Par Masiwa e-news
« Une chose
est certaine, affirme le journal, pouvoir militaire,
séparatistes et semble-t-il la France (qui ne verrait pas d’un bon œil l’usage
de la force pour régler la crise anjoaunaise seraient engagés dans une course
de vitesse pour empêcher une éventuelle action militaire de l’OUA
aux Comores pour ne pas dire l’écarter définitivement de la médiation
comorienne. »
Pour sa part
le journal Al-Watwan se félicite de cette « réussite » due au
dialogue, indiquant que cette fois « la partie
anjouannaise , qui avait toujours maintenu sa revendication d’un Etat
indépendant et son refus de signer l’Accord d’Antananarivo malgré les
promesses formulées et sans cesse répétées devant l’ensemble des Comoriens et
la communauté international, semble revenir à des meilleurs sentiments. »
Il y a matière à se réjouir, selon l’éditorialiste de l’hebdomadaire
national, « pour une population ayant souffert dans sa chair comme dans
son sang d’une grave crise sans précédent, mais qui a su placer au-dessus de
tout sa grande patience . »
L’éditorialiste
veut espérer que les acteurs en présence sauront gérer la transition devant
mener un cadre institutionnelle d’avenir . « A chacun de bien
l’amorcer. C’est le vrai pari. » affirme-t-il.
Mais en page
intérieur le rédacteur en chef du journal se démarque quelque peu
cette euphorie. Certes la partie anjouanaise reconnaît que
l’ensemble comorien dans ses frontières internationales mais ce n’est
pour autant que l’état comorien pourra exercer son autorité à Anjouan, laisse
entendre notre confrère qui se demande si on va assister à une transition
qui permettre à l’île séparatiste d évoluer en dehors de la sphère de la
République. Il souligne par ailleurs que la viabilité de l’accord
dépendra du degré d’adhésion des partis politiques du pays. Dans le même
journal chroniqueur de la lettrer de mon petit ironise sur le thème « du
bouc émissaire de toujours, la France » accusée tantôt de ne
pas s’impliquer suffisamment et quand elle fait un geste les mêmes l’accusent
de s’impliquer trop. Faut savoir ce qu’on veut ! »
Al-watwan évoque
les bandes organisées à Mohéli impliquées dans le trafic de carburant à
destination d’Anjouan au vu et au su de certains éléments de la force publique.
C’est ainsi par
exemple, que le lundi 31juillet 2000 une grande opération a été effectuée dans
le quartier Colas de Mbatsé permettant de saisir des récipients remplis
d’essence qui devaient être expédiés à Anjouan où le litre serait vendu à
…1500 Fc.
« La plus
grosse erreur du colonel Azali après son putsch est de penser pouvoir le
légitimer en l’habillant d’attributs démocratiques par des trucages
constituionnel. » écrit l’Archipel qui s’interroge si vraiment
le colonel Azali avait besoin de cela après avoir pris le pouvoir par les
armes ? Pour l’Archipel , les tentatives du colonel Azali de légitimer son
pouvoir ne pourront gommer le fait « qu’il s’est servi
des armes de la République pour accaparer le pouvoir et le confisquer ».
Notre confrère
croit avoir identifié deux ennemis du colonel . Le premier c’est son
ambition ou encore sa croyance immodérée à son destin. Son deuxième ennemi,
selon l’archipel, ce sont ces amis qui le soutiennent et le confortent
par intérêt. Ces amis qui, au prochain régime n’auront aucun mal a
retourner leurs opinions…
L’archipel publie
un article sur l’amertume des magistrats qui reprennent le travail après une
grève dont « les revendications sont restées lettres mortes » ’On
sait que le protocole d’accord signé avec les autorités ne portera pas les
fruits escomptés, prédit l’Archipel a compté seulement deux lignes
téléphoniques pour tous les magistrats, deux vielles machines à écrire d’avant
l’indépendance. L’équipement relève de la préhistoire. Et cela dans un arrière
fond de conflit de génération entre les anciens et les nouveaux magistrats.
L’archipel estime
que « l’assainissement de la justice passe nécessairement par une
amélioration du cadre de travail. »
L’archipel juge sévèrement « le flop de
l’opposition » en d’autres termes « l’échec dans la
mobilisation mais aussi échec le message délivré par les trois orateurs »
lors de son dernier meeting à l’ex- SAGC. « Message apparemment
en deçà des attentes d’actions concrètes et musclées… »
L’Archipel se livre
à une « autopsie de la nouvelle charte :« le chef
de l’état est désigné par l’Arméé » (art 4.) « détermine et conduit
la politique de la nation »(art 5), « nomme le Premier ministre et
les autres membres du gouvernement et met fin à leurs fonctions » . Ces
derniers sont responsables devant le chef de l’état (art 20) Et c’est toujours
lui qui « préside le conseil du gouvernement » (Ar8) Et l’archipel de
se demander alors pourquoi cette kermesse (le congrès) pour en
arriver là puisque de toute manière le colonel Azali n’a demandé
l’avis de quiconque pour organiser son coup d’état.
Al-watwan confirme
qu’une tentative de déstabilisation a été déjouées et que le colonel
Azali Assoumani serait la cible . « Mais encore une fois les services
de renseignements ont été les plus rapides » note le journal. Cheikh
Ali Bacar Kassim, ancien député de Moroni et propriétaire de la radio Tropic FM
fait partie des quatre personnes placées en détention provisoire dans le cade
de cette affaire.
Dans l’ensemble ,
les résultats de l’entrée en 6e sont catastrophiques, estime Al-Watwan. Sur
5085 candidats inscrits dans les deux îles (4985 présents aux épreuves ),
seulement 1141 sont déclarés admis, soit un taux de 22,88 en classe de 6ème.
Al watwan publie
une interview de Imany un mannequin comorien exerçant en France. Le top
model précise que ce métier est loin d’être aussi facile
qu’il en a l’air. Pour Nadia Mladjao.(c’est son vrai nom)
« les traditions et la religion peuvent tout à fait s’accommoder de
la mode » Imany ajoute : « A ma toute petite échelle, j’essaie
à ma manière de contribuer à la reconnaissance de notre pays… »
Aux jeunes filles
tentées par ce métier, elle donne ce conseil : « Il faut du courage,
de la patience et du travail (qu’il soit physique ou mental). Il faut avoir un
grand sens du social. Et surtout faire attention à la ligne ! Car, je sais
qu’aux Comores la fille mince n’est pas très populaire ».
Al-watwan rend
hommage au regretté Youssouf Assimak « un homme écouté et respecté dans le
milieu du sport où il était considéré comme l’un des plus grands
spécialistes des règles. « La force de Assimak vient sans
doute, de sa longue présence dans le milieu du sport à tous les échelons , mais
aussi et surtout de la permanence de ses idées et de son action » écrit le
journal..
L’hebdomadaire
national Al-watwan fait état d’un documentaire sur les Comores intitulés
« l’école de la rue aux Comores » visant à faire découvrir
l’archipel sous diverses facettes. Il s’agira d’un document mettant
en image les contes comoriens et des scènes de la vie quotidienne.
Le film en cours de réalisation par un groupe de jeunes de Dunkerque travaillant en étroite collaboration une association de Domoidjou