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La
revue de la presse comorienne
Par Masiwa
e-News.
La rencontre entre
officiers de lAND et officiers séparatistes, les divergences au sein du mouvement
anjouanais, la coopération entre les
Comores et les instituions financières internationales, la crise pétrolière à léchelle nationale, voilà quelques uns
des sujets ayant retenu lattention des journaux comoriens édités à Moroni.
Suivi
de la déclaration de Fomboni
La rencontre
entre officiers militaires à Mutsamudu et la visite à Anjouan dune
délégation de la banque mondiale sont autant de signes attestant que la réconciliation
nationale « est en marche », soutient léditorialiste du journal
Al-Watwan qui écrit : « Lessentiel ce nest ni la
couleur, lorigine et encore moins les positions politiques de ceux qui ont initié
ce processus (déclaration de Fomboni) ; ajoutant que « lessentiel
cest que ce processus ne soit pas une lettre morte »
Pour
lhebdomadaire national qui titre sur « le désarmement des civils »,
la rencontre du 07 octobre entre officiers venu de Moroni et issus de la rébellion
anjouanaise est assurément un progrès eu égard au chemin parcouru « depuis
le cuisant échec de lAND (Armée) sur lîle dAnjouan en septembre
1997 »
Cette rencontre
dofficiers montre donc, selon ce journal, que « les deux colonels
décident davancer, bravant toutes les réticences intérieures et
extérieurs qui mettent en doute la portée de la déclaration de Fomboni aussi bien
dans son contenu que dans ses objectifs ».
Cest
lavis également lavis de l imam de Mutsamudu, Hadji Koussoy cité
par Al-Watwan
:« Il ny pas de mauvaise réconciliation, dit-il. Et la
déclaration de Fomboni est un acte de réconciliation entre frères musulmans
comoriens »
En tout état de
cause, « Anjouan est sortie de lisolement ; Les transports maritimes et
aériens inter-îles sont normalisés. La BIC a repris ses activités (avant la grève
actuelle ndlr) ; le téléphone et lélectricité sont rétablis. Bref,
on respire un peu mieux » constate le correspondant permanent du journal sur
lîle.
Il reste
maintenant à désarmer les civils : cela demande « des moyens
colossaux quAnjouan na pas ». Alors lhebdomadaire national
se tourne alors vers lOUA en se demandant si cette Organisation va répondre
à une requête en ce sens émanant du pouvoir en place ? ou préférera-t-elle
continuer à mener sa bataille en solitaire ? »
Banque
mondiale
La mission de la Banque Mondiale qui a
séjourné aux Comores du 3 au 6 octobre est présentée par Al-Watwan comme
lun des résultats immédiats de la signature de laccord de
Fomboni. Dailleurs, la présence cette mission à Anjouan
« consacre la reconnaissance par la banque mondiale de la déclaration
signée à Fomboni »
Le journal souligne : « cette
première visite de travail dans lîle sécessionniste dune délégation de la
Banque depuis le début de la crise constitue un pas positif vers la réconciliation
souhaitée. Plus encouragent aussi est le fait que les entretiens avec les autorités
locales ont permis denvisager la relance prochaine des activités du Fonds
DAppui au Développement Communautaire (FADC) en attendant la mise place des
structures régionales des projets Santé et Education. »
Selon ce journal, il a aussi été question
dun « nouveau projet « Infrastructure, Eau et Environnement » qui
sera doté dune enveloppe de 8 milliards de fc provenant de financements
conjoints de la Banque Mondiale, de lUE, du Japon et de la
Coopération française.
Un autre volet important de cette mission,
selon notre confrère, cest la discussion menée sur la « stratégie
daide pour les Comores » dont la requête sera examinée le 14 novembre
prochain au Conseil dAdministration de la Banque. Entres autres
préoccupations, a été exprimée dans cette requête le besoin daide au
désarmement des milices au nom de la réconciliation.
Al-Watwan relève un autre motif de
satisfaction pour le gouvernement : la Banque mondiale sest engagée, selon ce
journal, à apporter son appui à un travail de réflexion sur la meilleure stratégie de
développement et sur la coordination de laide aux Comores.
La Gazette des Comores met ses
lecteurs en garde contre ce quelle appelle « la supercherie sur le
retour des bailleurs de fonds.
Dabord, les bailleurs de fonds des
Comores se limitent pas à la Banque mondiale, à lUnion européenne et au PNUD,
observe la Gazette.
De plus, « Le FMI na conclu
aucun accord ni une promesse vague de programme. »
Et « les principaux créanciers des
Comores nont eu aucun centimes de remboursement » notamment le
Fonds dAbu Dhabi, la Banque Islamique, la BADEA, la BAD, le Fonds saoudien, le Fonds
koweïtien, lOpec found, le Fonds Arabe pour le Développement et les contributions
encore dues aux organismes internationaux comme lOMS lUnesco ou la COI.
Si « le paiement des arriérés de
lIDA et du FIDA a permis de lever les sanctions de la Banque Mondiale »,
ce nest pas tout.
Dailleurs, toutes les
réformes de fonds, poursuit la Gazette des Comores, sont jetées aux oubliettes
alors même que les autorités financières ne maîtrisent pas la dépense
salariale, que les grandes sociétés détat font du surplace, que la
création dune compagnie aérienne se négocie dans lopacité totale et
que la privatisation est renvoyée aux calendes grecques..
Produits
pétroliers
Al -Watwan déplore que la hausse
des prix du pétrole ne soit suivie daucune mesure daccompagnement, se
demandant si les entreprises qui emploient le gas-oil pourront bénéficier dune
détaxe à lexemple de la Comorienne de lEau et de lElectricité.
De toute manière, prévient
lhebdomadaire national « si dans les prochains jours aucune mesure
nest prise pour soutenir les entreprises, lon risque dassister à une
hausse vertigineuse de lensemble des prix de produits de consommation. Et
puisque on connaît le niveau du pouvoir dachat des Comoriens et la situation des
arriérés de salaires, on ne peut que mesurer la gravité dune hausse
accompagnée daucune compensation.
Ironisant sur cette « bonne
gouvernance » qui manque de carburant et de produits alimentaires, qui ne
parvient pas à organiser la rentrée scolaire et qui fait preuve de la plus totale
opacité sur le patrimoine national (contrat de bail du Comotel), la Gazette des Comores
relève ce quelle appelle « le paradoxe » à
savoir lapprovisionnement en essence de la Grande Comore par
« lEtat dAnjouan
En levant lembargo, Moroni a permis la
reprise de lactivité de lîle séparatiste pendant que la Grande Comore est
plongée dans une crise sans précédent des denrées de première nécessité pour
lhomme de la rue cest la Grande Comore qui est à son tour sous
embargo. »
France-Comores
Un ancien ministre de léconomie et des
Finances, M. Abdoulmadjid Youssouf, publie dans la Gazette des Comores une
libre opinion sur la « la France et la crise comorienne », soulignant que
lancienne puissance de tutelle sabstient malheureusement duser des
moyens de pression à sa disposition pour aider à résoudre la crise comorienne.
Cétait pourtant un « devoir » et un
« droit » de lancienne puissance de tutelle comme de la
puissance régionale et du pays ami des Comores, plaide M.Madjid.
Electricité
Al-Watwan publie une interview du
directeur la Comorienne de lEau et de lEléctricité qui explique le
bien-fondé dun nouveau protocole daccord entre lEtat et sa
société en vue déradiquer lutilisation clandestine de leau et de
lélectricité, « un fléau qui met en péril lactivité même de la
distribution de leau et de lélectricité ». Le directeur de la CEE y
aborde la question controversée de linstallation des kiosques de vente deau
dans les quartiers. Il sagira pour lagent choisi dans le quartier ou le
village de souscrire à un abonnement de fourniture deau à la CEE pour un prix
modique.
Concernant la production électrique, M.
Baillard promet la mise en service dune nouvelle centrale avant le mois de
ramadan mais insiste sur les difficultés actuelles de la CEE :« Nous
terminons le troisième exercice comptable (1998-1999-2000) en déficit cumulé. Nous
allons dépasser un milliard de francs comoriens... Nous avons 30 % dénergie
électrique qui nous est volée. Est-ce que vous trouvez cela normal ? Il faut
juguler cela. Sinon, nous courons tous à la catastrophe, pas seulement la CEE »
prévient le directeur de la CEE.
La
grève de la BIC
Al-Watwan sinquiète des effets,
« sur lensemble de léconomie », de la grève de
lunique banque de commerce des Comores. Le journal rappelle que « le mode de
calcul de lIGR mis en cause ici par les grévistes nest pas du ressort
de la direction générale de la DGI qui ne décide ni du type dimpôts ni de la
matière imposable encore moins des taux appliqués ».Néanmoins, « les agents
de la BIC ont raison lorsque quils affirment que les revenus provenant
des autres agents économiques notamment des administrations publiques ne paient pas
lIGR sur le salaire brut alors quà la BIC même les indemnités sont
touchées. Il nexiste nulle part, un impôt à deux vitesses » fait observer
notre confrère qui rappelle lorigine de lincompréhension actuelle entre la
BIC et ladministration fiscale : « lhistoire commence par un
redressement fiscal de 113 millions de francs sur lIBD (Impots sur bénéfice
divers) sur la seule année 1999. La BIC navait jamais subi, en vingt
ans, de contrôle fiscal contrairement aux autres entreprises de la place.. Or la
logique voudrait que tous les 5 ans les contribuables subissent un contrôle pour
vérifier la sincérité de leurs déclarations dimpôts » explique notre
confrère.
Anjouan
Abeid et les députés
Al-Watwan fournit quelques
détails sur « la brouille entre Abeid et les députés »
dAnjouan. Selon ce journal, ces derniers accusent « le chef de
létat » de violer « la Constitution en vigueur sur
lîle » et lui rappellent que « son mandat » va légalement
jusquau 31 décembre ».
La dissolution de la chambre des
députés dans la nuit du 11 au 12 octobre confirme que la courant ne passe pas
entre responsables du mouvement anjouanais mis à nu les divergences au sein du mouvement
Anjouanais.
Justice
Un procureur anjouanais, M. Abdou
Adallah, déclare la guerre aux filières qui organisent les voyages clandestins à
partir dAnjouan vers Mayotte. Compte tenu du nombre élevés de morts au cours de
ces traversées, ces trafiquants seront désormais poursuivis pour le crime de
« de mise en danger de la vie dautrui » rapporte Mohamed Boudouri
correspondant dAl-watwan à Anjouan.
SNPT
A
loccasion de la journée de lUnion postale Universelle, la SNPT, a
confirmé que le dossier concernant la séparation des activités postales des
télécommunications a été ficelé. Il ne reste plus que le feu vert du gouvernement,
selon Al-Watwan.
Culture
Exceptionnellement,
le journal Al-Watwan reproduit un article du journal « Le Qutotidien de la
Réunion » qui rend compte de la thèse de doctorat du comédien
franco-comorien Chamsidine Ben Ali dit Shams qui a travaillé sur
« Le réel et limaginaire dans le jeu de lacteur ».
« En
résumant à outrance, la théorie développée par Shmas dans ce travail
consiste ni plus ni moins à résoudre le paradoxe du comédien selon Didérot qui veut
que lacteur est soit totalement pris et absorbé par son jeu, ou inversement
saffiche comme un modèle de lucidité
Shams retient une nouvelle
hypothèse : « la conscience oscillante
Et si lacteur
dans son jeu flottait constamment entre réel et imaginaire comme un
halluciné ? »
Sports
Al-watwan
note quApache navait jamais battu Bonbon Ndjéma en finale de coupe. La
victoire dApache cette fois sur la formation de Zilimadjou est donc une grande
première. Dautant plus que les mitsamouliens jouaient en infériorité
numérique suite à lexpulsion à leur joueur Tergal. « Mais larbitre
prendra des décisions dans les dernières minutes qui favorisent » cette équipe,
écrit le chroniqueur sportif dAl-watwan .« La faute commise sur
Boinamé dans la surface de réparations, en est une parfaite illustration »
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