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EDITION ELECTRONIQUE N°328

 

 

Said Larifou à coeur ouvert : “J'ai été  profondément blessé  par cette  accusation de tentative de coup d’état . Je l'ai vécu comme  une grave  insulte”

 

La gazette des Comores:Larifou, Comment allez-vous ?

 

Maître Larifou: Je vous remercie de me demander des nouvelles ; Comme vous pouvez le constater par vous même, je me porte plutôt bien. Je dois vous avouer qu'après les désagréments occasionnés par la détention arbitraire dont j'ai fait l'objet, il m'a fallu suivre des soins. Mais grâce à la qualité des médecins et du personnel, tout est rentré dans l'ordre. Je vais vous faire une confidence : je rêve que le système d'accès aux soins dans notre pays puisse s'approcher de celui de la Réunion. C'est affaire de volonté politique, car nous avons d'excellents médecins aux Comores mais les équipements dont ils disposent sont ridiculement sous dimensionnés, voire obsolètes. Encore un chantier que le RIDJA devra ouvrir car les Comoriens ont eux aussi droit à la santé.

 

Et le RIDJA comment se porte-t-il?

 

 Le RIDJA se porte très bien, c'est un jeune en pleine croissance car nombreux sont les Comoriens qui nous rejoignent. Cela se traduit par une adhésion massive dans les villages et principales villes. Les 4000 cartes mises récemment à la disposition de nos sections sont déjà épuisées. C'est l'aspect physique mais l'aspect mental est encore plus encourageant car nos militants s'organisent en cellules locales, travaillent sur notre programme de gouvernance, discutent avec nos compatriotes, font des propositions, écoutent les citoyens pour intégrer leurs réflexions et leurs demandes dans le contrat de gouvernement que nous allons proposer aux comoriennes et aux comoriens. Vous imaginez bien que lorsque l'on effectue un tel travail, il faut être en pleine forme, donc le RIDJA est en grande santé et d'une vigueur que beaucoup nous envient ; je pense également que nous avons conscience collectivement du rôle historique qui nous attend, alors cela nous fortifie.

 

Enfin, vous savez que le RIDJA à construit grâce à ses militants son siège, sa maison, la maison du peuple qui sera inaugurée courant 2005.Si nous avons conrétisé cette volonté de construire notre propre siège en acte, c’est pour inscrire notre mouvement dans la durée et durablement dans le paysage politique.

 

Le RIDJA vient de sortir des cahiers de doléance où vous appelez les Comoriens à s'exprimer. Que comptez-vous en faire par la suite ?

 

Je vous disais tout à l'heure que les militants du RIDJA débattaient avec les populations comoriennes, les cahiers de doléance servent à cela, à débattre, à écouter, à proposer mais pas pour le simple plaisir de la faire. En réalité, nous voulons que ces cahiers de doléance soient un lieu d'expression et récolement. Expression des besoins de tous nos concitoyens partout sur tous les sujets, récolement des propositions de toutes et tous car nous pensons si que la Politique c'est gérer un pays pour le plus grand bien de ses populations cela doit se faire avec les concernés, c'est à dire les administrés eux mêmes.

 

Une fois les cahiers de doléance remplis, notre travail consistera à organiser, à synthétiser le contenu, à opérer une sélection des priorités, à mettre côte à côte ce qui est revendiqué et ce qu'il est possible de faire et à fixer des délais de réalisation. Ce sera notre programme politique que nous proposerons aux Comoriens dans le cadre des prochaines échéances électorales. La nouveauté  et l'originalité de notre démarche se situe bien dans cette volonté de travailler avec le peuple pour le peuple. Nous voulons rompre avec les habitudes passées : le peuple doit être acteur et pas spectateur de son propre avenir.

 

Les partis politiques comoriens sont actuellement inexistants. Le combat politique s'est réduit à une confrontation Union Mdjidjingo. Est ce bon pour la démocratie ?

 

Certains  partis  politiques  sont  peut être  inexistants. Le RIDJA agit et demeure très actif, il  n'entend  pas  s' immiscer  dans cette  querelle  d'intérêts  qui n'a  apporte  rien de concret dans la vie  des comoriens.

 

Les  fonctionnaires  ne  sont  pas   payés  depuis  plusieurs mois,  tous  les opérateurs économiques, sans  exception, sont asphyxiés et sont au bord  de la faillite, ils  ne tiennent  leur survie  que par leur courage, aucune initiative  concrète n'a été prise par les autorités politiques  pour  les aider.

 

L'existence de partis politiques  dans ce  contexte est donc consubstantielle à la démocratie et pour  la prise de conscience  de nos dirigeants  de leurs  responsabilités. Les droits de l'opposition sont inexistants ou bafoués, les dirigeants des partis d'opposition sont embastillés, comment voulez vous que vive une démocratie quand les voix discordantes sont bâillonnées ? Comment voulez-vous que notre pays trouve l'issue pour construire une société moderne ? La démocratie est à construire, le RIDJA possède cette ambition, il lui faut l'aide de tous pour inventer la démocratie comorienne car la démocratie n'est pas un but mais une recherche, comme le disait Pierre Mendés France, qui fut Président du Conseil en France.

 

Huit mois après les élections des députés, le pays est toujours dans l'impasse. C'est à nouveau le blocage. Que faire pour en sortir ?

 

Cette question se rapporte à la précédente : l'inexistence de démocratie. La Démocratie est l'Etat de droit qui se caractérise par la désignation des élus par le scrutin. L'assemblée élue, pour ce qui nous intéresse, l'assemblée nationale vote des lois puis ces lois sont promulguées, les décrets rédigés, publiés puis leur application se fait par l'intermédiaire des pouvoirs publics. Le Gouvernement dans tout cela est chargé de faire respecter la loi et les décrets votés par le Parlement, c'est pour cela qu'on le nomme l'Exécutif. Si l'on considère que le parlement n'a pas les moyens de fonctionner, que le Président s'exonère  de toutes les règles les plus élémentaires y compris celles fixées par la constitution que nous avons adoptée il y a peu, comment faire qu'il n'y ait pas blocage institutionnel?

 

Ce qu'il faut faire est simple : que le Président se limite aux seules prérogatives qui lui sont fixées par notre constitution - pour laquelle nous avons pris position- que le parlement ait effectivement les moyens de fonctionner, que l'opposition ait droit de cité, que les décisions prises soient bonnes pour le peuple et qu'elles soient réellement appliquées à tout le monde sans passe droit ou favoritisme,… Commençons par faire ça et vous verrez que ce sera un bon début.

 

Dans un an Azali doit céder normalement sa place à un Anjouannais. Le RIDJA  a-t-il un candidat ?

 

Le RIDJA n'est pas un parti régional. Nous sommes partout, nous avons des militants partout et dans toutes les catégories sociales. Nous  n'avons pas  attendu l'approche  des élections  pour travailler, notre  permanence  est opérationnelle  24/24 et 7 jours sur 7. Les  manifestations organisées par le RIDJA en 2003 sont  l'illustration  parfaite  de nos  préoccupations permanentes  et quotidiennes  pour  le  bien être  de notre  population. Bien sûr que nous aurons un candidat, qu'il soit issu de notre parti ou que ce soit une personnalité de confiance que nous soutiendrons après avoir  réussi  à définir, à  nous  mettre d'accord  pour  "  LE PROJET COMORES " et  négocié les termes  d'un programme politique pour  le court terme  qui nous  semble  indispensable  pour  restaurer la confiance  et l'Espoir. Cela  nous  semble  indispensable  avant de définir  des grands  Projets  et chantiers. C'est le Parti qui le décidera même si, effectivement, j'ai personnellement mon idée.

 

Certains politiciens veulent remettre en cause la constitution actuelle qu'ils jugent mauvaise et inapplicable. Quelle est votre opinion ?

 

Il ne faut pas faire  le Procès  de la Constitution actuelle  qui est l'expression démocratique de la volonté  populaire.

 

Les Comores  ne  doivent pas chaque  fois  détourner le peu d'attention que la Communauté  Internationale  porte  sur elles  à des débats  institutionnels. Que des temps  perdus, que  d'énergies gaspillées. Nous ne  sommes  pas les seuls  au Monde. Il y a  des drames humanitaires qui attirent, à  juste  titre,  l'attention de la Communauté  Internationale qui ne peut en permanence se pencher sur le cas des Comores comme si, nous étions des enfants, je dirais des mauvais élèves.

 

Pour nous  le débat institutionnel est clos , il convient d'ouvrir  celui du Développement  Economique  des Comores et mener sans  réserve  la lutte  contre  la pauvreté  qui frappe  plus de  80% de notre  population.

 

On doit  tous  s'y conformer. Le RIDJA  a pris  part au débat et à la  compagne  électorale au moment où nous  fut soumis  le projet de constitution. Nous y étions  favorables, nous  le restons. Car nous demeurons  convaincus  que ce  texte  fondamental est une bonne  base  pour nous  réconcilier et  reconstruire  notre beau pays, dans l'apaisement, le respect mutuel et le sens des responsabilités.

 

Trente  ans  après  son s indépendance, notre  pays   doit  enfin trouver et définir  sa voie  et non vivre  dans une  instabilité  institutionnelle  chronique.

 

Je trouve  pour  le moins  déplacée  que l'on commence  à désigner notre  constitution à un an des  prochaines élections. Faut - il  y voir  une  prise de  position  de circonstance  dictée par  l'envie  ou une  névrose obsessionnelle  de prendre  le pouvoir  à tout prix ?

 

A quand votre retour aux Comores ? A-t-on levé le contrôle judiciaire et l'interdiction de quitter le territoire qui pesaient sur vous ? 

 

J'ai beaucoup  de respect pour  l'institution judiciaire, notamment celle du pays  dont je  nourris  une  légitime  et grande  ambition.

 

Dans  tous les pays,  la  crédibilité  de l'institution judiciaire  est une  garantie  fondamentale  pour  les libertés, pour  les personnes  et leurs bien.

 

Je  me réserve  donc  de toute  polémique qui ne  ferait qu'aggraver une situation déjà préoccupante.

 

J'estime cependant devoir déplorer l'utilisation par certains dirigeants  politiques  de l'institution judiciaire  à des fins  exclusivement  politiques  et  cela  en  détruisant des vies et  l'espoir  des milliers des personnes.

 

C'est  vrai que dans  l'affaire  me  concernant, j'ai commis une  imprudence, j'ai  même  manqué de  vigilance  pour  avoir   donné  mon accord  à  la  venue  aux  Comores comme observateur d'une  personne dont j'ignorais le passé dans le cadre  des Manifestations  pacifiques  et blanches  organisées par le RIDJA. Je signale toute fois que les autres observateurs étrangers se sont tous tenus à leur mission et, n'ont pas outrepassé celles-ci.

 

Cependant,  il n'a jamais, vraiment  jamais été  question de coup d'Etat.

 

J'ai été  profondément blessé  par cette  accusation. Je l'ai vécu comme  une grave  insulte,  caractérisée par une détention provisoire,  aggravée par une assignation en résidence dont la finalité était de me détruire  psychologiquement à défaut  d'avoir  réussi à m'atteindre  physiquement.

 

Je  dois  ma  survie  à  l'élan d'amitié et de fraternité  qui s'est exprimé naturellement aux  Comores, du soutien de la population réunionnaise de mes amis mauriciens  notamment le 1er  Ministère  Paul Berenge, Me Rama  Valayden, Leader  du Mouvement Républicain, de la Solidarité  de nombreux chefs  d'Etats, au parlement européen, aux  parlementaires français, à Monsieur le Président Chirac, aux  Elus et Artistes Réunionnais, aux Journalistes  Comoriens  et  à  la Presse  Internationale et Régionale, aux  Avocats  de France et de mon barreau de Saint Pierre et du Monde  Arabe,  aux  magistrats  de la Réunion qui par leur  solidarité  réconfortent  l'idéal  de justice  de liberté  et de Démocratie  qui est partagé  de partout  dans le Monde.

 

Même de l'Extérieur, j'ai tenu à exprimer mon respect pour l'institution judiciaire  de mon pays  et ma  soumission  à sa  décision. Je pense avoir tiré  des leçons  personnelles  de cette  épreuve.

 

 Mais  que  nos  compatriotes se  rassurent, mon cœur  est resté  aux  Comores, mon  âme  et mes pensées sont constamment  au pays  et  mon corps, dès  que  les  conditions de ma sécurité  seront assurées, y retournera très prochainement. Et puis  j'ai envie de revoir  mes parents , ma famille, mes amis, mon village, mon peuple, ma terre.

 

 

Deux gros exportateurs de vanille escroquent un milliard et demi de francs

 

Deux gros exportateurs de vanille viennent de faire l'objet d'un redressement fiscal d'un milliard et demi de francs comoriens pour le seul exercice 2003. L'exportateur Hasympex pour trois cents millions et la société AGK (Amine Kalfane) pour un milliard cent quatre-vingt-quinze millions ! Ce sont les montants réclamés par la Commission chargée de l'examen des comptes financiers. Dans un premier temps, la DGI avait réclamé six cent huit millions d'IBD (impôt sur le bénéfice) seulement.

 

La commission a estimé que conformément aux termes du contrat de vente n° 11204 en date du 14 janvier 2004, passé entre ZINK & Triest International et AGK qui fixe le prix moyen à 500$ le kilo., le résultat s'élève à plus de deux milliards trois cent quatre-vingt-onze millions (2 391 946 605 FC). Par conséquent l'IBD doit être fixé à 1 195 973 303 FC. La commission demande à l'AGK de verser immédiatement 25 % de cette somme soit trois cents millions. Lorsque vous faite plus de 50 millions l'IBD est de 50 % (en attendant les suites du procès qui l'oppose à ZINK.)

 

Dans une lettre datée du 16 décembre, adressée au Trésorier Payeur Général des Comores, par l'avocat maître Eric Sossa qui défend les intérêts de AGK, ce dernier affirme que son client est t en procès avec son acheteur ZINK & Triest International. Ce dernier refuserait d'honorer ses engagements à l'égard de l'AGK. Selon maître Sossa, ZINK reste redevable à son client au titre de la commande pour la campagne 2003-2004 de 30 277 kg de vanille sur la base d'un prix moyen de 500$ US le kilo. L'acheteur voudrait remettre en cause le prix stipule dans le contrat car il contesterait la qualité de la vanille !  C'est l'objet du contentieux en cours. En fait il semble que la contestation du ZINK porte uniquement sur 6,5 tonnes de vanille qui était en consignation et qui ne faisait pas l'objet d'un achat ferme et non sur les 30 tonnes. On ne voit pas comment un acheteur peut remettre en cause une vente déjà conclue et après avoir prit possession de la marchandise plusieurs mois auparavant ! 

 

Pour sa part, dans une lettre datée du 23 décembre adressée au président de la Commission, M. Amine Kalfane affirme avoir payé 15 millions à Ahmed Djaffar DGI et à Said Mohamed chef de service de recouvrement et qu'il serait dans l'incapacité de régler les 25 % exigés car sa société est " actuellement en quête de restructuration bancaire ".

 

Il faut ajouter que l'AGK est en infraction avec la législation comorienne qui exige un rapatriement de devises dans un délai maximal de trois mois à partir de la date de l'exportation de la marchandise. Depuis un an, aucune devise n'est rentée dans le pays pour le compte de l'AGK. Quand vous exportez une marchandise, il est de votre responsabilité de vous acquitter de vos obligations vis-à-vis de l'Etat. Si vous avez des problèmes de recouvrement cela ne vous dispense pas de payer vos impôts. 

 

Il faut souligner par ailleurs que l'AGK ne disposerait pas de comptabilité fiable (elle ne dispose d'aucune pièce comptable sur place comme l'exige la loi).

 

La Commission a découvert en outre que l'AGK n'a jamais payé plus de 70 millions d'impôts, tout le monde sait que les prix à l'exportation de la vanille étaient très juteux durant toutes ces dernières années.

 

Si les services du fisc faisaient efficacement leur travail l'Etat n'aurait sans doute pas trop de difficultés à payer ses enseignants et les enfants comoriens iraient à l'école plus souvent.

 

 

Vol des cartes de télephonie mobile La SNPT n’a pas porté plainte

 

Suite à la publication dans notre dernière édition d'un article intitulé " vol des cartes téléphoniques à la SNPT ", nous avons reçu la réaction d'un cadre supérieur de la SNPT qui, sous les seaux de l'anonymat, nous écrit ceci : " Il  y a eu effectivement  un vol de cartes téléphoniques, pour le mobile, à la SNPT. Trois  guichetiers sont suspendus par la direction à ce sujet. Ils  troquaient des cartes de téléphonie mobile avec des cartes ordinaires or ils sont là pour vendre des cartes et non troquer des cartes contre d'autres. Un agent de sécurité, Hadji EL-Bak, est arrêté et écroué, pour vol. Un carton de mille cartes, d'un montant de 15 millions Fc a été volé et nous pensons que l'acte a eu lieu au moment du transfert des cartons au caveau car il n'y a pas eu un acte de vandalisme. Une enquête est ouverte, elle est confiée à la gendarmerie. Elle va nous dire s'il s'agit d'un réseau ou d'un acte isolé. De même, à  l'intérieur de l'établissement, une commission d'enquête est mise en place avec comme but  : la recherche de la vérité dans cette affaire. 

 

Nos ingénieurs en informatique ont d'ors repérés la  traçabilité des cartes volées et ont bloqué la série incriminée. Ceux qui ont acheté ces cartes en sont à leurs frais. On dit qu'elles ont été vendues à 10 000 Fc au lieu de 15 000Fc. Tout consommateur qui a utilisé une de ces cartes volées a reçu un SMS de la part de la direction commerciale lui disant qu'il  utilisait une carte volée. Dire donc qu'à ce jour aucune poursuite n'est engagée par les responsables de la boite, je dirais aussi …affaire à suivre… et attendons les résultats de l'enquête de la gendarmerie.

 

NDRL contrairement à ce qu'affirme ce cadre de la SNPT, aucune plainte n'a été déposée par la direction de l'établissement. C'est le ministère public en l'occurrence la gendarmerie qui s'est saisi de cette affaire après la publication de l'article de La Gazette des Comores qui a divulgué ce vol. Ce qui a conduit la gendarmerie à arrêté et emprisonné l'agent de sécurité mise en cause. Question : pourquoi la direction de la SNPT a t'elle gardé le silence pendant cinq mois ?

 

D'autre part, il y a eu dans la nuit du 7 au 8 janvier, il y a eu un braquage à la poste de Mitsamiouli.

 

 

Comores-Libye : Ali Abddessalam Triki à Moroni

 

Les relations entre Moroni et Tripoli évoluent, selon l’ambassadeur de Libye aux Comores, M.Mosbah, vers le réchauffement. Une délégation comorienne doit se rendre bientôt à Tripoli dans le cadre de la commission mixte Comores-Libye.

 

L'ancien ministre libyen des Affaires étrangères et ancien Représentant de la Libye aux Nations Unies, Ali Abddessalam Triki, a fait un bref passage,  à Moroni, le dimanche 9 janvier. Il était porteur, selon la présidence de l'Union, d'un message du guide de la Jamahiriya libyenne, Mouamar Kaddafi, au colonel Azali. 

 

Fidèle  parmi les fidèles, M. Triki, âgé de 66 ans, est le " Monsieur Afrique " du colonel Mouamar Kaddafi. A ce titre, il dispose de moyens financiers importants voire même d'un jet à disposition pour l'accomplissement de ses missions. Aussi a t-il effectué plusieurs missions de médiation dans le Continent.

 

Pour l'ambassadeur de Libye à Moroni, M. Mosbah, " les discussions entre l'émissaire du colonel Kaddafi, Ali Abdessalam Triki et le colonel Azali ont porté d'abord sur les relations bilatérales entre Tripoli et Moroni, relations qui sont excellentes et que nous allons réchauffer avec la mise en place d'une commission mixte Libye-Comores, qui doit siéger dans les semaines à venir. Et une délégation comorienne dirigée par une autorité de haut rang se rendra à Tripoli à cet effet. " Autre sujet évoqué et développé au cours de cet entretien, et toujours selon l'ambassadeur de Libye à Moroni, l'Union africaine. " Le colonel Azali et M. Triki ont échangé leurs points de vue au sujet  du bon fonctionnement des institutions de l'Union africaine et de la marche à suivre pour que la nouvelle organisation et notamment le parlement africain puisse servir davantage les intérêts du continent ", soutient le chef de la mission diplomatique libyenne.

 

Bien entendu, l'envoyé spécial du colonel Kaddafi  et le colonel Azali ont sans doute évoqué, comme on l'a dit ci-devant, le renforcement des relations bilatérales. Il n'est donc pas exclu que lors de leur entretien les deux hommes aient invoqué le processus de réconciliation nationale en cours.

 

Il y a lieu de rappeler que l'Union africaine est un sujet cher au colonel Kaddafi dont il fait partie des principaux artisans de sa création.

 

Et le voyage de M.Triki à Moroni s'explique aussi par le fait que la Libye accorde à notre pays une place de choix dans ses relations avec les pays du continent. Notons que le voyage qu'a effectué l'émissaire libyen à Moroni revêt une signification particulière en ce sens qu'il a lieu à trois semaines de l'ouverture du sommet de l'Union africaine qui doit se tenir du 30 au 31 janvier prochain, à Abuja-Nigeria. 

 

Hadji Hassanali

 

 

Assassinat d’un jeune lycéen par un garde de sécurité anjoianaise

 

L'Association Comorienne des Droits de l'Homme condamne vigoureusement cet acte barbare

 

A la suite de la mort jeudi dernier d’un jeune lycéen de Barakani Anjouan, tué par   une sentinelle devant la résidence du président Mohamed Bacar,  l’Association Comoriene des Droits de l’Homme a publié un communiqué qui dénonce  “cet assassinat”. Nous nous rendons public l’intégralité du communiqué.

 

Le jeudi 6 janvier 2005 un jeune lycéen a été tué de plusieurs balles par le service de sécurité du président Mohamed Bacar. Un communiqué publié par la présidence de l'île autonome d'Anjouan affirme qu'un homme qui " avait tenté de s'introduire avec force dans la résidence du président Mohamed Bacar avait trouvé la mort après que les services de sécurité du président aient fait usage de leurs armes et ce, après les sommations d'usage ".

 

Cette version des faits qui  veut faire croire que la victime a été tuée parce qu'il n'aurait pas obéi aux sommations des gardes et aurait essayé de pénétrer par la force au domicile du chef de l'exécutif d'Anjouan ne semble pas crédible.

 

Quelle est cette loi ou cette déontologie sécuritaire qui autorise une garde fut-elle présidentielle, de tirer plusieurs balles sur un homme non armé sous le seul prétexte qu'il y a eu sommation !

 

Il est clair que nous ne nous trouvons pas dans une situation de légitime défense, il s'agit bel et bien d'un assassinat.

 

Cet acte est en partie la conséquence du climat de terreur, de privatisation des libertés et de psychose qui règne sur cette île

 

L'Association Comorienne des Droits de l'Homme condamne vigoureusement cet acte barbare et demande l'ouverture immédiate d'une enquête sur les circonstances de la mort de ce jeune homme.

 

Elle tient à rappeler aux autorités de l'île d'Anjouan que la vie humaine n'a pas de prix, qu'elle est sacrée et que nul n'a le droit d'en disposer. L'usage d'arme à feu doit obéi à des règles strictes de légitime défense.

 

Elle demande solennellement à ceux qui sont investis de pouvoir  partout dans notre pays pour qu'ils respectent les droits fondamentaux de la personne humaine et principalement le droit à la vie. Tout individu a droit à la sécurité de sa personne et de ses biens.

 

Elle rappelle  aux forces armées que les armes doivent servir à garantir la sécurité des personnes et un bien et non le contraire.

 

L'ACDH lance un appel aux démocrates de l'ensemble du pays, aux femmes et aux hommes épris de paix, de liberté et de justice pour qu'ils se mobilisent et qu'ils  doublent de vigilance pour défendre les libertés, les droits fondamentaux de la personne humaine et en premier celui à la vie et à la sécurité.

 

 

Le projet de loi sur l'institution des communes examiné par les députés de l’île autonome de Ngazidja

 

L'assemblée de l'île autonome de ngazidja examine en ce moment le texte relatif au projet de loi sur les commines, soumis par le gouvernement de l'île autonome de ngazidja qui vient remplacer l'ordonnance en vigueur . M. Ali Elmihidoir  Said Abdallah, membre du Comité d'Appuis aux Structures Communales (CASC) nous apprend qu'une fois la loi votée, tout va être mise en œuvre pour que les communes voient le jour en 2005, ceci avec l'appui technique et la supervision du CASC

 

Comores Solidarité Tsunami : Communiqué de Comores Solidarité Tsunami

 

Le 8 janvier 2005, au lycée Said Mohamed Cheikh à Moroni, s'est tenu un large rassemblement de solidarité autour des victimes du tsunami qui a frappé à la fin de l'année 2004 des pays bordant l'Océan Indien, tout particulièrement en Asie.

A l'issue d'échanges fructueux ; il a été décider d'organiser la solidarité citoyenne des Comores sur les bases suivantes :

 

 La catastrophe internationale dont l'ampleur est sans précédent a soulevé un vaste mouvement international de solidarité envers les pays frappés et les familles éprouvées qui est lui aussi sans précédent. Les citoyens du monde qui habitent aux Comores aujourd'hui se doivent d'apporter leurs contributions, aussi modeste soient-elles, à cet élan de solidarité

La mobilisation des opinions doit se faire sans aucune forme de discrimination et doit toucher tout le pays, toutes les couches et toutes les organisations de la société comorienne

Le processus de collecte de fonds devra se faire suivant des procédures transparentes s'appuyant sur une large communication et sur l'implication de la Communauté Internationale. A ce titre, rassemblement a vivement apprécié :

 

l'accord du PNUD a ouvrir un compte spécial où seront déposés les sommes recueillies et à assurer le cheminement de la contribution comorienne à l'ONU   l'engagement du Croissant Rouge Comorien à déployer ses volontaires lors des collectes

 

Le rassemblement s'est terminé avec l'engagement de chaque participant au rassemblement à se mobiliser et à mobiliser autour de lui dans son quartier, son lieu de travail, etc. La mise en place d'un comité de 7 personnes chargé de poursuivre l'initiative engagée. Il s'agit de :

Ania Mohamed Issa, Point focal du Croissant Rouge

 

Karim Ali Ahmed, Point focal au PNUD

Mohamed Oussein Dahalani, de la mosquée AL QASMI de Moroni

Hamidou Soulé, de l'Observatoire du Karthala au CNDRS

Abdourahim Said Bacar, proviseur du Lycée Said Mohamed Cheikh

Ismael Saadi, juriste

Idriss Mohamed, informaticien

 

Pèlerinage : Plusieurs centaines de pélerins sur le tarmac de l'aéroport de Hahaya depuis une semaine

 

Un groupe de 700 pèlerins qui devait se rendre  sur les lieux saints de l'Islam depuis le 3 janvier, squatte les hangars de l'aéroport international Prince Said Ibrahim de Hahaya dans l'attente d'un avion qui ne pointe toujours pas au ciel et d'autres font le siting devant les agences de voyage.

 

Tous les jours on leur fait croire que des avions viendraient les chercher. Malheureusement  à l'heure où nous bouclons cette édition, nos pèlerins ne sont toujours pas partis. Imaginez la fatigue et le stresse accumulés durant ces journées par ces femmes et ces hommes partis de leur île ou  de leur village depuis plus d'une semaine. Ils sont déjà épuisés avant d'entre prendre les rituels usants du hadj.

 

Nos futurs Hadjs ont déjà payé auprès de leur agence respective  la somme de sept cent cinquante mille francs comoriens correspondante aux frais du voyage et du séjour.

 

Des solutions étaient à l'étude pour trouver les voies et moyens d'acheminer ces pèlerins abandonnés à leur sort par des agents de voyage irresponsables .

 

 

Mise en place d'une commission des droits de l'homme

 

Le ministère de la Justice lance en ce moment et par le biais de la délégation générale des droit de l'homme une campagne de sensibilisation pour la mise en place d'une Commission nationale des droits de l'homme (CNDH). Une initiative qui a reçu le soutien du Programme des Nations -Unie pour le développement (PNUD).

 

Une conférence de presse a été donnée à ce sujet par la Déléguée générale au droits de l'homme, , qui a insisté sur la nécessité d'avoir dans notre pays une telle organisation pour la défense des valeurs humanitaires.

 

Parmi les organisations retenues pour mener la campagne de sensibilisation pour la mise en place d'une commission nationale des droits de l'homme et de la bonne gouvernance (CNDH), le Forum des éducatrices aux Comores (Fawecom) qui écrit dans une lettre adressée aux médias, " Cette campagne consiste à sensibiliser les acteurs de la société civile, les décideurs politiques et les leaders d'opinion sur l'opportunité de mettre en place la dite commission. " Et dans un autre document, le Fawecom insiste : " L'entrée en vigueur en octobre 1986 d'un traité régional des droits de l'homme propre à l'Afrique, la charte Africaine des droits de l'homme et des peuples, était un événement significatif sur un continent dominé par les structures de parti unique qui imposaient des restrictions à la participation politique. "

 

 

Exposition : Un artiste peintre de la dimension mythologique

 

Professeur titulaire de chaire d'Histoire - Géo de son Etat, Soulé Ali peint, par amour des couleurs et pose un regard révélateur de la mythologie comorienne, dans ce qu'elle a de sorcellerie et d'emblèmes. L'ensemble de l'œuvre qu'il expose du 4 au 15 janvier 05 à l'A.F.C de Moroni, en dit long sur nos croyances partagées entre convictions  musulmanes et pratiques animistes.

Une peinture donc à dominance fantastique et fantomatique, dont le titre " Upenzo wa matso " (plaisir des yeux) ne laisse personne indifférente, puisque ce titre à lui tout seule invite les regards des visiteurs à voyager avant de s'interroger sur la dimension fantastique  de ces îles de la lune, métissé par une descendance bantou et une culture arabe.

Soulé Ali, professeur d'Histoire Géo, a procédé le  4 janvier 2005, au vernissage de son exposition à l'Alliance Franco-comorienne de Moroni, où une trentaine de ses amis et passionnés d'Art plastiques ainsi que la presse, ont répondu à son invitation. Comme dans ses habitudes, le Prince Said Ali Kamal qui s'intéresseaux activités  culturelle. Trois discours ont été faits, pour la circonstance,  d'abord celui de Jérôme Gardon,  nouveau Directeur de l'A.F.C récemment nommé, qui a pris la parole pour présenter l'exposition et d'ajouter que “c'est la deuxième manifestation auquel il a eu l'honneur d'inaugurer depuis qu'il est là”. Ce dernier n'a pas manqué de souligner les changements qui  vont s'opérer au sein des Alliances Franco-comoriennes, avant de céder la parole  au Président de l'A.F.C sortant,  Dr. Ouled, qui après avoir appuyé les propos du Directeur en affirmant que ces changements ont commencé avec les nouveaux livres à caractères scientifiques et destinés plus particulièrement aux étudiants des universités, a lancé un appel aux membres de l'alliance à répondre présent aux élections du nouveau bureau de l'Alliance qui a été rapporté à 15 jours, le quorum n'ayant pas été atteint. Il finira par parler du parcours artistique de Soulé Ali qu'il a qualifié de '' de vieux de  la veille '' et  finira par un récapitulatif du parcours  de l'artiste plasticien.

 

 

Entre Upenzo  et Upezo ?

 

En guise  de titre, à cette sixième  exposition individuelle, Soulé Ali originaire de Moroni à justement choisi ''Upenzo wa matso''(plaisir du regard) que l'artiste traduira par '' un coup d'œil, un regard rapide'' dans le sens de '' Upezo  wa matso'' Nous pourrions comprendre qu'entre l'adjectif de '' Upenzo '' terme swahili et ''Upezo''du comorien,  l'essentiel réside dans le plaisir d'un regard rapide sur l'essentiel de l'œuvre que nous a présenté l'artiste  plasticien autodidacte,  comme s'il voulait  sous entendre que Upezo wa matso n'est en fait que la suite de son exposition de l'année dernière en ces mêmes lieux '' Vision 2'', une continuité dans cet art abstrait cher à Soulé Ali qui continu de nous faire découvrirses talents historien:  la géographie du  conte des milles et un mystère des îles de la lune, une terre pétrie dans des moeurs et coutumes d'une tradition orale qui vague à des histoires de Djinns.

 

La complexité de ces îles fait que de croyance musulmane,  de ses habitants  les pratiques toutes sortes  d'activités animistes allant de la sorcellerie (gris gris, et autres jeux de sort)  au fétichisme. Comme l'exprime si bien ce tableau '' Moulidi ou encore Dadilahé et poupée anjouanaise'' faite de toiles sur lesquelles sont apposé des écorces de cocotiers.  Tout un surréalisme africano - arabe auxquelles nous invitent les tableaux fixés sur la cimaise de l'A.F.C de Moroni  avec à première vue une dominance de l'élément mystique par des formes disproportionnés dans ce qu'ils ont de géométrique et de reliefs.

 

C'est ainsi que ses lignes, rectangles et demis cercles s'enlacent pour donner formes, comme dans ce tableau '' poupée anjouanaise'' à cette force des images qui finissent par donner un sens à la dimension fine et qui ramène l'imagination à cette expression proche du cubisme, que l'on retrouve dans ce regard  hâtif de  couleurs chaudes et fauves, ou alors dans certains de ses tableaux  à caractères figuratifs tels que '' Chiromani; danse traditionnelle (Igwadu) ; en revanche, les couleurs qu'empreinte Soulé Ali deviennent beaucoup plus tendre  et calmes, quand ses pinceaux se promènent dans les '' ruelles '' de la médina, pour des couleurs lumineuses du ''paysages'' ; ou de '' la danse du pilon (Wadaha)''; etc….du reste de ses œuvres donc, émane un sentiment de nostalgie qui semble ramener l'artiste  vers le réalisme moderne qui tend à éviter de poser des soucis à la mémoire d'où ses toiles devant lesquels  l'œil n'aura pas de mal à reconnaître l'endroit ou la personne.

 

Bref,  Soulé Ali peint le reflet de cette pensée des esprits de la nuit face à la lumière du jour.  

 

Haled A Boina 

 

L'Auteur de " l'Interview d'un macchabée " à Moroni

 

Après trente années passées sans venir à son lieu de naissance , Nassure Attoumani, nous revient pour présenter l'un de ses chefs d'œuvres aux Comoriens. Né à  Moroni le 05 mars 1954, Nassure Attoumani est connu de la scène littéraire et théâtrale pour l'ensemble de son œuvre (au nombre de 07 livres ) déjà édités dont ''Interview d'un macchabée'' qui a été primé au Concours Littéraire de l'océan Indien en 1999 et récipiendaire en 2004 du meilleur roman de l'océan indien pour son oeuvre inédite '' Mon mari est plus qu'un fou ; c'est un homme''.   

 

Ceux qui le connaissent, ont de lui, l'image d'un provocateur avec son casque blanc de colon sur la tête, qu'il se trouve sur l'île de Mayotte ou à Moroni, Nassur est toujours le même, avec la gaieté sur le visage. Humoriste de talent, ce passionné de théâtre fréquente les planches de la scène théâtrale depuis 1985 même si ce n'est qu'en 1992, qu'il a fondé sa première troupe de théâtre ''M'kakamba/ Arc en ciel'' avant de publier en 1992, son premier livre '' la fille du polygame'' la première pièce de théâtre publié par un comorien, suivi plus tard par son premier roman '' Le calvaire des baobabs ''.

 

'' Entre les mailles du diable ''une pièce qui fait grincer des dents la justice.

 

Du 1er au 08 Janvier 2005, le dramaturge comorien séjourne avec sa troupe ''M'kakamba'' pour  quelques représentations de sa dernière création " entre les mailles du diable. Qui va paraître en 2005.  Cette quatrième pièce qui est l'auteur de plusieurs satires dont : '' la fille du polygame ; le turban et la capote ; et  interview d'un macchabée'' nous présentera l'histoire d'une erreur judiciaire portant sur une affaire de mœurs.

 

Le drame d'un  enseignant accusé par son ancien élève de l'avoir violé alors que le rapport du gynécologue montre que la fille a toujours était vierge après son agression. L'enseignant sera innocenté par le gynécologue mais aussi par l'expert psychologue qui prouvera dans son rapport qu'en faite l'élève n'est qu'un mythomane, que dénonce Attoumani dans ce chef d'œuvre en neuf tableau et une heure où la justice elle-même sera mise à mal.

 

La réplique de cette satire est donné  par six comédien bien connu à Mayotte, en l'occurrence il s'agit de Nabé (Ahamada Ibrahima) dans le rôle du Président du tribunal, Alimdine Ali procureur de la République, Fatima Ibrahim l'avocate du demandeur, Alyachourt Abdourahamane  dans le rôle de l'accusé, Souraanta Andjili la plaignante et Nassure Attoumani metteur en scène et avocat  du défendeur.

 

Cette satire a connu un succès à Mayotte où  dix sept représentations ont été donné. Cette troupe qui a déjà connu les planches des théâtres de   l'île de la Réunion puis la métropole vient de faire sa première tournée à la grande Comores. Avant de repartir pour Mayotte ce samedi 8 janvier 05.

 

Nassur Attoumane  s'est toujours baigné dans  le théâtre populaire, inspiré de faits réels même si comme dans le cas de cette dernière satire intemporel  '' toute ressemblance avec la réalité comorienne n'est pas fortuite'', n'oublions pas qu' en ce moment, Moroni traverse une psychose portant sur des enfants fictivement enlevés.

 

Il n'est pas rare que dans notre pays ces genres d'accusations soient porté devant les tribunaux. Si ce n'est pas un pédagogue accusé c'est souvent le maître  d'école coranique ou un proche de la famille, et nous connaissons le reste de l'histoire.

 

Par contre pour une fois le dramaturge comorien qui est lui-même un ex- enseignant et chef de famille se fait l'avocat du corps enseignant. Nous connaissons beaucoup de chanteurs comoriens  qui ont dénoncé cet état de fait.

 

Nassure  Attoumani qui est actuellement Directeur de la Maison des jeunes et des cultures de Sada compte saisire l'opportunité pour voir les perspectives d'échanges qui peuvent être envisagé entre les services culturels de Moroni et sa région.

 

C'est grâce la Régie culturelle de Mayotte, et grâce aux  concours conjugués de Chihabiddine Abdallah et le Délégué à la Culture de N'gazidja Sast que ce séjour a puis voir le jour.

 

L'ensemble de mon œuvre a pour souci de faire connaître nos îles et Mayotte en particulier à travers l'œil de l'autochtone. On le retrouve dans le roman, dans le conte essaies, les nouvelles, c'est diversifier mon écriture ; un recueil de mes nouvelles autobiographique sortira au premier semetre 2005 à Choungui éditions, mais aussi " le turban et la capote " va être réédité puis j'ai d'autres projets en vue tels que la sortie prochaine d'un C.D intitulé " Ika yilala " ''nous dira  Nassur Attoumani..  Le contenu de l'ensemble de son œuvre fait qu'à Mayotte le père de '' la fille du polygame'' n'est pas prophète en son pays. Heureusement son éternel casque colonial  lui sert de bouclier contre les médisances  et autres calomnies  qu'il affronte quotidiennement sans état d'âmes.    

 

 

H A B

 

BIOGRAPHIE : Soulé Ali  est né, vit et travail à Moroni-Hadoudja en grande Comores. Professeur d'Histoire et géographie, Soulé Ali est un artiste plasticien -  autodidacte.

 

Son travail semble influencé par une tendance, accès vers des recherches dans l'espace mystique comorienne, dont il côtoie à l'aide de ses pinceaux et de sa palette.

JALON :

 

'' Entre Cubisme et expressionnisme abstrait aux couleurs comoriennes ''

 

Si sa  1ère  exposition de peinture  date à 1983 la Chambre de Commerce de Moroni, son travail sera couronné de plusieurs prix et ses succès sur la scène artistique seront prouvé par :

 

-le 1er prix d'affiches d'alphabétisation en 1986 

-le  1er prix du Concours d'expression artistique de 1987,  

-3ème prix de la foire nationale en art plastique du CNAC de Bandamadji.

 

Dance traditionnelle ''

 

De 1984 à 2003 Soulé Ali a exposé individuellement 05 fois et 13 fois en groupe à différents endroits tels que : le CASM (Centre d'Action Social de M'tsangani) aux CLAC(Centre de Lecture et d'Actions Culturelles) d'Iconi, au CNAC (Centre National de l'Artisanat Comorienne)  à l'Alliance Franco - Comorienne de Moroni, aux îles  d'Anjouan,  de Mohéli, de  la Réunion et de Maurice ;mais aussi à Marseille.

 

Sorcellerie de Soulé Ali     '' Dans Upenzo wa matso''

du  04 au 15 janvier à l'A.F.C de Moroni