Trois véhicules administratifs saccagés par des inconnus : Le ministre des fiances de l’Union serait-il
directement visé ?
Moroni, lundi 31 juillet
2006 (HZK-Presse) – Trois
véhicules de fonction de hautes autorités de l’Etat ont été endommagés ce lundi à l’aube vers 4 heures, par des inconnus activement recherchés par
la gendarmerie. Il s’agit des voitures du ministre des finances et du budget M.
Hassani Hamadi, du secrétaire général à la présidence
de d’Union, Mohamed Bacar Dossar
et du secrétaire général à la vice présidence en charge des transports et
télécommunications, qui ont subi tour à tour des dégâts matériels, à leurs
résidences respectives sis derrière le lycée Said
Mohamed Cheikh de Moroni.
Bien que les dégâts soient minimes [les auteurs ont pris pour cible
« les autoradios », et des documents s’y trouvant seront ramassés
dans une rue], le ministre Hassani Hamadi affirme
qu’il ne s’agit pas de faits relevant de simple banditisme, mais d’un
« avertissement » puisque trois jours auparavant il aurait encore été
victime d’un « acte criminel » de sabotage au niveau du moteur de son
véhicule personnel. Il dit avoir toutefois préféré garder le silence pour
éviter toute dramatisation.
Sur les lieux, le ministre de finances a convié son collègue de la
justice et le procureur général pour laisser l’affaire entre la main de
l’appareil judiciaire. Selon Hassani Hamadi, l’acte
n’est pas à sous estimer autant que l’Etat ne cédera pas à la panique. Lors
d’une conférence de presse tenue au début du mois, l’argentier du premier
gouvernement Sambi avait évoqué vaguement des
« menaces verbales » dont il aurait l’objet, de la part de personnes
non identifiées, conduisant un véhicule non immatriculée et à vitres
teintées.
Un proche du ministre et membre d’une commission de contrôle mise en
place par les nouvelles autorités du pays, dira que « cette affaire ouvre
une brèche face au tournant décisif engagé pour mettre de l’ordre dans la
gestion des sociétés d’Etat mises à plat par l’ancien régime ». Pour lui,
l’on doit gérer la situation actuelle avec un œil vigilent.
Depuis
l’arrivée au pouvoir du président Ahmed Abdallah Sambi,
le 26 mai dernier c’est le premier incident notoire du genre à être dirigé
contre des hauts responsables de son régime. Pour l’heure aucune piste n’est
privilégiée dans l’enquête ouverte par la gendarmerie.
Abdou Nabahane
310706/an/hzkpresse/10h30
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
BP 2216 Moroni - UNION DES COMORES
Tél : (269) 73 91 21
Mobile : (269) 33 26 76 / 33 04 06