POLITIQUE.
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ingt-quatre opposants au pouvoir séparatiste sont en prison depuis deux semaines sur l'île comorienne d'Anjouan. Ils ont été torturés et la santé de huit d'entre eux est gravement menacée, a-t-on appris auprès d'associations anjouanaises de défense des droits de l'Homme.
Ces personnes, dont la plupart appartiennent au GIRMA (Groupe d'initiative pour le redressement du mouvement anjouanais), farouchement opposé au régime militaire du lieutenant-colonel Said Abeid Abdérémane, ont été arrêtées au cours d'affrontements de quatre jours, du 28 au 31 août, entre partisans et adversaires du chef du pouvoir séparatiste.
Des partisans de Saïd Omar Chamasse, un chef historique du mouvement séparatiste anjouanais favorable au rattachement d'Anjouan à la France, figurent parmi les personnes arrêtées.
Selon diverses associations locales, ces militants voulaient manifester dans les rues de Mutsamudu, "capitale" d'Anjouan, pour protester contre la signature, le 26 août dernier d'une "Déclaration commune" entre le lieutenant-colonel Abeid et le chef de la junte militaire à Moroni, le colonel Azali Assoumani.
Les
dirigeants séparatistes de l'île comorienne d'Anjouan refusent d'évacuer vers
l'île française de Mayotte certains des 24 opposants emprisonnés depuis deux
semaines, dans un état grave après avoir subi des tortures, ont assuré jeudi 14
septembre à l'AFP parents et associations. Mercredi, les responsables de
plusieurs associations locales des droits de l'Homme avaient indiqué à l'AFP
que la santé de huit des 24 prisonniers était gravement menacée. Jeudi,
familles et associations, contactées par l'AFP au téléphone depuis Moroni, ont
cité notamment les cas de Mlle Antuaba Mohamed Latuf, de son frère Abdallah
Mohamed Latuf, de Ahmed Charikane et de Saïd Ali Chahalane parmi les détenus
dans un état grave que les autorités anjouanaises refusent d'évacuer vers
Mayotte.
Selon
des parents, les autorités anjouanaises motivent leur refus par le fait que les
détenus, emprisonnés à la maison d'arrêt de Koki, près de Mutsamudu, n'ont toujours
pas été entendus par la police. Tous ont été gravement torturés, selon des
associations. Mlle Antuaba a été "tabassée, rasée et violée, et a tenté de
mettre fin à ses jours en prison", selon un responsable d'association.
Les dirigeants séparatistes de l'île comorienne d'Anjouan refusent d'évacuer vers l'île française de Mayotte certains des 24 opposants emprisonnés depuis deux semaines, dans un état grave après avoir subi des tortures, ont assuré jeudi à l'AFP parents et associations.
Mercredi dernier, les responsables de plusieurs associations locales des droits de l'Homme avaient indiqué à l'AFP que la santé de huit des 24 prisonniers était gravement menacée. Jeudi, familles et associations, contactées par l'AFP au téléphone depuis Moroni, ont cité notamment les cas de Mlle Antuaba Mohamed Latuf, de son frère Abdallah Mohamed Latuf, de Ahmed Charikane et de Saïd Ali Chahalane parmi les détenus dans un état grave que les autorités anjouanaises refusent d'évacuer vers Mayotte.
Selon des parents, les autorités anjouanaises motivent leur refus par le fait que les détenus, emprisonnés à la maison d'arrêt de Koki, près de Mutsamudu, n'ont toujours pas été entendus par la police.
Tous ont été gravement torturés, selon des associations. Mlle Antuaba a été "tabassée, rasée et violée, et a tenté de mettre fin à ses jours en prison", selon un responsable d'association.
La sœur de Mlle Antuaba, qui, au sein d'une équipe du Croissant Rouge, a pu rendre visite à sa sœur et son frère à l'hôpital, a confirmé à l'AFP les sévices subis par les prisonniers et assuré que sa sœur a fait deux > tentatives de suicides.
Elle serait accusée, selon sa sœur, d'avoir apporté un concours financier aux récents incidents armés qui ont secoué Mutsamudu, la "capitale" d'Anjouan.
La plupart des 24 détenus appartiennent au GIRMA (Groupe d'initiative pour le redressement du mouvement anjouanais, dont M. Charikane est le président et M. Chahalane un haut responsable), farouchement opposé au régime militaire du lieutenant-colonel Said Abeid Abdérémane. Ils ont été arrêtés à la suite d'affrontements, du 28 au 31 août derniers, entre partisans et adversaires du chef du pouvoir séparatiste.
Ces militants manifestaient dans les rues de Mutsamudu pour protester contre la signature, le 26 août dernier d'une "Déclaration commune" entre le lieutenant-colonel Abeid et le chef de la junte militaire à Moroni, le colonel Azali Assoumani.
Cet accord de réconciliation, trois ans après qu'Anjouan eut proclamé unilatéralement son indépendance des Comores, reconnaît une forte autonomie à cette île.