COMORES-INFOS

      Plus les hommes sont éclairés et plus ils sont libres – Voltaire -

                                                                   Notre mission Contactez-nous Page d'accueil Recherche Publicité

                                                                   

logo.

logisco

LE PORTAIL DE LA PRESSE COMORIENNE

 

 
Interview de Melle Antuyaba
Le colonel Abeid concentre tous les pouvoirs
Interview du GRDC
Le GIRMA demande le départ d'Abeid
Expulsion ou déportation
Prise d'otage à l'ambassade des Comores à Paris
Arrestation arbitraire d'une franco-comorienne à Roissy
Proces pour offense a chef d'Etat
Documents inédits smallnew.gif (169 octets)
Position du FD sur le devenir du statut de Mayotte
Lettre dinformation N°1 de l'Observatoire de l'émigration clandestine anjouanaise
Illusoire interdiction des coups d'Etat
La motion de censure des "députés anjouanais"
Un projet santé des Comores nominé
Débats
Que vive les Comores unies
Sais-on bien à quoi on joue ici
Il faut lutter jusqu'au bout
Les nouvelles provocations de l'usurpateur
A qui profite la mort de l'Etat comorien
Revue de la presse comorienne et nos brèves
Masiwa e-news

Nos liens:

MweziNet

Le Monde diplomatique

Presse francophone

Survie

RFI - Radio France Internationale

WOYAA! PANA News


Copyright © 2000 Comores-infos. Tous droits réservés

 

PRISE D'OTAGE A L'AMBASSADE DES COMORES A PARIS

Le diplomate était un escroc

Un conseiller diplomatique de la junte comorienne a été arrêté à Paris après avoir séquestré un notaire pour lui soutirer 160 millions de francs. La version selon laquelle l'escroc préparait un coup d'Etat n'est guère plausible. Au contraire, son implication dans une affaire d'extorsion de fonds éclabousse l'entourage immédiat du colonel Azali.

L'histoire racontée par Jean Marc Ducos dans Le Parisien tient du film comique. L' ambassade des Comores, déjà épinglée il y a quelques mois pour ne pas honorer ses loyers, est une fois encore le théâtre d'une affaire rocambolesque. Deux escrocs jouant aux apprentis barbouzes et un complice, employé de l'ambassade des Comores à Paris, sont parvenus à contraindre un notaire de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) à signer des chèques pour 160 millions de francs sur son compte professionnel de la Caisse des Dépôts. Leur soit-disant objectif: financer un coup d'Etat dans ces îles de l'océan Indien où les changements de régime ont été bien souvent l'œuvre de mercenaires , à l'image de Bob Denard.

Le trio a été écroué  à la fin de la semaine dernière par le juge Etienne Appert , du parquet financier de Paris.

"Leur montage reposait sur mon silence. Désormais, je vis dans la crainte", confie le notaire dans Le Parisien. Il avait été contacté à la mi-juillet par un homme se présentant comme chargé d'affaires d'une personnalité voulant acheter en toute discrétion une somptueuse propriété de 160 MF en bordure du stade Rolland-Garros.

"Cette propriété était effectivement à vendre. L'acheteur ne voulait pas se déplacer. Je suis allé le voir  et on est venu nous chercher au pied de l'immeuble", poursuit le notaire, qui se présente rue Marbeau à Paris dans les locaux de l'ambassade. Il est introduit dans un bureau. "On m'a bandé les yeux et j'ai été menacé. Ils m'ont expliqué qu'ils voulaient financer un coup d'Etat aux Comores. J'ai dû remettre les clés de mon étude après avoir demandé par téléphone au personnel de partir. Ensuite, j'ai donné les instructions pour éditer les chèques et ils m'ont rapporté un reçu que j'ai été forcé de signer", continue la victime qui a été séquestré pendant sept heures.

Un mercenaire mythomane

Une fois relâché, le notaire a prévenu la police qui a surveillé l'utilisation des chèques. Mohamed Maoulida, 35ans, employé à l'ambassade des Comores, trop imprudent, s'est présenté dans une agence de banque American Express pour demander le paiement en espèces de 500 000 francs sur un chèque de l'étude. Aussitôt arrêté, il mettra en cause un homme déjà connu pour des escroqueries aux lingots d'or, Noël Dubus, 32 ans. Avec l'un des chèques, il avait acheté pour un million de francs deux berlines haut de gamme, saisies depuis.

Les recoupements ont permis de remonter à Laurent Van Tottelsberg, 35 ans, qui se dit mercenaire et directeur d'une société de gardiennage à Tel-Aviv, en Israël, et dont le bateau parisien est une simple boîte aux lettres. Le prétendu soldat de fortune vit à l'hôtel et les policiers retrouveront dans sa chambre un chèque d'une valeur de 70 millions de francs ainsi que trois pistolets 9 mm. "Le chèque m'a été remis par Noël Dubus pour préparer le coup d'Etat. Je travaille pour la DGSE  ( l'agence d'espionnage française) et j'ai infiltré cette organisation", osera-t-il dire aux enquêteurs. Vérification faite, le faux mercenaire est un mythomane qui par le passé a déjà collaboré avec Dubus. Le trio a été mis en examen pour extorsion de fonds avec séquestration.

Reste à comprendre pourquoi les trois escrocs évoquent l'objectif d'un coup d'Etat alors que l'opération visait à enrichir des comptes personnels. Cette affaire pourrait bien éclabousser aux Comores l'entourage immédiat du chef de la junte. Le colonel Azali apparaît en effet que Mohamed Maoulida avait été nommé conseiller diplomatique, contre l'avis du personnel de l'ambassade, par Amin Soéfou, ancien ministre de l'éducation du colonel Azali qui a ensuite hérité du stratégique fauteuil de directeur de la société nationale des hydrocarbures. L'escroc parisien serait d'autre part lié à l'épouse du colonel dénoncé par les opposants pour être la "trésorière" du pouvoir. La moralité douteuse de Mohamed Maoulida faisait déjà l'objet de spéculations diverses aux Comores. Maintenant qu'il est en prison, ceux qui le soutenaient au sein de la junte auront à rendre des comptes.

Le Quotidien de la Réunion du 26/09/2000.

 

 

                                                                                Retour

 

   Notre mission Contactez-nous Page d'accueil Recherche Publicité 
Pour toute question ou remarque concernant ce site Web, envoyez un email à Comores-infos@Wanadoo.fr
   Dernière modification : 19 décembre 2000