directeur des Hydrocarbures et patron
de la CRC, Abdou Soefo s'oppose à l'ancien ministre
Ibrahim Mzimba, candidat indépendant, proche de la
coalition Elbak). Dans cette île, la CRC fait presque
jeu égal avec le Mdjidjengo.
Au final, sur les 18 à pourvoir sur les trois
îles, la mouvance Azali peut espérer en remporter
entre cinq et sept. Il est presque certain qu'elle n'obtiendra pas les douze
députés nécessaire pour constituer une minorité de
blocage. La prochaine assemblée de l'Union sera aux trois quarts aux couleurs
des Mdjidjengo.
Premier tour des législatives de l'Union
Une meilleure maîtrise des opérations
Le premier tour des législatives de l'Union
s'est déroulé, avant-hier dimanche, sur l'ensemble du territoire national. A
Ngazidja, malgré la tension qui avait prévalu dans beaucoup de circonscriptions
et les tentatives de perturbations observées dans certaines régions, les
opérations se sont déroulées dans ''le calme et la sérénité'', a estimé un
observateur de l'Union africaine : 'tout s'est passé, globalement, dans la
régularité''.
Moins de retard
De l'avis d'un autre observateur, la
Commission nationale électorale indépendante (CNEI), ''a fait beaucoup de
progrès. Les choses se sont beaucoup améliorées''. Les lacunes et les
manquements constatés lors des élections des députés des îles autonomes ont
été, en grande partie, corrigés. Les opérations électorales ont, presque
partout, débuté avec un léger retard, qui a atteint, parfois, deux heures. Ce
qui est loin des très longs retards de six heures, voire bien plus dans
certaines de Ngazidja, constatés lors du dernier scrutin.
Avant-hier, dans quelques localités de Bambao, le matériel électoral a été acheminé un peu
tardivement, ce qui avait occasionné le retard dans le début des opérations
électorales. Parfois le matériel était incomplet. C'est ainsi que le bureau ''Ikoni'' ne recevra son ancre indélébile qu'au-delà de 9
heures trente, ce qui avait retardé d'autant, l'ouverture effective du bureau.
Dans le village de Mbashile, les membres de bureau
ont dû attendre jusqu'à 10 h pour pouvoir commencer les opérations : il
manquait d'enveloppes.
Dans une bonne partie des circonscriptions,
les problèmes des listes électorales se sont encore posés. Dans le village de Hantsambu, par exemple, des détenteurs de cartes
d'électeurs qui ne retrouvaient pas sur les listes avaient protesté, parfois
violemment, et insisté pour qu'ils puissent voter. Ce qui avait crée une
tension devant le bureau de vote. A Salimani, dans le
Hamahamet, des perturbations d'origines diverses ont
été constatées.
Des bulletins de vote ont été déchirés et
l'urne brisée. Souvent les forces de l'ordre ont dû intervenir pour rétablir le
calme.
A Djomani dans la
région de Mbude, le scrutin s'est tenu dans une
atmosphère très tendue. Les partisans des deux camps (CRC et Mdjidjengo) se surveillaient d'un peu trop et l'on
s'attendait au pire, après les affrontements de la veille. En effet, samedi des
violents accrochages avaient opposé des partisans de Houmedi
Msaidié et le docteur Mtara
Macha, les deux candidats qui se présentaient dans
cette circonscription. Bilan des blessés dont un grièvement et plusieurs
arrestations.
Dans la capitale, Moroni, en fin de journée à
la proche de l'heure du dépouillement, la tension etait
montée de plusieurs crans et on a prêté aux partisans d'un des deux camps en
présence l'intention de s'attaquer à des bureaux de vote où ils avaient peu de
chance de l'emporter.
Hommage
Les forces spéciales de la gendarmerie avaient
été déployées devant les bureaux de vote, notamment ceux de la Coulée et de Hadudja ou encore de Irungudjani.
Toutefois, tout cela n'a pas perturbé
notablement les opérations. A ce propos, de manière générale la population de
l'île a salué ''la présence d'esprit et la rapidité d'intervention des forces
de sécurité de Ngazidja'' qui ont ''fait leur boulot''. C'est sans doute pour
cela que, les observateurs ont ''constaté que les élections du dimanche se sont
déroulées dans un climat beaucoup plus apaisé et dans de meilleures conditions
que les dernières législatives des îles.''
Mmadi Moindjié
Bahari au Festival ''Dance
meet Dance''
Une confirmation éclatante
De l'avis des festivaliers, la danse
comorienne s'est placée, grâce à son originalité, à sa richesse gestuelle et la
qualité de l'exécution de ses acteurs, parmi les meilleures chorégraphies du
continent. ''Ma conviction profonde après notre passage au festival - qui a vu
se produire près de vingt troupes d'Afrique - assure le très jeune leader de la
troupe et meilleur chorégraphe comorien du moment, ''c'est que nous nous sommes
sur la bonne voie''.
Si l'on en croit le jeune chorégraphe Idriss Ryadhi Dine
- 100 Blagues de son nom d'artiste-, la danse moderne comorienne ne doit plus
nourrir de complexes vis-à-vis de ses homologues du continent. Cette remarque
100 Blagues l'a faite au lendemain du retour de sa troupe, la Compagnie Bahari, du Festival ''Dance meet Dance'' organisé à Lagos au
Nigeria du 6 au 20 mars.
Conviction
A cette occasion, ont défilé pas moins de
dix-neuf troupes d'Afrique, deux d'Europe et une mixte afro-européenne. Toutes
les sensibilités de la danse moderne du continent ont été représentées et
exécutées, souvent par les meilleures troupes africaines, à l'image de la
prestation du Black Spring, la troupe
afro-européenne.
De l'avis de nombreux professionnels, les neuf
très jeunes danseurs de Bahari se sont instantanément
haussés à la hauteur de leurs homologues venus des quatre coins du
continent. ''Karibangwe''
(Les audacieux), l'un des meilleurs éléments de leur répertoire a capté le
public par son originalité et sa richesse. La qualité de l'exécution servie par
la précision et la profusion des gestes a séduit plus d'un. Il ne fait aucun
doute qu'au Nigeria et à la face du continent, la culture comorienne a marqué
de son empreinte cet art très exigeant.
A la sortie du festival, 100 Blagues s'est
forgé une conviction en ces termes : ''la danse comorienne n'a vraiment pas à
nourrir de complexes face aux prestations des meilleures troupes présentes à Dance meet Dance''.
Pour prendre part au rendez-vous nigérian - la
deuxième sortie de Bahari en dehors des frontières
comoriennes après celle de Madagascar l'année dernière-, il a fallu à ses neufs
acteurs, rassembler en seulement quelques semaines près de cinq millions de
francs. Une montagne pour un groupe dont la moyenne d'âge a été la plus basse
du festival. Cela pour le seul transport international.
Pour relever ce défit, Idrisse
- sans doute le meilleur chorégraphe comorien à l'heure actuelle et grand
passionné d'art et de culture s'il en est - a du frapper aux portes du
gouvernement comorien, du Fond des Nations-Unies pour l'enfance (UNICEF), de la
mission française de coopération à travers l'Alliance franco-comorienne de
Moroni, et de Yemenia Airways
qui ont pris en charge la totalité de ces frais.
Gratitude
Dans cette tournée, ''Bahari''
a rencontré ses plus grosses difficultés lors de son escale en Egypte.
La troupe a attendu près d'une semaine pour
obtenir un visas pour Lagos. Pendant ce laps de temps
''nous avons été laissés à nous même'' raconte le leader du groupe qui déplore
: ''malgré nos sollicitations, notre ambassade sur place ne nous a apporté
d'aucun soutien de quelque nature que ce soit. Nous avons pu passer ce
difficilement nomment grâce à l'aide des élèves et étudiants d'origine iconienne au Caire qui nous ont logé et parfois nourri.
Qu'ils trouvent ici la gratitude de toute la troupe''.
En plus d'avoir créer l'essentiel de la
chorégraphie et diriger la troupe sur scène à l'occasion du festival, 100
Blagues à assuré une séance de formation et d'échange d'expérience entre
chorégraphes et acteurs de divers pays au cours de laquelle il a parlé en long
et en large de la danse moderne comorienne, des ses inspirations et de son
jeune parcours.
Pour 100 Blagues après la sortie
''prospection'' d'Antananarivo, celle de Lagos ''est venue confirmer de manière
définitive et éclatante dans le monde des arts l'existence de la danse moderne
comorienne''.
Hayiria
Ngazidja, après la publication des résultats
provisoires
Confusion dans la 1ère et la 6è
circonscription
En attendant la proclamation officielle des
résultats par la Commission d'homologation, la confusion continue de régner en
ce qui concerne les résultats dans les circonscriptions de Mitsamihuli-Mbude,
d'une part et de Hamahame-Bwanku de l'autre, à
Ngazidja.
Dans la première, la CNEI a publié les
résultats provisoires qui donnent gagnant, le candidat de la CRC, Houmed Msaïdié avec une avance
d'une vingtaine de voix face au docteur Mtara Maécha du Mdjidjengo. Dans la
seconde, c'est le candidat Mohamed Chanfiou qui est
proclamé victorieux avec une confortable avance de plus de 450 voix sur son
rival Badaoui Chature de la
CRC et directeur de cabinet du président de l'Union.
Si dans le duel Maécha-Msaidié,
on peut comprendre qu'avec un écart aussi minime, il peut y avoir contestation,
dans celui de Chanfiou-Chature, le refus de ce dernier
de reconnaître sa défaite, semble relever de la mauvaise foi, surtout avec les
manœuvres frauduleuses commises par certains de ses supporters et qui ont été
relevées par le procès verbal de la Commission nationale électorale et
indépendante.
Ces genres de comportements n'honorent pas ses
auteurs et contribuent, à coup sûr, à affaiblir l'enracinement de la démocratie
dans notre pays. Le recours au suffrage universel direct implique la soumission
des candidats au verdict des électeurs. Lorsque de tels agissements proviennent
de personnes qui occupent de très hautes fonctions de l'Etat, l'opinion a du
mal à comprendre.
Après la publication des résultats provisoires
Le candidat Mtara Maecha
conteste les résultats publiés
Le candidat Mdjidjengo
de la 1è circonscription des législatives de l'Union, dans le Mbudeé-Mitsamihuli, Mtara Mecha, a déposé, avant-hier lundi, une requête auprès de la
Commission d'homologation. C'est une requête pour ''détournement et
falsification des résultats'' du scrutin du 18 avril 2004 dans la première
circonscription, en faveur de son adversaire, le candidat de a CRC, Houmed Msaidié. Le candidat Mtara estime que, dans cette circonscription, la victoire
lui revient avec un suffrage de 50,41%. Mais les premiers résultats provisoires
publiés par la Commission nationale électorale, la CNEI, donne Houmed Msaidié gagnant avec 50,
08% contre 49,93% pour le candidat mdjidjengo.
Après la publication de ces résultats
provisoires, ce dernier et ses partisans ont crié au ''hold-up électoral''.
Selon eux, les résultats sortis des urnes auraient donné la victoire à Mtara Maecha.
Le changement intervenu serait le résultat
''d'une fraude orchestrée par la CRC''. Cette formation aurait procédé à ''des
magouilles au niveau des bureaux de vote et à des falsifications de procès verbaux''.Dans une déclaration (voir ci-dessous), le
candidat Mtara Maecha
''réaffirme sa victoire'' et a tenu à ''rassurer'' ses électeurs : ''c'est nous
qui avons gagné par le verdict des urnes, confirmé par les résultats publiés
par la commission préfectorale et le ministère de l'intérieur''. ''Msaidié doit prouver sa victoire par les procès verbaux
établis dans les bureaux de vote''.
Avant-hier, le candidat de mdjidjengo
accompagné par plusieurs dizaines de ces partisans, s'été rendu à l'hôtel Royal
Itsandra où siège la Commission d'homologation, pour
déposer sa requête.
A la sortie du bureau de la commission, le
candidat Mtara a déclaré qu'il allait ''défendre ses
droits et sa victoire jusqu'au bout… Ils ont les armes mais nous avons le
peuple. Et rien ne peut vaincre la volonté du peuple''. Il a ''rappelé'' :
''chacun assume une lourde une lourde responsabilité dans cette affaire''. Le
docteur a dit attendre ''avec impatience le verdict de la Commission
d'homologation ''.
Mmadi Moindjié
Rencontre littéraire à Anjouan
Un rendez-vous
à ne pas manquer
Du 1er
au 08 mai 2004, la Bouquinerie d'Anjouan s'apprête à fêter ses dix ans
d'existence à Mutsamudu. Plusieurs manifestations sont prévues : débats avec
des écrivains, concours d'écritures, tombolas, promotion de livres et un grand
tournoi de handball. Les écrivains comoriens sont conviés à cette manifestation
que les organisateurs veulent d'envergure nationale.
''Littérature : mémoire et identité'' tel est
le thème principal retenu par les organisateurs de la semaine littéraire prévue
à Mutsamudu (Ndzuwani) au début du mois prochain.
Elle verra la participation de beaucoup d'écrivains et poètes comoriens pour
des découvertes et des échanges avec le public. Des écrivains tels Salim Hatub, Ali Ibrahim et Sast ainsi
que des poètes comme Saindoune Ben Ali, Mab Elhad et des hommes de théâtre tels que Mohamed Zeïne auraient répondu favorablement à cette invitation.
L'objectif c'est de faire le bilan de la
production littéraire, de la problématique entre l'écriture comorienne et sa
traduction, de ses perspectives par rapports aux urgences, les projets et les
choix d'écritures. Les participants auront à commenter ''l'image de la société
comorienne renvoyée par la littérature'' au vu de la production littéraire
comorienne et des sujets traités vis à vis des réalités et des fantasmes de la
société comorienne. Un troisième sujet de débat portera sur la ''littérature
dans l'enseignement'' pour poser la question du rôle et de la place que
pourrait jouer la littérature comorienne celle de l'océan indien et la
littérature africaine dans l'enseignement comorien. Les écrivains seront
emmenés à découvrir le public anjouannaise.
Moments forts
Trois grands axes, sont retenu pour occuper la
semaine à savoir la découverte de la Bouquinerie, un concours d'écriture (sur
le thème de ''l'histoire du livre'', suivi des rencontres débats sur l'écriture
et l'édition aux Comores). De même, un tournoi de handball doté du ''Trophée
Bouquinerie'' sera mis en jeu pour la circonstance.
Au cours de veillées poétiques, les auteurs
vont aller vers le public pour répondre à leurs questions, ''sacrifier un temps
de partage'', de discussion et de découverte avec leurs lecteurs grâce aux
rencontres débats prévu pour la circonstance. Mais se sera aussi pour les
écrivains des autres îles, de découvrir la population des localités tels que Moya, Patsi, Waani,
Domoni, Bambao, Sima et
Mutsamudu.
La semaine débutera avec la présentation des
auteurs, de leurs œuvres et du programmes de la
semaine. Puis suivront les journées de rencontres dans les village ou villes
cités entre les auteurs et le public ou d'élèves pour présenter leurs écrits.
Ensuite suivront les débats qui porteront sur des thèmes tels que la
littérature comorienne entre 1999 et 2004, l'image de la société comorienne
renvoyée par les livres, pour finir avec les résultats du concours d'écriture, du tombola et la remises des lots par les auteurs présents.
Cette manifestation est un rendez-vous à ne
pas manquer.
Haled A. Boina
Pour des plus amples renseignements contacter Bouquinerie d'Anjouan au 71.10.92 ou isamed.moha@wanadoo.fr
Mohamed Chanfiou
Mon adversaire ignore le suffrage universel
Dans une déclaration faite hier, le candidat
élu, selon les résultats provisoires publiés par la CNEI, de la 6è
circonscription du Hamahame-Mbwaku, Mohamed Chanfiou Ahamada Djabir, condamne ''le comportement'' de son adversaire,
candidat de la CRC, Badaoui Mohamed Chature, par ailleurs directeur de cabinet à la présidence
de l'Union qui, selon Chanfiou ''fait fi'' du
suffrage universel : ''Il s'autoproclame élu, méprisant ainsi les règles
élémentaires de la démocratie et des institutions habilitées à statuer en la
matière''.
Pour Mohamed Chanfiou,
ce comportement crée ''un climat de tension qui expose la population à des
risques d'affrontement dont Chature sera seul
responsable''. Pour le candidat déclaré élu, la déclaration ''irresponsable''
de Chature est ''indigne d'une personnalité qui
exerce une des hautes fonctions de l'Etat''.
Toutefois, il explique que cette attitude ne
le surprend pas parce que ce serait une voiture officielle qui aurait ''amené
le commando qui a déchiré les procès verbaux de Salimani,
c'est son représentant personnel à la CNEI qui a dérobé les résultats des
bureaux de vote de Herumbili et de Hadjambu au siège de la CNEI''.
Chafiou estime que ''Radio
Comores, qui sert de relais à la désinformation assure une lourde
responsabilité'' et a appelé la population à ''faire preuve de beaucoup de
civisme et à ne pas céder à la provocation''.
M.Moindjié
Après la publication des résultats
provisoires du premier tour des législatives de l'Union
“J'ai remporté avec un score incontestable de
50,41 % des suffrages”
a déclaré lundi, le
docteur Mtara Maecha,
candidat dans la circonscription Mitsamihouli-Mboudé.
Rappelons qu'un litige existe à la suite des publications des résultats non
encore homologués.
Selon le docteur Maecha,
''cette victoire intervient à la lumière des résultats sortis des urnes et
publiés sur l'ensemble du territoire''.
Il constate, ''malheureusement, avec regret
que depuis avant-hier soir mon adversaire cherche par des voies
anti-démocratiques et contraires à nos mœurs, à modifier ces résultats attestés
par un grand nombre d'observateurs. Sa déclaration s'attribuant la victoire à
ce scrutin est pour moi un coup d'épée dans l'eau et un geste de désespoir'.
Le docteur ''conteste également, avec la plus
grande énergie, l'annonce malhonnêtement faite par des journalistes de Radio
Comores, dès 18 h (le jour du scrutin,
NDLR), c'est à dire avant le décompte des voix et donnant gagnants des hauts
dignitaires du pouvoir de la CRC, parmi lesquels mon adversaire''.
Ainsi Mtara Maecha qui estime que le ''scrutin a été entaché
d'irrégularités' a ''introduit des recours en annulation de certains bureaux de
vote auprès de la Commission d'Homologation''.
Le docteur Maecha,
conclut en disant : ''Dans le cas contraire, je demanderais l'organisation pure
et simple d'un nouveau scrutin pour sortir de cet imbroglio politico-juridique''.