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LES
BREVES DE COMORES-INFOS ET MASIWA E-NEWS Forum
Chine-Afrique: la Chine allège la dette des pays pauvres d'Afrique Le président
chinois Jiang Zemin a M. Jiang a plaidé pour la mise en place d'un "nouvel ordre
politique et économique international juste et rationnel" international mardi 10
octobre à l'ouverture du Forum de Coopération Chine-Afrique, la première grande
conférence ministérielle organisée par la Chine sur l'Afrique et regroupant quelque 80
ministres des Affaires étrangères et du Commerce extérieur représentant 44 pays
réunis dans l'immense Palais du Peuple, le siège du parlement chinois . Mais le président
chinois, dont le discours était retransmis par la télévision chinoise, a également
insisté sur la nécessité pour tous les pays "grands ou petits, forts ou faibles,
riches ou pauvres, de respecter la souveraineté et l'indépendance de chacun d'entre
eux". "Ceci, a-t-il dit, est d'une importance primordiale pour la paix
mondiale". Ce nouvel ordre
"doit garantir aux divers pays le droit de jouir de l'égalité en droits souverains
et celui de gérer leurs affaires intérieures à l'abri de toute ingérence", a
insisté le numéro un chinois, préfigurant la "Déclaration de Pékin" qui a
été publiée à la fin du Forum. Les quatre
présidents africains, qui assistent au Forum en tant qu'invités d'honneur, ont dénoncé
l'écart de richesse grandissant entre le Nord et le Sud et appelé les Occidentaux à
annuler la dette des pays pauvres. "Alors qu'ils sont toujours prompts à se
prononcer sur les questions politiques et de droits de l'homme dans les pays en
développement, les pays développés ne sont pas prêts à discuter de l'équité du
commerce international", a déploré le Zambien Frederick Chiluba. Le Tanzanien
Benjamin Mkapa a dénoncé le protectionnisme des pays riches et espéré que l'adhésion
prochaine de la Chine à l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) permette d'y
"améliorer l'équilibre en faveur des pays du Sud". La
Chine a saisi l'occasion de cette Conférence pour annoncer l'annulation de 10 milliards
de yuans (1,2 milliard de dollars) de dettes en faveur des pays pauvres très endettés et
des pays les moins avancés de l'Afrique", a déclaré M. Shi, le ministre chinois du
commerce extérieur devant le premier Forum de Coopération Chine-Afrique. Le ministre n'a
pas précisé quels pays seraient concernés par cette mesure.
Rwanda:
Ouverture du procès des médias de la haine. Le procès de trois
anciens responsables de médias rwandais accusés de génocide et crimes contre
l'humanité s'est ouvert lundi 23 octobre, en l'absence de deux accusés, devant le
Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPR). Sont concernés par ce procès
l'ancien directeur de la Radio-télévision libre des mille collines (RTLM), Ferdinand
Nahimana, l'ex-rédacteur-en chef du journal extrémiste Kangura, Hassan Ngeze, et
l'ancien directeur des affaires politiques au ministère des affaires étrangères et
membre du comité d'initiative de la RTLM, Jean-Bosco Barayagwiza. Lundi matin, seul
Ferdinand Nahimana était présent à l'audience, les deux autres accusés ayant refusé
de comparaître devant le TPR d'Arusha (Tanzanie), a rapporté l'agence de presse
Hirondelle. Le parquet affirme
que les coaccusés ont agi de concert pour commettre le génocide anti-tutsi et inciter
directement et publiquement la population à commettre ce génocide qui a fait entre
500.000 et 800.000 morts parmi la minorité tutsie et les Hutus modérés d'avril à
juillet 1994. A l'ouverture du
procès, le procureur adjoint du TPIR, le Camerounais Bernard Muna, a présenté les
coaccusés comme "des hommes sans honte dans les actes néfastes" de génocide
et de crimes contre l'humanité. Quatre personnes étaient à l'origine visées dans ce
procès, mais l'ancien journaliste italo-belge à la RTLM, Georges Ruggiu, en a été
retiré, après qu'il ait entamé une procédure d'aveu. Georges Ruggiu a été condamné
à 12 ans d'emprisonnement en juin dernier, après avoir plaidé coupable. Il devrait
témoigner dans ce procès. La
Somalie commence à relever la tête après 10 ans de chaos. Le Premier ministre
somalien Ali Khalif Galaydh a affirmé que son gouvernement, le premier depuis près d'une
décennie, n'emploierait pas la force pour s'imposer dans ce pays livré aux luttes de
chefs de guerre rivaux. "C'est un gouvernement de réconciliation qui n'utilisera pas
la force pour mettre en pratique son programme", a déclaré le Premier ministre lors
de la cérémonie d'investiture du gouvernement, au cours de laquelle 13 ministres ont
prêté serment. "La première tâche du gouvernement sera la pacification et la
réconciliation", a-t-il ajouté. Le gouvernement
dont la composition a été annoncée vendredi 13 octobre comprend le Premier ministre, un
premier vice Premier ministre et 23 ministres. Aucune femme ne fait partie du nouveau
cabinet. Deux portefeuilles, la Santé et le Développement rural n'ont pas été
attribués. La Somalie est
privée de pouvoir central depuis la chute du président Mohammed Siad Barré en janvier
1991. Une conférence de réconciliation organisée à Arta (Djibouti) a nommé en août
un parlement de transition qui a désigné comme président Abdoulkassim Salat Hassan. Les
dirigeants issus de la conférence d'Arta n'ont été reconnus ni par les chefs de faction
de Mogadiscio, ni par les entités auto-proclamées du Somaliland (nord-ouest) et du
Puntland (nord-est). L'homme fort de
Baidoa (sud) Hassan Mohamed Nur Shatigudud leur a retiré son soutien le 17 octobre. A
Mayotte : la contestation vire à lémeute La rentrée
scolaire à Mayotte a été très perturbée par plusieurs manifestations de jeunes et
parents délèves qui dénonçaient les différences de traitements dont ils
seraient victimes : disposer dun transport scolaire pris en charge par la
collectivité. Les lycéens à chaque fois ont choisi de mettre des barrages pour faire
connaître leurs revendications. Jets de pierre,
auxquels devaient répondre les lancés et tirs de bombes lacrymogènes. A certains
endroits, les barrages édifiés ont été levés après que les lycéens et collégiens
ont obtenu de la préfecture la promesse dun audit sur lensemble du transport
scolaire dans lîle. Chamasse
réclame une enquête internationale Le chef de lOPIA,
M Chamasse Saïd Omar essaie de relooker son image de responsable dans les évènements
graves de décembre 1998 guerre civile à Anjouan qui a fait plusieurs victimes -.
Il demande aujourdhui ni plus ni moins louverture dune enquête par les
instances judiciaires internationales « pour faire aboutir la vérité ».
L'ironie du sort c'est que M. Chamasse fait partie des principaux responsables du
mouvement séparatiste impliqués lors de cette guerre. Il a donc des comptes à rendre
envers la justice de son pays. Un jour viendra comme en Bosnie, tous ceux qui ont commis
des crimes ou délits aux Comores auront à sexpliquer devant la justice de leur
pays. M. Chamasse, Bahagoulam, Saidou Cheih, Abeid et consorts auront sûrement des choses
à dire. A Anjouan, ceux qui ont souffert de leur chair pendant cette période tragique
souhaitent que les chefs séparatistes ainsi que les bi-nationaux vivant à Kigali,
Mayotte, La Réunion et ailleurs soient appelés à sexpliquer devant la justice
comorienne. Il ny aura pas de réconciliation véritable sans une justice équitable
permettant de tourner définitivement la sombre page de l'aventure séparatiste. Pétition
contre l'accord de Fomboni Une pétition de
120 signatures recueillies à Mohéli et à Anjouan, favorables à l'accord
d'Antananarivo, a été remise, lundi, au bureau de l'organisation de l'Unité africaine
(OUA) à Moroni. Les
signataires de la pétition expriment leur opposition à l'accord de Fomboni signé le 26
août par le colonel Azali Assoumani et le lieutenant-Colonel Said Abeid, et affirment
leur adhésion au schémas de sortie de crise proposé par le Conseil National de Salut
Public (CNSP). Le conseil, composé de personnalités des trois îles de Mohéli, de
Grande Comore et d'Anjouan, préconise le départ pacifique du pouvoir des deux colonels,
Azali et Abeid, la réhabilitation du président intérimaire Tadjiddine Ben Said
Massondé, renversé le 30 avril 1999 par une junte militaire dirigé par le Colonel
Azali. Selon
le CNSP, le gouvernement intérimaire doit organiser des assises nationales devant aboutir
à la rédaction de la nouvelle constitution, organiser un référendum constitutionnel et
les élections générales. La
pétition a été publiée alors qu Le
Colonel Said Abeid, l'homme fort d'Anjouan, est de plus en plus en plus isolé sur la
scène politique de l'île séparatiste où il doit faire face à une fronde des députés
suite à la dissolution de l'Assemblée locale et à mouvement conduit par M. Chamasse Ben
Said Omar, ancien premier ministre d'Anjouan. La
coalition animeé par MM. Chamasse et Saindou Chei, président du parlement accuse le
Colonel Abeid de "violer la constitution pour se maintenir illégalement au pouvoir
sur l'île". L'accord
d'Antananarivo, signé lors de la conférence inter îles réunie dans la capitale
malgache du 19 au 23 avril 1998, préconise notamment la mise en place d'un nouvel
ensemble comorien doté d'un pouvoir central qui exercerait les compétences liées à la
souveraineté de l'Etat (Défense, relations extérieures, monnaies, nationalité...) et
ses symboles (drapeau, hymne national emblème national). Source PANA Controverse
autour de la rédaction de la Constitution L'opposition
comorienne a refusé de s'associer à la rédaction de la constitution du Nouvel Ensemble
Comorien (NEC) dont la création est prévue par l'accord de Fomboni du 26 août dernier. Le
gouverneur de la Grande Comore, M. Issihaka Abdourazak, a publié, lundi la liste des
personnalités devant la représenter à la commission tripartite (Anjouan, Mohéli et
Grande Comore) chargée de rédiger l'acte fondamental de la NEC conformément à l'accord
de Fomboni. La liste comprend 14 personnalités au lieu des 20 prévues parce que
l'opposition et l'Union syndicale ont refusé de désigner leurs représentants, a
indiqué le secrétaire général du gouvernorat, M. Mourid Soilih, lui-même membre de la
délégation. Il a fait savoir que le bureau du Gouverneur envisageait de publier une
liste additive pour "occuper les places vacantes". La liste publiée par le
gouverneur comprend M. Abdou Soefo, directeur de la société nationale des hydrocarbures,
qui a pris part aux négociations de l'accord de Fomboni, M. Abdouloihab Mohamed, ancien
député de la région d'Itsandra, le magistrat Cheikh Salim Said Attoumane et le
directeur général du plan, M. Yonoussa ben Imani. Mme Zahara Toyb, secrétaire
générale du Conseil d'Etat, qui fait office de parlement, est la seule femme sur la
liste. Elle siègera en sa qualité de présidente, pour l'île de la Grande Comore du
Réseau National Femme et Développement, une ONG féminine. L'accord
de Fomboni a été signé, le 26 août dernier, par le chef de l'Etat comorien, le Colonel
Azali Assoumani, et le Lieutenant colonel Said Abeid, l'homme fort De l'île séparatiste
d'Anjouan. On
ignore si le NEC sera une fédération des îles Comoriennes comme le souhaitent la
plupart des responsables politiques de la Grande Comore ou une confédération d'Etats
autonomes comme l'a toujours exigé la direction du mouvement anjouanais. Le refus de
l'opposition, tant en Grande Comore qu'à Anjouan, de prendre part à la rédaction de la
loi fondamentale inquiète les observateurs qui craignent que la future constitution ne
soit totalement remise en cause au premier changement de régime dans cet archipel de
l'Océan indien plutôt instable. Mayotte :
"Améliorer les conditions dexpulsion" Le directeur de
cabinet du préfet, M. Marco a reçu Amada Dabir responsable de lassociation pour la
défense des droits de lhomme. Ensemble ils ont cherché des solutions pour
améliorer les conditions dhébergement des anjouanais considérés par
l'administration comme étant "en situation irrégulière", qui seraient à
nouveau expulsés à lavenir. Des échanges très « constructifs » selon
le militant des droits de lhomme. En revanche aucune solution na été
trouvée dans limmédiat pour lindemnisation des expulsés de Sada. M. Edmond
LAURET, sénateur réunionnais, a écrit une lettre au Ministre français de l'Intérieur
pour critiquer les méthodes utilisées lors de la dernière vague des expulsions des
comoriens qui vivaient à Sada. Le gouvernement de la gauche va t-il continuer à fermer
les yeux devant les violations incessantes des droits de l'homme à Mayotte? Le colonel Azali au Sommet de la Ligue Arabe. Le colonel Azali a
pris part au sommet de la Ligue des Etats arabes qui s'est tenu au cours du week-end du 21
et 22 Octobre au Caire. Il a eu un entretien, en marge du sommet, avec le Président
Abdelaziz Bouteflika pour évoquer le règlement de la crise comorienne. Après le sommet,
le président palestinien Yasser Arafat a affirmé qu'Israël devrait choisir "dans
les prochaines semaines" entre la paix ou la guerre, dans une déclaration publiée
lundi 23 octobre par le quotidien saoudien Al-Watan. "C'est en Israël de dire durant
les prochaines semaines s'il veut reprendre le processus de paix ou s'il va continuer sur
la même voie qui conduira à l'explosion et déclenchera une guerre que personne ne saura
arrêter", a ajouté le dirigeant palestinien. "Les dirigeants arabes ont
préféré prendre de vrais risques en laissant la porte ouverte au processus de
paix" au Proche-Orient, a indiqué M. Arafat, en évoquant le sommet arabe qui s'est
achevé dimanche au Caire. Bahagoulam
déclare : "Nous avons toujours nos armes". Le colonel Abeid se
vante un peu partout qu'il a récupéré les armes des milices. Bahagoulam qui était
jusqu'à ces derniers temps un proche conseiller du chef séparatiste. C'est maintenant la
gué-guerre entre les deux chefs séparatistes. Selon nos confrères du Quotidien de la
Réunion Edition du 23/10/2000, il a déclaré "Abeid ment. Nous avons toujours nos
armes". Il a ajouté qu'il va "faire des révélations sur les détournements
d'Abeid" lors des grands rassemblements des vendredis à venir. Cette déclaration
de Bahagoulam prouve que le danger persiste pour la population tant que toutes les
milices, y compris le fameux SIR ( Service d'Intervention Rapide) ne seront pas
désarmées. Il incombe à la communauté internationale de prendre les dispositions
nécessaires en vue de parvenir en la pacification de l'île d'Anjouan. Une
mission de la francophonie aux Comores. Une mission de lorganisation
de la francophonie, qui a séjourné sest défendue devant la presse de larchipel
de vouloir court-circuiter lOUA dans la crise séparatiste qui oppose Anjouan à
Moroni. Selon le professeur André Salifou, membre du conseil permanent de la
francophonie, il ne saurait être question pour lorganisation de la francophonie de
« marcher sur les plates-bandes de lOUA, qui reste chargée dassurer
toute médiation ». Selon lagence
Pana, André Salifou a indiqué par ailleurs que cette mission a remis un message
personnel du secrétaire général, Boudros-Boudros Ghali, au chef de lEtat
comorien, le colonel Azali. Lobjet de la
mission de la francophonie est d »aider à trouver une issue à la crise entre
lOUA et les Comores », a expliqué le correspondant à Moroni M. Mhadjou. La
mission a poursuivi ses contacts avec les autorités et les représentions diplomatiques
avant de rencontrer les partis politiques et des organisations de la société civile.
Elle s'est rendue à Anjouan où elle a été reçue par le colonel Abeid ainsi que le
GIRMA et le mouvement d'opposition dénommé USHABABI. Cette mission fait suite à une
résolution du Conseil permanent de la francophonie, adoptée à Alexandrie le 25
septembre dernier et demandant au Secrétaire Général de lOrganisation de
« prendre contact avec les autorités comoriennes, lOUA et les autres
organisations internationales concernées, en vue de participer à la détermination des
moyens des plus appropriés pour accompagner les efforts de paix » . Les
relations entre Moroni et lOUA, qui étaient déjà tendues suite au coup dEtat
du 30 avril 1999, se sont détériorées davantage depuis que lOUA a condamné avec
vigueur laccord de Fomboni. Le
colonel Abeid vient de gracier les prisonniers politiques A l'occasion de la fête de Miradji ( fête musulmane), le Colonel Abeid vient de gracier les prisonniers politiques . Ils ont été libérés dans la nuit du 25 Octobre. Le chef séparatiste a certainement pris cette mesure pour essayer de redorer son blason qui a été terni par les dernières vagues répressives déclenchées à l'encontre des opposants. Vite
dit : Les
dernières nouvelles des Comores Par
Masiwa e-news Lincompréhension entre le colonel
Abeid et les « députés anjouanais » est total depuis la décision du premier
de dissoudre lassemblée des députés. Le président de la chambre des députés
dissoute Saindou Cheikh a écrit officiellement à lOUA pour lui demander notamment
denvoyer une force dinterposition sur lîle pour prévenir des affrontements entre les deux
clans. M. Chamasse Ben
Said Omar , ancien
« Premier ministre de lEtat dAnjouan, » et grand défenseur
du « rattachisme » reconnaît avoir eu tort dans sa
revendication de rattachement de lîle à la France.
Il a indiqué dans une déclaration diffusée dans larchipel que laccord
dAntananarivo est la seule base viable de sortie de crise des « états de la
confédération comorienne ». La fondation
anjouanaise des droits de lhomme
a écrit au directeur de cabinet du président Azali, M.Hamadi Madi Boléro, pour lui rappeler que les négociations en cours
sur le thème de la sécurité doivent
prendre en compte les brimades
infligées aux Anjouanais opposés aux idées du Colonel Abeid. Des personnalités
comoriennes des trois îles
ont annoncé la formation dun Comité National
de Salut Public opposé à au colonel Azali et au lieutenant colonel Said
Abeid. Ce comité de Salut National auquel participe lavocat Said Larifou et
M. Chamasse Ben Said Omar, ex-rattachiste, exige le retour au pouvoir du président
Tadjiddine Ben Said Massonde et la mise en place dun gouvernement temporaire de 180
jours pour organiser des assises nationales avec mission de
rédiger la constitution sur la base des accords dAntananarivo. « LEtat
dAnjouan » a rendu public la
liste des 20 personnes devant représenter lîle à la commission tripartite chargé
de rédiger un avant projet de lacte fondamental du nouvel Ensemble comorien. Y
figure notamment M.Salim Abdou Ba Gagoulam
qui sest présenté à Fomboni comme le Cheikh du séparatisme anjouanais. Le directeur de lORTC , Mohamed Hassani,
a été suspendu de ses fonctions par le capitaine Ahmed Sidi, ministre chargé de linformation.
Selon M.Hassani, il a été sanctionné pour avoir laisser diffuser des informations
relatives à la hausse du prix du pain. Cest le journaliste Hachim Saadi qui assure
lintérim en attendant la nomination dun nouvel directeur. Une mission du Conseil Permanent de la
Francophonie séjourne aux Comores depuis le
17 octobre. Après avoir remis un message
personnel de Boutros Ghali au Colonel Azali, elle prend des contacts avec les mouvements
politiques et les représentants de la société civile. Le professeur André Salifou
(Nigérien) et son collègue Ntolé Kazadi (RD Congo) devaient se rendre à Anjouan et à
Mohéli ce week-end. Au cours de son
entretien avec la mission de
la francophonie, lopposition a indiqué quelle ne participerait pas à la
commission tripartite issue des accords de Fomboni puisquelle a dénoncé ce texte. Une jeune
étudiante de Mutsamudu
nommée Rosemine Antoy est décédée à
Antananarivo dimanche 15 octobre.. Le corps a été acheminé à Moroni par le bateau Sam
Son depuis Majunga. Le docteur Ahamad MSa Mliva, neurologue formé
en Chine, a été promu directeur général de la Santé en remplacement du Dr Mbayé
Toyb,. Les équipements
servant à mesurer les
mouvements sismiques au sommet du Karthala et à transmettre les données au Centre
National de Documentation et de recherche Scientifique ont été volés, a annoncé le
CNDRS qui lance un appel à la population pour laider à les retrouver. Si le Volcan
venait à se réveiller, le Centre na actuellement aucun moyen den suivre lévolution.
Cet équipement fourni par la coopération française coûte cher selon les spécialistes. Les employés de la
BIC
ont repris le travail cette semaine le ministère des
Finances, Assoumany Aboudou, ayant renoncé à calculer lIGR sur le salaire brut. Lhomme daffaires Djaé Said Salim dit Said Djaé directeur dune société basée à Madagascar, MADA NEGOCE, a signé au début de ce mois un protocole daccord avec le gouvernement lui permettant dagir comme importateur de gros de bovins et de viande fraîche en provenance de Madagascar. Un homme daffaire malgache, Joulette Ali, PDG, de la société JAG MARINE a lui aussi signé une protocole analogue avec le gouvernement qui veut stopper lanarchie sur la filière viande. La direction de la
statistique mène une enquête
sur la situation de lenfant et de la
mère dans le but dévaluer la mise en ouvre des droits de lenfant et des recommandations du
célèbre sommet de New York consacré aux enfants (1990). A loccasion
de la journée mondiale de lalimentation,
le ministre de la production a admis que les pêcheurs sont jusquici laissés pour compte et quune action urgente en leur
faveur est nécessaire. LOPACO (organisation
patronale) demande au gouvernement dalléger
lactuelle pression fiscale sur les
affaires et de cesser de vouloir fixer les prix de certains produits de base. La chaîne Sun
international a vendu lhôtel
Galawa Beach à
un autre opérateur international. Lorganisation patronale des Comores ne regrette
pas le départ de Sun accusé davoir organisé
un circuit fermé achetant tout en Afrique du Sud y compris le pain
consommé par les touristes comme la expliqué
Mohamed Nassuri Mbéchézi. Cet homme daffaires comorien et la plupart
de ses collègues estiment que cétait-là un mauvais contrat. Suite au bail du
Comotel accordé par lEtat
à la société Sodécom, celleci a
estimé le coût des travaux de rénovation à 450 000 000 FC et fixe louverture de
lhôtel au 6 juillet 2001. Comme prévu les
clefs du bâtiment de la Radio-Diffusion seront remises au
gouvernement le 13 novembre, a confirmé lambassadeur de Chine à Moroni. Le colonel Azali a participé au
sommet de la ligue des états arabes qui sest
ouvert samedi en Egypte. En marge de ce sommet, le chef de la junte au pouvoir à Moroni a
été reçu en audience par le président algérien Bouteflika. Lentretien a porté
essentiellement sur la question de lévolution de la crise comorienne. Electrification de la côte est de la Grande
Comores. Un projet délectrification
de 80 villages de la côte Est de la Grande Comore, financé par la Banque islamique de
développement, est en cours. Un bureau détudes tuniso-saoudien est déjà à pied
duvre pour procéder aux relevés topographiques. Le gouvernement comorien a
retenu le principe dune participation financière des communautés villageoises
concernées par ce projet. La plupart des
habitants de la Grande Comore ne savent pas
encore que le Karthala est en entrain de se réveiller : les autorités nautorisent
pas la diffusion de la nouvelle pour éviter des mouvements de panique. A quelques jours
du limogeage du directeur de lORTC suite à la diffusion dune autre
information non autorisée (en loccurrence le prix du pain), personne à la radio
nationale ne veut prendre de risque. Laugmentation des mouvements sismiques du
Karthala mobilise léquipe de lobservatoire de volcanologie du CNDRS qui a
plus que jamais besoin de son sismomètre volé au sommet du Karthala. Labsence de
cet appareil dans le réseau installé sur la massif fait empêchent les techniciens de situer avec exactitude lépicentre des
séismes actuels. Deux enquêtes sont menées
simultanément à Moroni sur la mort dAhmed Ali Matsoindourou, artiste imitateur
originaire de Foumbouni décédé dans la nuit de lundi. : une enquête diligentée
par la gendarmerie et une autre privée conduite par Me Loutfi Chouzour avec laide dun
parent du disparu. Une rumeur de lus en plus persistante donne à croire que lartiste a été empoisonné
à cause de ses économies. En grande Comore, lopposition refuse prendre part à la commission tripartite chargée
de rédiger lacte fondamental. Aussi, la commission censée représentée la Grande
Comore a -t-elle été formée sans les 6
personnes devant représenter lopposition et les syndicats. La liste a donc été arrêtée à 14 au lieu de 20 personnes. Le leader de lopposition
Abbas Djoussouf a rencontré le
colonel Azali le 25 octobre suite aux offices
dune mission de lorganisation de la francophonie. Ni lun ni lautre
na fait de déclaration sur cette rencontre voulue discrète. Selon les de Masiwa
e-news, le Colonel Azali a réitéré son engagement de ne pas se présenter aux
élections et de remettre le pouvoir à celui qui sera élu démocratiquement. Lancien
premier ministre a demandé au chef de létat de remettre le pouvoir aux civils sans
tarder et de ramener larmée dans les
casernes. Une centaine
personnalités dorigines anjouanaise et mohéliennes
ont adressé cette semaine une pétition à lOUA pour se solidariser de la plate
forme présentée par le Comité National de salut Public et se démarquer du processus de
mise en uvre de laccord de Fomboni. Des notables de
Foumbouni ont rendu visite aux notables du quartier
Mtsangani de Moroni ( médina) pour leur
témoigner de leur sympathie suite à lintervention musclée des forces de lordre
dans ce quartier lors des dernières manifestations de rues. Ces notables ont parlé au
cours dune cérémonie solennelle des liens existants entre Moroni et Fombouni
depuis lépoque du règne du Sultan Hachim tandis que les Moroniens évoquaient la
mémoire de Apache (originaire de Fomboni) , dont le corps
sans vie avait été exposé, à lépoque, sur le capot dun véhicule. Le bureau de lOMS a organisé cette
semaine à Moroni un séminaire sur la santé
mentale aux Comores dans le cadre dun programme
que le bureau entend mettre en uvre en faveur des personnes souffrants de troubles
psychiques. A noter quil nexiste aux Comores aucun spécialiste de ces
maladies qui sont généralement mal soignées. Mohamed Oubeid, un homme originaire
de Mbéni , qui souffrait de brûlures depuis
plusieurs jours a trouvé la mort à laéroport de Hahaya samedi 28 octobre doù
il devait être évacué à Maurice. Un journal édité à Moroni, la Gazette des Comores,
a dénombré dans les hôpitaux et dispensaires plusieurs personnes brûlées par des
réchauds à pétrole. Manifestement, le pétrole lampant disponible sur le marché aux
Comores est dangereux. La capitale
fédérale a renoué avec les longs délestages. Deux groupes
électrogènes sont tombés en panne. Comme on ne peut pas imaginer quune entreprise
aussi prestigieuse que celle qui exploite lélectricité comorienne ne puisse pas régler les problèmes actuels,
de plus en plus de cadres comoriens se demandent en privé sil ny pas une volonté supérieure de mise à mort les îles
Comores. Au cours dune récente interview à un journal local, le directeur de la Comorienne de lEau et de
lElectricité déclaré que
« nous courons tous à la catastrophe,
pas seulement la CEE ». Les syndicats des
enseignants poursuivent leur
mouvement de boycott de la rentrée scolaire bien que le gouvernement ait payé ces
derniers jours deux mois de salaires sur les
cinq réclamés. En plus du paiement des mois dus, ils demandent maintenant lindexation
des salaires sur le coût de la vie. |
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