EDITION ELECTRONIQUE N°261 et 262
Conférence de presse du président Elbak :
Le chef de l'exécutif de Ngazidja dénonce le ''détournement des tendances
confirmées par les urnes''
En ce qui concerne les législatives de
l'Union, Mzé Abdou Soulé Elbak ''contester'' les résultats de l'homologation
dans les circonscriptions de Hamahame-Mbwaku et de Mitsamihuli-Mboude. Il
dénonce le ''détournement des tendances confirmées par les urnes dans les
circonscriptions de Pimba, Washili et Itsandra, Djumwashongo'' et ''s'élève
contre le caractère partial des décisions du président de la Commission
d'homologation''.
Le président de l'île autonome de Ngazidja,
Mzé Abdou Soulé Elbak, a convié la presse hier en fin d'après-midi au palais de
Mrodju pour évaluer l'évolution du processus de réconciliation nationale dans
le pays. Dans sa déclaration préliminaire, le président Elbak a brièvement fait
l'historique de la situation en mettant l'accent sur ''les atteintes graves du
processus électoral en cours avec l'usurpation des victoires de certains
candidats au profit d'autres qui ont été sanctionnés par les urnes''. Le conférencier
a cité à titre d'exemple le ''détournement des tendances confirmées par les
urnes dans les circonscriptions de Pimba, Washili et Itsandra, Djumwashongo'' à
l'occasion des législatives de l'île autonome de Ngazidja.
Pour ce qui est des résultats homologués du
premier tour des législatives de l'Union, le président dit ''contester'' ces
derniers surtout dans le cas des circonscriptions de Hamahame-Mbwaku et
Mitsamihuli-Mboude. Le chef de l'exécutif de l'île de Ngazidja a ''dénoncé le
caractère partial des décisions du président de la Commission d'homologation''
le Beninois Abraham Zizindohoue.
Sur ces résultats, le président dit s'en
tenir" à la résolution de Dar-Nadjah (voir notre édition du samedi) qu'il
a signée avec ses homologues de Ndzuwani et de Mwali demandant le départ du
président de la commission d'homologation, ''la réexamen des cas litigieux de
résultats comme condition sine qua non au retour des représentants des entités
autonomes'' au sein de ladite commission. Le premier magistrat de l'île de
Ngazidja a énergiquement souligné son ''désaccord avec les méthodes douteuses
utilisés par le président de la commission d'homologation".
Répondant aux questions des journalistes
relatives à la santé de sa coalition, le président Elbak a insisté sur son rôle
de "facilitateur" dans le règlement du débat politique. Il s'est
"félicité" d'avoir su garder l'union sacrée de la coalition soutenant
son gouvernement deux années durant malgré les soubresauts et les divergences.
Pour le président: " la coalition existe bel et bien, et le président du
Chuma Said Ali Kémal, malgré les dires de certains, en fait toujours
partie".
Said Maoulana
Deuxième tour des législatives de l'Union :
La CH pourrait homologuer les résultats en l'absence des trois magistrats
démissionnaires
Le règlement intérieur de la Commission
d'homologation lui permettrait fonctionner si le quorum de quatre membres sur
les sept qui la composent est acquis. Ce qui est le cas. Des discussions sont
menées pour faire revenir les trois représentants des îles autonomes
démissionnaires. Si elles n'aboutissaient pas, le porte-parole du gouvernement
de l'Union propose que le Comité de suivi procéder à la nomination d'autres
membres ''parce que, dit-il est hors de question de bloquer le processus''.
La Commission d'homologation (CH) pourrait
proclamer les résultats définitifs du deuxième tour des législatives de
l'Union, aujourd'hui mardi en fin de journée. Son travail devrait être, cette
fois-ci, moins long et moins compliqué parce qu'il n'y aurait pas eu de
requêtes déposées pour contestation au niveau des huit circonscriptions qui
restaient à pourvoir dans cet ultime tour. Mais c'est une Commission
d'homologation très réduite qui examine, depuis hier, les résultats et les
rapports qui lui sont transmis par la Commission nationale électorale
indépendante (CNEI) pour sur les résultats sortis des urnes. Les trois
magistrats, qui ont démissionné de la Commission d'homologation, représentants
les îles autonomes, à savoir Rafiki
Mohamed de Ndzuwani, Mohamed Fazul de Mwali et Mourad Said Ibrahim de Ngazidja,
ne siègeront pas dans la commission pour homologuer les derniers résultats.
Ils déclarent ne pas pouvoir réintégrer
l'institution tant que ''les méthodes de travail qui avaient motivé leur départ
ne seront pas remises en cause''. Selon maître Mourad, ''le choix des débats
s'est, d'avantage porté sur une approche plutôt politique que juridique''.
De leurs côtés, malgré les pressions de la
communauté internationale, les chefs des exécutifs des îles s'en tiennent
toujours, pour le moment, à leur déclaration faite le 23 avril dernier à
Dar-Nadjah, Ndzuwani (voir notre édition du samedi). Dans ce document, Elbak,
Mohamed Bacar et Mohamed Fazul s'engageaient à ''ne pas désigner de nouveaux
représentants au sein de la commission aussi longtemps'' que leur exigence - le
remplacement de maître Abraham Zinzindohoue en sa qualité de membre au sein de
la Commission d'homologation - ne sera
pas satisfaite''.
Mais cela, dit-on, n'empêchera la Commission
de continuer à travailler. Son règlement intérieur stipulerait que
l'institution pourra fonctionner si le quorum de quatre membres sur les sept,
qui composent la Commission, est acquis. Rappelons que cette commission est
composée de sept membres dont quatre magistrats comoriens, représentant les
exécutifs de l'Union et des îles, et trois magistrats internationaux mis à la
disposition des Comores par l'Organisation internationale de la francophonie
(1) et par l'Union africaine (2).
Tractations
A la veille de leur entrée en service, ces
magistrats avaient, tous, prêté serment devant le grand Cadi de Moroni et
avaient juré ''d'exercer leur responsabilité dans l'impartialité et de ne
respecter que le droit et la loi''.
Devant ce nouveau visage présenté par la CH,
certains estime que ''la philosophie qui avait guidé sa mise en place et sa
composition a été mise à mal''. En dehors de son travail technique pour
homologuer les élections, ''la commission d'homologation constituait l'une des
institutions de la réconciliation nationale''. En outre, la démarche suivie
pour sa composition était d'avoir plus de membres comoriens pour donner un
crédit national aux résultats. En dépit de ces remarques, la CH va, malgré
tout, continuer à siéger et prendre les décisions ''parce qu'elle est
souveraine''.
Toutefois, il semble que des tractations
seraient en cours entre les représentants de la Communauté internationale et
les autorités des îles pour faire revenir les représentants de ces dernières.
La proclamation des derniers résultats pourrait être tardée pour attendre le
retour des trois magistrats démissionnaires. Si les présidents des îles
refusent toujours de désigner leurs représentants au sein de la CH, ''le Comité
de suivi doit procéder à la nomination à d'autres membres, parce qu'il est hors
de question de bloquer le processus'', avait suggéré le ministre de
l'Equipement de l'Union, Houmédi Msaidïé, lors d'une conférence de presse.
Mmadi Moindjié
Hamada M. Bolero :''Je suis un démocrate,
j'accepte les résultats''
Le ministre de la Défense s'est entretenu au
téléphone avec la Gazette des Comores peu après les résultats provisoirs du
deuxième tour des législatives des îles. Selon lui, le ''climat de terreur qui
a régné à Mwali au deuxième tour explique ces résultats''.
Mais ''en démocrate'' il ''accepte les
résultats''. Hamada Madi Boléro va ''en tirer les leçons et nous allons nous
restructurer pour l'avenir''. Parlant du processus, il pense qu'il faut ''le
parachever''. Il estime que ''beaucoup de Mohéliens qui se proclament aujourd'hui pour une large
autonomie de l'île, ne sont pas réellement autonomistes''. Par contre, il se
dit ''inquiet pour Ndzuwani où l'esprit
séparatiste existe toujours''.
Cependant il estime que ''maintenant nous
devons aller vers un apaisement''.
Respecter la volonté du peuple
Les Comoriens viennent de clore le processus
de mise en place des institutions de la nouvelle configuration de l'Etat
comorien. Ils ont choisi une majorité sans équivoque. Depuis son indépendance,
l'archipel, amputé de l'île de Maore a connu successivement, l'Etat unitaire,
révolutionnaire et laïque d'Ali Soilihi, la République fédérale et islamique
d'Ahmed Abdallah qui n'avait de fédéral que le nom et s'apprête à expérimenter
l'Union des Comores, une forme d'Etat qui se situe entre la fédération et la
confédération.
Le séparatisme qui a secoué notre pays depuis
1997 a débouché sur un type d'institutions qui a pris le contre-pied de
l'organisation étatique qu'a connu notre pays depuis 1975. L'Etat central est
dépouillé de la gestion quotidienne des affaires, il ne conserve que les
missions régaliennes. Les îles se sont arrogés
l'essentiel des prérogatives jadis exercées par le gouvernement central.
Bon ou mauvais, c'était le prix à payer pour
la réconciliation.
Les Comoriens ont voté pour ce type
d'organisation étatique, nous sommes tenus de respecter la volonté du peuple.
Elle est la seule qui fonde la démocratie. Vous aurez beau avoir les meilleures
institutions du monde, si vous n'avez pas la volonté de les respecter, elles ne
serviront à rien. La Plupart des constitutions dont se sont dotées les Etats
africains sont très démocratiques, ce n'est pas pour autant qu'elles
garantissent les libertés et le bien être des populations!
Commençons par mettre en application les constitutions
voulues par les Comoriens et après on en tirera les leçons. Certes, leur mise
en application ne sera pas simple, mais avec de la bonne volonté,
les différents dirigeants
issus du suffrage universel direct surmonteront les difficultés inhérentes à ce
type d'institutions. Pourvu qu'ils changent de comportement. Qu'ils aient la
volonté de servir l'intérêt général au lieu de penser d'abord à se servir. La
prise en charge par les îles de leur destin n'est pas forcement mauvaise, à condition que les politiques mises en place
soient convergentes. Et ça sera le rôle et la mission de l'Union de coordonner
et d'harmoniser les différentes actions de développement.
Au travail! Nous avons suffisamment perdu de
temps. Il n'y a plus de place pour les palabres et tergiversations inutiles. Le
peuple a tranché.
SOA
Handball : Tournée amicale dans les îles
Les préparations des sportifs comoriens en vue
de se présenter dans les compétitions internationales battent leur plein. Le
mode de préparation varie en fonction de l'enjeu et de la discipline.
Sept disciplines doivent se rendre à La
Réunion pour les Jeux des jeunes de l'Océan indien, en août prochain. Les
entraînements sont effectués à Ngazidja. En revanche, les handballeurs, dames
et hommes, envisagent une sérieuse participation aux jeux des îles de l'Océan
indien des adultes, prévus en 2007. Ils jugent "constructif et
enrichissant" de sillonner l'archipel.
Après Ndzuwani et Mwali en mars et avril 2004,
ces handballeurs comptent effectuer une tournée préparatrice à l'île Hippocampe
: ''Nous sommes invités à Maore. C'est une manne du ciel. Ces confrontations
techniques avec les frères des îles nous permettent de nous évaluer. Il est
important de connaître ses faiblesses, et la limite de ses points forts",
a déclaré Yadmine, coordonnateur du centre de formation Karim/Magasto.
En mars dernier, la sélection régionale de
Ngazidja s'était rendue à Ndzuwani, dans le cadre de la préparation des Comores
pour les jeux des îles de l'Océan indien, en 2007. Dans l'île de Sultan Mawana,
les Grands-comoriens avaient perdu deux matches sur les six joués en phases
éliminatoire et qualificative, comptant pour la coupe "Wandzani wa
Masiwa". Face au champion, Djakass de Domoni (15 à 13), et au
vice-champion, Usoni de Mutsamudu (12 à 11). "Nous connaissons déjà notre
niveau. Se livrer contre des équipes de Ndzuwani chez elles est un gros
problème, en même temps une initiative louable. Là-bas, le Handball est la
deuxième discipline phare de l'île. C'est une autoévaluation. Contre Djakass de
Domoni, nous avons éprouvé beaucoup de problèmes tactiques. Nous avons retenu
beaucoup d'enseignements'', avait avancé le joueur international Karim.
Les filles n'avaient remporté qu'un seul match
sur les cinq joués : ''Ce sont, presque, des débutantes. C'est leur première
rencontre dans un milieu évolué. Mais, elles ne sont pas découragées. Elles
sont conscientes de la situation du handball à Ngazidja" a conclu notre
interlocuteur.
Dans l'île de Djumbe Fatima, en mi-avril dernier, à en croire la délégation de Ngazidja, tout sexe
confondu, les rencontres n'avaient pas posé de problèmes particuliers. Mwali a
débuté le handball il y a, à peine, dix ans. Les joueurs manquent que
compétitions. Leur expérience tactique est très limitée : ''Quand on sait que
Ngazidja et Ndzuwani pratiquent cette discipline depuis la période coloniale,
je n'ai pas à rougir. J'accepte nos défaites, sportivement. Je n'ai aucun
complexe à admettre le niveau très moyen de nos joueurs. Ils sont jeunes,
appliqués et animés d'une bonne volonté. C'est un groupe perfectible. J'ai confiance en l'avenir''
avait déclaré l'entraîneur régional de handball, Attoumani Madi..
BM Gondet
Match amical à Ngazidja
Pour mettre en pratique et en valeur les
leçons retenues lors des déplacements des îles, les
handballeurs grand comoriens avaient organisé un match amical, dimanche
dernier, à l'INJS de Moroni, vers 16h 30. La rencontre avait opposé la
sélection des joueurs de Djakass et
Chirazien, tous deux de Domoni (Anjouan) à celle de Ngazidja.
L'équipe de Domoni était constituée par des
joueurs qui ont abandonné la discipline depuis belles lurettes. Certains se
sont reconvertis au football, d'autres au Volley. Une troisième vague se
préoccupe de ses études universitaires.
"Nous avons été pris au dépourvu. Nous
n'avons pas d'entraînement, ni individuel ni collectif. En ce qui me concerne,
le handball c'est du passé. A Moroni, je consacre tout mon temps, avec
dévouement, au football. Je suis le gardien de but de l'Union sportive de
Zilimadju" m'avait murmuré le buteur des anjouanais Zaïki avant le match.
"Malgré cela, nous tenons à garder l'image mythique de notre village.
Domoni est le fief du handball comorien" conclut-il. Oui en Handball, Domoni reste sportivement
''Le'' baobab. Il est indéracinable.
En première mi-temps, les locaux s'étaient
montrés dangereux mais pas décisifs. La défense avait montré un peu de
fébrilité face aux actions combinées de Ntchora, Paolo et Zaiki, lucides devant
le but adverse. La première manche a été enregistrée au crédit des Anjouanais,
sur le score de 12 buts à 6.
Les protégés de Yadmine Magasto (Ngazidja)
avaient tenté de renverser la situation en deuxième mi-temps. En vain. Ils
avaient éprouvé de sérieuses difficultés à développer leur jeu. L'étau et le
pressing des Domoniens se resserraient davantage. Ils ne lâchent pas prise. Ils
remportent le match sur le score serré de 21 buts à 20.
BM Gondet
Communique du ministère de l'Educationde la
Formation professionnelle et technique chargé de la Culture, de la Jeunesse et
des Sports
Depuis le 12 avril 2004, les enseignants du
primaire sont en grève suite au préavis adressé au Ministère des Affaires
Sociales et de Reformes Administratives. Les Instituteurs réclament entre
autres le paiement intégral des salaires des mois de janvier, février et mars
2004.
Compte tenu de la gravité de la situation
pouvant entraîner de sérieuse perturbation aussi bien dans le programme que
dans le calendrier des examens, le Ministre de l'Education de Ngazidja a pris
l'initiative d'ouvrir le dialogue et a tenu plusieurs réunions avec les
responsables du SNIC à l'issue desquelles, une convergence de vue a été
constatée entre les deux parties et la volonté de sortir de la crise le plutôt
possible a été affirmée. Toutefois les responsables du SNIC demandent le
paiement du mois de février avant de reprendre les cours.
Face à celle situation, le Ministre a organisé
une séance de travail avec les responsables des finances pour explorer les
voies et moyens permettant de payer le salaire du mois de février pour mettre
fin à la grève.
Les responsables des finances de l'île
Autonome de Ngazidja ont fait observer que les fonds disponibles à ce jour ne
suffisent pas à payer un mois de salaire, néanmoins ils affirment si le
gouvernement de l'Union verse les compensations financières qu'il doit aux
gouvernements des îles, le déblocage suivra.
Au vu du climat qui a prévalu au cours des
négociations et compte tenu du fait que la reprise des cours obsède tous les
esprits, le Ministère de l'Education en appelle au sens de responsabilité des
uns et des autres , plus particulièrement des autorités nationales compétentes
en vue de maintenir les dates arrêtées pour les examens de fin d'année scolaire
et permettre aux enseignants de bénéficier des vacances dans la période prévue
et réaliser la rentrée scolaire 2004-2005 conformément au calendrier scolaire.
Moroni, le 27 avril 2004
Le Secrétaire Général, a.i.
Said Houssen
Ecole primaire publique : Enseignants
en grève : Un mouvement qui se prolonge
A deux mois de la fin de l'année scolaire,
l'école primaire publique est plongée dans une grève illimitée des
instituteurs. De plus en plus inquiets, les élèves en classe d'examen -
concours d'entrée en sixième et C.P - passent leur temps devant des salles de
classe fermées. Avec ce mois de retard, même si la grève devrait prendre fin le
plus tôt possible, les programmes ne pourraient être complétés dans le primaire
publique si on devait suivre le calendrier scolaire des examens établi depuis
la rentrée. Il va falloir le modifier, si non s'attendre à des résultats
catastrophiques pour l'école publique.
Dans certains endroits, le mouvement des
instituteurs menacent d'affecter le secondaire. En
effet, dans certains collèges et lycées, les absences des professeurs deviennent
fréquents. Bien que le syndicat des professeurs n'ait
pas décrété un arrêt de cours, la situation se dégrade. Il arrive qu'une classe
passe la journée sans qu'un professeur y ait mis les pieds.
Comme leurs collègues du primaire, les
professeurs réclament des arriérées de salaire. Certains menacent même de ne
pas travailler si, à la fin de ce mois ils ne perçoivent pas leur salaire, avec
les conséquences catastrophiques prévisibles pour les élèves en classe d'examen
aussi bien en troisième qu'en terminale.
Selon un communiqué rendu public, par le
ministre de l'Education de Ngazidja, des discussions ont été ouvertes avec les
responsables du SNIC à l'issue desquelles ''une convergence de vue a été
constatée entre les deux parties et une volonté de sortir de la crise le plutôt
possible a été affirmée''.
Appel à plus de
responsabilité
Pour tenter de satisfaire tout ou partie des
revendications des enseignants, le ministre aurait organisé une séance de
travail avec les responsables des Finances pour, lit-on dans ce communiqué,
''explorer les voies et moyens permettant de payer le salaire du mois de
février (comme exigé par les instituteurs, NDLR) pour mettre fin à la grève''.
Les responsables des Finances de l'île
autonome de Ngazidja ont fait observer que ''les fonds disponibles à ce jour ne
suffisent pas à payer un mois de salaire''. Toutefois, selon eux si le
gouvernement de l'Union verse, comme convenu, les compensations financières
qu'il doit aux gouvernements des îles, ''le déblocage suivra''.
En fin, toujours dans le communiqué, le
ministère en appelle à tous et, plus particulièrement des autorités nationales
compétentes, en vue de maintenir les dates arrêtées pour les examens de fin
d'année scolaire et permettre aux enseignants de bénéficier des vacances dans
la période prévue et réaliser la rentrée scolaire 2004-2005 conformément au
calendrier scolaire.
Habari za udungza : Un besoin urgent...
dans tous les sens du terme!
Loin du bruit et de la fureur des élections,
nous abordons dans cet article un sujet qui peut sembler se situer, en ce
moment, aux antipodes des préoccupations du moment de nos élus des îles de la
lune. Et pourtant, c'est un sujet qui nous concerne tous et toutes dans la
mesure où nos multiples pérégrinations peuvent nous amener un jour ou l'autre à
demander à quelqu'un, dans un lieu public, où se trouve les toilettes? Question
qui trouve toujours une réponse négative. Ainsi les mairies qui poussent ici ou
là se doivent d'être plus concrètes et refuser de s'enfermer dans la rédaction
de doléances sans lendemain. Il faut mettre la main à la pâte et commencer à
toucher du doigt les problèmes de tous les jours comme les déchets,
l'urbanisation anarchique, la circulation automobile dans certaines
agglomérations et entres autres celui des toilettes publiques.
Cette question des toilettes publiques n'est
que le reflet d'un manque évident de volonté pour rendre la vie de nos
concitoyens un peu plus agréable. C'est un projet porteur car il peut générer
des fonds pour son fonctionnement, les fameux coûts récurrents. Des jeunes
entrepreneurs sont intéressés à investir dans ce créneau. Certains ont une
expérience dans ce domaine précis pour avoir travaillé dans notre zone sur des
projets similaires. Il manque surtout une absence de lisibilité de la part de
nos décideurs de ce qui doit être fait dans le domaine de l'aménagement du
territoire sur le plan local pour ne pas parler du niveau global.
Certaines personnes croient savoir que les
lieux d'aisance dans les lieux publics ne correspondent pas à une certaine
culture véhiculée ici ou là et considère que c'est un tabou de s'intéresser à
des tels sujets. Ils se demandent si on pourra trouver des gens pour y
travailler. C'est bien sûr un faux débat. C'est une question de santé publique
dans la mesure où le problème touche de près ou de loin une grande partie de
notre population et on est loin de mesurer les conséquences de l'absence des
telles structures dans notre pays.
Nos médecins pourraient nous toucher un mot
sur la question. Mais, comme dirait l'autre il faut éviter de prendre les
vessies pour des lanternes!
Hachime Abdérémane
Sur la mission de l'observation nationale
des législatives de l'Union à Mwali
Sur l'accréditation renouvelée par la
Commission nationale électorale indépendante et la Communauté internationale,
l'Observatoire des élections et la Coordination des organisations de la société
civile ont réalisé la mission d'observation nationale du 2ème tour des
élections législatives de l'Union dans l'île autonome de Mwali du 21 avril
2004.
Composée de cinq équipes reparties sur
l'ensemble de la première
circonscription elle a observé les opérations avec un taux de couverture de 100
%.
Elle a constaté, entre autres, que le scrutin
s'est déroulé dans le calme et la sérénité, une large mobilisation des
électeurs.
Dans un communiqué, elle affirme que les
''membres des bureaux de vote ont accompli leur mission avec sérieux et
courage, que les forces de l'ordre ont veillé pour assurer la sécurité, que la
CNEI a corrigé les imperfections des scrutins précédents et fait preuve dune organisation louable''. La mission a,
notamment, apprécié ''la rotation quasi-permanente des observateurs civils et
militaires nationaux et internationaux'' qui, selon elle, a ''accru la
confiance des électeurs au scrutin et à contribué à l'apaisement des esprits''.
Enfin elle estime que les ''brigades anti-corruption'' mises en place par les
partis concernés par le scrutin ''pour empêcher les libéralités en nature ou en
argent ont permis d'atténuer la corruption des électeurs''.
Toutefois, elle a relevé des irrégularités qui
''seront consignées dans le rapport final destiné aux acteurs du processus'',
toujours selon le communiqué publié à Fomboni le 26 avril.
Par conséquent, la mission a conclu ''que le
deuxième tour des élections législatives de l'Union dans l'île autonome de
Mwali a répondu aux critères d'un bon scrutin malgré quelques irrégularités
mineures observées'' et ''félicite la Commission Nationale Electorale et les
sous-commissions préfectorales pour le travail réalisé en matière
d'organisation et de supervision du scrutin''.
Communiqué de la direction de campagne de
Saïd Ali Kémal, candidat du parti Chuma aux législatives de l'Union dans la
3ème circonscription de Ngazidja
Les premiers résultats des élections
législatives de l'Union dans la 3ème circonscription de Ngazidja créditent Saïd
Ai Kemal de 63% des suffrages exprimés. Saïd Ali Kémal tient à exprimer sa
profonde gratitude à celles et à ceux qui, de toutes les sensibilités, ont
marqué leur confiance à cet élan commun de sursaut nationale d'unité régionale
retrouvée.
Il réaffirme sa détermination à vouloir œuvrer
pour la sauvegarde de l'Intégrité Territoriale
et de l'Unité Nationale dans un esprit de concorde et de réelle
réconciliation.
La crise chronique que traverse notre pays
impose plus que jamais une réorientation du débat politique afin de concilier
l'autonomie des îles de la nécessaire harmonie et de
l'indispensable solidarité devant accompagner tout progrès et tout
développement. Elle implique aussi une profonde et franche réflexion sur les
véritables aspirations du peuple Comorien.
Saïd Ali Kémal appelle toutes les Comoriennes
et tous les Comoriens à s'unir pour marcher dans le sens de l'histoire et pour
que les Comores puissent retrouver leur place dans la région et dans le monde.
Iconi, le 25 avril 2004