UN COMITE DE SALUT PUBLIC CREE

Vendredi à Petite-Terre, MM Chamasse et Daoud ont lancé un appel aux populations et à la classe politique comorienne pour trouver une solution à la crise actuelle.

 « Il faut se mettre autour d’une table et discuter » c’est le message maintes fois répété vendredi, par Chamasse Ben Said Omar (président du mouvement populaire anjouanais ancien Premier ministre) et Moustoifa Daoud Marc, deux des signataires de la « Plate-forme pour la gestion et la résolution de la crise institutionnelle des îles Comores ».

Dans le texte de cette plate-forme débouchant sur la création d’un Comité nationale de salut public, ces deux « opposants historiques » affirment être appuyés dans leur démarche par une majorité de la population anjouanaise, expriment leur volonté de « trouver une solution pacifique à la crise comorienne ».

« Le peuple a assez souffert comme cela, explique M. Chamasse, nous devons nous réunir et trouver une solution ». La solution pour le Mouvement populaire anjouanais passe par le retour du « pouvoir aux civils », l’installation d’un gouvernement de transition «  et l’organisation d’élections présidentielle dans 180 jours qui suivent.

 Les accords d’Antananarivo comme base de travail

 Comme base de discussions entre les différentes parties, la plate-forme signée par ailleurs par Saïd Saïd Hamadi et Saïd Larfou et Taki Mboreha pour la grande Comore, le commandant Soidri Ahmed et Mohamed Saïd Manine pour Mohéli affirme vouloir s’appuyer sur les accords d’Antanarivo, signés en avril 1999, « seul cadre de base approprié, pour régler la crise » tout en « respectant les aspiration légitimes de la population des trois îles ».

Dans cette plate-forme, les signataires proposent donc au peuple comorien et à la communauté internationale, l’installation d’un gouvernement ‘transitoire » qui comprend donc comme préalable, « le retrait pacifique du colonel Azali et du colonel Abeid. Ce gouvenement provisoire sera placé sous la direction du président par intérim Tadjidine Ben Saïd Massounde, « reconnu comme seul dépositaire de la légitimité constitutionnelle ». Ce gouvernement aura pour mission d’organiser » une large consultation des populations des îles sous la forme d’assises permettant la rédaction d’une nouvelle constitution » et de la soumettre ensuite à la population dans le cadre d’un referendum ». Enfin cette période de 180 jours devra déboucher sur l’organisation d’élections pour l’ensemble des mandats concernés par cette nouvelle consultation ».

Enfin, les signataires invitent l’ensemble des responsables politiques des îles Comores à se joindre à eux et à étoffer le « Comité national de salut public ».   

 Source Journal Kwezi n°337 mardi 10/10/00

 Retour

 

 

   Notre mission Contactez-nous Page d'accueil Recherche Publicité 
Pour toute question ou remarque concernant ce site Web, envoyez un email à Comores-infos@Wanadoo.fr
   Dernière modification : 09 novembre 2000