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ARRESTATION ARBITRAIRE DUNE FRANCO-COMORIENNE A ROISSY
Notre Communauté pacifique a été émue en
apprenant à la Une de la Deux, au journal de 20 H ce 11 octobre, cette incroyable
histoire de détention de la petite Catherine par la police des frontières française.
L'histoire de cette franco-comorienne malchanceuse, forcée à la clandestinité dans son
"propre" pays, a suscité bien des questions dans la communauté comorienne et
bien au-delà de celle-ci. L'on a appris que cette fille de 8 ans a été retenue pendant
4 jours dans la zone d'attente de Roissy. Dans nos têtes candides ont germé des
questions et des réponses choc! - Pourquoi détenir une si jeune fille qui n'a fait que
rentrer chez elle, de vacances? Pour "vérifier" son identité: plus
exactement, s'assurer de sa ressemblance à la photo de son passeport. -
Pourquoi cette durée excessive pour une vérification dite de routine? -
Image floue en Noir et Blanc. Et un zeste de zèle policier, -
- Y a - t - il des limites à ce type de mauvais traitements sur mineure? Peut être le temps que la presse et les
défenseurs des droits de l'homme (et de l'enfance malmenée) se saisissent de l'affaire. -
Quelles conséquences sur la santé de la fille? Aux dires de ses sauveteurs, Catherine souffre
de traumatisme psychologique. Dont il est prématuré de déduire les conséquences
néfastes sur son équilibre. -
Quelles mesures à l'encontre de ses mal traitants? Le Ministère de tutelle a monté son dossier et justifie. Et s'explique. A 40 jours de la prochaine Internationale de
l'Enfance, il y a mieux à faire. Y compris dans le pays des Droits de l'Homme. Heureusement, pour sortir de cette tragédie,
la CIMADE, la Ligue des droits de l'homme ont joué leur noble rôle, permettant au juge
d'enfant d'intervenir pour mettre fin au calvaire de Catherine et ses parents. Hommage à ces organisations humanitaires.
Longue vie à la ligue centenaire. J'ai un bonheur particulier à vous livrer cet
extrait du texte: "Droits de l'Homme : le centenaire de la ligue " « A
partir de ce jour, toute personne, dont la liberté serait menacée ou dont le droit
serait violé, est assurée de trouver auprès de nous aide et assistance ». « Ces mots
ont 100 ans, raconte le dépliant de l'association, ce sont ceux du manifeste qui marque
la création de la ligue des Droits de l'Homme, le 5 juin 1898, à la suite du procès de
Zola, condamné pour « J'accuse », en pleine affaire Dreyfus ».
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