EDITION ELECTRONIQUE N°304
Institutions de l'Union : Les îles
pourraient être ''impliquées'' dans la formation attendue du nouveau
gouvernement
Il se confirme de plus en plus que le chef de l'Etat, le
colonel Asali Assoumani, a
initié des entretiens avec les chefs des exécutifs des îles dans le cadre de la
formation attendue du premier gouvernement de l'Union d'après la période
transitoire.
En début de semaine dernière, un émissaire du patron de
l'Union - en la personne de l'actuel directeur de la Société comorienne des
Hydrocarbures et député CRC à l'assemblée de l'Union - serait entré en contact,
à cet effet, avec le président de l'île autonome de Ngazidja, Mzé Abdou Soulé Elbak. Une démarche parallèle aurait été menée, à deux
reprises, par le conseiller spécial du chef de l'Etat, Ali Nassor
en direction, d'une part, de Mohamed Soilihi (Mamadou), le très influent
conseiller financier et de l'autre en direction de Moustoifa
Cheikh, autre conseiller du président Elbak.
La démarche d'Azali Assoumani conduite, semble-t-il, par la même personne
aurait été menée en direction des chefs des exécutifs des autres îles, Mohamed Fazul et Mohamed Bacar. Objectif
: Aboudou Soefo, tente de
trouver avec les autorités élues des îles autonomes les voie et moyens de
former un gouvernement de l'Union qui ''impliquerait d'une manière ou d'une
autre'', les pouvoirs des îles.
Favoriser toute démarche de concertation
On se souvient qu'à l'occasion de la toute première
rencontre entre le président de l'assemblée nationale et celui de l'Union, ce
dernier aurait ''promit'' à son interlocuteur de former ''un gouvernement de
large ouverture qui reflétera la volonté du peuple exprimée à travers les
urnes'' (Lire notre édition 296 du mardi 15 Juin).
C'est cette nouvelle initiative du colonel Azali qui serait à l'origine de la rencontre, jeudi dernier
au Palais présidentiel de Bonovo à Mwali entre les trois chefs des exécutifs des îles.
Dans le communiqué issu de cette entrevue et rendu public
deux jours plus tard, samedi, les chefs des exécutifs disent avoir ''pris acte
de la démarche entreprise par le président de l'Union visant à impliquer les
autorités des îles dans la formation du nouveau gouvernement''.
A cet égard, continue le document signé du directeur de
cabinet de la présidence mohélienne, Ahmed Elarif Hamidi, ils ''rappellent
qu'il est de l'intérêt du pays que la formation du nouveau gouvernement de
l'Union tienne compte des dispositions pertinentes de la constitution de
l'Union, des lois fondamentales des îles autonomes et de la nouvelle
configuration politique issue des récentes élections législatives''.
Dans le même document, les présidents des îles
''affirment leur disponibilité à agir ensemble pour favoriser toute démarche de
concertation susceptible de préserver les acquis du processus de réconciliation
nationale''.
Enfin, ils rappellent qu'il est ''impératif'' de mettre
en place toutes les conditions qui ''permettent à l'assemblée de l'Union de
légiférer en toute sérénité sur les lois organiques appelées à compléter la
constitution de l'Union''.
Ce dernier ''rappel'' relatif au fonctionnement de l'assemblée
nationale, s'est imposé aux présidents des îles suite à la crainte réelle
qu'ils ont de voir l'exécutif de l'Union multiplier les blocages pour empêcher
le parlement très majoritairement acquis à leur cause de faire son boulot.
On se souvient, à cet égard, que dans les tentatives de
trouver une issue à la crise sociale actuelle initiée par les députés de
l'Union, le gouvernement du colonel n'a pas jugé utile de répondre à la
convocation des parlementaires ni même de motiver son attitude.
Mémorandum
Idem pour ce qui est des efforts des députés de mettre en
place le budget du semestre qui commence. Même si du côté de la présidence de
Ngazidja, notamment, on essaie de minimiser les conséquences de ce refus
d'obtempérer en prétextant que la résolution de la crise ''n'entre pas dans le
cadre de l'ordre du jour de la session extraordinaire actuelle''.
Sur les concertations en cours dans le cadre de la
formation du gouvernement de l'Union, un mémorandum consignant en détail la
position des pouvoirs mdjidjengo a été ou devrait
être incessamment remis au chef de l'Etat. Des indiscrétions font état des
directions précises souhaitées par les autorités des îles dans le sens, selon
ces dernières, de se confirmer aux lois fondamentales. Ces ''directions'' auraient
un rapport direct avec les prérogatives constitutionnellement accordées aux
différentes entités de l'Union et des îles. De même, le président Elbak aurait proposé la mise en place - en lieu et place de
l'émissaire du colonel Azali - d'une commission qui
se chargerait de préciser les formes que doit prendre ''l'implication''
souhaitée de part et d'autre.
On se souvient que depuis l'élection des présidents des
îles, il y a plus de deux ans, le ''débat'' (ou faux débat, selon certain) sur
le partage des compétences a empoisonné - et même plus encore, les relations
entre les deux niveaux de pouvoir.
Enseignement : L'université a son
Conseil scientifique
L'université des Comores a son Conseil scientifique
depuis le samedi dernier 26 juin 2004. Ces membres ont été investis au cours
d'une cérémonie officielle tenue à la faculté des Lettres (ancienne IFERE).
L'investiture s'est en présence de nombreuses invités, notamment le ministre
des Affaires sociales de l'Union, Ali Mohamed et le représentant de l'organisation
onusienne pour la culture et la science, Unesco, dans la zone de l'Afrique de
l'Est avec résidence à Dar-es-Salam, la capitale
tanzanienne, Cheik Tidiane Sy.
Dans son discours, le ministre des affaires sociales a
souligné que l'investiture du Conseil scientifique de l'université des Comores
marque ''la dernière étape du processus de la mise en place de ses organes
fonctionnels, le passage de la phase provisoire à celle du durable et du
définitif à la création de notre université''.
A ce stade d'évolution, a insisté Ali Mohamed, ''les
incertitudes ne sont plus permises''. Et a renchérit : ''l'histoire moderne
nous a révélé que les nations qui réussissent sont celles qui investissent dans
les ressources humaines pour la réussite de leur jeunesse''. Pour le ministre,
''ces scientifiques doivent fournir à notre société les armes de lutte contre
la pauvreté, les maladies et l'ignorance''.
S’éloigner du provisoire
Abondant dans le même sens, au cours de son allocution,
l'administrateur provisoire de l'Université des Comores, Damir
Ben Ali, pense que le travail du conseil scientifique ''représente une
contribution fondamentale dans la lutte contre la pauvreté, la désespérance et
pour la sauvegarde de l'unité nationale''. Il a ''espèré''
qu'avec la mise en place de ce Conseil, ''l'Université s'éloigne, lentement
mais sûrement, de la zone de tous les dangers, celle du provisoire, des
structures temporaires et des engagements à court terme''.
Le doyen des membres du Conseil, le docteur Mbaraka Charif, considère la mise
en place de cette structure comme ''un rêve qui se réalise'' car, a-t-il dit,
''nous avons lutté pendant plusieurs années pour faire reconnaître nos
références et nos compétences''. Il a reconnu, à l'adresse de ses collègues
membres du Conseil, qu'ils ont ''d'immenses missions et tâches'' et leur a
''demandé'' d'être ''à la hauteur''.
Selon l'administrateur provisoire de l'université, le
Conseil scientifique mis en place samedi dernier, réunit des personnalités
''hautement compétentes et expérimentées'', représentant les différentes
facultés, les instituts et les écoles qui composent l'université, le secteur
privé, la culture et le ministère de l'enseignement supérieur.
Cette nouvelle structure de l'université aura une mission
d'ordre scientifique, pédagogique et didactique. Elle aura, notamment, à
proposer la création des départements, laboratoires et centres de recherche, à
définir les orientations des politiques des recherches, de documentation
scientifique et technique, et de formation, à répartir les crédits de la
recherche, à superviser et à contrôler l'élaboration et l'exécution des
programmes de formation initiale et continue, des références et profils
d'enseignants chercheurs, projeter la création ou modification des diplômes de l'université.
Mmadi Moindjié
Vol de gousses de vanille à Kwambani-Washili
Dimanche 27 juin dernier à 11heures 45, la police
communale de Kwambani-Washili à attrapé en flagrant
délit onze personnes entrain de s'attaquer à des arbres supportant, pour la plus
part, des vanilliers. Deux d'entre eux, Mboussouri Assoumani et Nassuf Mmadi Abdallah, ont été appréhendé en possession de
plusieurs kilos de vanilles au moment de leur arrestation. Le nommé Mboussouri, 15ans à peine, connaît bien la zone pour avoir
séjourné à Kwambani durant presque cinq ans.
Pour rappel, la mairie de Kwambani
avait signifié par écrit à l'ensemble des préfectures de l'île, l'interdiction
de couper des arbres dans la zone de ''Shamadani''
célèbre pour ses implants de vanille. L'arrêté communale faisait état de la
difficulté de différenciation entre arbres supportant des gousses de vanille et
le reste. Cette interdiction faisait suite à un précédent acte de vandalisme
perpétré dans la même zone, il y a quelques semaines. Beaucoup d'implants de
vanille avaient été saccagés et plusieurs champs pillés de leur précieux
produits.
Pourquoi ses individus s'obstinent-ils à violer des
patrimoines aussi lointaines? La ''coupure des bois'', ne serait-elle pas
l'arbre qui cache la forêt? Selon la version de neuf des onze prévenus, hier
aux mains de la gendarmerie de Moroni, quelqu'un aurait loué leurs services
pour qu'ils viennent ''couper des bois''. Toujours selon eux un camion à benne
a été affrété pour assurer ''le ramassage''.
La commune de Kwambani sous le
haut patronage de son maire le prince Ali Abdoulhamid,
dit ne pas ''ménager ses efforts'' pour sécuriser cette zone rentière et
réitère son engagement en faveur de la protection de la biodiversité et des
biens appartenant à ses administrés. Du coup, il est formellement déconseillé à
toute personne étrangère à la zone vanillier de rôder autour, surtout en cette
période de campagne de la vanille.
Un rôdeur averti en vaut deux.
Saïd Maoulana
Faits divers : Poursuivi après avoir
découvert un magot dans les ordures
Un chômeur argentin qui avait découvert 50.000 dollars
dans des ordures et acheté illico une maison, deux voitures et une boutique,
est poursuivi par une commerçante qui affirme que sa domestique avait jeté par
erreur tout cet argent. "Tout ce que je peux dire, c'est que je ne suis
pas un criminel", a expliqué jeudi à l'agence DyN
Paulo Altamirano, 46 ans, qui vit en ramassant les détritrus à Cordoba, dans le centre du pays.
Emilia Mascoy poursuit en
justice Altamirano pour fraude et exige la
restitution de son argent. Elle affirme que sa bonne a jeté la boîte contenant
la somme lors d'un grand nettoyage de printemps, rapporte DyN.
La sévère crise économique de 2002 a obligé des milliers
d'Argentins, qu'on appelle les "cartoneros",
à vivre de la collecte et de la revente de détritus ménagers comme les cartons.
Adresse à tous les amis : du Lycée Saïd
Mohamed Cheikh
Cher Ami du Lycée SMC.
J'ai tenu à m'adresser à vous pour vous informer du
regain d'activité de renouveau autour du Lycée Said
Mohamed Cheikh (LSMC) et l'Association des Amis du Lycée SMC et vous inviter à
y prendre une part active.
C'est que je ne doute pas de votre attachement à cet
établissement au sein duquel une très grande partie d'entre nous avons passé
une partie essentielle de notre jeunesse, un lieu plein de souvenirs et qui a
contribué à faire de nous l'homme et la femme que nous sommes aujourd'hui.
Nous savons dans quel état se trouve notre établissement,
une situation qui ne laisse personne indifférente. Certains anciens et amis du
LSMC ont, donc, décidé de réagir malgré le pessimisme ambiant et les nombreuses
difficultés de tous ordres que chacun de nous rencontre dans sa vie
professionnelle et familiale. C'est ce phénomène qui est à la base du renouveau
de l'association des amis du lycée.
Notre objectif est de contribuer à l'émergence, dans ce
lycée, d'un environnement propice à l'éducation des jeunes, un environnement
digne du premier lycée historique du pays en ce début du XXIè
siècle.
L'association s'est dotée d'un nouveau bureau dirigé par
Ahmed Mohamed Thabit et d'un nouveau Conseil
d'Administration présidé par Said Mohamed Mshangama. Un dynamisme éclot autour du programme
d'activité ont l'axe principal est de collecter de fonds pour financer les
laboratoires scientifiques et de langue, une salle d'informatique, etc.
Dans cette optique, nous préparons un Téléla
(version comorienne du téléthon), une manifestation
qui va mobiliser le pays tout entier, y compris Maore,
autour du lycée de ses destinées. Ainsi, nous aurons marqué, ensemble, une
empreinte indélébile au centenaire du feu président Saïd Mohamed Cheikh et au
jubilée du 50è anniversaire du Lycée.
Vous ne pouvez pas vous situer en marge d'un tel
événement. Je vous invite vivement à adhérer à l'Association des Amis du Lycée
en remplissant le bulletin d'adhésion ci-dessous et en en vous acquittant de
votre cotisation annuelle fixée à 5000 (cinq mille) francs comoriens, minimum.
C'est avec l'espoir de vous voir rejoindre l'association,
que je vous présente, cher ancien et ami du Lycée SMC, mes compliments et mes
salutations fraternelles.
Le président, Ahmed Mohamed Thabit