EDITION ELECTRONIQUE N°260
Résultats des législatives de l'Union :
Un verdict sans ambiguïté
A la lecture de ces résultats, il est indéniable que les positions défendues jusqu'ici par le président de l'Union et par sa mouvance ont été désavouées par les urnes. En envoyant à l'assemblée de l'Union une écrasante majorité des représentants des Mdjidjengo, les électeurs ont tranché sans ambiguïté le débat qui était, essentiellement, centré sur la réparation des compétences entre l'Union et les îles en faveur d'un large transfert de compétences vers les îles.
Le deuxième tour des législatives de l'Union
qui parachève le long processus de mise en place des institutions du Nouvel
ensemble comorien a eu lieu hier dimanche 25 avril. Sur les dix sièges qui
restaient en compétition, la CRC en a obtenu trois et les six autres vont aux
îles autonomes.
Ces résultats rejoignent ceux du premier tour.
De toute évidence, la mouvance du président Azali est
sévèrement battue.
En fait, l'enjeu de ce scrutin résidait dans
le fait de savoir si la CRC pouvait atteindre la ''minorité de blocage'' qui
lui est nécessaire pour influencer le vote des lois organiques qui doivent
légiférer sur la répartition des compétences entre l'Union et les îles
autonomes. Sur les dix-huit sièges à pourvoir dans l'ensemble du territoire
national, l'Union en obtient six et les îles autonomes douze.
La configuration de la première assemblée de
l'Union sera la suivante : 27 députés Mdjidjengo (il
faut ajouter les 15 qui seront désignés par les îles) et seulement six de
l'Union.
Fait plus marquant, il n'y aura aucun élu aux
couleurs du pouvoir de l'Union dans les îles de Ndzuwani
et de Mwali. Comment, dans ces conditions, peut-on
prétendre représenter l'Union des Comores en étant représenté exclusivement sur
une seule île?
Les deux ministres qui représentaient le
pouvoir de l'Union, Madi Boléro à Mwali
et Moustadrane à Ndzwani,
ont été battus. Le régime Azali ne peut que
difficilement se prévaloir d'une majorité à Ngazidja dans la mesure où
l'élection de deux de ses élus sont contestés.
A savoir, celle de Houmed
Msaïdié dans le Mitsamihuli-Boude
au premier tour et celle de Chatur Badaoui dans le Hamahame-Bwanku
au second tour où le candidat Mohamed Chafiou de Mdjidjingo n'y participait pas, estimant qu'il a été élu
dès le premier tour (lire ci-dessous, notre reportage). En effet, ce dernier a
vu son élection invalidée par la Commission d'homologation (C.H.), à cause de
résultats de trois bureaux de vote annulés (Procès-verbaux de résultats dérobés
par un représentant de son adversaire à la commission préfectorale qui a été
d'ailleurs relevée par le rapport de la CNEI à la CH).
Le président de la Commission d'homologation a
été gravement mis en cause par les trois présidents des îles qui ont demandé
son limogeage et par plusieurs membres de la dite commission qui, en signe de
protestation, ont remis leur démission (voir notre édition de samedi).
En effet il est difficile de comprendre qu'on
ait validé une élection qui faisait l'objet de contestation et dont l'écart de
voix était seulement de 26 voix et qu'on ait annulé celle où la différence de
voix était de… plus de 460!
A la lecture de ces résultats, il est
indéniable que les positions du président Azali ont
été désavouées. Le débat était essentiellement centré sur la répartion des compétences entre l'Union et les îles. En
envoyant à l'assemblée de l'Union une écrasante majorité des représentants des Mdjidjengo, les électeurs ont tranché sans embiguité. Ils ont sanctionné la gestion du pouvoir de
l'Union et se sont prononcés pour le transfert de larges compétences aux îles.
Le président Azali
doit en tirer les conséquences et accepter de gouverner dans les prérogatives
qui seront désormais celles de l'Union.
Résultats du 2è tour des législatives de
l'Union
Ngazidja Itsandra-Hamanvou
(Cir. N°2)
A. Youssouf Mondoha
(Ndjizi) : 8094 soit 52% (CRC)
Karani Bacar
: 7517 (Mdjidjengo)
Ngazidja Badjini
Ouest (Circ. N°7)
A. Souefou : 4125
soit 53% (CRC)
I. Mzimba : 3717
soit 47% (Ind)
Ngazi. Hamahamet-Boinkou
(Circ.N°6)
M. Chatur : 8895
soit 97,49% (CRC)
Chafioun : 239 soit 2,5% (Mdjidjengo)
(Ce dernier s'était retiré officiellement de
l'élection)
Ngazidja -Bambao (Circ.N°3)
S.A. Kémal : 9259
soit 63,40% (Mdjidjengo)
M. Ismael : l5335
soit 36,53% (Mdjidjengo)
Ngazidja Badjini Est
(Circ. N°5)
Moumine Abdou : 5824 soit 52%
(Mdjidjengo)
Ali Boina : 5395
soit 48% (CRC)
Mohéli Fomboni (Circ. N°1)
M. Larif : Oukacha 3487 soit 53,85% (Mdjidjengo)
M. Bolero : 2987
soit 46,17% (CRC)
(Taux de participation : 78%)
Anjouan Domoni
(Circ. N°4)
Nourdine Midiladji
: 62,92% (Mdjidjengo)
Youssouf Eddine A. :
37,08% (Ind)
(Taux de partiticipation
: 56,93%)
Anjouan Mutsamudu (Circ. N°2)
Maarouf M. Elarif 72,94 % (Mdjidjengo)
Saindoudine B. Ali (Union) 27,06% (
(Taux de participation : 59,35
Anjouan Sima
(Circ N° 7)
Mohamed
Djaafar : 62,29% (Mdjidjengo)
Moustadroine Abdou : 37,71%
(Union)
(Taux de participation : 73,23)
Anjouan Nioumakélé
(Circ. N°5)
Bacar Houmadi
: 63,39% (Mdjidjengo)
Sounihadji Soulouhou
: 36,61% (Union)
(Participation : 54,13%)
Reportage : Législatives à
Ngazidja : Un deuxième tour bien morose
Victime du boycott d'un candidat, des
interrogations de nombres d'électeurs qui n'avaient pas toujours digéré les
dernières décisions - pour le moins inattendues - de la commission
d'homologation à propos de l'élection dans le Mitsamihuli-Mbude
et le Hamahame-Mbwanku, à Ngazidja, le deuxième des
législatives s'est déroulé dans une ambiance morose qui, dans certaines
régions, a frisé la démobilisation des électeurs.
Toutefois, hormis dans l'Itsandra
où, par moment, des heurts ont opposé autour de certains bureaux les partisans
des candidats en lice, tous semble s'être passé sans incidents majeurs dans les
quatre circonscriptions où était disputé ce tour ultime de même que dans le Hamahame-Bwanku.Malgré la confusion qui avait régné la
veille, samedi (voir notre édition du même jour) sur sa tenue, le deuxième tour
des législatives de l'Union a pu avoir lieu, hier. Mai il s'est déroulé dans
une ambiance plutôt morose dans certaines circonscriptions et plutôt tendu dans
d'autres régions.
Dans la troisième circonscription, le Bambao, les opérations se sont déroulées dans le calme et
aucun incident majeure n'a été constaté jusqu'en fin
de journée.
De manière générale, l'ambiance était au
ralenti en début de journée.
“Plus tard,
peut-être...”
Rien à voir avec la mobilisation des électeurs
constatée à cette même heure lors du premier tour, il y a huit jours.
La fréquentation des bureaux de vote se
faisait dans un rythme très lent. On ne peut pas dire que les électeurs se
soient pressés d'aller voter. Dans l'unique bureau de vote de Selea, par exemple, à la mi-journée, seulement environ 200
électeurs sur plus de 700 inscrits avaient accompli leur devoir civique.
Daweni, une petite localité
de Bambao, sur plus de 200 électeurs inscrits sur la
liste, le quart seulement s'étaient présentés à midi. Dans le village de Mbude et de Mbashile, les membres
des bureaux de vote, se plaignaient également de cette faible mobilisation des
électeurs, en ce début de la journée. Certains se montraient inquiets et
craignaient un trop faible taux de participation : ''Nous n'avons pas vécu
pareil calme dimanche dernier, lors du premier tour'', résumait le président du
bureau Daweni.
Crainte de boycott
Son collègue du bureau de vote de Mboude avait, même, suggéré que le staff de campagne des
deux candidats en lice entre dans les villages et les foyers pour inciter les
électeurs pour se rendre aux urnes, histoire, disait-t-il, d'éviter une
participation trop faible.
Cependant, quelques autres membres de bureau
s'étaient montrés plutôt rassurants. A Selea, à Mkazi et à Mbashile on se disait
convaincu que, dans l'après-midi, les électeurs allaient se rendre plus
massivement aux urnes : ''Il n'y a rien à craindre. La majorité de nos
électeurs préfère voter l'après-midi'', avait déclaré le président du bureau de
vote de Serehini.
De sources diverses, on estime estime que la faible mobilisation constatée jusqu'en début
d'après-midi était due à la confusion qui avait entouré la tenue de ce deuxième
tour après les déclarations des autorités des îles et la menace de certains
membres de la Commission nationale électorale indépendante (CNEI) de ne pas
organiser le scrutin''. (voir notre dernière édition)
: ''J'espère que lorsque les gens se rendront compte que le scrutin a bien lieu
ils viendront voter'' souhaite un président de bureau.
Cependant, dans certaines localités comme Nyumadzaha, Vuvuni, Mde, Bweni et Ikoni,
l'affluence dans les bureaux de vote était bien plus soutenue dès le début des
opérations.
De manière générale, partout, les opérations
ont commencé, à peu près, aux heures fixées. Quoique dans certains bureaux
elles aient accusé de légers retards.
Tension dans
l'Itsandra
Dans la région d'Itsandra,
le scrutin s'etait déroulé dans un climat de tension
dans certains villages. La plupart des bureaux de vote de cette circonscription
etaient surveillés par des éléments des forces de
l'ordre, de la gendarmerie ou de la police. A Salimani,
dans un bureau de vote, les opérations électorales avaient été suspendues après
des rumeurs de fraude. Des partisans du candidat de la CRC avaient soupçonné
ceux du camp rival mdjidjengo ''d'attribuer des
numéros de cartes électorales à des personnes pour voter à la place d'autres''.
La tension était montée de plusieurs crans et les deux parties en étaient
venues aux mains. A Tsidjé, où le même cas de figure
se serait produit, les forces de l'ordre ont pu rapidement intervenir pour
calmer la situation.
Dans le bureau de Sambakuni
II, l'atmosphère n'etait pas plus calme. Les
opérations avaient été suspendues à cause de divergences qui avaient opposé les
représentants des deux candidats. Il semble que des électeurs étaient parvenus
à glisser dans l'urne des bulletins dans des enveloppes qui ne sont pas celles
utilisées pour le scrutin. Certains avaient soutenu de retirer les enveloppes
non conformes et de continuer les opérations, les autres avaient estimaient
qu'il fallait demander l'annulation des opérations électorales.
Dans la région de Hamahame-Mbwanku,
le candidat Mohamed Chanfiou n'a pas pris part à ce
second tour. Il protestait contre la décision de la Commission d'homologation
qui a annulé le premier tour que le candidat mdjidjengo
avait nettement remporté selon le décompte définitif de la CNEI en dépassant
son concurrent et directeur de cabinet du président de l'Union de plus de 450
voix. Ce dernier est allé seul.
Tous les délégués de Mohamed Chanfiou s'étaient retirés de l'ensemble des structures
régionales d'organisation du scrutin, notamment dans la sous-commission
préfectorale et les bureaux de vote assurant le déroulement régulier du
scrutin. Dans cette région on n'a pas constaté d'incidents majeurs.
Mmadi Moindjié
Musique : Quand Décilove
a encore besoin d'amour
Depuis la capitale mondiale de la musique afro-antiallaise, Paris, et aux côtés de quelques grands
spécialistes du zouk parmi lesquels Jean Pierre Zaboulon,
le zouklover comorien nous envoie ce matin son
quatrième album. Dix titres tous d'amour et de tendresse.
On dit que quand on a besoin d'amour, on ne
laisse rein hasard. Désormais, vous allez pouvoir le vérifier.Décilove
récidive dans un plus grand besoin d'amour encore. L'artiste comorien le plus
zouk nous propose dix titres entièrement zouklove
dans sa quatrième sortie en seulement quelques années de création. ''Serrez
moins'', ''Besoin d'amour'', ''Ngawe mahabani'', ''Coup de foudre'', ''Tsifu
hawe'', ''Tu verras''. Y a vraiment pas photo. Décilove est vraiment amoureux.
Pour décliner ce trop plein de sentiment, il a
choisi, ''Besoin d'Amour'' - quoi de plus naturel. En guise de support il nous
propose du zouk, du zouk et encore du zouk.
Du premier au dixième titre, il vous mène en
bateau dans un zouk d'amour chaud et tendre. Pour mener à bien cette berceuse
des sentiments, il a fait appel à un des papes afro-antillais de l'arrangement
zouk, Jean Pierre Zaboulon. Sans compter un
impressionnant parterre de musiciens et choristes, toujours du monde du zouk,
qui ont pour noms Guy Sangué, Hermane
Fleret, Marie Paul, Valérie Tribord, Chantal Fernand
et Ramia Dahalane.
Manifestement, pour cette quatrième sortie, Saïd Ahmed Saïd Mohamed dit Décilove, n'est pas allé par le dos de la cuiller.
Et, entre nous, l'affaire est plutôt réussie.
Du début à la fin, vous serez pris dans une tourmente de rythmes
''ensorcelants'' et de profusion d'amour avec le risque sérieux de ne pas vous
en sortir. Les textes qui, systématiquement et dans une même œuvre, passent
sans crier gare, du comorien au français ne feront qu'assurer votre conquête. A
bon entendeur…
Mais, il n'y a pas que la musique et les
paroles. Le sérieux de ce nouvel engagement du jeune artiste se voit également
dans la présentation. Les dix œuvres sont soigneusement protégées, gardées et
livrées dans un livret de douze pages ou est transcrite la totalité des neufs
morceaux non-instrumentaux de la livraison. Quand on a besoin d'amour, on ne
laisse rein hasard. C'était connu, désormais, c'est vérifié.
Hayiriya
Le centre d'échange d'information des
Comores dans le cadre de la convention sur la diversité biologique
Les Comores viennent de concevoir leur Centre
d'échange en partenariat avec le point focal belge de la convention. Il faut
savoir que la convention sur la
diversité biologique a crée le ''Centre d'échange d'informations'' (CHM, Clearing-House Mechanism)
afin de favoriser la coopération entre pays. Dans le cadre de l'article 18,
paragraphe 3 de la convention sur la diversité biologique, le CHM est un
élément clé en vue d'atteindre les trois objectifs clés de la convention à
savoir : la conservation de la diversité biologique, l'utilisation durable de
ses composants et le partage juste et équitable des avantages qui découlent de
l'utilisation des ressources génétiques.
Un centre d'échange est un instrument qui
réunit demandeurs et fournisseurs de biens, services et informations, pour
faire ainsi correspondre l'offre et la demande. Le centre d'échange de la
convention favorise la coopération technique et scientifique à tous les niveaux
entre les parties à la convention.
Le Centre d'échange a été crée dans le but de
répondre aux besoins réels des utilisateurs, en tirant partie de l'expérience
qu'ils ont acquise et en utilisant les ressources disponibles. Pour ce faire,
il étudie des moyens d'élargir l'accès aux technologies, d'augmenter leur
transfert et de renforcer les capacités, notamment en matière de formation et
de perfectionnement au sein des organismes. Le CHM s'assure, par exemple via
Internet, que toutes les parties prenantes ont accès à l'information et aux
technologies dont elles ont besoin pour leur travail sur la biodiversité. La
mission du CHM est de développer un mécanisme global pour l'échange
d'information et de bonnes pratiques, promouvoir la coopération scientifique et
technique et développer le réseau humain et technologique nécessaire.
Sur le plan national, le CHM procurera aux
parties, l'information, les liens et conseils dont elles ont besoin pour
appliquer les dispositions de la convention. Actuellement, notre site est
hébergé par le point focal belge de la convention, dans l'attente de trouver
les moyens nécessaires pour l'héberger sur un serveur national. Vous pouvez le
consulter à l'adresse suivante :
http://bch-cdb.naturalsciences.be/comores/comor-fra/index.htm
Le Centre d'échange se fonde sur un processus
décentralisé pour recueillir et organiser l'information dont ses utilisateurs
ont besoin. Connaissant la parcellisation de notre pays, la constitution d'un
réseau entre les différentes parties prenantes à ''l'implémentation'' de la
convention sur le plan national est une condition nécessaire dans ce sens.
Divers correspondants contribueront ainsi au Centre d'échange en partageant
l'expérience acquise et de ce fait, on pourra envisager différentes solutions à
des problèmes communs. Ce centre est un petit pas dans la bonne direction. Un
projet sur les activités habilitantes de la direction
nationale de l'environnement et du Fonds pour l'environnement mondial (FEM/GEF)
devra permettre de renforcer ce
processus. Pour protéger l'environnement, il est essentiel de bien le
connaître.
L'adresse de la convention est la suivante :
www.biodiv.org
Hachime Abdérémane
Chronique. Habari
za udunga : Alfu leyla wa leyla…
A l'issue des dernières échéances électorales,
l'opinion, comme à son habitude, s'est mise à décortiquer les résultats pour en
tirer des conclusions sur le sort réservé aux uns et aux autres. Et surtout
pour s'interroger sur les comportements de notre microcosme qui, il faut le
signaler, n'a jamais brillé par un professionnalisme quelconque. La classe
politique a, toujours, surfé sur les événements, se contentant de pondre des communiqués
incompréhensibles pour le commun des mortels.
Dans notre pays le sens pratique, le
pragmatisme et la recherche de l'efficacité sont des notions abstraites. Nous nous contentons de nous enfermer dans un monde clos où tout
est conditionné aux seuls rapports sociaux entre individus, familles et autres
lignages. Nous avons le plus grand mal à nous projeter vers des horizons
nouveaux, vers un élargissement de notre vision de l'avenir. Chaque fois que
viennent les difficultés, nous nous empressons de nous enfermer dans notre
coquille, vide cela va de soi, et nous nous refusons d'appréhender les vrais
problèmes. Notre jeunesse assiste chaque jour, impuissante, au bricolage de
tous les aspects touchant à la bonne marche du pays. Nous ne pouvons pas passer
tout notre temps à bâtir des châteaux de cartes ou de sable même si les plages
n'en manquent pas.
On peut se demander, raisonnablement, si ces
constructions artificielles à n'en plus finir servent le processus
démocratique.
Tous ceux qui aspirent à jouer un rôle majeur
dans les îles de la lune doivent refuser de s'enfermer dans des carcans et
jouer cartes sur table. Avons-nous déjà vu un responsable quelconque faire un
mea-culpa sur un aspect de sa vie? On ne
peut pas, à longueur d'années,
passer notre temps à
ferrailler pour des combats politiques dont le sens échappent à la plupart
d'entre nous.
Nous disons souvent que le pays dispose d'un
potentiel intellectuel capable de produire un projet de société qui intègre les
données et les paramètres du monde contemporain. Il nous manque surtout la
volonté d'aboutir à cet idéal, pourtant à portée des mains. Ils nous manquent
surtout des hommes et des femmes impartiaux. Et l'aventure continue…alfu leyla… aurait dit ma
grande-mère. Paix à son âme !
Hachime Abdérémane