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CONSACREE à l’établissement d’une union douanière et aux conflits
qui affectent le développement de la région, cette réunion de haut niveau a
regroupé, outre le Président Guelleh, plusieurs
autres dirigeants africains dont le Rwandais Paul Kagamé, le Malawit Bingu wa Mutharika, le Soudanais Omar
el-Béchir, le Zimbabwéen Robert Mugabe, l’Érythréen
Issaias Afeworki ainsi
que l’Éthiopien, Meles Zenawi.
Se référant au propos tenu, l’année dernière, par le Professeur Nshuti, Ministre du Commerce et de l’Industrie du Rwanda,
le Président M. Ismail Omar Guelleh a rappelé
que « le COMESA est la région la plus riche
de l’Afrique, grâce à ses énormes capacités en termes de production
électrique, de ressources pétrolières, de phosphates, de minéraux précieux et
enfin ses immenses superficies cultivables sous exploitées ». Selon
le chef de l’Etat djiboutien qui assurera pendant 1 an la présidence du COMESA, la plus grande partie de l’objectif initial, à
savoir la réalisation le 31 octobre 2000 de la Zone de Libre Echange qui
regroupe aujourd’hui 11 pays, a été réalisée.
« En vue d’un renforcement, toutefois, il est primordial de
diversifier les opportunités à travers un accroissement du marché, une
compétition interne et des innovations constantes », a-t-il ajouté.
Pour le Président Guelleh,
« la promotion de la paix et de la sécurité reste une priorité vitale
pour le COMESA à laquelle nous devons tous rester
fermement attachés ».
Outre le dossier de l’union douanière au
sein du COMESA, laquelle sera effective en 2008, et
les tensions affectant certains de ses membres, le Sommet devrait aussi
examiner la crise somalienne et les tensions entre l’Ethiopie et l’Erythrée
depuis leur guerre frontalière de 1998-2000.
Avec une population totale d’environ 374
millions et un PIB total de 203 milliards de dollars US, le COMESA qui est l’un des plus grands espaces économiques
africains, regroupe Djibouti, l’Angola, le Burundi, les Comores, la
République Démocratique du Congo, l’Egypte, l’Erythrée, l’Ethiopie, le Kenya,
Madagascar, le Malawi, Maurice, l’Ouganda, le Rwanda, les Seychelles, le
Soudan, le Swaziland, le Zimbabwe et la Zambie. Ayant son siège à Lusaka en
Zambie, l’un des 6 objectifs du COMESA est de
contribuer à la création de la communauté économique africaine, à l’instar de
l’Union européenne.
Les principales conclusions du 11ème Sommet
• Développement du commerce et douanes
Les Etats-membres sont invités à mettre en œuvre rapidement la feuille de
route pour l’élimination des barrières non-tarifaires.
Par ailleurs, le Tarif extérieur commun (TEC) du COMESA
devra être mis au point avant le prochain Commet des chefs d’État et de
Gouvernement.
• Affaires monétaires et financières
Le protocole relatif au Fonds COMESA est entré en
vigueur le 14 novembre 2006. Le Comité des gouverneurs des banques centrales
a décidé la création d’un Institut monétaire du COMESA,
chargé d’entreprendre les diverses activités préparatoires à la création de
l’union monétaire. Par ailleurs, la Chambre de compensation du COMESA devra accélérer la mise en place du Système régional
de paiement et de règlement (SRPR) afin qu’il soit
opérationnel avant la fin de l’année 2007.
• Développement du secteur privé
Les structures formelles de l’Agence d’investissement régionale (AIR) sont
mises en place. L’AIR est chargée de la promotion
de l’investissement transfrontière et direct étranger, ainsi que le
développement d’une stratégie régionale d’information commerciale.
• Agriculture et sécurité alimentaire
Les Etats-membres doivent harmoniser leurs politiques agricoles nationales
ainsi que leurs programmes avec le Programme détaillé pour le développement
de l’agriculture africaine (PDDAA), de manière à
assurer une autosuffisance alimentaire aux niveaux national et
régional ; par ailleurs, ils doivent mettre en application les instruments
de facilitation du commerce déjà adoptés par le Conseil, particulièrement
ceux qui assurent la promotion du commerce transfrontière des petits
producteurs et des négociants.
• Développement des infrastructures
Le Fonds COMESA, lequel dispose d’un guichet pour
le développement des infrastructures, est entré en vigueur. L’East African Power
Pool, en tant qu’institution spécialisée du COMESA
et comme mécanisme de renforcement de l’interconnexion énergétique dans la
région COMESA et le reste de l’Afrique, a été
adopté.
• Questions multilatérales
Les négociations de l’Accord de partenariat économique (APE) entre les pays
de l’Afrique orientale et australe (AfOA) et
l’Union européenne ont accompli des progrès considérables depuis le dernier
Sommet, étant donné que les pays AfOA disposent
d’un projet de texte complet de l’APE en vue des
négociations.
• Questions institutionnelles
Le Plan stratégique à moyen terme du COMESA est
adopté et devrait être largement diffusé dans tous les Etats-membres.
Le prochain Sommet est prévu à Nairobi (Kenya) en 2007.
• Le COMESA
ouvert aux investissements chinois
Le succès du forum de coopération Chine-Afrique
salué par le COMESA.
Le COMESA, confronté à des défis dans les infrastructures,
le transport, l’énergie et les télécommunications, espère que les entreprises
chinoises vont augmenter leurs investissements dans la région, selon une
déclaration de son Président Paul Kagamé, lors de la 2ème
Conférence des entrepreneurs chinois et africains.
Les investissements des entreprises
chinoises en Afrique jouent un rôle important dans le renforcement des
relations de partenariat stratégique entre l’Afrique et la Chine, a-t-il
indiqué. Par ailleurs, certains produits africains bénéficient d’une
exemption de droits de douane accordée par le gouvernement chinois. Le COMESA, qui vise l’élimination des barrières douanières
internes, invite les entreprises chinoises à investir dans différents
secteurs économiques, a-t-il poursuivi, avant de souligner le potentiel des
échanges touristiques.
(Source : Xinhua,)
• Mise en place d’un fonds destiné à
contribuer au développement régional
Le COMESA envisage de mettre en place un fonds
destiné à contribuer au développement régional et conçu, surtout, pour
compenser les pertes que le mécanisme d’intégration est susceptible
d’engendrer dans certains pays membres de cette organisation.
« Considérant que plusieurs
facteurs dont la perte de revenus sont à l’origine de la réticence des Etats non-membres de la zone de libre-échange du COMESA, nous espérons que ce fonds leur permettra enfin
de nous rejoindre », indique le Président Guelleh, qui
assure la présidence du COMESA.
Selon le Secrétaire général du COMESA, Erastus Mwencha, 15 à 16 pays
sont attendus dès l’année prochaine pour faire partie de cette zone de
libre-échange en vue de donner une impulsion aux échanges commerciaux et aux
investissements au sein de la région du COMESA.
(Source : Agence djiboutienne d’informations - Djibouti)
• Le COMESA
appelle à la reprise des négociations du cycle de Doha
Les négociations du cycle de Doha de
l’Organisation mondiale du commerce (OMC) doivent
être relancées au plus vite afin d’endiguer les dégâts causés aux pays
essentiellement agricoles du COMESA, a indiqué Erastus Mwencha, son Secrétaire
général.
Les subventions que les Etats-Unis et l’Union européenne accordent à
l’agriculture s’élèvent à 280 milliards de dollars chaque année. Or,
l’agriculture est un secteur important pour le COMESA
dans la mesure où ses pays membres sont « principalement
agricoles », a souligné M. Mwencha
lors d’une conférence de presse à l’issue du 11ème
Commet du COMESA.
« Une subvention continue à l’agriculture affecte notre production
agricole et notre demande de réaliser la sécurité alimentaire. Par ailleurs,
elle rend difficiles nos exportations vers les Etats-Unis et l’Union
européenne », a indiqué M. Mwencha.
« Si le cycle de Doha n’est pas repris rapidement, la subvention à
l’agriculture posera un défi », a-t-il affirmé. Les négociations du
cycle de Doha ont été suspendues en juillet dernier en raison de différends
parmi les principaux membres de l’OMC, en
particulier sur les questions agricoles.
(Source : Xinhua)
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