EDITION ELECTRONIQUE DU 11 MARS 2005

La traversée
Anjouan-Mayotte : « Le plus grand cimetière des
Comores »
Au moment où les Comoriens commémorent le premier anniversaire
de la tragédie du Sam Son, un autre drame vient de frapper les Comores :
Plusieurs dizaines de Comoriens disparaissent dans les eaux mahoraises. Ils
étaient partis dans la nuit du dimanche, deux ou trois heures auparavant d’une
plage de Domoni à Anjouan , à bord d’un Koissa-Koissa pour rejoindre l’île
sœur qui fait figure d’eldorado, Mayotte. Comme beaucoup avant eux, ils ne
verront jamais» la terre promise » !
Le bilan est lourd : De la quarantaine de passagers embarqués de
Domoni, on a retrouvé sept survivants et quatre corps. Les recherches
entreprises par les gendarmes maorais n’ont pas permis à ce jour, de retrouver
d’autres survivants.
Depuis l’instauration du visa d’entée à Mayotte par Edouard
Balladur, il y a une douzaine d’années, plusieurs centaines de Comoriens trouvent
la mort tous les ans dans la traversée entre Anjouan et Mayotte. Des marchands
de rêves, individus sans scrupule , s’enrichissent honteusement sur la mort de
leurs compatriotes. Les gouvernements comoriens ne font rien pour remédier à
cette situation. De leur côté, les autorités françaises semblent s’y
accommoder. Comme disait un député maorais, « le Nord du canal de
Mozambique est devenu le plus grand cimetière des Comores ».
Beaucoup de nos compatriotes n’hésitent pas à risquer la mort
pour partir à la recherche d’un mieux être. Depuis la crise séparatiste le
nombre de candidats à l’émigration dans l’île sœur a été multiplié par trois ou
quatre selon les statistiques.
Ils effectuent le voyage à bord de ces embarcations de fortune
qui entreprennent quotidiennement la traversée nocturne entre Anjouan et
Mayotte. Ces Koissa-Koissa conçus à l’origine pour la pêche et qui transportent
habituellement trois ou quatre pêcheurs sont devenus le moyen de transport que
prennent les candidats à l’émigration clandestine vers Mayotte. Ils partent
d’une plage anjouanaise, le point le plus proche des côtes maoraises, toujours
à la tombée de la nuit pour aller « tenter leur chance », comme
ils disent. Effectivement avec un peu de chance, ils arrivent dans l’île sœur
en pleine nuit où ils sont attendus par des passeurs. Ils profitent du noir
pour débarquer et regagner les villages les plus proches. Beaucoup d’entre eux
seront repris par les patrouilles de la gendarmerie et renvoyés sur Anjouan. Il
y a chaque année entre huit et dix mille refoulés.
Beaucoup de ces passagers de l’aventure trouvent la mort avant
d’avoir pu mettre les pieds sur l’île convoitée. Ces koissa-koissa qui
n’hésitent pas à affronter les vagues de l’océan indien avec trente ou quarante
passagers à bord, entassés comme de la sardine, chavirent à la moindre fausse
manœuvre ou dès que le vent devient un peu fort.
Ces hommes et ses femmes qui bravent l’océan pour rejoindre
Mayotte ne sont pas tous des candidats à la clandestinité, certains veulent
simplement aller rendre visite à des parents qui habitent sur cette île.
N’oublions pas qu’il s’agit d’un même peuple séparé par les aléas d’une
décolonisation mal maîtrisée.
Il est difficile pour les autorités françaises d’ouvrir les
frontières de Mayotte sans contrôle, cela créerait une situation difficile à
gérer étant donné le nombre de candidats à l’émigration. Néanmoins, Paris
pourrait alléger les conditions d’octroi du visa d’entrée en facilitant la
circulation des familles entre les îles. Dans une petite île comme Mayotte, il aurait certainement les
possibilités d’instaurer un système de contrôle qui permette de maîtriser le
flux migratoire sans bloquer la circulation normale des femmes et des hommes
qui ne sont pas des candidats à l’émigration clandestine.
La véritable solution d’arrêter ces tragédies humaines et ces
centaines d’hommes, femmes et enfants qui disparaissent tous les ans dans les
eaux du canal de Mozambique, passe nécessairement par la stabilisation
politique et l’appui économique de l’Etat comorien. Et cette responsabilité
incombe en premier, il faut le dire, à l’ancienne puissance coloniale. En
maintenant l’île de Mayotte sous tutelle française, elle a contribué à crée
l’instabilité de l’archipel comorien. Paris a des responsabilités, il serait
temps qu’elle les assume véritablement. De Giscard à Chirac en passant par
Mitterrand tous, ont reconnu l’erreur qu’a commise la France en divisant le
territoire d’outre-mer français au moment de l’accession à son indépendance.
Tous les responsables politiques français, de Droite comme de Gauche ont
également affirmé qu’il ne fallait pas laisser se creuser un fossé trop grand
entre les îles si l’on veut préserver l’avenir.
Qu’a-t-on fait depuis ?
Il serait temps, trente ans après le 6 juillet 1975, que la
politique comorienne de Paris cesse d’avoir pour seul point cardinal la seule
Mayotte.
SOA
Procès de la Banque
Centrale : le verdict
Le jugement qui avait été mis en délibéré a été prononcé hier
jeudi. Tous les trieurs qui avaient été poursuivis pour vol ont été reconnus
coupables et ont écopé de un à deux ans fermes.
Yahaya Abdallah Ali Boina et Ibrahim Ahmada sont condamnés à
cinq ans dont deux fermes ; Ali Ahmada Mohamed Ahamada Samba et said A.
Mohamed un an ferme et Ahmed Ali Ahmed
et Attoumani Massoundi trois ans dont sept mois fermes. Ils sont également
condamnés solidaires à payer près de 200 millions de francs comoriens à la BDC.
Des véhicules leur appartenant ont été saisis par la justice.
Quant au gouverneur Ibrahim ben Ali qui avait été poursuivi pour
" complicité ", le tribunal n'a pas suivi le réquisitoire excessif du
procureur de la république qui n'avait pas hésité à demander cinq ans d'emprisonnement dont deux fermes.
Une peine de principe de sept mois de sursis a été prononcée à son encontre.
Démenti de la Présidence
d’Anjouan
Suite à notre article " Mohamed Bacar instaure la terreur à
Anjouan " paru dans notre dernière édition, la présidence d'Anjouan dément
qu'il n'y a pas eu d'actes de tortures ni d'arrestations arbitraires . Les
personnes arrêtées sont écoutées normalement par la gendarmerie. Le conseiller
chargé des relations avec le public M. Abdou Said accuse le pouvoir de
Moroni " de chercher à déstabiliser
Anjouan pour que la tournante ne puisse pas avoir lieu comme prévu " Il
accuse nommément le Secrétaire d'Etat à la coopération, Moustadrane, d'avoir
" donné de l'argent à Ba Goulam pour déstabiliser Anjouan ". Les
enquêtes seraient en cours et bientôt on saura la vérité sur cette affaire de déstabilisation,
nous a affirmé le conseiller de Mohamed Bacar.
Il dément également qu'il n'y aurait pas des enseignants
licenciés à la suite de la grève contrairement aux déclarations du syndicat des
enseignants. " Nous invitons La gazette des Comores qui est un journal
indépendant et respecté de venir constater sur place la réalité au lieu
d'écouter des gens ou des correspondants ", a conclu M. Abdou Said.
Quand le cœlacanthe fout
le camp
La zone marine et côtière du sud-ouest de Ngazidja constitue un
site d'importance mondiale en raison de la présence du principal biotope du
cœlacanthe d'une part et de l'importance de son écosystème récifale d'autre
part. Dans les fonds marins, les grottes volcaniques situées à proximité des
côtes abritent le fameux cœlacanthe fossile vivante, espèce rare et menacée
d'extinction qui présente un intérêt écologique et scientifique à l'échelle
mondiale. vit à des profondeurs qui varient entre 150 et 700 m, dont la
température se situe entre 18 et 22.5°C, sur des fonds dont la pente est
extrêmement accusée (45 à 50 en moyenne) de sorte que, envisagé à
l'horizontale, leur biotope est peu éloigné de la ligne de rivage. Dans cette
gamme de profondeurs, leur habitat diurne est circonscrit aux grottes
sous-marines localisées entre 150 et 250m. C'est dans cette zone que
vivent la plupart des cœlacanthes répertoriés dans le monde. Mais cette
situation pourrait ne plus durer.
Lors d'une rencontre régionale tenue en Afrique du Sud la
semaine dernière, la délégation comorienne est restée quelque peu pantoise face
à l'offensive qui est menée par des pays de la région sur le cœlacanthe. Alors
que l'on croyait les Comores être l'habitat par excellence de ce véritable
fossile vivant, on vient d'apprendre que les côtes tanzaniennes abriteraient
plus d'une vingtaine. Il faut savoir que l'Afrique du Sud, Madagascar et le
Kenya se targuent de posséder quelques espèces dans leurs eaux. Les cœlacanthes
''tanzaniens'' viennent de faire sortir les responsables de l'environnement de
leurs gongs. L a mis en place du Programme africain sur le cœlacanthe (ACEP)
initié par les sud-africains et dans lequel nous participons, risque de faire
de nous de simples témoins, si nos autorités ne s'impliquent pas davantage dans
un domaine où notre pays jouait sa fierté. Certains scientifiques n'écartent
pas l'hypothèse que la découverte des cœlacanthes en Tanzanie ne serait pas
étrangère avec les travaux qui sont effectués dans la zone du cœlacanthe en
particulier dans le village d'Itzoundzou
dans le Badjini-Ouest. En effet lors de la réunion précédemment citée,
ceux-ci ont montré que les cœlacanthes ont horreur du bruit. Et comme vous le
savez le concassage ne se réalise pas dans un silence assourdissant. Cqfd !
Actuellement, les études sont menées pour déterminer avec précision si les
cœlacanthes vus en Tanzanie ne seraient pas des résidents de chez nous. Quoi
qu’il en soit, il serait temps de prendre le beauf par les cornes et voir dans
quelle mesure des actions hardies peuvent être menées pour éviter que cette richesse
ne prenne la poudre d'escampette à cause de décisions à courtes vues et qui
risquent d'hypothéquer l'avenir de cette relique. La délégation envisage
d'engager un travail de sensibilisation des autorités à tous les niveaux et espère que cette fois-ci, les mesures qui
seront prises persuaderont notre hôte de marque de rester avec nous.
Hachime Abdérémane
Lire... relire
LA GRANDE COMORE, Des
sultans aux mercenaires
(Jean-Louis Guebourg,
L'Harmattan,
1994, 272p)
Ngazidja, l'ile la plus étendue et la plus occidentale de
l'Archipel des Comores, a connu une histoire riche en rebondissements depuis
les premières implantatioons bantoues (VIe siècle), suivies des migrations
arabes (IXe-XIIIe) et européennes (XIXe). Selon leurs origines, leurs objectifs,
leurs cultures, leurs technicités, les rapports des acteurs au territoire ont
été forts différents. Ainsi leur analyse historique semble interessante puisque
chaque type de possession du territoire génère un type particulier de pouvoir,
une relatiuon plus ou moins lâche entre les hommes et le milieu, relation
commerciale ou terrienne, productrice de coutumes consensuelles ou de ruptures
entre les groupes humains.
Si la période précoloniale produisit un espace sultanique
morcelé, le Protectorat et le Traité commercial de Léon Humblot bouleversèrent
l'équilibre spatial grand-comorien, la Colonisation française en 1912 réduisit
Ngazidja à une "dépendance" de Mayotte, elle même
"province" périphérique de Tananarive. L'autonomie interne (1946-1975)
et le transfert de la capitale à Moroni en 1962, consacrèrent l'espace
grand-comorien aux dépends de Mayotte qui profita des dissentions
métropolitaines pour briser l'unité de l'archipel (1975). Leader d'une
république islamique amoindrie, soumise à de multiples coups d'état (seize zn
dix-huit ans), Ngazidja subit un régime révolutionnaire (1975-78) puis semi
dictatorial (1978-1989) avant d'aborder difficilement les prémices de la
démocratie. Mais la multiplicité des partis (24) rassemblés pour l'élaboration
de la nouvelle constitution (7 juin1992) ne reflète-t-elle pas d'avantage une
course au Pouvoir que des fondements démocratiques ?
Des comoriennes au
congrès de l’Union des femmes réunionnaises
Beaucoup reste à faire...
Devant un millier de femmes réunies pour le 8ème congrès de
l’Union des femmes réunionnaises (U.F.R.), une délégation comorienne des femmes
dont certaines du parti RIDJA est
intervenue à la tribune. Entrée avec un drapeau de l’Union des Comores, aux
accents de l’hymne du RIDJA, Hadjira Oumouri a notamment déclaré :
"Notre présence politique et active est l’illustration de
la volonté de la femme comorienne, à s’ouvrir dans notre région afin d’apporter
sa contribution à l’émergence indianocéanique sur la base des valeurs de
solidarité, d’égalité et de justice".
Abordant les droits des femmes aux Comores, l’oratrice a affirmé
que "des efforts au niveau législatif et réglementaire ont été accomplis,
même si, il est vrai, les femmes se heurtent à des formes de résistance
justifiées par la prééminence de certaines habitudes rétrogrades". Ainsi,
les femmes du RIDJA entendent proposer au gouvernement "une loi
reconnaissant le viol sur les femmes et les mineurs comme un crime et non comme
un simple délit".
Hadjira Oumouri a également mis l’accent sur "le taux de
mortalité des femmes pendant l’accouchement auxquels on peut ajouter d’autres
décès causés par les avortements clandestins car interdits".
Violences psychologiques
Les Comores, comme de nombreux pays, n’échappent pas aux
violences faites aux femmes. "Dans notre pays, affirme l’oratrice, les
formes de violence sont plutôt psychologiques. La femme est opprimée, diminuée
par son mari et bien souvent par la belle famille. Les mariages précoces et
arrangés sont aussi pour nous une forme de violence. A cela, s’ajoute un autre
réel drame, celui de la polygamie. Enfin, Hadjira Oumouri annonce pour fin 2005 le premier congrès des
femmes du RIDJA.
Ce congrès a été fortement marqué par l’indianocéanité avec des
interventions de femmes des Chagos, de Maurice, de l’Archipel des Comores, et
au-delà par celle d’une représentante de la Fédération nationale des femmes de
Chine. Mille femmes, debout, ont écouté en silence le poignant témoignage des
deux représentantes des Chagos, déportées parce que leur pays a été vendu aux
USA par les Britanniques.
Le congrès a abordé de nombreux thèmes liés à la condition des
femmes. Il a voté la charte mondiale des femmes pour l’humanité et a réélu
Huguette Bello, députée communiste, au poste de présidente. Laquelle a déclaré que
"la misère a un visage de femme"
Issa Mohamed
Elles ont dit...
"L’Histoire a prouvé que les femmes étaient capables d?être
des leaders... "
"Les filles commencent à s’orienter vers les métiers techniques.
Je trouve cela très intéressant pour le développement du pays. Mais il nous
faut dénoncer le système matriarcal qui fait que l’éducation des enfants
revient à la femme, ce qui complique les choses. 30% des femmes travaillent,
mais moins de 10 % ont un emploi de cadre. Même si elles ont les compétences,
les hommes refusent leur autorité. Nous ne baissons pas les bras. Aucune femme
n’est maire, conseillère générale, députée ou sénatrice. Alors que les femmes
ont été en tête des luttes pour défendre les intérêts de Mayotte.
L’Histoire a prouvé qu’elles étaient capables d’être des
leaders. La violence domestique est encore taboue. Linstallation de la délégation aux droits de
la femme a éveillé les consciences et la mise en place d’un Comité contre les
violences faites aux femmes devrait permettre de sortir du silence".
"Arriver à un partage des compétences..."’
"Les organisations de femmes ont vraiment un parcours
ascendant. Les femmes de l’Océan Indien souffrent pour les hommes. Mais je
crois qu’un jour la journée internationale de la femme sera la journée
internationale des femmes et des hommes. Il faut construire des avancées. Les
femmes doivent accéder massivement à la formation afin qu’elles puissent
travailler. Elles doivent inciter leurs enfants à donner le meilleur
d’eux-mêmes pour arriver à un partage des compétences, à la parité".
"Les hommes ont plus de droits..."
"La femme doit être mieux intégrée dans la société et
pouvoir travailler.
Malheureusement, ce n’est pas le cas aux Comores. Ce n’est pas
une mesure appliquée parce que la religion et la culture nous en empêchent. Les
hommes ont plus de droits que les femmes. Elles ont un grand retard, parce qu’en
plus, elles ne vont pas à l’école".
Le dimanche 6 mars 2005,
l'Assemblée de l'île autonome deNgazidja a voté pour l'exercice 2005 le budget de l'île
autonome. " Le budget 2005 revêt un
caractère particulier: il s'agit du premier budget consolidé légal dans le
cadre des nouvelles institutions constitutionnelles du pays (..) L'exécution du
budget 2005 coïncide avec l'entrée en vigueur du programme de surveillance,
programme économique et financier suivi par le FMI (…) La mise en place de ce
programme permettra de faciliter le dialogue avec les organisations
multilatérales et les bailleurs de fonds bilatéraux et d'accéder à des
nouvelles aides internationales… ", a soutenu le Dr Younoussa Assoumani,
ministre des Finances de Ngazidja, devant les députés de Ngazidja, dans son
exposé des motifs.
Les élus de Ngazidja ont adopté un budget équilibré dont les
recettes correspondent aux dépenses. Selon la loi des Finances de l'île
autonome de Ngazidja pour l'exercice 2005,
le total des recettes attribuées à l'île autonome s'élève à 5. 452 730 000 Fc et les
dépenses totales se montent à 5. 452 730 000 Fc répartis comme suit :
dépenses de fonctionnement, 5. 117 730 000Fc dont 3. 740 880 000Fc pour la
masse salariale, 1. 005 850 000Fc pour les biens et services et 371 000 000Fc
pour les transferts. Les dépenses d'équipement et d'investissement se montent à
335 000 000Fc. ..
Le budget de Ngazidja est alimenté par les recettes à partager
entre l'Union et les îles ,la quote-part lui
revenant de droit (27,4%), soit un montant de 4. 474 420 000Fc
auxquelles s'ajoutent les recettes propres qui
sont de l'ordre de 978 310 000Fc. Les recettes rétrocédées à l'île
autonome de Ngazidja sont composées, d'après la loi des Finances de l'Union des
Comores citée en référence dans la proposition de loi, des impôts et taxes suivants :
La patente d'exploitation, la taxe professionnelle unique (T P U), l'impôt
sur les propriétés bâties et louées (I P B L), les droits d'enregistrement, la
taxe sur le diesel, la vignette automobile, le droit de stationnement, les
produits de la vente de timbres fiscaux sur les actes administratifs, les taxes
sur les contrats d'assurances, les droits de succession, les droits de bail, la
taxe sur l'environnement, les taxes foncières, les taxes sur les manifestations
et les spectacles, les amandes pour contravention, les nuitées hôtelières, les
recettes des régies des îles autonomes et les recettes diverses autres que les
recettes à partager. " Le gouvernement
de l'île s'engage par ce budget à répondre positivement à son devoir national
en acceptant de rentrer dans la logique des recommandations et des exigences du
FMI tant qu'au niveau de l'Union qu'à celui des îles ", a promis le grand
argentier de Ngazidja, le Dr Younoussa Assoumani.
Le budget de Ngazidja pour l'exercice 2005 est un budget
équilibré : les recette sont égales aux
dépenses avec ce constat: le chapitre investissement et équipement reste
toujours le parent pauvre comme il est de tradition dans l'élaboration des
budgets procédé par les différents gouvernements qui se sont succédés à la tête
de l'Archipel. La masse salariale et autres dépenses absorbent l'essentiel des
recettes de l'Etat.
Hadji Hassanali