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EDITION ELECTRONIQUE N°261 et 262

 

Conférence de presse du président Elbak : Le chef de l'exécutif de Ngazidja dénonce le ''détournement des tendances confirmées par les urnes''

 

En ce qui concerne les législatives de l'Union, Mzé Abdou Soulé Elbak ''contester'' les résultats de l'homologation dans les circonscriptions de Hamahame-Mbwaku et de Mitsamihuli-Mboude. Il dénonce le ''détournement des tendances confirmées par les urnes dans les circonscriptions de Pimba, Washili et Itsandra, Djumwashongo'' et ''s'élève contre le caractère partial des décisions du président de la Commission d'homologation''.

 

Le président de l'île autonome de Ngazidja, Mzé Abdou Soulé Elbak, a convié la presse hier en fin d'après-midi au palais de Mrodju pour évaluer l'évolution du processus de réconciliation nationale dans le pays. Dans sa déclaration préliminaire, le président Elbak a brièvement fait l'historique de la situation en mettant l'accent sur ''les atteintes graves du processus électoral en cours avec l'usurpation des victoires de certains candidats au profit d'autres qui ont été sanctionnés par les urnes''. Le conférencier a cité à titre d'exemple le ''détournement des tendances confirmées par les urnes dans les circonscriptions de Pimba, Washili et Itsandra, Djumwashongo'' à l'occasion des législatives de l'île autonome de Ngazidja.

 

Pour ce qui est des résultats homologués du premier tour des législatives de l'Union, le président dit ''contester'' ces derniers surtout dans le cas des circonscriptions de Hamahame-Mbwaku et Mitsamihuli-Mboude. Le chef de l'exécutif de l'île de Ngazidja a ''dénoncé le caractère partial des décisions du président de la Commission d'homologation'' le Beninois Abraham Zizindohoue.

 

Sur ces résultats, le président dit s'en tenir" à la résolution de Dar-Nadjah (voir notre édition du samedi) qu'il a signée avec ses homologues de Ndzuwani et de Mwali demandant le départ du président de la commission d'homologation, ''la réexamen des cas litigieux de résultats comme condition sine qua non au retour des représentants des entités autonomes'' au sein de ladite commission. Le premier magistrat de l'île de Ngazidja a énergiquement souligné son ''désaccord avec les méthodes douteuses utilisés par le président de la commission d'homologation".

 

Répondant aux questions des journalistes relatives à la santé de sa coalition, le président Elbak a insisté sur son rôle de "facilitateur" dans le règlement du débat politique. Il s'est "félicité" d'avoir su garder l'union sacrée de la coalition soutenant son gouvernement deux années durant malgré les soubresauts et les divergences. Pour le président: " la coalition existe bel et bien, et le président du Chuma Said Ali Kémal, malgré les dires de certains, en fait toujours partie".

 

Said Maoulana

 

 

Deuxième tour des législatives de l'Union : La CH pourrait homologuer les résultats en l'absence des trois magistrats démissionnaires

 

Le règlement intérieur de la Commission d'homologation lui permettrait fonctionner si le quorum de quatre membres sur les sept qui la composent est acquis. Ce qui est le cas. Des discussions sont menées pour faire revenir les trois représentants des îles autonomes démissionnaires. Si elles n'aboutissaient pas, le porte-parole du gouvernement de l'Union propose que le Comité de suivi procéder à la nomination d'autres membres ''parce que, dit-il est hors de question de bloquer le processus''.

La Commission d'homologation (CH) pourrait proclamer les résultats définitifs du deuxième tour des législatives de l'Union, aujourd'hui mardi en fin de journée. Son travail devrait être, cette fois-ci, moins long et moins compliqué parce qu'il n'y aurait pas eu de requêtes déposées pour contestation au niveau des huit circonscriptions qui restaient à pourvoir dans cet ultime tour. Mais c'est une Commission d'homologation très réduite qui examine, depuis hier, les résultats et les rapports qui lui sont transmis par la Commission nationale électorale indépendante (CNEI) pour sur les résultats sortis des urnes. Les trois magistrats, qui ont démissionné de la Commission d'homologation, représentants les îles autonomes, à savoir  Rafiki Mohamed de Ndzuwani, Mohamed Fazul de Mwali et Mourad Said Ibrahim de Ngazidja, ne siègeront pas dans la commission pour homologuer les derniers résultats.

Ils déclarent ne pas pouvoir réintégrer l'institution tant que ''les méthodes de travail qui avaient motivé leur départ ne seront pas remises en cause''. Selon maître Mourad, ''le choix des débats s'est, d'avantage porté sur une approche plutôt politique que juridique''.

De leurs côtés, malgré les pressions de la communauté internationale, les chefs des exécutifs des îles s'en tiennent toujours, pour le moment, à leur déclaration faite le 23 avril dernier à Dar-Nadjah, Ndzuwani (voir notre édition du samedi). Dans ce document, Elbak, Mohamed Bacar et Mohamed Fazul s'engageaient à ''ne pas désigner de nouveaux représentants au sein de la commission aussi longtemps'' que leur exigence - le remplacement de maître Abraham Zinzindohoue en sa qualité de membre au sein de la Commission d'homologation -  ne sera pas satisfaite''.

Mais cela, dit-on, n'empêchera la Commission de continuer à travailler. Son règlement intérieur stipulerait que l'institution pourra fonctionner si le quorum de quatre membres sur les sept, qui composent la Commission, est acquis. Rappelons que cette commission est composée de sept membres dont quatre magistrats comoriens, représentant les exécutifs de l'Union et des îles, et trois magistrats internationaux mis à la disposition des Comores par l'Organisation internationale de la francophonie (1) et par l'Union africaine (2).

 

Tractations

 

A la veille de leur entrée en service, ces magistrats avaient, tous, prêté serment devant le grand Cadi de Moroni et avaient juré ''d'exercer leur responsabilité dans l'impartialité et de ne respecter que le droit et la loi''.

Devant ce nouveau visage présenté par la CH, certains estime que ''la philosophie qui avait guidé sa mise en place et sa composition a été mise à mal''. En dehors de son travail technique pour homologuer les élections, ''la commission d'homologation constituait l'une des institutions de la réconciliation nationale''. En outre, la démarche suivie pour sa composition était d'avoir plus de membres comoriens pour donner un crédit national aux résultats. En dépit de ces remarques, la CH va, malgré tout, continuer à siéger et prendre les décisions ''parce qu'elle est souveraine''.

Toutefois, il semble que des tractations seraient en cours entre les représentants de la Communauté internationale et les autorités des îles pour faire revenir les représentants de ces dernières. La proclamation des derniers résultats pourrait être tardée pour attendre le retour des trois magistrats démissionnaires. Si les présidents des îles refusent toujours de désigner leurs représentants au sein de la CH, ''le Comité de suivi doit procéder à la nomination à d'autres membres, parce qu'il est hors de question de bloquer le processus'', avait suggéré le ministre de l'Equipement de l'Union, Houmédi Msaidïé, lors d'une conférence de presse.

 

Mmadi Moindjié     

 

Hamada M. Bolero :''Je suis un démocrate, j'accepte les résultats''

 

Le ministre de la Défense s'est entretenu au téléphone avec la Gazette des Comores peu après les résultats provisoirs du deuxième tour des législatives des îles. Selon lui, le ''climat de terreur qui a régné à Mwali au deuxième tour explique ces résultats''.

Mais ''en démocrate'' il ''accepte les résultats''. Hamada Madi Boléro va ''en tirer les leçons et nous allons nous restructurer pour l'avenir''. Parlant du processus, il pense qu'il faut ''le parachever''. Il estime que ''beaucoup de Mohéliens  qui se proclament aujourd'hui pour une large autonomie de l'île, ne sont pas réellement autonomistes''. Par contre, il se dit ''inquiet pour Ndzuwani où l'esprit  séparatiste existe toujours''.

Cependant il estime que ''maintenant nous devons aller vers un apaisement''.

 

 

 

Respecter la volonté du peuple

 

Les Comoriens viennent de clore le processus de mise en place des institutions de la nouvelle configuration de l'Etat comorien. Ils ont choisi une majorité sans équivoque. Depuis son indépendance, l'archipel, amputé de l'île de Maore a connu successivement, l'Etat unitaire, révolutionnaire et laïque d'Ali Soilihi, la République fédérale et islamique d'Ahmed Abdallah qui n'avait de fédéral que le nom et s'apprête à expérimenter l'Union des Comores, une forme d'Etat qui se situe entre la fédération et la confédération.

Le séparatisme qui a secoué notre pays depuis 1997 a débouché sur un type d'institutions qui a pris le contre-pied de l'organisation étatique qu'a connu notre pays depuis 1975. L'Etat central est dépouillé de la gestion quotidienne des affaires, il ne conserve que les missions régaliennes. Les îles se sont arrogés l'essentiel des prérogatives jadis exercées par le gouvernement central.

Bon ou mauvais, c'était le prix à payer pour la réconciliation.

Les Comoriens ont voté pour ce type d'organisation étatique, nous sommes tenus de respecter la volonté du peuple. Elle est la seule qui fonde la démocratie. Vous aurez beau avoir les meilleures institutions du monde, si vous n'avez pas la volonté de les respecter, elles ne serviront à rien. La Plupart des constitutions dont se sont dotées les Etats africains sont très démocratiques, ce n'est pas pour autant qu'elles garantissent les libertés et le bien être des populations!

Commençons par mettre en application les constitutions voulues par les Comoriens et après on en tirera les leçons. Certes, leur mise en application ne sera pas simple, mais avec de la bonne volonté,

les différents dirigeants issus du suffrage universel direct surmonteront les difficultés inhérentes à ce type d'institutions. Pourvu qu'ils changent de comportement. Qu'ils aient la volonté de servir l'intérêt général au lieu de penser d'abord à se servir. La prise en charge par les îles de leur destin n'est pas forcement mauvaise, à condition que les politiques mises en place soient convergentes. Et ça sera le rôle et la mission de l'Union de coordonner et d'harmoniser les différentes actions de développement.

Au travail! Nous avons suffisamment perdu de temps. Il n'y a plus de place pour les palabres et tergiversations inutiles. Le peuple a tranché.

 

SOA

 

Handball : Tournée amicale dans les îles

 

Les préparations des sportifs comoriens en vue de se présenter dans les compétitions internationales battent leur plein. Le mode de préparation varie en fonction de l'enjeu et de la discipline.

Sept disciplines doivent se rendre à La Réunion pour les Jeux des jeunes de l'Océan indien, en août prochain. Les entraînements sont effectués à Ngazidja. En revanche, les handballeurs, dames et hommes, envisagent une sérieuse participation aux jeux des îles de l'Océan indien des adultes, prévus en 2007. Ils jugent "constructif et enrichissant" de sillonner l'archipel.

Après Ndzuwani et Mwali en mars et avril 2004, ces handballeurs comptent effectuer une tournée préparatrice à l'île Hippocampe : ''Nous sommes invités à Maore. C'est une manne du ciel. Ces confrontations techniques avec les frères des îles nous permettent de nous évaluer. Il est important de connaître ses faiblesses, et la limite de ses points forts", a déclaré Yadmine, coordonnateur du centre de formation Karim/Magasto.

 

En mars dernier, la sélection régionale de Ngazidja s'était rendue à Ndzuwani, dans le cadre de la préparation des Comores pour les jeux des îles de l'Océan indien, en 2007. Dans l'île de Sultan Mawana, les Grands-comoriens avaient perdu deux matches sur les six joués en phases éliminatoire et qualificative, comptant pour la coupe "Wandzani wa Masiwa". Face au champion, Djakass de Domoni (15 à 13), et au vice-champion, Usoni de Mutsamudu (12 à 11). "Nous connaissons déjà notre niveau. Se livrer contre des équipes de Ndzuwani chez elles est un gros problème, en même temps une initiative louable. Là-bas, le Handball est la deuxième discipline phare de l'île. C'est une autoévaluation. Contre Djakass de Domoni, nous avons éprouvé beaucoup de problèmes tactiques. Nous avons retenu beaucoup d'enseignements'', avait avancé le joueur international Karim.

Les filles n'avaient remporté qu'un seul match sur les cinq joués : ''Ce sont, presque, des débutantes. C'est leur première rencontre dans un milieu évolué. Mais, elles ne sont pas découragées. Elles sont conscientes de la situation du handball à Ngazidja" a conclu notre interlocuteur.

Dans l'île de Djumbe Fatima, en mi-avril dernier, à en croire la délégation de Ngazidja, tout sexe confondu, les rencontres n'avaient pas posé de problèmes particuliers. Mwali a débuté le handball il y a, à peine, dix ans. Les joueurs manquent que compétitions. Leur expérience tactique est très limitée : ''Quand on sait que Ngazidja et Ndzuwani pratiquent cette discipline depuis la période coloniale, je n'ai pas à rougir. J'accepte nos défaites, sportivement. Je n'ai aucun complexe à admettre le niveau très moyen de nos joueurs. Ils sont jeunes, appliqués et animés d'une bonne volonté. C'est un groupe  perfectible. J'ai confiance en l'avenir'' avait déclaré l'entraîneur régional de handball, Attoumani Madi..

 

BM Gondet

 

Match amical à Ngazidja

 

Pour mettre en pratique et en valeur les leçons retenues lors des déplacements des îles, les handballeurs grand comoriens avaient organisé un match amical, dimanche dernier, à l'INJS de Moroni, vers 16h 30. La rencontre avait opposé la sélection des joueurs de Djakass  et Chirazien, tous deux de Domoni (Anjouan) à celle de Ngazidja.

L'équipe de Domoni était constituée par des joueurs qui ont abandonné la discipline depuis belles lurettes. Certains se sont reconvertis au football, d'autres au Volley. Une troisième vague se préoccupe de ses études universitaires.

"Nous avons été pris au dépourvu. Nous n'avons pas d'entraînement, ni individuel ni collectif. En ce qui me concerne, le handball c'est du passé. A Moroni, je consacre tout mon temps, avec dévouement, au football. Je suis le gardien de but de l'Union sportive de Zilimadju" m'avait murmuré le buteur des anjouanais Zaïki avant le match. "Malgré cela, nous tenons à garder l'image mythique de notre village. Domoni est le fief du handball comorien" conclut-il.  Oui en Handball, Domoni reste sportivement ''Le'' baobab. Il est indéracinable.

En première mi-temps, les locaux s'étaient montrés dangereux mais pas décisifs. La défense avait montré un peu de fébrilité face aux actions combinées de Ntchora, Paolo et Zaiki, lucides devant le but adverse. La première manche a été enregistrée au crédit des Anjouanais, sur le score de 12 buts à 6.

Les protégés de Yadmine Magasto (Ngazidja) avaient tenté de renverser la situation en deuxième mi-temps. En vain. Ils avaient éprouvé de sérieuses difficultés à développer leur jeu. L'étau et le pressing des Domoniens se resserraient davantage. Ils ne lâchent pas prise. Ils remportent le match sur le score serré de 21 buts à 20.

 

BM Gondet

 

Communique du ministère de l'Educationde la Formation professionnelle et technique chargé de la Culture, de la Jeunesse et des Sports

 

Depuis le 12 avril 2004, les enseignants du primaire sont en grève suite au préavis adressé au Ministère des Affaires Sociales et de Reformes Administratives. Les Instituteurs réclament entre autres le paiement intégral des salaires des mois de janvier, février et mars 2004.

 

Compte tenu de la gravité de la situation pouvant entraîner de sérieuse perturbation aussi bien dans le programme que dans le calendrier des examens, le Ministre de l'Education de Ngazidja a pris l'initiative d'ouvrir le dialogue et a tenu plusieurs réunions avec les responsables du SNIC à l'issue desquelles, une convergence de vue a été constatée entre les deux parties et la volonté de sortir de la crise le plutôt possible a été affirmée. Toutefois les responsables du SNIC demandent le paiement du mois de février avant de reprendre les cours.

 

Face à celle situation, le Ministre a organisé une séance de travail avec les responsables des finances pour explorer les voies et moyens permettant de payer le salaire du mois de février pour mettre fin à la grève.

 

Les responsables des finances de l'île Autonome de Ngazidja ont fait observer que les fonds disponibles à ce jour ne suffisent pas à payer un mois de salaire, néanmoins ils affirment si le gouvernement de l'Union verse les compensations financières qu'il doit aux gouvernements des îles, le déblocage suivra.

 

Au vu du climat qui a prévalu au cours des négociations et compte tenu du fait que la reprise des cours obsède tous les esprits, le Ministère de l'Education en appelle au sens de responsabilité des uns et des autres , plus particulièrement des autorités nationales compétentes en vue de maintenir les dates arrêtées pour les examens de fin d'année scolaire et permettre aux enseignants de bénéficier des vacances dans la période prévue et réaliser la rentrée scolaire 2004-2005 conformément au calendrier scolaire.

 

Moroni, le 27 avril 2004

 

Le Secrétaire Général, a.i.

Said Houssen

 

 

Ecole primaire publique : Enseignants en grève : Un mouvement qui se prolonge

 

 

A deux mois de la fin de l'année scolaire, l'école primaire publique est plongée dans une grève illimitée des instituteurs. De plus en plus inquiets, les élèves en classe d'examen - concours d'entrée en sixième et C.P - passent leur temps devant des salles de classe fermées. Avec ce mois de retard, même si la grève devrait prendre fin le plus tôt possible, les programmes ne pourraient être complétés dans le primaire publique si on devait suivre le calendrier scolaire des examens établi depuis la rentrée. Il va falloir le modifier, si non s'attendre à des résultats catastrophiques pour l'école publique.

Dans certains endroits, le mouvement des instituteurs menacent d'affecter le secondaire. En effet, dans certains collèges et lycées, les absences des professeurs deviennent fréquents. Bien que le syndicat des professeurs n'ait pas décrété un arrêt de cours, la situation se dégrade. Il arrive qu'une classe passe la journée sans qu'un professeur y ait mis les pieds.

Comme leurs collègues du primaire, les professeurs réclament des arriérées de salaire. Certains menacent même de ne pas travailler si, à la fin de ce mois ils ne perçoivent pas leur salaire, avec les conséquences catastrophiques prévisibles pour les élèves en classe d'examen aussi bien en troisième qu'en terminale.

Selon un communiqué rendu public, par le ministre de l'Education de Ngazidja, des discussions ont été ouvertes avec les responsables du SNIC à l'issue desquelles ''une convergence de vue a été constatée entre les deux parties et une volonté de sortir de la crise le plutôt possible a été affirmée''.

 

Appel à plus de

responsabilité

 

Pour tenter de satisfaire tout ou partie des revendications des enseignants, le ministre aurait organisé une séance de travail avec les responsables des Finances pour, lit-on dans ce communiqué, ''explorer les voies et moyens permettant de payer le salaire du mois de février (comme exigé par les instituteurs, NDLR) pour mettre fin à la grève''.

Les responsables des Finances de l'île autonome de Ngazidja ont fait observer que ''les fonds disponibles à ce jour ne suffisent pas à payer un mois de salaire''. Toutefois, selon eux si le gouvernement de l'Union verse, comme convenu, les compensations financières qu'il doit aux gouvernements des îles, ''le déblocage suivra''.

En fin, toujours dans le communiqué, le ministère en appelle à tous et, plus particulièrement des autorités nationales compétentes, en vue de maintenir les dates arrêtées pour les examens de fin d'année scolaire et permettre aux enseignants de bénéficier des vacances dans la période prévue et réaliser la rentrée scolaire 2004-2005 conformément au calendrier scolaire.

 

 

Habari za udungza : Un besoin urgent... dans tous  les sens du terme!

 

Loin du bruit et de la fureur des élections, nous abordons dans cet article un sujet qui peut sembler se situer, en ce moment, aux antipodes des préoccupations du moment de nos élus des îles de la lune. Et pourtant, c'est un sujet qui nous concerne tous et toutes dans la mesure où nos multiples pérégrinations peuvent nous amener un jour ou l'autre à demander à quelqu'un, dans un lieu public, où se trouve les toilettes? Question qui trouve toujours une réponse négative. Ainsi les mairies qui poussent ici ou là se doivent d'être plus concrètes et refuser de s'enfermer dans la rédaction de doléances sans lendemain. Il faut mettre la main à la pâte et commencer à toucher du doigt les problèmes de tous les jours comme les déchets, l'urbanisation anarchique, la circulation automobile dans certaines agglomérations et entres autres celui des toilettes publiques.

Cette question des toilettes publiques n'est que le reflet d'un manque évident de volonté pour rendre la vie de nos concitoyens un peu plus agréable. C'est un projet porteur car il peut générer des fonds pour son fonctionnement, les fameux coûts récurrents. Des jeunes entrepreneurs sont intéressés à investir dans ce créneau. Certains ont une expérience dans ce domaine précis pour avoir travaillé dans notre zone sur des projets similaires. Il manque surtout une absence de lisibilité de la part de nos décideurs de ce qui doit être fait dans le domaine de l'aménagement du territoire sur le plan local pour ne pas parler du niveau global.

Certaines personnes croient savoir que les lieux d'aisance dans les lieux publics ne correspondent pas à une certaine culture véhiculée ici ou là et considère que c'est un tabou de s'intéresser à des tels sujets. Ils se demandent si on pourra trouver des gens pour y travailler. C'est bien sûr un faux débat. C'est une question de santé publique dans la mesure où le problème touche de près ou de loin une grande partie de notre population et on est loin de mesurer les conséquences de l'absence des telles structures dans notre pays.

Nos médecins pourraient nous toucher un mot sur la question. Mais, comme dirait l'autre il faut éviter de prendre les vessies pour des lanternes!

 

Hachime Abdérémane

 

 

Sur la mission de l'observation nationale des législatives de l'Union à Mwali

 

Sur l'accréditation renouvelée par la Commission nationale électorale indépendante et la Communauté internationale, l'Observatoire des élections et la Coordination des organisations de la société civile ont réalisé la mission d'observation nationale du 2ème tour des élections législatives de l'Union dans l'île autonome de Mwali du 21 avril 2004.

 

Composée de cinq équipes reparties sur l'ensemble de la  première circonscription elle a observé les opérations avec un taux de couverture de 100 %.

Elle a constaté, entre autres, que le scrutin s'est déroulé dans le calme et la sérénité, une large mobilisation des électeurs.

Dans un communiqué, elle affirme que les ''membres des bureaux de vote ont accompli leur mission avec sérieux et courage, que les forces de l'ordre ont veillé pour assurer la sécurité, que la CNEI a corrigé les imperfections des scrutins précédents et  fait preuve dune  organisation louable''. La mission a, notamment, apprécié ''la rotation quasi-permanente des observateurs civils et militaires nationaux et internationaux'' qui, selon elle, a ''accru la confiance des électeurs au scrutin et à contribué à l'apaisement des esprits''. Enfin elle estime que les ''brigades anti-corruption'' mises en place par les partis concernés par le scrutin ''pour empêcher les libéralités en nature ou en argent ont permis d'atténuer la corruption des électeurs''.

Toutefois, elle a relevé des irrégularités qui ''seront consignées dans le rapport final destiné aux acteurs du processus'', toujours selon le communiqué publié à Fomboni le 26 avril.

Par conséquent, la mission a conclu ''que le deuxième tour des élections législatives de l'Union dans l'île autonome de Mwali a répondu aux critères d'un bon scrutin malgré quelques irrégularités mineures observées'' et ''félicite la Commission Nationale Electorale et les sous-commissions préfectorales pour le travail réalisé en matière d'organisation et de supervision du scrutin''.

 

 

Communiqué de la direction de campagne de Saïd Ali Kémal, candidat du parti Chuma aux législatives de l'Union dans la 3ème circonscription de Ngazidja

 

Les premiers résultats des élections législatives de l'Union dans la 3ème circonscription de Ngazidja créditent Saïd Ai Kemal de 63% des suffrages exprimés. Saïd Ali Kémal tient à exprimer sa profonde gratitude à celles et à ceux qui, de toutes les sensibilités, ont marqué leur confiance à cet élan commun de sursaut nationale d'unité régionale retrouvée.

Il réaffirme sa détermination à vouloir œuvrer pour la sauvegarde de l'Intégrité Territoriale  et de l'Unité Nationale dans un esprit de concorde et de réelle réconciliation.

La crise chronique que traverse notre pays impose plus que jamais une réorientation du débat politique afin de concilier l'autonomie des îles de la nécessaire harmonie et de l'indispensable solidarité devant accompagner tout progrès et tout développement. Elle implique aussi une profonde et franche réflexion sur les véritables aspirations du peuple Comorien.

Saïd Ali Kémal appelle toutes les Comoriennes et tous les Comoriens à s'unir pour marcher dans le sens de l'histoire et pour que les Comores puissent retrouver leur place dans la région et dans le monde.

 

Iconi, le 25 avril 2004