Concours d’entrée en 6ème à Mwali : Le syndicat des enseignants a lâché
prise après versement d’1 mois de salaire
Fomboni, lundi 31 juillet 2006
(HZK-Presse) – Le syndicat des enseignants a lâché
prise. Contrairement a leur décision, prise il y a deux semaines, le syndicat a
finalement participé à l’organisation du concours d’entrée en 6ème du samedi 29 juillet, comme à Ngazidja
(Ndzouani ayant déjà organisé le sien depuis quelques jours).
« Nous avons
participé à la tenue de cet examen, car le gouvernement a fait un geste en
payant le mois de décembre 2005. Certes, notre objectif n’est pas de pénaliser
nos élèves, c’est pourquoi on a été flexible, mais si on n’est pas aligné sur
la même situation que nos collègues des îles de Ngazidja et Ndzouani pour le
paiement des arriérés de salaire, on sera obligé de boycotter les prochains
examens, à savoir le BAC et le BEPC », prévient le Secrétaire général
adjoint du Syndicat des enseignants M. Abdourahmane Madi.
Il est à souligner que
seuls les enseignants du primaire, donc les participants à ce fameux concours
d’entrée en 6ème, ont été payés. Pour les
autres fonctionnaires l’attente d’un geste similaire est encore longue à venir.
Mais, n’est il pas
possible que la même stratégie fonctionne aussi pour les professeurs des
collèges et lycées pour sauver l’année scolaire en tenant les examens ? En
tout cas, ça grogne encore non seulement du côté des enseignants mais aussi
pour tous les autres agents de l’Etat en poste à Mwali.
Par ailleurs, M. Arzel Fahar, conseiller pédagogique et chef des examens du
centre, se félicite du bon déroulement des éprouves. « Tout a été préparé pour
accueillir les 652 candidats dans des bonnes conditions. Mais aussi la
participation du syndicat aux examens nous a beaucoup facilité la tâche »
ajoute-il.
Pour leur part, certains
candidats estiment que les épreuves étaient abordables à l’instar des
mathématiques qui, à selon eux, demandaient beaucoup de réflexions, comme l’a
témoigné Soirafoudine Raouf,
un jeune garçon de l’école primaire de Siry Zirudani.
Quant au conseiller
pédagogique M. Arzel, les épreuves étaient à la hauteur des candidats.
Néanmoins, il reconnaît que certains établissements n’ont pas terminé le
programme. Pire encore, la partie du programme enseignée n’a pas été bien
assimilée pour cause d’absentéisme accru des enseignants. Ces derniers, en
dépit de leur volonté de ne pas poursuivre la grève, n’ont pas pu honorer leur
engagement, menant la vie dure à cause des arriérées de salaires.
Le même conseiller fait
observer également que les gros efforts déployés par l’UNICEF (Fonds des
Nations unies pour l’enfance) afin de rehausser le niveau des écoliers et de
rendre effective l’égalité de chance, l’île de Mwali
n’atteint pas les résultats escomptés. Ceci est le résultat d’une mauvaise
politique éducative menée par les dirigeants du pays.
En effet, Mwali ne rencontre pas les problèmes de structures
d’accueil ni de manque d’enseignants du primaire, comme c’est souvent le cas à
l’île de Ngazidja. Par contre, les sortants des écoles d’enseignement primaire
occupent des postes politiques et cèdent leur place à des contractuels non
qualifiés. Par conséquence, nos enfants ne reçoivent pas un enseignement de
qualité, ce qui fait qu’ils arrivent au collège sans savoir lire ni écrire
correctement.
A
Mwali on espère que le nouveau ministre de
l’éducation, M. Loutfi, tiendra en compte des bémols
de l’enseignement surtout qu’il fut professeur avant d’entrer dans la scène
politique.
Kartoibi KAMBI
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