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EDITION ELECTRONIQUE N°301

 

 

Le président de l'assemblée à la deuxième session extraordinaire

''Le travail des commissions sur les lois organiques sera lancé dès que le gouvernement de l'Union verra le jour''

 

Sur l'esprit qui doit guider les travaux, le président a estimé que la mission des députés allait ''consister à créer les conditions optimales devant permettre à toutes les institutions de l'Etat d'exercer pleinement leurs compétences et qu'ils devront ''privilégier le dialogue''. Il a, donc, appelé les parlementaires de la majorité à ''prendre en compte les positions de la minorité''. Balisant l'important travail attendu, il a précisé que la base de travail des parlementaires allait ''reposer'' sur les avants projets de lois adoptés par les différentes parties comoriennes sous l'égide de l'OIF qui ''constituaient autant d'engagements'' de leur part. Dans ces conditions, a dit le président Dhoifir, ''aucune d'elle ne peut les remettre en cause au risque de provoquer une nouvelle crise''.

 

En ce qui concerne l'examen et à l'adoption de la première loi organique portant sur  l'organisation  et les compétences les de la cour constitution, le président Dhoifir a déclaré que ''la dernière conférence des présidents a retenu la date d'aujourd'hui pour soumettre à la présente session cette loi organique afin de respecter les délais nécessaires et suffisants de quinze jours pour l'adoption d'une telle loi'' et que ''compte tenu de la qualité du travail de la commission des lois, du nombre limité des points de divergence relevés lors de ses travaux' il restait persuadé que la d'option de cette loi organique ne nécessite pas plus de trois journées de travaux''.

 

Selon le président, ''le volume du travail parlementaire qui nous attend commande que des dispositions transitoires soient prises afin d'autoriser la tenue de deux sessions ordinaires d'ici le 31 décembre de cette année''.

 

“Un budget absolument”

 

Le président a dit que les députés s'attendaient qu'à l'occasion de la présente session, une loi de finances leur soit soumise afin de voter le budget du deuxième semestre de cette année. ''Malheureusement'', a-t-il regretté, ''le gouvernement de l'Union des Comores, contacté, n'est pas en mesure de nous présenter un projet dans ce sens'' et a rappelé que ''sans loi de finances, aucune opération liée ni aux recettes, ni aux dépenses ne peut être effectuée''. Afin d'éviter ce vide juridique ''qui pourrait affecter le fonctionnement régulier de notre Etat, les contactes nécessaires sont pris avec les services compétents de l'Etat pour définir l'alternative'', a rassuré la deuxième personnalité de l'Etat.

 

A cet effet, une rencontre avec la Commission d'Harmonisation avait été programmée pour aujourd'hui, ''car, le pays doit disposer absolument d'un budget pour le second semestre de cette année''.

 

Abondant sur la question de la question de la grève des instituteurs et le mouvement des professeurs, le président a fait de la préoccupation du parlement quant à cette situation ''qui empoisonne l'atmosphère sociale de notre pays, en raison de ses conséquences sur l'année scolaire en cours, et au-delà, sur l'avenir de nos enfants''.

 

“Prendre en compte les positions de la minorité”

 

Il a rappelé la tenue, aujourd'hui, jeudi, soit trois jours avant le début des examens scolaires, d'un ''réunion qui regroupera les représentants des syndicats, de l'assemblée nationale, de l'exécutif de l'Union, de l'exécutif de l'île de Ngazidja et de la commission d'harmonisation'' pour tenter de trouver une issue au problème, et a ''fondé l'espoir sur cette rencontre de la dernière chance dont les résultats attendus pourraient éviter une année blanche''.

 

Revenant sur l'esprit qui doit guider les travaux de l'assemblée, le président a estimé que ''notre mission va consister à créer les conditions optimales devant permettre à toutes les institutions de l'Etat d'exercer pleinement leurs compétences''. Pour y parvenir, les députés devront ''privilégier le dialogue'' et la concertation’’. Dans cette optique, il a appelé les parlementaires de la majorité à ''prendre en compte les positions de la minorité''.

 

Balisant l'important travail attendu, le président a, à cet égard, précisé que la base de travail des parlementaires allait ''reposer'' sur les avants projets de lois adoptés par les différentes parties comoriennes sous l'égide de l'OIF (Organisation internationale de la francophonie) et qui constituent autant d'engagements'' de leur part.

 

Dans ces conditions, a dit le président Dhoifir ''Aucune d'elle ne peut les remettre en cause au risque de provoquer une nouvelle crise''. Il a terminé en déclarant que ''le travail des commissions portant sur les lois organiques sera lancé dès que le gouvernement de l'Union verra le jour''.

 

Compte rendu ,

LGDC

 

Affaire riz Makas

''La situation reste bloquée''

 

''En dépit des démarches à l'amiable et les poursuites judiciaires entreprises, la situation reste, à ce jour, inchangée''. C'est ce qu'a déclaré, entre autres, le gérant de Maison Makas, hier, lors d'une conférence de presse à laquelle avait pris le président de l'Organisation patronale des Comores et cinq autres entrepreneurs. Dans cette affaire du riz dédouané mais qui reste en en souffrance dans des conteneurs au port de Moroni depuis plus de deux mois (Lire à ce propos, notre édition du lundi 17 mai 2004), Mohamed Kassim a appelé à la solidarité des opérateurs : ''face à un tel abus, une seule action solidaire et collective parviendra à faire triompher le droit et la justice contre l'arbitraire'', a-t-il déclaré.

 

Les entrepreneurs ont suggéré qu'une action conduite par l'OPACO se saisisse de l'affaire et lui trouve une solution dans les meilleurs délais. Certains ont préconisé que ''fasse aux tracasseries'' dont ils seraient ''victimes'', les opérateurs engagent, sous l'autorité de l'OPACO, une campagne de dénonciation nationale et internationale pour ''faire entendre raison aux autorités'' comoriennes.

 

Les gérants de la Maison Makas se battent toujours pour obtenir, face au ministère des Finances de l'Union, l'autorisation d'enlever les 280 tonnes de riz ''Basmati'' de leur société. Ce riz, qui serait déjà dédouané, selon l'un des gérants de Makas, Mohamed Kassim, est en souffrance dans des conteneurs au port de Moroni depuis plus de deux mois. (Lire notre édition du lundi 17 mai 2004). Après les multiples démarches qu'il aurait entreprises auprès des autorités nationales, et qui n'ont rien donné, Mohamed Kassim appelle à une action commune des tous les opérateurs économiques du pays. Hier, le gérant de la Maison Makas avait convié les opérateurs économiques et la presse à une ''réunion d'information'' dans la salle de conférences de la Chambre de commerce de Moroni. Seuls six opérateurs, dont le président de l'Organisation patronale des Comores (OPACO), Said Hassane Dini Charif,  Vi Bakar, Jean Mark, avaient répondu à l'invitation.

 

“Une action solidaire

et collective”

 

Dans sa lettre d'invitation aux opérateurs économiques, comme dans son introduction de la réunion, Mohamed Kassim a estimé que la Maison Makas est ''victime d'un abus de pouvoir de la part du ministère des Finances de l'Union, qui nous fait supporter des frais quotidiens et des charges financières provoqués par son refus non justifié d'autoriser l'enlèvement du riz Makas''.

 

Il a rappelé qu'''en dépit des démarches à l'amiable et les poursuites judiciaires entreprises, la situation reste, à ce jour, inchangée''. Il en a ainsi appelé à la solidarité des opérateurs : ''Vous comprenez, chers opérateurs, que face à un tel abus, une seule action solidaire et collective parviendra à faire triompher le droit et la justice contre l'arbitraire'', avait-il écrit à ses amis hommes d'affaires comoriens. ''Aujourd'hui, c'est Makas qui est la victime des tracasseries administratives du pouvoir… demain ça pourrait être un autre si les opérateurs n'agissent pas ensemble pour mettre fin à ses abus'', car a-t-il déclaré en substance, ''le triomphe du droit dans le dossier riz Makas est une garantie pour les autres''.

 

Maison Makas a fait appel aux opérateurs pour, a-t-il précisé, pour leur permettre de prendre connaissance du dossier et ''d'envisager, ensemble, les suites à donner à cette affaire''. L'objectif étant ''d'alerter l'opinion sur les conséquences fâcheuses et dévastatrices de ces pratiques sur le développement économique déjà extrêmement précaire du pays''.

 

Un opérateur, qui avait assisté à la réunion, a souligné que, dans cette affaire, ''c'est Makas qui est attaqué mais se sont tous les hommes d'affaires comoriens souffrent''. Dans la mesure où ''tous les recours ont été épuisés'' (ministère des Finances et justice) en vain'', l'opérateur a préconisé une campagne de dénonciation nationale et internationale conduite par l'OPACO pour ''faire entendre raison aux autorités''.

 

Le responsable du groupement des préparateurs de vanille, 'Lavani Ndjema', a fait remarquer qu'un grand nombre d'opérateurs rencontrent les mêmes mésaventures à des degrés divers. Il a rappelé ce qui lui a été arrivé avec ses 500 kg de vanille avant d'appeler, lui aussi, à un ''front commun'' conduit par l'organisation patronale pour que ''toutes les tracasseries administratives orchestrées par les pouvoirs contre les opérateurs comoriens prennent fin''. Le président des éleveurs de Ngazidja est allé dans ce sens. A ce propos, il a raconté les ''mésaventures'' rencontrée par leur filière qui avait provoqué la chute de la production de l'élevage de volaille suite au ''blocage à la douane par les autorités, de certaines denrées.

 

“Attitude inacceptable''

 

Il a dénoncé le mépris des lois ou autres textes en vigueur de certaines autorités''.

 

Le gérant de la société Dini Charif a dit, en tant qu'opérateur, que cette affaire ''l'inquiétait'' et, en tant que président  de l'OPACO, 'le préoccupe''. Son organisation, a-t-il indiqué, serait entrain de réfléchir et se concerte pour ''voir voir la démarche à suivre dans la résolution de cette affaire''. Elle serait entrée en contact avec des personnalités influentes qui pourraient fléchir la position du ministère des Finances. Selon lui, l'attitude du ministère est ''inacceptable''. Il a déclaré que l'OPACO soutenait la position de Maison Makas, et était disposée à engager des actions en accord avec les gérants de Makas : ''Le constat sur la vie économique et sociale du pays est alarmant.

 

“Meilleures relations”

 

Le pays s'appauvrit progressivement et il est inadmissible que les autorités poursuivent leurs pratiques de paralysie et de découragement du secteur privé, un des facteurs clé de notre développement économique''. Il appelle à de ''meilleures relations'' entre les opérateurs privés et les pouvoirs publics : ''On ne peut pas construire le pays sur la base de rapports conflictuels et d'affrontements, il faut toujours recourir au dialogue'', avait-t-il conclu.

 

A la fin de la réunion, les participants avaient demandé au président de l'OPACO d'appeler à une rencontre des tous les opérateurs pour ''définir une action commune''.

 

Mmadi Moindjié    

 

Fait divers

Deux plaintes autour d'une ''grave'' morsure de chien

 

Hassane Boina réclame toujours à ce que la Justice se saisisse de l'affaire du chien qui a ''gravement'' mordu sa femme.

 

De leur côté, les propriétaires du chien abattu, selon les propriétaires de la bête ''par des militaires en tenue'' et qui se disent ''convaincus de l'innocence de leur animal'', ont porté plainte pour violation de domicile et pour l'abattage de leur chien.

 

Pour rappel, le vendredi 4 juin dernier, sa femme, Charfine Dreheme Said, a été mordue, devant son domicile sis près du Lycée de Moroni, par un chien qui appartiendrait, selon le plaignant, à une famille des environs. Charfine ''portait son bébé quand le chien a sauté sur elle et la mordu à son pied droit''. Le pied ''avait été presque paralysé'' et il ''a fallu, pour les médecins, des traitements intensifs pour le réanimer'', selon toujours le mari.

 

Vu la gravité de la blessure, les médecins traitant auraient estimé que le chien qu'il croit s'être attaqué à sa femme ''était dangereux et présentait des risques pour les voisins, et avaient demandé à ce que le chien soit abattu.

 

L'opération de l'abattage du chien - que le mari de madame Charfine Dreheme accuse, malgré les dénégations de la propriétaire du chien, d'avoir mordu sa femme - avait été mené par ''des militaires en tenue dont un officier de l'AND'', selon la femme propriétaire du chien, Soifia Elias. Actuellement, l'état de la victime qui ''suit toujours un traitement'' s'améliore, même si ''elle doit marcher à l'aide d'un bâton'', précise la famille.

 

Après cet incident, le mari a porté plainte contre les propriétaires de l'animal pour ''blessures graves'' mais s'est vu signifié que le ''code pénal comorienne n'a pas prévu des dispositions sur les délits d'animal, notamment le chien''. Toutefois, après beaucoup d'insistance, ''la plainte a été reçue et la procédure suit son cours''.

 

Le mari qui trouve ''trop longue la procédure'', se dit ''inquiet de cette lenteur''. Pour lui, ''cet incident a failli coûter la vie à sa femme et à son bébé et il ne doit pas rester impuni car les pariétaires de cet animal sont responsables de ses agissements''.

 

De leur côté, les propriétaires du chien abattu, qui se disent convaincus de l'innocence de leur animal ont porté plainte pour violation de domicile et pour l'abattage de leur chien.

 

M.Moindjié      

 

Habari za udunga

 

Entre une viande périmée et du pain devenu introuvable, le petit peuple est condamné à faire un jeune forcé, ce qui ne correspond pas à l'esprit de ce pilier de l'islam.

 

Tous les analystes sous les cocotiers se perdent en conjectures sur la situation politique nationale. Personne n'arrive à caractériser la nature des difficultés actuelles. En effet, c'est la première fois que dans les îles de la lune, un pouvoir perd des élections de façon démocratique.

 

Le régime en place ne sait que faire d'une défaite dont il a le plus grand mal à gérer. La formation du nouveau gouvernement illustre quelque part l'embarras dans lequel se trouve le régime. Il semble qu'on se dirige vers la formation d'un gouvernement mi-figue, mi-raisin. Nos analystes pensent que le chef de l'Etat n'arrive pas à dénicher les quelques fleurs rares dans le jardin du microcosme qui pourraient constituer un bouquet à offrir à une population qui ne sait plus où donner de la tête. Entre une viande périmée et du pain devenu introuvable, le petit peuple est condamné à faire un jeune forcé, ce qui ne correspond pas à l'esprit de ce pilier de l'islam.

 

Le débat actuel sur la responsabilité des uns et des autres sur la question des salaires commence à devenir indécent au vu des difficultés insurmontables rencontrées par les petits et autres grands fonctionnaires dans les îles de la lune. Il ne faudrait pas non plus que les salariés se fassent les jouets d'une manipulation quelconque de la part des différentes tendances en lutte pour des prébendes au sein des appareils gouvernementaux à tous les niveaux. L'épée de Damoclès suspendue sur la tenue des examens doit être utilisée à bon escient dans une certaine mesure chaque scolaire est comme l'arbre qui cache une forêt de problèmes pour les familles.

 

Il convient donc de faire la part des choses dans toute cette agitation fébrile et tracer des pistes pour éviter de tomber dans des voies de garage et être obligé de refaire la même gymnastique. A la longue, beaucoup resteront en chemin et ce n'est pas le but poursuivi. Alors, cessons de jouer aux apprentis sorciers et essayons dans les limites de nos moyens de bâtir au lieu de toujours détruire. Un cri dans le désert ?

 

Hachime Abdérémane 

 

Arrestations à la Mamwe

 

Le chef d'exploitation de la Mamwe et celui de la micro-centrale de la Mamwe d'Uziwani sont, depuis lundi dernier, en détention à la brigade judiciaire de Moroni. Ils seraient impliqués dans une affaire de détournement d'un groupe électrogène de ladite micro centrale.

 

Le groupe électrogène en question, bien qu'il ne soit pas en bon état et venait d'être remplacé par un nouveau, ''n'était pas à jeter'' selon des sources judiciaires et ''pouvaient revenir à plusieurs millions''.

Un détournement de procédure aurait permis à ses deux personnes de tromper la vigilance de la direction générale de Moroni. Cette dernière finira par se rendre compte, plus tard, de la disparition de son bien.

 

Tout le personnel de la micro-central a été entendu à la brigade judiciaire de la gendarmerie de Moroni et été relâché, toujours selon les mêmes. Seuls leurs chefs resteront en cellule et ''ils sont loin d'avoir fini avec la justice''. L'enquête ouverte par la brigade judiciaire aurait conduit à un receleur.

 

Ahmed Bourguiba