LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE PREFET  DE MAYOTTE SUITE AUX EVENEMENTS DE HAMOURO

FONDATION COMORIENNE DES DROITS DE L’HOMME

B.P. 328   Hapandré Mutsamudu Anjouan Union des Comores fcdh@snpt.km; fondation_adh@yahoo.fr

Tel : 269 71 15 43 Fax : 269 71 12 11

 

Monsieur le Préfet,

 

 

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme en tant qu’ ONG de défense des Droits de l’Hommes a l’honneur de vous informer qu’elle suit de près la façon dont l’autorité mahoraise traite les comoriens  originaires d’Anjouan, de Mohéli et de la Grande Comore.

 

Les traitements sont caractérisés par des violations des Droits de l’Homme d’une part et par une culture manifeste de la haine et de la xénophobie à l’encontre des soit disant immigrants comoriens depuis que Mayotte s’est retirée des Comores.

 

            Monsieur le Préfet,

 

            Vous n’êtes pas sans savoir que toutes les Comoriennes et tous les Comoriens d’Anjouan, de Mohéli, de la Grande Comore et de Mayotte sont tous et toutes des frères et sœurs de sang, d’origine, d’histoire, de culture et de religion. Ce qui suppose que le fait de développer une culture de haine et de xénophobie entre des frères et sœurs constituent une violation des Droits de l’Homme.

 

            La FCDH vous fait connaître, Monsieur le Préfet, que  même si Mayotte est sous administration française comme étant une situation de fait, rien ne légitime en aucune manière, ces actes de violation des Droits de l’Homme et de xénophobie.

 

            Comment peut-on développer une coopération régionale avec une telle attitude de restriction à outrance de circulation des biens et des personnes ?

 

            Les évènements criminels et tragiques d’incendie volontaire des 28 paillotes où vivaient plusieurs familles d’immigrés comoriens commis dans le village de Hamouro, le lundi 27 octobre 2003, 1er jour de Ramadan, jour sacré pour les musulmans, par le  Maire de Bandrele et ses complices, témoignent les actes inhumains, cruels, dégradants brefs de violation des Droits de l’Homme que commettent quotidiennement les Autorités Mahoraises à l’encontre des comoriens résidant à Mayotte. Alors que la France est l’une des grands défenseurs des Droits de l’Homme et de la démocratie au niveau mondial.

 

            A ce propos, la FCDH demande avec fermeté à ce que :

 

le Maire de Bandrélé et tous ses complices soient traduits en justice.

 

La FCDH pourrait se constituer partie civile au Tribunal Pénal International de La Hayes  si ce dossier est classé sans suite.

 

            Mutsamudu, le 29 Octobre 2003

 

Le Président de la FCDH - Ahmed Mohamed Allaoui