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lundi 22 décembre 2003

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LETTRE A MONSIEUR LE PRESIDENT DE L’UNION DES COMORES :

 

Vous êtes satisfait ou non du bilan d’Azali Assoumani. Ecrivez-lui une lettre, nous la publierons ici. Vous avez imaginé des réformes pour sortir les Comores de la crise actuelle, vous les jugez prioritaires, plus efficaces, faites-nous les connaître.

Pour écrire votre lettre, cliquez LETTRE A AZALI

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Exprimez-vous ici !!!!!

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NOS BREVES :

 

Le 18 décembre :  La troisième réunion ministérielle des pays de la région et de la Troïka de l'Union africaine sur l'avenir, qui a ouvert ses travaux jeudi dans la capitale comorienne, "n'avance pas très fort".

 

Selon des confidences recueillies par la PANA dans les coulisses, les discussions achoppent sur les questions budgétaires et l'intégration immédiate de l'autorité d'Anjouan dans la période transitoire, deux thèses que défendent les délégués des îles de Mohéli et de la Grande-Comore.

 

 "Franchement, déclare de son côté Saïd Dhoifir Bounou, membre de la délégation de Mohéli et secrétaire général de la présidence de l'île, je ne vois pas le bien-fondé d'une réunion technique après Paris, Moroni et Pretoria et les réunions avec le FMI et la Banque mondiale".

 

Dans l'entendement de M. Dhoifir, la présente réunion devrait être une séance de signature du Mémorandum de Pretoria par les présidents de l'Union et des îles en présence du président sud-africain, Thabo Mbeki, pour ouvrir la période de transition avant les élections. "Après trois heures de palabres inutiles, il m'a paru que nous avons reculé au lieu d'avancer", résume-t-il.

 

"Nous ne comprenons pas pourquoi les délégués de l'Union veulent faire obstacle à l'entrée d'Anjouan dans la transition", déclare, un peu surpris, Mohamed Issimaïla, ministre de l'Education et chef de la délégation du gouvernement de la Grande-Comore.

 

"Je suis très optimiste pour la réussite de ces travaux", a déclaré Mohamed Chatur en sortant de la salle de conférence. Cet ancien directeur général de la Caisse des retraites des Comores, un civil ayant succédé au commandant Fakhriddine Mahamoud au cabinet du colonel Azali, nourrit l'espoir que "la réunion aboutira aux objectifs fixés, à savoir l'organisation des élections".

 

Un optimisme peu partagé par le Collectif des partis d'opposition dont l'un d'eux, le Chuma de Saïd Ali Kemal, relève dans une lettre ouverte au président Thabo Mbeki, que "la volonté de résoudre la crise ne s'est pas beaucoup manifestée au niveau des délégations de la communauté internationale lors de la mise en place des organes de l'Accord-cadre de Fomboni".

 

20 décembre : L'accord de réconciliation inter-comorienne signé samedi 20 décembre lors d'un sommet régional à Moroni satisfait à la fois l'Union et les trois îles autonomes, a-t-on commenté de part et d'autre dimanche à Moroni.

"Chacun y trouve son compte", a déclaré à l'AFP Msadie Houmed, ministre d'Etat, ministre du Développement et porte-parole du gouvernement de l'Union, joint par téléphone.

"C'est un accord satisfaisant, qui prend suffisamment en compte nos revendications et permet d'aborder le dossier des élections législatives", a confirmé, lui aussi au téléphone, Youssouf Saïd Soilihi, secrétaire général de la présidence de la Grande-Comore, l'île dont le contentieux avec l'Union était le plus tendu.

Le ministre français délégué à la Coopération, Pierre-André Wiltzer, qui assistait au sommet, a déclaré dimanche 21 décembre que "la vigilance s'impose pour que les espoirs nés à Moroni le 20 décembre ne soient pas déçus".

"La communauté internationale apportera tout son concours technique et financier pour assurer le respect de ces engagements", a-t-il ajouté.

"L'étape principale devant nous, ce sont les élections des assemblées, l'assemblée fédérale et celles des îles", a-t-il déclaré à l'AFP samedi soir avant de quitter Moroni. Ces élections permettront de résoudre "toute une série de problèmes en suspens, notamment la relance des actions de développement", a-t-il conclu

 

 

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Aux Comores, une double crise, séparatiste et institutionnelle

 

 

Les Comores sont secouées depuis 1997 par une crise provoquée par la sécession d'Anjouan et aggravée en 1999 par le coup d'Etat militaire du colonel Azali Assoumani.

L'Union des Comores a été instaurée en décembre 2001 et regroupe les îles de la Grande-Comore, d'Anjouan et de Mohéli, qui y disposent d'une large autonomie. Un conflit de compétences, notamment sur les ressources financières, oppose en particulier l'Etat fédéral à la Grande-Comore.

 

--1997—

 

- 3 août: Déclaration unilatérale de l'indépendance d'Anjouan. Les séparatistes élisent Abdallah Ibrahim président de l'"Etat d'Anjouan".

- 11 août: Les séparatistes de Mohéli proclament l'indépendance de leur île, qui réintégrera le gouvernement central en 1998.

- 3-5 sept: L'armée fédérale débarque à Anjouan pour y rétablir l'ordre. L'intervention échoue.

 

--1998—

 

- 25 fév: Les Anjouanais adoptent une constitution séparatiste, qui déclare l'indépendance de l'île.

- 5-12 déc: Violences entre séparatistes rivaux à Anjouan, où la tension qui règne depuis des mois se transforme en mini-guerre civile.

 

--1999—

 

- 19-23 avr: Conférence inter-îles à Antananarivo (Madagascar), sous l'égide de l'Organisation de l'unité africaine (OUA). Les représentants de la Grande-Comore et de Mohéli signent un accord créant l'Union des Comores.

- 30 avr: L'armée, dirigée par son chef d'état-major, le colonel Azali Assoumani, prend le pouvoir à Moroni.

 

--2000—

 

- 23 jan: Un référendum organisé par les séparatistes anjouanais rejette l'accord d'Antananarivo.

 

--2001—

 

- 17 fév: Les trois îles et l'opposition signent à Fomboni (Mohéli) un accord destiné à mettre fin à la double crise.

- 9 août: Coup d'Etat à Anjouan. Le 25 septembre, Mohamed Bacar se proclame "chef de l'autorité" d'Anjouan, au lendemain d'une tentative de putsch d'une partie de la junte qu'il co-dirigeait.

- 19 déc: L'armée met en échec une tentative de coup d'Etat menée par un groupe de mercenaires français qui débarque sur Mohéli.

- 23 déc: Les Comoriens votent par référendum en faveur d'une nouvelle Constitution. Celle-ci crée l'Union des Comores, dote chacune des trois îles d'une large autonomie et prévoit une série d'élections.

 

--2002—

 

- 31 mars: Le colonel Bacar est élu président d'Anjouan.

- 7 avr: Mohamed Said Fazul est élu président de Mohéli.

- 14 avr: Le colonel Azali est élu président de l'Union des Comores.

- 19 mai: L'ancien député d'opposition, Abdou Soulé Elbak, est élu président de la Grande-Comore.

- 14 juin: Le colonel Azali envoie l'armée occuper les principaux établissements publics à caractère commercial et financier de Moroni.

- 28 août: Des échauffourées opposent à Moroni l'armée fidèle au président de l'Union aux partisans de celui de la Grande-Comore.

- 16 sept: Le président de la Grande-Comore accuse le colonel Azali d'avoir ordonné à des militaires de l'assassiner.

 

--2003—

 

- 11 fév: Deux ministres du président de la Grande-Comore et une douzaine de gendarmes, accusés d'avoir voulu renverser le colonel Azali, sont arrêtés.

- 17 août: Accord préliminaire à Pretoria pour résoudre l'impasse constitutionnelle.

- 24 sept: L'opposant Saïd Larifou est écroué, avec deux Français, pour "attentat à la sûreté de l'Etat, déstabilisation et incitation à la violence", à la suite de manifestations contre la cherté de la vie. Il est libéré en octobre mais assigné à résidence à Moroni. L'un des deux Français, Pascal Lupar, a aussi été libéré mais ne peut quitter les Comores, le second Philippe Verdon est toujours en prison.

- 26 nov: L'armée tire à Moroni sur une manifestation conduite par le président de la Grande-Comore: 15 blessés.

- 3 déc: Une coalition des principaux partis d'opposition appelle à la démission du président Azali, qui a selon eux opéré "un hold-up des pouvoirs".

- 15 déc: Arrestation du ministre des Finances de la Grande-Comore pour "escroquerie", Younoussa Assoumani.

- 19 déc: L'Union des Comores et les trois îles autonomes qui la composent sont parvenues à un accord sur la répartition des recettes douanières, annonce le ministre de l'Intérieur d'Anjouan, Djanfar Salim Allaoui. L'accord intervient lors des travaux préparatoires au sommet régional du 20 décembre à Moroni.

 

 

 


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