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EDITORIAL : LA DERIVE DICTATORIALE DES SEPARATISTES ANJOUANAIS

 

Dans une déclaration à Radio Ndzuani, le 27 Décembre 1999 dans la soirée, le Colonel Abeid a affirmé :" Nous ne signerons pas le document sur les accords d'Antananarivo car cela signifierait un abandon des revendications légitimes des anjouanais après 2 ans et demi de lutte et de sacrifice"

"Nous (les dirigeants) ne pouvons pas prendre la responsabilité de signer ce document et seule une consultation de l'ensemble des anjouanais par un référendum tranchera".

Au lieu de chercher à se conformer aux exigences de la communauté internationale qui leur ont été réitérées suite à la dernière réunion du 21 décembre 1999 tenue à Pretoria, les chefs séparatistes se lancent à tête baissée dans une nouvelle fuite en avant.

Et pour mieux asseoir leur dictature, ils continuent à museler les libertés démocratiques en dissolvant les organisations syndicales ( décision rejetée par les organisations syndicales et par la Fédération anjouanaise des Droits de l'Homme) et en menaçant ouvertement leurs opposants de mesures répressives. Le GIRMA et l'AUDEC ne font que dire tout haut ce que beaucoup de gens à Anjouan pensent tout bas. D'ailleurs, nous recevons régulièrement des dizaines de messages de solidarité en provenance d'Anjouan. Si le GIRMA et l'AUDEC ne représentaient pas grand chose, pourquoi les chefs séparatistes ont-ils organisé une réunion dont le seul but avoué, de manière maladroite, a consisté à les intimider? Selon les informations recueillies par notre journal, il s'avère que cette fameuse réunion des cadres est un nouveau coup de bluff des séparatistes. Un groupuscule de gens proche du colonel composé notamment d’enseignants s'est réuni en catimini à la Maison Rouge, un endroit discret, pour rédiger le communiqué bâclé du "  Mouvement des Cadres anjouannais". L'effectif n’a pas dépassé 8 personnes au moment de la réunion. Le fait que les chefs séparatistes en soient réduits à organiser une réunion clandestine en dehors de la capitale prouvent sans l'ombre d'un doute qu'ils sont en perte de vitesse au niveau de l'opinion publique.  

Une grande majorité de la population anjouanaise est fatiguée par la voie sans issue empruntée par les séparatistes. Mais beaucoup de gens n'osent pas encore parler compte tenu de la terreur exercée par les milices. Les séparatistes ont réprimé au mois de Septembre 1999 par le feu et par le sang le groupe de Kokignon. Ils pensaient avoir anéanti l'opposition à leur pouvoir autoritaire. Mais peine perdue. Quand un enfant du peuple est éliminé, d'autres continueront à porter le flambeau de la paix, de la fraternité, de la liberté et de la justice. 

Aujourd'hui, des voix de plus en plus nombreuses s'élèvent à Anjouan pour réclamer l'instauration de la paix dans le cadre prévu par l'Accord d'Antananarivo.

Quand à la proposition des séparatistes d'organiser un référendum, nous leur disons qu'il est temps qu'ils cessent leur triste comédie. Ils ont déjà organisé 2 référendums et un scrutin concernant  "l'élection des députés". Tous les observateurs savent que ces différents scrutins ont été de pures mascarades électorales. Aucun débat démocratique n'a eu lieu car les opposants ont été réduits au silence par la force des armes. D'ailleurs, la communauté internationale n’a pas été dupe; elle les a considérés comme nuls et non avenus. Le seul objectif recherché par les séparatistes à travers cette nouvelle manœuvre d'organisation d'un référendum est de gagner du temps et de saboter les efforts de médiation de l'OUA en vue de parvenir rapidement à un règlement pacifique de la crise comorienne.

L'AUDEC approuve totalement la démarche de l'OUA et des autorités sud-africaines consistant à prendre des mesures graduelles afin de contraindre les séparatistes à respecter leurs engagements publics pris à Antananarivo. Face à des chefs séparatistes dont la mauvaise foi et la désinvolture sont manifestes aux yeux de tout le monde, nous pensons que seule la fermeté sera payante pour sortir notre pays de l’imbroglio actuel. L’immense majorité de la population comorienne attend le dénouement de la crise séparatiste  et le retour à l'ordre constitutionnel avec impatience. C'est son souhait le plus profond à la veille de ce nouveau millénaire. 

LA REDACTION

LETTRE DE L'AFRIQUE DU SUD A ABEID EN DATE DU 12 NOVEMBRE 1999.

Messieurs,

Nous nous référons à la récente conversation téléphonique entre le Colonel Abeid et le Dr W. Brews - Directeur pour l'Afrique centrale et orientale, concernant la position que vous nous avez transmise par écrit, sur la suite à donner au processus de l'OUA, en particulier l'accord d'Antananarivo.

En tant que coordonnateur pour les pays de la région, nous sommes déterminés à faire avancer le processus de l'OUA en cours aux Comores. À cet effet, nous souhaitons vivement que l'accord d'Antananarivo entre rapidement en application.

À la suite d'une réunion d'information du Ministre Madeira, nous avons consulté divers partis de l'opposition aux Comores et nous avons accueilli l'Ambassadeur Moumin, représentant spécial du Colonel Azali.

Dans ce contexte et eu égard au prix que vous attachez à l'initiative de l'OUA, nous vous serions reconnaissants de nous faire parvenir votre réponse dès que possible afin que le mandat de l'OUA prenne effet.

Si vous estimez qu'il est plus pratique d'envoyer deux émissaires en Afrique du Sud pour expliquer votre position, ce serait très utile et nous nous ferions un plaisir de les accueillir.

Veuillez agréer, Messieurs, l'assurance de ma considération distinguée.

D.N. Meyer

Directeur : OUA

Copie: Mr. Ben Jeloune - Bureau de l'OUA, Moroni

Le même message en anglais :
 
 Texte anglais:

"to : Colonel Abeid

Abdullah Mohammed

From : DN Meyer date : 12 Novembre 1999

Dear Sirs,

We refer to the recent telepone conversation between Colonel Abeid and Dr W. Brews - Director, Central and East Africa, in which the former undertook to us, in writing, your position on how the OAU process, partcularly, the Antananarivo Agreement, should be taken forward.

As a coordinator of Countries of the region, we are committed to seeking the progress on the OAU process currently underway in the Comoros. To this end, it is our fervent desire to see rapid movement towards the implementation of the Antananarivo Accord.

Following a briefing by Minister Madeira, we have had consultations with various opposition parties in the Comoros and have hosted Ambassadr Moumin, the special representative of Colonel Azali.

In view sf the above, and mindful of your commitment to the OAU initiative, we wish to receive your response as soon as possible, in order to give effect to the OAU mandate.

Should you find it more convenient to send two representatives to South Africa to explain your position, it would be helpful and they would be welcomed.

Your early reply would be appreciated.

Yours sincerely

D.N. Meyer

Director : OAU

C;c Mr. Ben Jeloune - OAU Office, Moroni"

L’ILE D’ANJOUAN FRAPPEE PAR LE CHOLERA – PANA -

L’île comorienne d’Anjouan fait face à une épidémie de choléra depuis le mois de novembre, alors que les autorités séparatistes s’efforcent d’en dissimuler les ravages. Un premier bilan, établi par les organisations non gouvernementales (ONG) présentes dans l’île, fait état de 143 cas dont 14 décès  au milieu du mois de décembre. Les responsables politiques de l’île n’ont communiqué aucune donnée sur la situation de l’épidémie, faisant fi des avis de médecins anjouanais et d’autres agents des services de santé fédérale pour contenir la maladie.

Certaines autorités de l’île, entrée en sécession l’année dernière, ont même démenti l’existence de l’épidémie, dénonçant au contraire une campagne de " désinformation orchestrée par Moroni ". Selon plusieurs sources médicales, si le gouvernement fédéral s’abstenait d’intervenir, l’évolution de la maladie prendrait une tournure dramatique. Les stocks de médicaments s’épuiseraient rapidement, estime-t-on de même source.

On ne connaît pas, pour l’instant, l’origine de cette flambée de choléra qui intervient après celle qui avait frappé l’île de la Grande Comore et, dans une moindre mesure, celle de Mohéli pendant toute l’année 1998 et au début de 1999. L’attitude des autorités séparatiste est critiquée sévèrement par les fonctionnaires du ministère fédéral de la santé à Moroni.

Le Ministre, qui a mis en place un comité de crise pour suivre l’évolution de la situation sanitaire à Anjouan, condamne " l’irresponsabilité des séparatistes qui croient pouvoir cacher longtemps une maladie mortelle ". Sur place à Anjouan, rapportent des voyageurs arrivés en Grande Comore, aucune action de sensibilisation n’a été entreprise. Une démarche contraire impliquerait que les autorités sécessionnistes reconnaissent l’existence de l’épidémie, expliquent-ils.

De nombreux malades refusent de se rendre dans les hôpitaux, espèrent parvenir à se soigner à leur domicile. Un habitant de Mutsamudu joint au téléphone lundi à partir de Moroni a laissé entendre que des malades décédaient quotidiennement à Koni une localité de l’île sécessionniste.

En dépit de l’intransigeance des séparatistes, les autorités comoriennes ont décidé d’acheminer à Anjouan, par le biais de deux ONG  des médicaments et d’autres moyens de lutte comprenant le chlore, les pulvérisateurs, les réservoirs. " Il s’agit de sauver des vies humaines ", déclare un haut responsable du ministère de la santé, M AHMED MILIDASSE ? Qui a fait observé que le choléra " est une maladie du pauvre ".

C’est la troisième épidémie de choléra observée dans l’archipel des Comores en 24 ans. La première a provoqué un hécatombe en 1975, sur l’ensemble de l’île de la Grande Comore où est établie la ville de Moroni, capitale fédérale. La seconde, vite maîtrisée, a frappé principalement la même île en 1998. Des comités des villages avaient alors soutenu le comité national de lutte qui a bénéficié d’un large appui, technique et financier, des organismes comme l’OMS, L’UNICEF et la coopération française.

Les experts de l’OMS avaient expliqué la vulnérabilité des Comores par un faible niveau d’hygiène personnel et alimentaire. L’un d’entre aux, le Dr AL-HASSANE BABA MOUSSA , avait été frappé par le système d’approvisionnement en eau. La majorité des comoriens n’ont pas accès à l’eau potable et ont recours à l’eau des ruisseaux à Anjouan et Mohéli, et à l’eau de pluie recueillie dans des citernes familiaux en Grande comore. La qualité de l’eau de consommation serait pour beaucoup dans les manifestations du vibrion du choléra. Certains médecins redoutent un choléra à l’état endémique dans l’archipel tant qu’une véritable politique d’assainissement n’aura pas été mise en chantier.

PANA 28 DECEMBRE 99

Comme vous pouvez le constater, Anjouan2000 –représentation bis réunionnaise du mouvement séparatiste - n’a pas dit un mot sur le choléra qui frappe l’île d’Anjouan qu’ils sont sensés défendre.

A PRPOS DU MESSAGE DES " JEUNES CADRES " SEPARATISTES

Renseignements pris, " le Manifeste des jeunes cadres anjouanais " publié par Anjouan2000 sur Habari a été rédigé par un petit comité de 8 personnes rassemblées à la Maison Rouge située à mi-chemin entre Mutsamudu et Ouani –comme sait bien faire les séparatistes réunionnais au Port(La Réunion) en rasant les murs- pour rédiger un torchon introuvable à Anjouan. La rédaction de COMORES-INFOS n’a pas la dialectique suffisante pour répondre à une telle diarrhée verbale. Nous vous proposons les  réactions de nos compatriotes  ICHATA, Mahmoud IBRAHIME et le GIRMA :

Votre fond de commerce ne donne plus de recettes, alors, vous vous tournez maintenant vers le verbiage manipulatoire face au peuple anjouanais, comme si vous étiez les seuls choisis à le représenter à tous les niveaux.

Vous dites que les trois membres dirigeants de l'AUDEC ont choisi de rester français et qu'à cet effet, vous ne leur reconnaissez pas de citoyenneté anjouanaise. Soit; mais que dire d'Abeid dont vous chantez la prétendue excellence, alors qu'il est lui aussi Français. Allez-vous le" répudier"?

Le droit à l'égalité et à la justice à tout un chacun n'est que pur produit de manipulation; en ce moment, à Anjouan on arrête des jeunes anjouanais qui ne pensent pas comme Monsieur le Courtisan Vallée Claude et le Français-Malgacho-Anjouano-Comorien Abeid.

Et les arrestations arbitraires dirigées contre les Dirigeants de Girma...

Enfin, ces Messieurs qui habitent ces HLM  en Seine et Marne  et dont certains sont fonctionnaires français (ont donc la nationalité française=sont donc Français): allez-vous aussi vous saborder par la répudiation?

Les mensonges!

Une chose est sûre: après le 01 février 2000, les choses changeront d'une façon ou d'une autre. Donc, attendons cette date fatidique pour apprécier la suite des événements.

La Nation comorienne est Une et Indivisible..

Vivent les Comores!

Ichata Madi - Habari –

LONGUE VIE AUX " JEUNES CADRES DU MOUVEMENT ANJOUANAIS

Notre sœur Ichata Madi parlait justement de "verbiage" à propos du communiqué bourré de fautes d'expression des Jeunes Cadres, j'ajouterai qu'il s'agit d'une langue de bois digne des représentants des anciennes démocraties populaires. On peut résumer ce communiqué par "l'équation du goulag" : Tous ceux qui ne sont pas d'accord avec le chef (Abeid ou Staline) sont contre le système (le socialisme ou le nationalisme exacerbé), et sont les ennemis du peuple.

Permettez-moi de constater que :

- après avoir affirmé que Fraternité anjouanaise était l'association d'une seule personne, et avoir tout de même essayé à travers un procès de faire taire cette personne;

- après avoir affirmé que SOS-Démocratie ne comptait que deux membres, et avoir tout de même essayé de les intimider par diverses pressions;

- après avoir affirmé que les Comoriens d'Anjouan qui sont à Ngazidja ne représentaient rien, et avoir tout de même essayé d'infléchir leurs positions en menaçant leurs familles à Anjouan;

- après avoir affirmé que le mouvement des jeunes appelé USHABABI n'était rien dans l'île, et l'avoir tout de même privé de tous les moyens de communication (presse écrite ou radio);

- après avoir affirmé que le groupe de Kokignon ne représentait personne, et l'avoir tout de même combattu à l'arme lourde, puis expulsé, et enfermé certains de ses partisans;

- après avoir affirmé que l'AUDEC ne représente que trois personnes, mais avoir tout de même cherché par tous les moyens à discréditer cette association, et à menacer directement et indirectement ses membres;

voici que les séparatistes affirment que le GIRMA ne représente personne à Anjouan, mais appellent tout de même, le commandant Abeid  à "prendre les mesures qui s'imposent à leur encontre " (???).

Avec une telle logique, il n'y aura bientôt plus assez de prisons à Anjouan pour enfermer tous ceux qui ne représentent rien, et qui sont de plus en plus nombreux à oser enfin parler.

S'il est vrai que tous ces gens ne représentent rien, je ne vois pas pourquoi, les séparatistes s'acharnent contre eux.

Le projet politique et  " la seule vocation " des séparatistes est donc uniquement de faire d'Anjouan "l'île aux goulags?"

MAHMOUD IBRAHIME - Habari –

 

HALTE AUX INTRIGUES

En réponse au Manifeste du Collectif des jeunes Cadres du Mouvement Anjouanais.

 

Il semblerait qu’un soit disant " collectif de jeunes cadres " s’est réuni, je cite "  à la maison rouge, pour examiner la situation politique générale et passer en revue tous les événements chauds survenus depuis la mise en place du Conseil Exécutif dirigé par son Excellence Said Abeid Abderemane".

Il s’agit en réalité, jusqu’à preuve du contraire, d’un Collectif de Jeunes Cadres imaginaire et forgé dans le but de parer les coups décisifs développés, ces derniers temps, par les forces démocratiques anjouanaises qui surgissent de toutes parts et éclairent les anjouanais de la politique désastreuse conduites par les forces dirigeantes actuelles d’Anjouan.

Le Collectif des Cadres anjouanais, nous en connaissons un et un seul à Anjouan. C’est celui qui s’est réuni à Mutsamudu à l’hôtel ALAMAL le 6 mai 1999 sous l’appellation de Comité d’Initiative des Cadres anjouanais, pour se prononcer sur l’Accord d’Antananarivo.

Nous vous rappelons qu’aux termes de cette réunion qui regroupait plus d’une centaine de Cadres anjouanais, une Résolution, interpellant les membres de la Délégation anjouanaise à la Conférence Comorienne – inter – îles tenue à Antananarivo du 19 au 23 avril 1999 à signer l’Accord d’Antananarivo, a été rédigée et adoptée par les participants.

Pour votre ample information, vous trouverez ci-après la Résolution d’ALAMAL et

les coordonnés de quelques signataires de cette résolution.

Nous saisissons cette occasion pour porter à votre connaissance que parmi les organisateurs et animateurs de cette réunion des membres du GIRMA ont pris une part très active.

Par ailleurs, par lettre n° 99-010/GIRMA / CH / CH du 6 décembre 1999 du Président du GIRMA, il a été demandé au Colonel ABEID, suite à sa visite à la Réunion via Mayotte de convoquer et ce, avant le Ramadan, une conférence – débat, qui regrouperait toutes les forces vives du pays en vue d’éclairer les anjouanais du devenir institutionnel de leur île.

Cette lettre demeure sans suite. Peut – on chercher à savoir pourquoi ?

Peut – on se poser la question de savoir si le Colonel ABEID était au courant de la tenue de cette réunion ?

Pourquoi n’a-t-il pas recommandé aux organisateurs de la réunion du " collectif de jeunes cadres " d’inviter les vrais Cadres anjouanais de toutes sensibilités à prendre part à cette réunion ?

Alors, comment expliquer qu’un "  Collectif de jeunes Cadres " s’est réuni à l’insu des cadres anjouanais.

Mais la Radio - Dzouani n’était-elle pas aussi au courant de cette fameuse réunion du 26 décembre 1999 ? Elle l’aurait diffusée, sans doute, bien avant sa tenue !

De toutes les façons les cadres du GIRMA attendent les invitations pour la rencontre prévue après l’Ide.

Bref, à vous de conclure.

Pour ce qui est de Monsieur Charikane AHMED, Président du GIRMA, nous tenons à vous faire savoir que, dans toutes ses démarches, il a toujours œuvré, pour le bien être des anjouanais et pour le progrès d’Anjouan ; Nul ne peut le nier. A ce propos, il ne veut de leçons de qui que ce soit.

Le Président du GIRMA est disposé à collaborer avec tous ceux qui se livrent au même combat que lui.

Le Président du GIRMA rejette catégoriquement et condamne avec véhémence les gens mal intentionnés qui mentent aux anjouanais et qui cherchent à les induire en erreur par des informations fallacieuses sur la réalité de la situation politique anjouanaise vis à vis de l’Extérieur et par de faux espoirs sur l’avenir institutionnel de l’île d’Anjouan.

Le Président du GIRMA milite pour mettre un terme à la situation de désordre, d’anarchie, de pillage et d’insécurité qui prévaut actuellement dans le pays en cherchant à coopérer avec toutes les forces démocratiques comoriennes et étrangères vivant aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur d’Anjouan.

Le Président du GIRMA ne manquera pas de dénoncer les actes d’injustice et d’intimidation qui sont perpétrés par les dirigeants à l’endroit des citoyens et le manque de respect des droits de l’homme vis a vis des individus et des organisations syndicales.

Le Président du GIRMA milite pour l’adoption d’institutions constitutionnelles nouvelles qui répondront aux aspirations légitimes des anjouanais et qui seront acceptables par la communauté internationale et ce, dans le cadre de l’Accord d’Antananarivo.

Le Président du GIRMA défend avec vigueur l’instauration d’un Etat de droit qui respectera les libertés individuelles et collectives des citoyens, assurera la sécurité des personnes et de leurs biens et qui veillera à la gestion saine et transparente des affaires de l’Etat.

Mutsamudu le 29 décembre 1999

Le Président du GIRMA

M Charikane AHMED

 

QUEL AVENIR POUR LE FRANC CFA?

Les Européens voudraient faire de la zone franc, et plus particulièrement de l'Uemoa, la préfiguration des futures zones de libre-échange dans les pays africains qu'ils appellent de leurs vœux. Avec le passage à la monnaie unique européenne, le 1er janvier 1999, le franc CFA bénéficiera d'une parité fixe, non plus avec le FF, mais avec l'euro. Après bien des négociations, il a été admis au sein des 11 pays participants à la monnaie unique que la France conserve ses responsabilités antérieures de convertibilité du CFA. Côté positif, l'euro-cfa peut favoriser des échanges accrus avec les 11 pays européens concernés mais la question essentielle est celle de la parité. Car, côté négatif, si l'euro est, comme c'est prévisible, une devise forte, cela peut nuire à la compétitivité internationale des pays de la zone, notamment avec l'effondrement des devises asiatiques. D'autant que la parité fixe interdit aux membres de la zone euro-cfa de pratiquer une dévaluation compétitive pour se remettre au niveau de leurs concurrents.

 

QUEL EST L’IMPORTANCE DU COMMERCE INTRA-REGIONAL EN AFRIQUE ?

Pour constituer des zones de libre-échange au niveau régional africain, beaucoup de chemin reste à parcourir. En effet, chaque pays ACP a développé une relation de face à face dans ses échanges avec l'Europe et commerce encore peu avec ses voisins. A titre d'exemple, le Mali exporte 30% de ses produits vers l'Europe et 23% vers les autres pays d'Afrique. Comparativement à de nombreux pays africains, c'est beaucoup, car le Congo exporte à plus de 60% vers l'Europe et 2,3% vers l'Afrique. Madagascar a pour principal client l'UE, 50% du total de ses exportations, contre 10% sur le reste du continent africain. Maurice exporte plus des trois quarts de ses produits vers l'UE et moins de 5% vers le continent. Le Zimbabwe exporte à plus de 40% vers l'Europe et à 14% vers l'Afrique. En sens inverse, la disproportion des échanges intra-africains est la même. La Tanzanie achète 38% du total de ses importations à l'UE contre 4,2% aux autres pays africains. Le Niger importe plus de 60% de produits européens contre seulement 20% des pays africains.

Toutefois, le commerce intra-régional progresse quand même. Entre 1988 et 1996, les exportations africaines vers les pays industrialisés sont passées de 67,6% du total à 64,7% tandis que les exportations vers l'Afrique passaient dans le même temps de 6,2% à 10%.

Francine Quentin - Le Monde Diplomatique -

 

LE " CHEF BLANC " n’AIME PAS LES QUESTIONS

Beaucoup de nos lecteurs nous ont demandé cet article, c’est avec plaisir que nous le publions. 

 

Vous êtes journaliste ou policier ? ", Lance Jean-Claude Vallée qui, il est vrai, doit se faire une idée très particulière du métier de journaliste. L’activiste d’extrême droite, accessoirement rédacteur en chef de Via, ne supportait pas que l’on puisse demander au colonel Abeid qui a payé son voyage en première classe. On le verra abréger très rapidement les déclarations du leader indépendantiste pour l’entraîner dans une voiture, prenant ainsi la fuite face aux questions gênantes.

Quel mépris pour l’anjouanais venu expliquer sa cause ! Le " chef blanc ", trop heureux d’avoir réussi à caser des slogans de colonialiste nostalgique dans la folle revendication d’un éventuel rattachement à la France, est un adepte du secret. Il a accompagné Saïd Abeid dans son voyage et il était attendu à Gillot par le patron de Réunion Plafond Industrie, Jean-Claude Pech, peut-être l’un des chefs d’entreprises ayant invité le colonel.

La mainmise d’une certaine extrême droite française sur le mouvement séparatiste se confirme hélas. Pour servir quels intérêts ? Là est la question auquel le colonel Abeid aura l’occasion de répondre si ses gardiens et mécènes lui en donnent le droit.

F.C

Fin de citation

Le Quotidien de La Réunion le 2/12/99

 

PROPOSITIONS DE L’AUDEC POUR LA CREATION DE L’ASSOCIATION DES FAMILLES DES SINISTRES SUITES AUX GUERRES CIVILES A ANJOUAN.

Nous constatons que dans les débats politiques actuels, la question pourtant fondamentale de l'indemnisation, du soutien, et de la solidarité nationale qui devraient jouer en faveur de nos frères sinistrés n'est toujours pas posée. Nous considérons qu'aucune réconciliation réelle n'est possible si l'on ne met pas un plan concret, concerté d'indemnisation des sinistrés.

Il serait vraiment inadmissible que les milices soient payées pour rendre leurs armes alors que nos frères qui ont subi les guerres civiles dans leur sang, leur chair et leurs biens ne soient pas indemnisés.

Nous demandons à toutes les victimes de ces sales guerres de commencer à constituer les documents - pièces, photos, objets détruits…- pour étayer de façon exacte le montant de leur préjudice.

Nous sommes prêts à les transmettre aux organisations internationales garantes des accords d'Antananarivo.

Nous appelons aussi toutes les parties comoriennes présentes à Antananarivo de mettre tout en œuvre pour une indemnisation rapide des sinistrés.

Les familles des sinistrés doivent s'organiser de façon indépendante et demander la solidarité de toute la nation comorienne pour que la réconciliation nationale se fasse aussi à travers l'indemnisation des victimes.

Nous pensons que la solidarité envers les victimes - toutes les victimes - est l'occasion de réaffirmer l'unité de notre pays mais aussi de se rendre compte des méfaits du national-séparatisme.

Par ailleurs, nous devons rester vigilant et rassembler toutes les preuves qui permettront au moment opportun de juger les responsables de ces guerres et ces massacres gratuits. Nous rappelons que l'un des principaux responsables de cette guerre fratricide, Ba Goulam, vient d'être nommé par le Colonel ABEID " Conseiller à la Présidence." Le même Colonel avait annoncé au mois de Juin 1999 que les responsables de la guerre de Décembre 1998 allaient être jugés. Nous avons toujours dit que le séparatisme rime avec le mensonge.

Le Bureau de l'AUDEC.

 

ON ECRIT A L’AUDEC : ELECTRIFICATION A ANJOUAN

Je suis avec attention les débats sur Habari, sans intervenir dans les polémiques qui encombrent ce forum.
Je lis avec le plus grand intérêt vos interventions, et je me permets de vous faire remarquer que certaines de vos informations qui concernent l'électrification d'Anjouan sont inexactes.
En effet, l'électrification de la région de Nioumakélé a été financée par le Fonds d'Equipement des Nations Unies et non pas l'Union Européenne. La Comorienne de l'Eau et de l'Electricité a accepté, bien que son rôle ne soit pas de réaliser les investissements, de poursuivre à ses frais la réalisation des travaux qui avaient été commencés par l'ex EEDC, et ces travaux sont maintenant pratiquement terminés.
L'Union Européenne devait, avant les événements de 1997, financer l'électrification Mutsamudu - Sima, et c'est ce projet qui a donc été suspendu avant d'avoir pu démarrer.
Je reste à votre disposition pour toute précision technique complémentaire, sachant bien entendu que la CEE n'a pas d'avis à donner sur la situation politique actuelle.

Salutations

Denis BAILLARD - Directeur de la Comorienne de l'Eau et de l'Electricité

 

Réponse de la Rédaction:

Nous avions parlé de la suspension par l'Union Européenne du projet d'électrification de Nioumakélé alors qu'il concerne celui de Mutsamudu-Sima. Nous nous sommes trompés au niveau de la ville et reconnaissons humblement notre erreur. Par contre, nous maintenons notre critique qui reste valable sur le fond. A travers cet exemple concret, tout homme censé est en droit de conclure que le séparatisme est le principal obstacle au développement de l'île d'Anjouan. La population de toute une région d'Anjouan est privée du projet d'électrification suite à la politique aberrante poursuivie par les chefs séparatistes qui prive l'île de tous les projets de coopération internationale. La population peut continuer de souffrir. Cela n'a jamais empêché les chefs séparatistes de dormir.   

 

RETROUVAILLE DES CHEFS SEPARATISTES A ANJOUAN.

Certains chefs séparatistes résidant à Mayotte et à La Réunion se trouvent actuellement à Anjouan. Le chef idéologue du mouvement séparatiste, Dr ZAIDOU est attendu en début d’année. Comme par hasard, ANJOUAN 2000 qui constitue la machine de propagande du DR ZAIDOU vient de fermer provisoirement boutique. Cette retrouvaille des chefs séparatistes à Anjouan suscite de nombreuses interrogations. " Par quelle sauce, nous allons encore être mangés?" se demandent les gens à Anjouan. Une chose est sûre: à chaque fois que des négociations sont engagées pour trouver une issue au règlement de la crise comorienne, DR ZAIDOU et ses lieutenants qui résident à la Réunion ou à Mayotte débarquent aussitôt à Anjouan pour imposer leurs directives. Cette nouvelle visite du fameux docteur ne présage rien de bon pour l'avenir de la nation comorienne. Ce qui est nouveau aujourd'hui c'est qu'une grande partie de la population d’Anjouan ne croit plus aux chimères de ce docteur qui est sans l'ombre d'un doute le principal stratège du mouvement séparatiste.

  ABEID MENACE LES SYNDICALISTES

  Le 29 décembre 1999, les dirigeants des syndicats d’enseignants ont été reçus par le Colonel SAID ABEID en présence des  " Ministres " suivants:

    * ABDOUROIHAMANE AZHAR (" Ministre " de l'éducation nationale)

    * SOIBAHA ( " Ministre " des finances)

    * HADJ ABDALLAH BACAR ( " Ministre " des affaires étrangères)

D’entrée de jeu, le colonel a pris la parole en menaçant les syndicalistes : " Vous avez le choix entre la prison, le licenciement ou l’expulsion ". Il est vrai qu’en matière d'expulsion, le colonel en sait  quelque chose pour avoir été humilié récemment avec sa délégation par le Préfet de Mayotte. Il a ajouté : " D’ailleurs, vous n’avez pas le statut de fonctionnaire anjouanais, parce que votre recrutement date de la RFIC ". Sur ce point, on peut s’interroger sur la réalité du grade d’ ABEID qui a été bombardé colonel par le défunt Président Taki. Mais ça, le " colonel " séparatiste l’a vite oublié. Il n'a plus les pieds sur terre depuis qu'il s'est autoproclamé " chef d’un Etat bidon ". Les mauvaises langues disent à Mutsamudu que quand on parle de démocratie au colonel, il perd son sang froid.

L’AUDEC appelle à l’ordre le chef séparatiste ; le temps des républiques bananières est révolu. Son  copain , le colonel AZALI en connaît quelque chose. Ses jours à la tête de l’ Etat comorien sont comptés. Le colonel séparatiste doit commencer à réfléchir à l’après 1er février 2000. Refuser de signer l'Accord d'Antanarivo et se préparer à pendre la fuite par Mayotte si la situation tourne au vinaigre à Anjouan, comme cela s'est passé après la guerre de Décembre 1998, n'est pas une attitude très courageuse de la part d'un militaire digne de ce nom.

 

LE BATEAU DU RIZ EST ENFIN ARRIVE A MUTSAMUDU.

Ouf , le bateau tant attendu est appareillé au large de Mutsamudu le 29/12/99 vers midi. Une lueur d’espoir renaît, les fonctionnaires vont pouvoir être payés - Bonne Fête de l'IDE pour les familles et les enfants-. C’est un souci de moins pour le chef séparatiste qui ne sait plus ces derniers temps où donner de la tête tellement le bateau séparatiste prend de l'eau de tous côtés.

Il va pouvoir, nous l’espérons bien, payer ces pauvres enseignants qui attendent le règlement de leurs salaires en cette période de Ramadan. Par contre, nous restons très vigilants et avons alerté les organisations des droits de l’homme sur le sort des responsables syndicaux anjouanais qui sont menacés d’expulsion, d'emprisonnement ou de licenciement par le colonel ABEID. Du jamais vu dans l'histoire de notre pays depuis 1975.

Des proches d’ABEID disent en privé qu’ils ne le reconnaissent plus depuis son retour d’Afrique du Sud. Mais que s’est-il passé en Afrique du Sud ? C’est la question qu’il convient de poser à la délégation séparatiste.

 

COMORES-INFOS : PREMIER JOURNAL LU A ANJOUAN

Depuis la sortie de notre premier numéro, les gens cherchent par tous les moyens à se procurer notre journal. Nous avons reçu un abondant courrier venant des différentes îles de l'archipel et de nos compatriotes vivant dans les cinq continents. Cela a beaucoup touché toute l'équipe technique et rédactionnelle du journal. Des  amis que nous avons eu au téléphone à Anjouan nous ont informé du grand succès de ce premier numéro. Les gens  attendent avec impatience la parution de ce deuxième numéro. Il est vrai qu’à Anjouan, il y a un mur de silence à abattre.

Nous nous fixons comme objectif de couper cette île comorienne de son isolement qui a fait le nid du séparatisme. C’est notre combat d ’aujourd’hui et nous avons mobilisé tous nos moyens matériels et humains pour cette grande ambition.

Ce journal est ouvert à tous, vous pouvez intervenir sur la politique, l'économie, le social, la vie culturelle ou associative. Toutes vos contributions seront les bienvenues.

Nous ne sommes pas des professionnels de la presse, notre souhait, c’est de permettre à tout un chacun de s’exprimer librement, malheureusement cela n’est pas possible actuellement à Anjouan, une partie intégrante de notre territoire national. Les moyens des communications modernes nous permettent aujourd’hui de briser le mur du silence bâti par les chefs séparatistes. A vos plumes…Nous attendons aussi des articles qui parlent de la situation en Grande Comore, Mohéli et Mayotte. Ceux qui ont le goût de l'art pourront nous envoyer des caricatures concernant des sujets d'actualité. La diaspora comorienne a aussi son mot à dire. C’est en fait de compte un  vrai journal de tous les Comoriens .

Merci d'avance de votre aimable collaboration.

MEILLEURS VOEUX POUR L'AN 2000.

L'AUDEC présente ses meilleurs vœux de bonheur, de santé et de réussite à nos compatriotes des 4 îles et aux amis du peuple comorien. Nous espérons que l'an 2000 marquera la fin du séparatisme et la célébration de la nécessaire réconciliation des populations de nos îles sœurs. Notre pays a besoin de stabilité politique pour pouvoir opérer son décollage économique et parvenir à une amélioration des conditions de vie de ses habitants. C'est ainsi qu'il pourra occuper toute sa place dans le cadre de la coopération régionale avec nos pays voisins. La tâche pour parvenir à l'instauration d'un climat de paix et de stabilité dans notre pays sera sûrement rude. Mais elle mérite que nous y consacrions encore toutes nos forces et toute notre énergie à l'aube de ce nouveau millénaire car il s'agit d'un combat juste et noble au service du peuple.

LE PEUPLE COMORIEN VAINCRA !

LA NATION COMORIENNE EST UNE ET INDIVISIBLE.

BONNE ANNEE A TOUS ET A TOUTES !!!  

  

 

 

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