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LA
REVUE DE LA PRESSE COMORIENNE PAR Masiwa e-news
La nomination
dun nouveau premier ministre, lalliance inattendue entre Larifou
et Chamasse, la tripartite, le code 269 et laffaire cheikh Ali, le port de
Mohéli sont les thèmes qui ont inspiré les journaux comoriens édités à Moroni.
Boléro , Premier
ministre
La dernière édition du journal Al-watwan,
du 1 er décembre titre sur « lhomme de confiance » placé
« aux commandes ». Le choix de Boléro comme premier
ministre « est la consécration de son engagement
ferme au côté du chef de Etat » et le couronnement « dun travail
acharné pour la relance du dialogue entre le gouvernement et la partie anjouanaise qui a
abouti à la signature de la déclaration de Fomboni. » estime lhebdomadaire
national qui croit savoir que le nouveau gouvernement sera rendu public
mercredi au plus tard. Analysant le parcours du nouveau premier
ministre, Al-Watwan a relevé que « Boléro a fait le choix daccélérer
den haut un processus devant conduire à rétablir lordre
constitutionnel » tout en ayant conscience « que les grandes réformes à
faire ne peuvent pas intervenir sans que le pays ne dispose dinstitutions
normalement élues. » Le journal prévoit que le PM
« aura toute les peines du monde à faire bouger la société, à changer les
choses » Dans un éditorial signé Ahmed Ali Amir, ,
Al-Watwan estime quil nest pas encore trop pour « rebâtir la
nation » malgré toutes les fautes et les crimes commis depuis
lindépendance sachant, que toute manière, qua ladite nation «
survivra à leffet corrosif des rivalités de personnes, de partis, de
manipulations de toutes sortes des petites ambitions. Et cela grâce à
« la cohésion spirituelle des hommes et de ces femmes des quatre îles que
quiconque ne peut ébranler » malgré un « danger qui nous guette » . « Il nous faut aujourdhui et
maintenant fonder la vision du destin du pays, écrit léditorialiste,
et non se quereller sur la forme de létat. Les constitutionalistes se
ramassent à la pelle , par contre lorgueil des Comoriens, cest à
travers des millénaires quil sest forgé. Arrêtons donc de perdre du temps
sur les futilités
» Commission
tripartite « Vers un pays sans Etat »
titre en première page lArchipel du 29 septembre qui se demande comment va
sarticuler ce nouvel ensemble comorien « seul sujet de droit
internationale » avec une pluralité de statuts politiques insulaires, puisque
chaque île aura la liberté dadopter le système politique à sa convenance. Mayotte est lune des sources de
linstabilité permanente des Comores depuis lindépendance en 1975, estime
lArchipel. Rien de mieux pour vider la revendication comorienne sur Mayotte de sa
substance que lentreprise de dépeçage des Comores en cours par pouvoirs
supplétifs interposés, pour aller vers des petites patries insulaires, vers un
pays sans Etat
» Pour Aboubacar Mchangama :
« lacte majeur du colonel Azali aura été finalement de conforter les
comportements insulaires au détriment du pays. »Et notre confrère de rappeler la
déclaration du chef de la délégation anjounaise, Abdallah Mohamed, précisant que sa
délégation nest pas là pour élaborer une constitution mais bien « un acte
fondamental devant régir les relations entre les îles. Des relations de bon
voisinage ». Ballet diplomatique
Al-Watwan signale larrivée à
Moroni de lambassadeur des Etats-Unis accrédité aux Comores avec
résidence à Maurice, M. Mark Erwin, et larrivée de lambassadeur de Suisse,
M. Thomas Fuglisier. Ce journal annonce également
larrivée dune délégation de la francophonie, dirigée par le professeur
André Salifou, cet universitaire nigérien qui a tenté il y a quelques semaines au cours
dune première mission de rapprocher M. Abbas Djoussouf et le Colonel
Assoumani Azali. Après avoir été lartisan de la rencontre entre le chef de
lEtat et le chef de lopposition, il est de retour pour « conclure sur du
concret ». Chamasse-Larifou
LArchipel revient sur
« les déclarations contradictoires du plus rattachiste des dirigeants
anjounais qui va à Addis-Abéba accompagné dun dénommé Philips Divays qui
traîne à Moroni la réputation dun homme très peu recommandable et qui est
également le bras droit dun partisan de la confédération des Etats des
îles Comores, M. Said Said Hamadi, lancien ministre de Taki » Chamasse renonce au séparatisme titre en
première page la Gazette des Comores qui publie le compte rend dun
entretien avec Me Larifou. Lavocat déclare notamment que «
lorsque Chamasse a accepté de signer avec moi au mois de septembre dernier un acte
dengagement à renier ses positions séparatistes pour sinscrire dans la
démarche de laccord Antananarivo, note Me Larifou, jai saisi
cette chance pour avancer dans la voie de la recherche dune solution à la crise
comorienne ». Al-Watwan constate de son côté que « cet avocat atypique au verbe haut » sest quand même bien accommodé de cette alliance avec le rattachiste Chamasse Ben Said Omar et avec Said said partisan de la confédération . « Les choses ont beaucoup évolué et les ultras dhier sont revenus à la raison, plaide Me Larifou convaincu que « Chamasse Said Omar renonce à ses visées rattachistes et Said Said sest départi de son projet de confédération » Le journal lArchipel appelle
cela le « séparatisme apaisé », accepté et débarrassé de la
violence y compris verbale. Désormais Radio Comores et Radio Ndzouani mettent des bémols
dans linvective mais il nen reste demeure pas moins que « la
signature de Mohéli est lacte de décès des Comores en tant que pays et
nation » dixit lArchipel. « Le séparatisme a été
instauré par la force des armes sur les trois îles restantes de lArchipel,
notamment la Grande Comore, qui durant près de trois ans avait pu tant bien
que mal pu résister au virus de la contamination. » « Désormais pour sauver notre pays,
ironise le journal indépendant, il nous est recommandé de
penser et dagir non plus en termes de pays mais dîles. Et ce sera le rôle
assigné à chaque délégation de la Commission tripartite (même si aucune dentre
elle na été mandatée par qui que ce soit)
Pour lArchipel donc
« ce ne sont pas les séparatiste qui ont changé mais Azali qui sest
plié à la volonté des séparatistes. » Affaire Cheikh
Ali Bacar Cassim
Pour la Gazette des Comores, la fuite
mystérieuse du premier témoin a été organisée par les autorités qui lui ont
délivré un passeport de service, payé un billet davion. Ces mêmes
autorités, fait observer la Gazette , nont délivré à ce jour aucun
mandat de recherche international contre Soilih Ahamada. LArchipel revient sur lévasion
rocambolesque du principal accusateur de Cheikh Ali soulignant que cette
évasion a eu lieu le 07 novembre la veille dune confrontation décisive. Bien
qu informée par la famille de cheikh Ali des préparatifs de la fuite
imminente du principal accusateur, la justice ne bougera pas le petit doigt pour len
empêcher, affirme ce journal qui annonce le plus sérieusement que Cheikh Ali vient de
« se libérer » tandis que Al-Watwan rapporte
que lancien député sest évadé de sa prison. Le code 269 Depuis plusieurs semaine un bras de fer
sest engagé entre le cabinet du Colonel Azali et directeur général de la
Société nationale des Postes et télécommunications soutenu par les cadres de
cette entreprise, croit savoir la Gazette des Comores. Le DG réfuse de signer les
amendements proposés par ERJ investissements concernant le contrat cédant
lexploitation du code téléphonique pays à cette société. La Gazette des Comores
note que ces amendements proposés à lEtat comorien prévoient de concéder à la
société de droit dexploiter les digits non utilisés et le domaine Internet du
pays. Le ministre des finances répondant à
une questions de lArchipel a propos de ce dossier a déclaré :
« les discussions continuent en 1999, on devrait avoir 400 000 dollars par mois,
mais le projet est suspendu parce que France Telecom veut obtenir le feu vert de la
SNPT. » Hommage à Théodore
Monod M. G. Sournia, le chef du service de
coopération à lambassade de France rend hommage à Théodore Monod
dans une libre opinion publiée dans Al-Watwan : « cétait le plus
africain dentre nous. Partout, il a crié lamour de ce continent, de ses
peuples, et de sa nature. Il a défendu toutes ses causes
» Girma Larchipel publie une interview
du représentant à Moroni du Girma dAhmed Charicane, qui soppose au
colonel Abéid à Anjouan. Pour Djamal Djanfar, le colonel Abéid est impopulaire sur
lîle. Selon lopposant anjounais, la force dAbeid viendrait
principalement de ce quil détient les armes doù des risques élevés
daffrontements armés. Privatisation LArchipel publie une interview
du ministre des Finances, Assoumani Abdou. Il est contre la privatisation de lOffice
du riz mais favorable à la privatisation de la SOPOTRAM dont il ne reste plus
quà passer au stade de lappel doffre international. Concernant la société des Hydrocarbures,
largentier du gouvernement est disposé à céder la distribution à des
privés mais il ne « peut pas accepter un désengagement total de
lEtat. » Quant à la société chargée
dexploiter lélectricité, il sétonne des termes ce contrat qui
fait que « les Comores investissent et la CEE gère mais lorsquil y un
pépin cest vers les Comores quon se tourne. » Pour M.Assoumani, ce contrat a été signé
à la vite doù la nécessité de certains aménagement sans remettre en cause le
contrat. Port de Mohéli Le port de Mohéli qui nest pas
encore officiellement inauguré, est inutilisable, à cause dune erreur de
conception selon lArchipel; le mole est totalement exposé à la houle à
proximité du tombant. Ce qui selon les gens de la mer, provoque de dangereux remous au
moindre petit vent
Résultat : les boutres continuent à débarquer et à
embarquer comme avant. Au large. Les pieds dans leau, chargés de colis et les
enfants sous bras les bras, poursuit le journal, les voyageurs empruntent des petites
embarcations qui les mènent au boutre. De là à dire, cest de largent jeté
à leau il ny a quun pas difficile à franchir ». Madjid accuse M. Abdoulmadjid Youssouf Madjid
sattaque, dans lArchipel, à la déclaration de Fomboni assimilée à une
cérémonie de la « somalisation » du pays par des cadres jeunes
bardés de diplômes pour la plupart et qui ne peuvent ne pas savoir que la déclaration
quils on signés est une déclaration de tous les dangers. Musique
Maman Norbert en studio. Selon
Al-Watwan le premier CD la chanteuse de Mandza sera disponible à la fin du mois de
décembre. Pour sa part Adina qui rentre du Festival
Interculturel de Mayotte y a été consacré par la presse de lîle « pivot de
la musique comorienne » indique la Gazette des Comores. Masiwa e-news BREVES Le rapport 2000 de lOPCF sortira au
moment où sachève la présidence française de lUnion. Même sil est
trop tôt pour dresser un bilan de cette présidence en matière de coopération au
développement, on relèvera limpréparation de notre pays par rapport à des
échéances importantes. La mise en uvre de la réforme de la
Coopération française met en évidence à la fois des stratégies dévitement de
la question du développement et les contradictions dune action internationale
partagée entre "modernité " et " fidélités ". La
coopération apparaît pourtant comme lun des leviers majeurs pour donner un autre
sens et un autre contenu à la mondialisation. Ni la prétendue " fatigue de
laide " justifiée par les résultats médiocres obtenus jusquici,
ni le risque de cautionner des régimes corrompus ou criminels ne constituent des raisons
suffisantes pour justifier laffaissement de laide publique française au cours
de la seconde moitié des années 90.
Comment se fait-il que la France nait pas joué les premiers rôles dans la phase
finale des négociations des accords de Cotonou qui redéfinissent pour vingt ans les
rapports entre Europe et pays ACP. A la suite des traditionnels
dossiers assortis davis (dont désormais le dossier
récurrent " suivi de la réforme "), le lecteur trouvera un papier
exploratoire constituant un appel à contribution pour la constitution dun futur
dossier sur la multilatéralisation de l'aide. Suivront un " regard sur
l'actualité " (transitions démocratiques comparées en Côte-d'Ivoire) et un
État de lavancement de notre projet d'élargissement du travail de lOPCF à
l'échelle européenne. Le rapport sera en vente au prix de 120 FF.
Vous pouvez le commander à l'Observatoire
Permanent de la Coopération M. Rocard octroie de
bons points aux 2 colonels putschistes Dans
une interview accordée à nos confrères de Jeune Afrique, M. Michel ROCARD a déclaré:
" Dès lors qu'un accord est acquis entre les parties, et dans la mesure où cet
accord reprend l'essentiel des recommandations formulées à Antananarivo, l'OUA devrait
l'entériner. Et même l'appuyer. Peu importe que l'on assimile le Nouvel Ensemble
comorien à une fédération ou à une confédération. Il serait absurde de briser une
dynamique de paix et de décentralisation à cause d'une vaine querelle sémantique. Tout
doit être fait pour encourager les participants à ce dialogue, car ils semblent
sincères. Azali est plus intègre que ses prédécesseurs. Quant à Abeid, il a réussi
à remettre de l'ordre à Anjouan. Il a pris des positions modérées et a joué la carte
de l'ouverture de pourparlers. L'OUA a réagi très maladroitement en condamnant Fomboni,
et il est urgent qu'elle suspende l'embargo décrété à l'encontre d'Anjouan, car il
pourrait tout compromettre". L'ancien Premier ministre français soutient donc
ouvertement le colonel Abeid qui a renversé le pouvoir légal et plongé le pays dans une
crise institutionnelle sans précédent en dissolvant toutes les instances démocratiques
du pays. M. ROCARD dresse également un portait élogieux du colonel Abeid qui
aurait rétabli l'ordre à Anjouan. Les opposants du colonel Abeid apprécieront. En
effet, ils ont été réprimés de manière sauvage par cet officier de réserve de
l'armée française qui se maintient au pouvoir à Anjouan en toute légalité. Sources Jeune Afrique 21/11/2000 Une information de
Comores Infos: Le colonel Abeid reçu par des fonctionnaires du Quai d'Orsay à la
Réunion en Décembre 1999. Suite à une enquête minutieuse, nous
sommes en mesure d'affirmer que le colonel Abeid a été reçu par des fonctionnaires du
Quai d'Orsay lors du Sommet de la COI tenu en Décembre 1999 à la Réunion. Cette visite
inattendue avait suscité un tollé de plusieurs organisations comoriennes de la diaspora
présentes à la Réunion. Suite à ces différentes protestations, le Porte Parole de
Jacques Chirac avait précisé que le colonel Abeid n'avait pas été invité au sommet et
qu'il ne serait pas reçu par aucun des chefs d'Etat ou de gouvernement de la COI. La France n'a pas respecté ses engagements
car des fonctionnaires français ont reçus discrètement le chef des séparatistes
anjouannais. Cette rencontre constitue un puissant encouragement adressé aux
séparatistes anjouannais. De retour à Anjouan, le colonel Abeid a durci sa position en
organisant un référendum bidon pour rejeter l'Accord d'Antanarivo. Et pourtant, le
gouvernement français n'a cessé, du moins officiellement, de proclamer son attachement
envers cet accord. Ce qui va nourrir les vives critiques faites par les partis politiques
ou les organisations de la société civile comorienne à l'égard de la politique
française accusée de complicité envers les séparatistes anjouannais. Le colonel Abeid
expulse et fait arrêter des opposants avant de s'envoler vers Paris. Le
colonel Said Abeid Abderemane a expulsé dans la nuit du Mercredi 6 décembre 2000, deux
personnes soupconnées davoir assisté à une réunion organisée par lancien
"Président de la Chambre" dissoute Saindou Chei. Le jour même, il a ordonné
larrestation dIbrahim André et Daniel Yagani pour les mêmes raisons. Quand
à lancien président de la chambre dissoute M Saindou Chei qui est aujourdhui
très proche du colonel Azali. M Saindou Cheiavait accompagné le colonel Azali lors
dun de ces multiples périples à létranger. Le colonel Abeid a profité de
léloignement de son concurrent direct pour former un nouveau gouvernement et nommer
une nouvelle assemblée. A son
retour, M Chei sest empressé pour faire diffuser une déclaration rappelant au
colonel Abeid que sa mission prend bien fin au 31/12/2000. Certaines personnes
malveillantes ne manquent pas dironiser le départ du colonel Abeid en disant
quil sagit dune fuite. Mais un
colonel peut-il prendre la fuite à nimporte injonction dun ancien président
sans assemblée ? Mesures
dallégement pour les visas dentrée à la Réunion. Afin de
favoriser le développement de la coopération régionale, le Quai dOrsay a annoncé
des mesures dallégement pour les visas dentrée à la Réunion. Jusquà
maintenant, ces demandes étaient soumises à un avis préalable du Préfet de la
Réunion. Les ressortissants mauriciens et seychellois qui vont venir à la Réunion pour
participer à des réunions régionales bénéficieront dun visa de 15 jours
sans formalités particulières . Les ressortissants malgaches et sud-africains vont
bénéficier dun visa de 10 jours. A la
surprise générale, aucune mesure dallégement na été annoncée pour
les ressortissants comoriens qui doivent se rendre à la Réunion dans le cadre de la COI.
Et pourtant, le rappel nest pas inutile, les Comores font partie intégrante de la
COI. Nous
avons eu loccasion dévoquer le cas dun chef dentreprise comorien,
en loccurrence M. Mohamed Idriss, qui devait venir à la Réunion vers la fin du
mois de Juillet 1999 pour donner des cours à lUniversité de lOcéan Indien.
Lambassade de France à Moroni a refusé de lui délivrer le visa sans lui donner
des raisons précises. Jusquà quand cette politique discriminatoire va t-elle
continuer à sappliquer à un pays membre de la COI ? Elections à
Madagascar: très fort taux d'abstention : Les élections régionales à
Madagascar ont été marquées par un taux dabstention record. Les élections qui ont eu lieu le Dimanche
3 Décembre 2000 pour lélection des 336 conseillers régionaux ont été marquées
par un taux dabstention record. 70% des électeurs environ ont boudé les urnes.
Lopposition ainsi que les chefs de lEglise catholique avaient appelé au
boycott des élections. Les électeurs étaient appelés à élire
les conseillers régionaux des 6 régions autonomes qui vont être mises en place. Elles
ont un pouvoir en matière de développement économique, déducation et de santé.
Ce sont les conseillers qui éliront les gouverneurs des régions autonomes. Cette
réforme sinscrit dans le cadre de la décentralisation. Certains hommes
politiques malgaches sopposent à cette réforme car ils considèrent quelle
risque daffaiblir lunité du pays. Les revendications
mauriciennes sur l'archipel des Chagos Les revendications mauriciennes sur
l'archipel des Chagos ont été évoquées la semaine dernière par le ministre mauricien
des Affaires étrangères, Anil Gayan, avec le ministre d'Etat britannique pour l'Afrique,
Peter Hain, à Gaborone, capitale du Botswana. Les deux ministres participaient à la
conférence ministérielle Communauté de développement de l'Afrique australe/Union
européenne (SADC/UE) qui s'est tenue à Gaborone les 29 et 30 novembre dernier. Le
gouvernement mauricien a, comme on le sait, demandé la réouverture immédiate des
négociations avec le gouvernement britannique en vue du retour de l'archipel des Chagos
à Maurice. La Grande-Bretagne est jusqu'ici demeurée
sur sa position initiale, à savoir que l'archipel des Chagos sera rendu à Maurice
lorsqu'il ne sera plus nécessaire pour les besoins de la sécurité occidentale dans la
région. La Haute Cour de Londres a, dans un
jugement rendu le 3 octobre dernier, considéré que le décret de 1971 (Immigration
Ordinance) interdisant aux îlois de regagner leur archipel était illégal. Ce jugement
avait provoqué une explosion de joie auprès des chagosiens qui ont été contraints à
l'exil à Maurice. Le gouvernement britannique a immédiatement publié un nouveau décret
reconnaissant le droit aux natifs des Chagos de rentrer chez eux - lequel décret n'est
pas reconnu par le gouvernement mauricien, qui estime que le gouvernement britannique
usurpe ses droits, l'archipel ne lui appartenant pas. Dernière tournée
africaine de Madeleine Albright Madeleine Albright, la secrétaire d'Etat
américaine aux affaires étrangères, a effectué plusieurs visites en Afrique. Elle va
effectuer cette semaine sa dernière tournée en Afrique. Elle se rendra au Botswana, en
Afrique du Sud et à Maurice, 3 pays qui connaissent un bon développement économique. C'est la première fois que l'île Maurice
va recevoir un haut dignitaire de l'administration américaine. Plusieurs questions seront
abordées entre la secrétaire d'Etat américain et les autorités mauriciennes: la base
militaire américaine à Diego Garcia, l'admission de Maurice parmi les membres non
permanents du Conseil de Sécurité ( la candidature mauricienne avait été soutenue
activement par le gouvernement américain) et les relations économiques entre les deux
pays. Cette visite de Madeleine Albright
constitue une victoire diplomatique pour le gouvernement mauricien. Il convient de rappeler que s'est sous
l'administration Clinton que "l'Africa Act" a été adoptée. Cette loi prévoit
de privilégier l'importation aux Etats Unis des marchandises en provenance de l'Afrique
sub-saharienne, de Madagascar et de Maurice. Elle est destinée à favoriser la
coopération de ces pays avec les Etats Unis. Vive tension entre
l'Ethiopie et le Kenya : Selon
l'agence PANA, la tension est brusquement montée entre le Kenya et l'Ethiopie, suite au
massacre, la semaine dernière, de douze kenyans par des miliciens à Wajir (nord), à la
frontière du pays, a rapporté jeudi 7 décembre à Nairobi. Selon le
"East African Standard", le gouvernement éthiopien a protesté mercredi contre
l'imputation de la responsabilité de ces tueries à ses forces militaires. Les
massacres ont eu lieu à la frontière kenyanne, dans la ville de Gurar, au cours de
heurts entre les communautés Ajuran et Garre. Les
autorités de Nairobi soutiennent que les miliciens qui ont tué les kenyans appartiennent
à l'armée éthiopienne. Selon un
ministre kenyan, M. Marsden Madoka, qui n'avance cependant aucune preuve, l'implication de
l'Ethiopie dans les tueries ne peut pas être écartée. Les
récents massacres portent à 49 le nombre de kenyans tués dans des affrontements
survenus au cours des deux derniers mois entre les deux communautés qui vivent de part et
d'autre de la frontière commune. L'administrateur
kenyan en charge de la province frontalière du nord-est, M. Maurice Makhanu, a également
accusé les miliciens éthiopiens d'être mêlés aux attaques. Toutefois,
les autorités éthiopiennes ont nié toute implication, estimant que c'était une lutte
clanique régulière entre deux communautés belliqueuses. On
rappelle qu'une rivalité farouche oppose les Ajuran et les Garre depuis les temps
immémoriaux. "L'Ethiopie
n'a jamais violé l'intégrité du territoire kenyan et n'a rien n'a voir avec les
violences dont le territoire kenyan a été le théâtre", a indiqué l'ambassade
d'Ethiopie à Nairobi dans un communiqué |
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