DECLARATION
DU PARTI DJAWABU.
Considérant la double crise
séparatiste et institutionnelle qui secoue les Comores depuis août 1997.
Conscient des efforts croissants
de la Communauté internationale sous la Coordination de O.U.A. pour aider le
peuple comorien à réaliser ses aspirations légitimes liées à la sauvegarde son
unité nationale de l’intégrité territoriale des frontières de son pays et au recouvrement de sa souveraineté sur
l’ensemble de son territoire.
Rappelant la résolution 3385
(XXXX) des Nations Unies du 12 novembre 1975 relative à l’admission des Comores
à l’organisation des nations Unies dans laquelle elle réaffirme la nécessité de respecter l’unité et l’intégrité
territoriale de l’archipel des Comores, composé des îles d’Anjouan, de la
grande Comore, de Mayotte et de Mohéli
Rappelant également les
résolutions de l’ONU, antérieures, en particulier les résolutions 3136
XXVIII)du 14 décembre 1973, 3291 (XXIX) du 13 décembre 1974, 31/4 du 21 octobre
1976, dans lesquelles elle a notamment affirmé
l’unité et l’intégrité territoriale des Comores
Convaincu qu’une solution juste et
du rable de la crise institutionnelle et séparatiste ne saurait ignorer la
situation actuelle de Mayotte.
Persuadé que les objectifs de la
communauté internationale dans leurs efforts de médiation ne sauraient
contrarier ceux des Comoriens eux-mêmes qui ne cherchent qu’à préserver leur
unité, l’intégrité territoriale de leur pays et la souveraine té nationale.
Ayant à l’esprit la déclaration de
1973 qui liait le gouvernement français et les autorités locales comoriennes
dans laquelle il est fait mention de «consultation » des populations
comoriennes au lieu de peuple comorien, formule sur la base de laquelle se sont
appuyés les législateurs français pour
procéder à un décompte île par île des suffrages exprimés lors du
référendum du 22 décembre 1974, décompte qui est à l’origine de la sécession de
Mayotte
Soucieux d’éviter de tomber dans
un nouveau piège comme celui de 1973
qui nous amènerait à signer un texte qui boucherait l’avenir parce que
reconnaissant implicitement la non appartenance de Mayotte à l’ensemble
comorien.
Le Président de Djawabu,
conformément à ses pouvoirs consentis par les Statuts et règlements
intérieurs de son organisation, aux
résolutions adoptées lors du pré-congrès qui s’est tenu à Paris dernièrement,
Demande à son Secrétaire général
qui conduit la délégation de Djawabu dans les négociations en cours sur la
double crise séparatiste et institutionnelle de faire mentionner le paragraphe
dans le protocole d’accord devant être signé par les parties ;
Exprime son souhait de voir au
moins l’ensemble des partis de l’opposition soutenir cette formule ;
Demande à son secrétaire général
de ne prendre aucun engagement et ne signer aucun document qui ne préserve pas
l’unité nationale et l’intégrité territoriale, conformément aux résolutions de
O.U.A. et de l’ONU.
Réaffirment notre engagement à
consolider l’unité nationale et à préserver l’intégrité territoriale et de la
souveraineté des Comores dans ses frontières internationalement reconnues
conformément aux résolutions relatives à l’admission des Comores à O.U.A. le 18 juillet 1975 et aux nations
Unies le 12 novembre 1975.