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par Reporters sans frontières, le réseau Damoclès agit à différents niveaux
pour que soit mis fin à l'impunité dont bénéficient trop d'assassins et
tortionnaires de journalistes. Lire la lettre d'information bimensuelle
sur l'état de la liberté de la presse en Afrique sur notre site (cliquez sur
le lien presse et démocratie). Nos
partenaires : Mwezinet, Al-Watwan, Wewu, La
Gazette des Comores, Le Matin des Comores et Mayotte-Hebdo. Notre
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LETTRE A MONSIEUR LE PRESIDENT DE L’UNION
DES COMORES : Vous êtes satisfait ou non du
bilan d’Azali Assoumani.
Ecrivez-lui une lettre, nous la publierons ici. Vous avez imaginé des
réformes pour sortir les Comores de la crise actuelle, vous les jugez
prioritaires, plus efficaces, faites-nous les connaître. Pour écrire votre lettre,
cliquez LETTRE A AZALI Exprimez-vous ici !!!!! NOS BREVES : Le 18 décembre : La troisième
réunion ministérielle
des pays de la région et de la Troïka de l'Union africaine sur l'avenir, qui
a ouvert ses travaux jeudi dans la capitale comorienne, "n'avance pas
très fort". Selon des confidences recueillies par la
PANA dans les coulisses, les discussions achoppent sur les questions
budgétaires et l'intégration immédiate de l'autorité d'Anjouan dans la
période transitoire, deux thèses que défendent les délégués des îles de Mohéli
et de la Grande-Comore. "Franchement, déclare de son côté Saïd Dhoifir Bounou, membre de la délégation de Mohéli et
secrétaire général de la présidence de l'île, je ne vois pas le bien-fondé
d'une réunion technique après Paris, Moroni et Pretoria et les réunions avec
le FMI et la Banque mondiale". Dans l'entendement de M. Dhoifir, la présente réunion devrait être une séance de
signature du Mémorandum de Pretoria par les présidents de l'Union et des îles
en présence du président sud-africain, Thabo Mbeki, pour ouvrir la période de transition avant les
élections. "Après trois heures de palabres inutiles, il m'a paru que
nous avons reculé au lieu d'avancer", résume-t-il. "Nous ne comprenons pas
pourquoi les délégués de
l'Union veulent faire obstacle à l'entrée d'Anjouan dans la transition",
déclare, un peu surpris, Mohamed Issimaïla,
ministre de l'Education et chef de la délégation du gouvernement de la Grande-Comore. "Je suis très optimiste
pour la réussite de ces travaux", a déclaré Mohamed Chatur en
sortant de la salle de conférence. Cet ancien directeur général de la Caisse
des retraites des Comores, un civil ayant succédé au commandant Fakhriddine Mahamoud au cabinet
du colonel Azali, nourrit l'espoir que "la
réunion aboutira aux objectifs fixés, à savoir l'organisation des élections". Un optimisme peu partagé par le Collectif
des partis d'opposition dont l'un d'eux, le Chuma
de Saïd Ali Kemal, relève dans une lettre ouverte au président Thabo Mbeki, que "la volonté de résoudre la
crise ne s'est pas
beaucoup manifestée au niveau des délégations de la communauté internationale
lors de la mise en place des organes de l'Accord-cadre de Fomboni". 20
décembre : L'accord de réconciliation inter-comorienne signé samedi 20 décembre lors d'un sommet
régional à Moroni satisfait à la fois l'Union et les trois îles autonomes,
a-t-on commenté de part et d'autre dimanche à Moroni. "Chacun
y trouve son compte",
a déclaré à l'AFP Msadie Houmed,
ministre d'Etat, ministre du Développement et porte-parole du gouvernement de
l'Union, joint par téléphone. "C'est
un accord satisfaisant,
qui prend suffisamment en compte nos revendications et permet d'aborder le
dossier des élections législatives", a confirmé, lui aussi au téléphone,
Youssouf Saïd Soilihi, secrétaire général de la
présidence de la Grande-Comore, l'île dont le
contentieux avec l'Union était le plus tendu. Le ministre
français délégué à la Coopération, Pierre-André Wiltzer,
qui assistait au sommet, a déclaré dimanche 21 décembre que "la
vigilance s'impose pour que les espoirs nés à Moroni le 20 décembre ne soient
pas déçus". "La
communauté internationale
apportera tout son concours technique et financier pour assurer le respect de
ces engagements", a-t-il ajouté. "L'étape principale devant
nous, ce sont les
élections des assemblées, l'assemblée fédérale et celles des îles",
a-t-il déclaré à l'AFP samedi soir avant de quitter Moroni. Ces élections
permettront de résoudre "toute une série de problèmes en suspens,
notamment la relance des actions de développement", a-t-il conclu Aux Comores, une double crise, séparatiste et
institutionnelle
Les Comores sont secouées depuis 1997 par une crise
provoquée par la sécession d'Anjouan et aggravée en 1999 par le coup d'Etat
militaire du colonel Azali Assoumani.
L'Union des Comores a été
instaurée en décembre 2001 et regroupe les îles de la Grande-Comore,
d'Anjouan et de Mohéli, qui y disposent d'une large autonomie. Un conflit de
compétences, notamment sur les ressources financières, oppose en particulier
l'Etat fédéral à la Grande-Comore. --1997— - 3 août: Déclaration unilatérale de l'indépendance d'Anjouan. Les
séparatistes élisent Abdallah Ibrahim président de l'"Etat
d'Anjouan". - 11 août: Les séparatistes de Mohéli proclament l'indépendance de leur
île, qui réintégrera le gouvernement central en 1998. - 3-5 sept: L'armée fédérale débarque à Anjouan pour y rétablir
l'ordre. L'intervention échoue. --1998— - 25 fév: Les Anjouanais adoptent une
constitution séparatiste, qui déclare l'indépendance de l'île. - 5-12 déc: Violences entre séparatistes
rivaux à Anjouan, où la tension qui règne depuis des mois se transforme en mini-guerre civile. --1999— - 19-23 avr: Conférence inter-îles à Antananarivo (Madagascar), sous l'égide de
l'Organisation de l'unité africaine (OUA). Les représentants de la Grande-Comore et de Mohéli signent un accord créant
l'Union des Comores. - 30 avr: L'armée, dirigée par son chef
d'état-major, le colonel Azali Assoumani,
prend le pouvoir à Moroni. --2000— - 23 jan: Un référendum organisé par les séparatistes anjouanais rejette
l'accord d'Antananarivo. --2001— - 17 fév: Les trois îles et l'opposition
signent à Fomboni (Mohéli) un accord destiné à
mettre fin à la double crise. - 9 août: Coup d'Etat à Anjouan. Le 25 septembre, Mohamed Bacar se proclame "chef de l'autorité"
d'Anjouan, au lendemain d'une tentative de putsch d'une partie de la junte
qu'il co-dirigeait. - 19 déc: L'armée met en échec une
tentative de coup d'Etat menée par un groupe de mercenaires français qui
débarque sur Mohéli. - 23 déc: Les Comoriens votent par
référendum en faveur d'une nouvelle Constitution. Celle-ci crée l'Union des
Comores, dote chacune des trois îles d'une large autonomie et prévoit une
série d'élections. --2002— - 31 mars: Le colonel Bacar est élu président
d'Anjouan. - 7 avr: Mohamed Said
Fazul est élu président de Mohéli. - 14 avr: Le colonel Azali
est élu président de l'Union des Comores. - 19 mai: L'ancien député d'opposition, Abdou Soulé
Elbak, est élu président de la Grande-Comore.
- 14 juin: Le colonel Azali envoie l'armée
occuper les principaux établissements publics à caractère commercial et
financier de Moroni. - 28 août: Des échauffourées opposent à Moroni l'armée fidèle au président
de l'Union aux partisans de celui de la Grande-Comore.
- 16 sept: Le président de la Grande-Comore
accuse le colonel Azali d'avoir ordonné à des
militaires de l'assassiner. --2003— - 11 fév: Deux ministres du président de
la Grande-Comore et une douzaine de gendarmes,
accusés d'avoir voulu renverser le colonel Azali,
sont arrêtés. - 17 août: Accord préliminaire à Pretoria pour résoudre l'impasse
constitutionnelle. - 24 sept: L'opposant Saïd Larifou est écroué,
avec deux Français, pour "attentat à la sûreté de l'Etat,
déstabilisation et incitation à la violence", à la suite de manifestations
contre la cherté de la vie. Il est libéré en octobre mais assigné à résidence
à Moroni. L'un des deux Français, Pascal Lupar, a
aussi été libéré mais ne peut quitter les Comores, le second Philippe Verdon
est toujours en prison. - 26 nov: L'armée tire à Moroni sur une
manifestation conduite par le président de la Grande-Comore:
15 blessés. - 3 déc: Une coalition des principaux
partis d'opposition appelle à la démission du président Azali,
qui a selon eux opéré "un hold-up des pouvoirs". - 15 déc: Arrestation du ministre des
Finances de la Grande-Comore pour
"escroquerie", Younoussa Assoumani. - 19 déc: L'Union
des Comores et les trois îles autonomes qui la composent sont parvenues à un
accord sur la répartition des recettes douanières, annonce le ministre de
l'Intérieur d'Anjouan, Djanfar Salim Allaoui. L'accord intervient lors des travaux
préparatoires au sommet régional du 20 décembre à Moroni. |
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