POLITIQUE.
Le 21 septembre dernier, environ un millier de notables de
l'île de la Grande-Comore ont rejeté jeudi, à l'issue d'un rassemblement de
deux heures à Moroni, l'accord signé fin août entre la junte militaire
comorienne et les séparatistes anjouanais, a constaté l'AFP.
Personnalités influentes, les notables constituent
l'ossature de la société traditionnelle comorienne.
Dans une résolution adoptée après leur rassemblement, les
notables ont estimé que "les conséquences finales" de l'accord signé le
26 août à Fomboni (principale ville de l'île comorienne de Mohéli), "sont
la balkanisation et la tribalisation des Comores".
Les notables affirment "leur ferme volonté de préserver
l'unité de la Nation".
Une délégation de notables s'est rendue au bureau de liaison
de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) à Moroni pour déposer une copie de
la résolution.
Lors du rassemblement, le président de l'association des
notables, Mohamed Ben Charaf, a affirmé que le colonel Azali avait "échoué
dans sa mission de redressement" et a invité l'armée à rentrer dans les
casernes, "préalable à la mise en place d'un gouvernement civil provisoire
de transition".
Le 17 septembre, le colonel Azali lui-même avait interpellé
les notables pour qu'ils soient "des arbitres impartiaux."
Le 26 août dernier, le colonel Azali et le
lieutenant-colonel Said Abeid avaient signé, un accord de réconciliation
créant un ensemble comorien dont la nature exacte n'a pas été définie.
Cet accord a été dénoncé par l'opposition à Anjouan et à Moroni,
par les syndicats et par la communauté internationale, notamment les Etats-Unis
et l'OUA.
RESOLUTION DE LA REUNION DES NOTABLES DU JEUDI 21
SEPTEMBRE 2000 - MORONI
Les Notables, réunis ce jour 21
septembre 2000 :
Fait à Moroni, le 21 septembre 2000.