BREVES

Les Comores absentes du sommet de Yaoundé

Les Comores absentes du sommet de Yaoundé

La république islamique des Comores ne sera pas représentée au sommet Afrique-France de Yaoundé, faute d'y avoir été invité.

Interrogé sur les raisons de cette décision, une source de l'ambassade de France aux Comores, a répondu que "c'est plutôt au gouvernement camerounais qui a lancé ses invitations, qu'il appartient d'y répondre".

Les observateurs de la politique comorienne constatent pour leur part, que malgré ses offensives diplomatiques répétées, en direction notamment du Sénégal, du Togo et de certains partenaires arabes, le Colonel Assoumani Azali, chef de l'Etat comorien, a encore bien du mal à se faire accepter par certains de ses pairs.

Ils rappellent que les Comores n'avaient pas été invitées non plus au dernier sommet des pays de la Commission de l'Océan Indien auquel prenaient part le premier ministre mauricien, le président malgache, le chef de l'Etat des Seychelles et même, le président français, pour le compte de l'île de la Réunion.

Les Comore

n'avaient été conviées non plus, au dernier sommet de l'Organisation de l'Unité Africaine qui s'est tenu à Lomé en juillet 2000, malgré les bonnes dispositions que le président du pays hôte, le Général Gnassingbé Eyadéma avaient manifesté la veille, aux dirigeants comoriens.

La raison de cet ostracisme, que Moroni a partagé un moment, avec les militaires nigériens avant que ces derniers ne rendent le pouvoir aux civils, au terme d'élections démocratiques, réside dans le fait qu'il leur est reproché d'avoir usurpé le pouvoir par la force des armes et de n'avoir rétabli à ce jour, la légalité constitutionnelle dans un pays placé de fait comme de juré, dans une situation institutionnelle d'exception.

Des comoriens proches du Colonel Assoumani Azali n'en expriment pas moins leur frustration, en soupçonnant même leurs frères du continent, de recourir à deux poids et deux mesures sur la balance mal ajustée d'un jugement sur mesure.

"Il est difficile de comprendre qu'on puisse inviter en de telles circonstances feu Laurent Désiré Kabila et qu'on puisse se souvienne fort subitement d'un providentiel coup d'Etat à chaque fois qu'il est question des Comores et de ses nouveaux dirigeants" s'est plaint à la Pana, l'un d'entre eux.

"Il est très difficile dans ces conditions, de ne pas croire que cette mesure est appliquée aux Comores parce qu'elles n'ont ni pétrole, ni poids économique" indique la même source proche de la présidence comorienne.

Par contre les leaders de l'opposition y voient "encore une fois, une preuve manifeste de la mise en quarantaine des Comores, du fait principalement, de la volonté de son chef militaire, à se maintenir à tout prix au pouvoir".

Sources Pana

 

Des enseignants protestent contre la violence exercée à leur encontre

Les enseignants comoriens du secondaire ont suspendu les cours pour une période de 48 heures à compter de vendredi pour protester contre l'agression d'un professeur.

M. Abdou Ali Abdallah, professeur de français, a en effet reçu de la part d'un élève des coups ayant nécessité plusieurs point de situres.

De source syndicale, cet élève se serait vengé ainsi puisque le même enseignant l'avait sanctionné lors du dernier examen du baccalauréat pour avoir tenté de tricher.

La violence, dirigée contre les enseignants, devient un sujet de préoccupation pour le Syndicat des professeurs.

Récemment, le proviseur du lycée de Moroni, Soilihi Djibaba, avait reçu des menaces, un autre enseignant a été giflé par une de ses élèves et un autre enseignant a dû abandonner la profession après avoir reçu des menaces de mort.

On rappelle par ailleurs qu'à deux reprises, la voiture de fonction du ministre de l'Education nationale a été incendiée.

Le Syndicat des professeurs accusent les autorités de laxisme à l'égard de ce phénomène, rappelant qu'un préfet de région avait pris la tête d'une manifestation contre les enseignants parce que les résultats obtenus au baccalauréat par les élèves de cette région étaient mauvais.

 

Le chef séparatiste d’Anjouan veut la levée officielle de l’embargo

Le chef du pouvoir séparatiste de l'île comorienne d'Anjouan, le lieutenant-colonel Saïd Abeid Abdérémane, a réclamé à l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) la "levée officielle" de l'embargo imposé le 1er février 2000 mais qui demeure presque sans effet depuis le mois d'août dernier.

Le dirigeant s'exprimait samedi 14 janvier, au lendemain d'une visite d'une mission de l'OUA à Mutsamudu, la "capitale" de l'île qui a déclaré unilatéralement son indépendance en août 1997.

Cet accord de réconciliation, signé le 26 août 2000 par Abeid et le chef de la junte militaire au pouvoir à Moroni, le colonel Azali Assoumani, prévoit, à terme, une union de type fédéraliste des trois îles des Comores. Il avait conduit Moroni à lever son propre embargo, réduisant considérablement l'efficacité de celui de l'OUA.

Interrogé sur les résultats concrets qu'il attendait de cette rencontre, le dirigeant séparatiste a estimé que "dès que la levée officielle de l'embargo sera faite", cela pourrait "enfin débloquer la situation et permettre aux Comoriens d'avoir leurs droits."

Au-delà des mots, le chef séparatiste n'a fait aucune concession majeure.

 

Le lieutenant-colonel ABEID en contact permanent avec le colonel JOLO

Selon des informations qui viennent de nous parvenir, le lieutenant-colonel ABEID serait en contact téléphonique permanent avec le colonel JOLO, le chef du service de la coopération militaire auprès de l'ambassade de France à Moroni. Les 2 hommes s'appellent pratiquement au jour le jour.

Le problème des nombreuses conversations téléphoniques entre le Colonel JOLO et le chef des séparatistes anjouannais avait éclaté au grand jour lors de la vaste répression déclenchée à Anjouan par le colonel ABEID à l'encontre du député Ahmed Fouad connu sous le nom de Kokignon. Interrogé par nos confrères de la Gazette des Comores sur ces nombreuses conversations téléphoniques lors de ces événements, le colonel JOLO avait lâché une petite phrase lourde mais pourtant pleine de signification: " Je suis son supérieur hiérarchique." Ce qui n'empêche pas le Quai d'Orsay d'affirmer la main dans le cœur que la France ne s'ingère pas dans les affaires intérieures des Comores.

 

Le Collectif pour l'Unité des Comores a sollicité une entrevue avec M. Lionel JOSPIN

Dans un courrier en date du 12 Janvier 2001, le Collectif pour l'Unité et l'Intégrité territoriale des Comores basé à la Réunion a sollicité une entrevue avec M. Lionel JOSPIN lors de son prochain séjour à la Réunion. Dans ce courrier, le Collectif précise: "L'importante communauté comorienne de l'île de la Réunion dont une bonne partie possède la nationalité française est très préoccupée par la situation qui prévaut actuellement aux Comores et qui risque de déstabiliser toute la région de l'Océan Indien. Nous souhaitons vivement nous entretenir avec vous de cette situation et vous faire part de nos propositions pour un dénouement heureux et rapide de la crise comorienne". 

 

LE GIRMA favorable à l'envoi d'une force d'interposition à Anjouan

Dans une déclaration publiée le 9 janvier à Mutsamudu, le GIRMA a relevé que "Le pays continue à s'enliser et nos dirigeants ne font que tourner autour du pot pour nous faire croire qu'une solution miracle est en cours, alors que l'île traverse la période la plus critique de son histoire, caractérisée par des luttes intestinales qui paralysent la recherche d'une option sérieuse pour l'amélioration des conditions de vie pour les anjouanais". Il précise qu'il demeure "dans l'incertitude des dirigeants anjouanais qui n'ont jamais respecté leurs engagements auprès de la Communauté Internationale et des Iles sœurs (Grande – Comore et Mohéli).

"Pour réussir toute proposition, le GIRMA demande à la Communauté Internationale de déployer dans un délai raisonnable, une Force d'Interposition pour le désarmement des milices afin d'instaurer une bonne fois pour toute la paix, la stabilité et la garantie des libertés démocratiques".

Il exhorte un plan d'urgence humanitaire dans tous les domaines après la levée des sanctions prises par l'O.U.A sur l'Ile.

 

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