EDITION ELECTRONIQUE N°257
Médias : Radio Ngazidja a été victime
d'une agression dans la nuit du mardi au mercredi
Une vingtaine d'hommes cagoulés se sont
introduits à l'intérieur du bâtiment vers 2 heures du matin, après avoir coupé
la lumière. Un agent de sécurité a été sérieusement blessé à coups de couteau
et une partie du matériel saccagée. Dès ce matin, une plainte contre X sera
déposée. Si l'on en croit une bonne partie des employés de la station, sans
grande conviction.
Vers 21 heures la célèbre émission du mardi
soir ''le téléphone'' n'a pas pu avoir lieu, à cause de l'interruption ''malveillante''
du téléphone.
Un peu plus tôt, dans l'après-midi, un coup de
fil anonyme proférant des menaces était parvenu au standard de la radio. Il
faut rappeler qu'il y a deux semaines, des individus s'étaient introduits dans
le studio et ont dérobé une cassette gênante.
Depuis quelque temps de sérieuses menaces
pèsent sur les médias qui ne relèvent pas de l'Etat central. Les arrestations
et les limogeages de journalistes se multiplient chaque fois pour leur opinion.
Il suffit de rapporter des propos tenus par un homme politique et qui ne
plaisent pas le pouvoir pour se faire arrêter.
Dans notre pays, le métier de journaliste
devient chaque jour qui passe plus dangereux. Depuis deux ans, nous assistons à
une régression inquiétante de la liberté de la presse. Le pouvoir tolère de
moins en moins la critique. Au début de l'année un procureur de la République
s'est permis de convoquer les journalistes pour leur dire
d'être sur leur garde car
l'année 2004 sera l'année des journalistes et que la justice ne leur sera pas
clémente.
Ce qui est arrivé la nuit dernière à Radio
Ngazidja s'inscrit dans ce climat répressif de la liberté de la presse. La
radio d'Etat peut se permettre tous les jours de s'en prendre bassement à des
opposants et même à des élus sans jamais se faire rappeler à l'ordre.
On ne voit jamais les Ali Djaé
et autres Ben Abdou qui, à longueur de journées calomnient, injurient,
diffament des personnalités politiques de l'opposition sans jamais êtres
inquiets par notre justice.
Les auteurs de l'agression ignoble de Radio
Comores ont des chances de ne pas êtres poursuivis et de rester impunis. Cela
n'étonnera personne au sein de l'opinion.
En soutien à nos confrères, beaucoup de
personnes ont rendu visite à la station. Parmi elles, de nombreux anonymes, des
élèves, des étudiants, des ministres de Ngazidja, de nouveaux élus et des
représentants de la Communauté internationale.
Le président de l'île autonome de Ngazidja, Elbak s'est rendu sur les lieux et a condamné
''vigoureusement'' l'agression dont est victime Radio Ngazidja. Il a, en outre,
déclaré que cet acte ''s'inscrivait dans le cadre d'une opération de
déstabilisation dont l'objectif est l'interruption du processus de
réconciliation en cours par un coup de force''.
Coupe "Uwana na wudjinga'' de
Volley-ball Sankule s'impose face à Bandamadji-club
Les volleyeurs de Sankule-club
ont confirmé la domination d'Itsandra Mdjini sur le volley-ball de l'île. En final de la coupe ''Uwana na wudjinga'', ils ont
battu leur adversaire du même village par 2 sets gagnants.
Le week-end (samedi 17 avril dernier) était
bien animé, à Moroni au volleydrome de l'alliance
Franco-Comorienne. Ce samedi, le tournoi comptant pour la coupe de "uwana na wudjinga" avait mis
en lices, en phases éliminatoire et qualificative, huit équipes de Bahani, Bandmadji, Itsandra-Mdjini, Mbeni et Oisis-club. Elles s'étaient confrontées en deux poules de
quatre. Banda Madji-club et Sankule
s'étaient émergés suite aux demi-finales. L'objectif de ce tournoi est de
redynamiser le volley-ball, selon le secrétaire général de l'association Nariwane no wudjinga, Said Abbas AbdoulWahab.
Ce tournoi s'est joué en 2 sets gagnant. Au premier service du premier set, les six
principaux acteurs s'étaient un peu affolés. A la dixième minute, Sankule-club, l'équipe la plus titrée des Comores, menait
le score par dix neufs points à dix-sept. Ils étaient bien partis pour
remporter la première manche. Mais Banda Madji-club
s'était montré plus conquérant. Il s'impose de justesse par 25 à 23.
A la deuxième rencontre, les protagonistes
avaient chacun revu ses dispositions techniques par rapport aux points forts de
l'autre. Sankule-club renforce la ligne offensive. A
la dixième minute, le score était de parité, 10 partout. Sankule-club
exploitait mal ses services. Mais les joueurs avaient multiplié les smashes.
Submergés, les Bandamadjiens, par le biais de leur
entraîneur Ibrahim Moegné, ont demandé deux temps
morts. Le premier alors qu'ils étaient menés par 19 à 14, et le deuxième par 24
à 16. Objectif recherché : casser, au moment critique, le rythme du jeu de
l'adversaire.
''Nos joueurs vont se réoxygener,
et certainement redémarrer sur de bonnes bases", avait déclaré pendant
cette petite pause le coach-adjoint de Bandamadji-club.
Déterminé, le redoutable Sankule termine le deuxième
set en sa faveur par 25 à 16. Constatant "le manque de compétitivité de
son adversaire", et grâce à son rythme de plus en plus élevé et bien
soutenu, et aux puissants smashes de son meneur de jeu Said Abbasse,
Sankule-club remporte également, le troisième set. Il
est déclaré champion du tournoi ''Uwana na wudjinga"
Les volleyeurs de Sankule-club
d'Itsandra Mdjini reconfirme ainsi la supériorité de leur formation aux
Comores.
Sankule-club est parvenu au sommet
du podium grâce à l'équipe technique fournie, expérimentée et compétente qu'il
dispose. ''Nous avons gagné le tournoi comptant pour la coupe de "Uwana na wudjinga''. Je suis
content. Mais notre jeu n'était pas convaincant. Je dois revoir en profondeur
notre système et le développer", avait déclaré, plutôt ravi, le coach de Sankule-club, M. Chakour.
BM Gondet
Cheickh Ali, candidat à Moroni : ''Défendre
Ngazidja en consolidant l'Union du pays''
Je l'accepte et m'en tiens à ces résultats'',
a-t-il lancé. Il a attribué son faible score à ''la fraude massive'' commise
par les partisans de son adversaire, ''parmi lesquels des officiers de
l'armée'' qu'il a nommément cité. Il a cité, entre autres des cartes
d'électeurs détournés et la falsification de listes électorales.
Cheickh Ali a reconnu que,
pour ses partisans, les élections n'étaient pas faciles, parce que ''les deux
parties n'avaient les mêmes moyens''. A ce propos, il a fustigé ''l'attribution
des biens matériels, l'utilisation des moyens de l'Etat, l'installation des
pompes et de cabines téléphoniques ''pour influencer les électeurs''.
Il estime, cependant, que ''malgré la machine
de fraude mise en place par la CRC et les moyens dont elle dispose, les midjidjengo disposeront de la majorité dans l'assemblée de
l'Union'' même si il ne s'attend pas à une victoire écrasante : ''il ne faut
pas, non plus, être gourmand''.
A l'assemblée, le député de Moroni a dit qu'il
s'engagera à ''défendre vigoureusement les intérêts de Ngazidja tout en
consolidant l'Union du pays''. A propos des lois organiques, il a laissé
entendre qu'au cours de leur examen, il va se battre pour que les prérogatives
de l'Etat fédéral soient encore plus réduites que ce que proposent ces
avant-projets de lois : ''A l'occasion de l'élaboration de ces avant-projets, à
Paris, nous avions beaucoup cédé à l'Union en pensant qu'il fera preuve de
flexibilité et de compréhension. Nous allons respecter scrupuleusement la
constitution et n'attribuer à l'Union que ces prérogatives qui lui sont
dévolues par la loi fondamentale de l'Union des Comores''. Checkh
Ali a indiqué que, du moins pour le moment, il ne reprendra pas son
portefeuille ministériel.
Mmadi Moindjié
El-Amine Soeuf, candidat
de Hambu : Un parlement de l'Union, ''quelque
soit la couleur politique des députés''
Le candidat élu de la 8è circonscription de Hambu, Souef Mohamed El-Amine, ''s'est réjouit de la belle manière dont il est
élu''. Selon les résultats provisoires publiés par le CNEI, il l'a remporté au
premier tour avec 55,26% de suffrage face à deux candidats Mdjidjengo.
Il a expliqué que son résultat lui a, ''quelques peu, surpris du fait que la
population de Hambu'' ne le connaissent pas vraiment
qu'à travers les médias par son action à la tête de la diplomatie comorienne.
Tout en se montrant modeste, il reconnaît
qu'il a remporté ''une victoire éclatante''. Pour lui, son élection est ''une
victoire du pays mais pas la sienne ni celle du gouvernement de l'Union''. Il
a, par ailleurs, souligné ''l'urgence'' pour notre pays de disposer d'un
parlement de l'Union, ''quelques soient sa couleur politique'' pour pouvoir
parachever les institutions du pays. Il a, ainsi, exprimé ses remerciements à
la population de Hambu ''qui lui ait fait confiance
en s'identifiant à son programme''.
Concernant la confusion et la polémique sur la
victoire ou non de certains candidats, le député de Hambu
estime ''qu'il n'est pas normal de faire monter des tensions et qu'il fallait
s'en tenir au verdict de la Commission d'homologation''.
A la question de savoir s'il restera député ou
non, Souef laisse planer le flou : ''Je travaillerai
là où l'intérêt supérieur du pays m'appellera''.
M.Moindjié
Observatoire : Les législatives ont
donc répondu aux critères d'un scrutin acceptable
Dans un communiqué rendu public lundi,
l'observatoire nationale des élections estime que ''le
1er tour des élections législatives de l'Union des Comores s'est déroulé dans
des conditions acceptables sur l'île autonome de Ngazidja''.
Elle a souligné, toutefois, les irrégularités
constatées sur l'ensemble du scrutin, notamment le non-scellement de plusieurs
urnes, ''mais qui n'ont pas été de nature à affecter de façon significative
l'intégrité du processus électoral''. L'observatoire ''souhaite la correction
des irrégularités constatées lors du 1er tour afin d'améliorer les conditions
du déroulement du deuxième.
Au niveau de Mwali,
l'observatoire constate des opérations de ''corruption d'électeurs par des
libéralités en argent ou en nature, des anomalies, notamment le début tardif du
scrutin, la circulation des véhicules non autorisés par la CNEI''.
L'observatoire estime, toutefois, que ''ces irrégularités ou perturbations
n'affectent pas de façon significative la régularité du scrutin au point d'ôter
la crédibilité des résultats. Les législatives ont donc répondu aux critères
d'un scrutin acceptable.''
A Ndzuwani,
l'observatoire et la Fondation comorienne des droits de l'Homme ont constaté
plusieurs anomalies, notamment : ''les conditions de liberté de vote qui
n'étaient pas respectées, l'ouverture tardive de plusieurs bureaux, la
corruption des électeurs, des intimidations à l'encontre des supporteurs des
candidats, l'influence et la pression exercées par des autorités politiques et
administratives''.
Cependant, selon ces deux organisations, en
dépit des anomalies majeures constatées par les observateurs nationaux dans des
nombreuses localités, la mission d'observation estime ''le déroulement du
scrutin est acceptable avec une légère amélioration par rapport aux scrutins
des législatives des îles.
M. Moindjié