BREVES

Les séparatistes anjouanais d'accord à 90 % avec le nouveau projet d'accord cadre de l’OUA.

L

es séparatistes anjouanais sont d'accords à 90 % avec un nouveau projet sur le futur des Comores présenté par les médiateurs internationaux, a déclaré à l'AFP vendredi 2 février à Mutsamudu l'un des représentants de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) Omarou Sanda.

Une délégation de l'OUA accompagnée d'une mission de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) et de l'Union Européenne (UE), a rencontré vendredi pendant 4 heures les autorités Anjouanaises dans la "capitale de l'île séparatiste, avant de repartir à Moroni.

Le document de sortie de crise a été préparé conjointement par l'OUA, l'UE et l'OIF depuis le début de mois de janvier. 90% de ce document est prêt à être signé, a déclaré M. Sanda à la sortie de ces entretiens.

Pour parvenir à un document définitif et accepté par tous, une rencontre entre toutes les délégations des îles est prévue mardi ou mercredi 7 février prochain dans un lieu non encore défini, a indiqué pour sa part à un journaliste de la radio nationale anjouannaise, le mozambicain Francisco Caetano José Madeira qui dirige la mission de l'OUA.

Seuls les points qui n'ont pas encore reçu l'avis favorable des délégués seront discutés dans cette prochaine rencontre, notamment la création d'un gouvernement d'union nationale après un référendum constitutionnel, auquel participera éventuellement Anjouan.

 

La Banque mondiale relance ses projets de développement à Anjouan

U

ne mission de la Banque mondiale est arrivée à Moroni pour relancer des projets de développement, notamment sur l'île séparatiste d'Anjouan, a indiqué un responsable du Fonds d'aide et de développement communautaire (FADC) à Moroni.

Plusieurs projets financés par la Banque mondiale et d'autres institutions financières internationales avaient été gelés à la suite de la crise séparatiste provoquée par la déclaration unilatérale d'indépendance d'Anjouan, en août 1997.

La mission doit se rendre vendredi à Anjouan, où elle a été précédée par une équipe de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

 

Visite à Moroni du délégué français au co-développement

L

e délégué interministériel français au co-développement et aux migrations internationales Philippe Barret a effectué une visite de trois jours au Comores pour préparer un projet d'accord entre les deux pays.

Cette "visite exploratoire" visait selon lui "à préparer un projet d'accord de co-développement entre la France et les Comores", visant à "faire participer les migrants au développement de leur pays d'origine", en l'occurrence les Comores, a-t-il déclaré jeudi lors d'une conférence de presse.

"Les liens restent nombreux et variés entre les émigrés et leur pays d'origine (...), il y a des ressources humaines et financières que l'on peut mobiliser pour le développement des Comores" a-t-il dit.

Selon M. Barret, "le co-développement doit s'appuyer sur la coopération décentralisée, notamment là où se trouvent implantées de fortes communautés comoriennes."

Le délégué estime entre 150.000 et 200.000 le nombre de Comoriens vivant en France, dont une bonne partie jouissent de la double nationalité.

"La formation est sans doute l'un des premiers vecteurs du co-développement," a précisé le délégué français.

Au cours de son séjour, M. Barret a eu des entretiens avec le chef du gouvernement Hamada Madi Boléro, des ministres, ainsi que des responsables économiques et de la société civile.

Un groupe de travail a été mis en place pour poursuivre le travail de réflexion.

L'ambassadeur de France à Moroni Jean-Piere Lajaunie et le chef du Service de Coopération et d'Action culturelle Gérard Sournia participaient à la conférence de presse.

 

Signature d'accord de lutte contre la pauvreté entre les Comores et le PNUD

U

n accord sur un projet d'élaboration d'une stratégie nationale de lutte contre la pauvreté a été signé cet  vendredi 2 février entre le représentant-résident du Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD), M. André François Carvalho et le gouvernement comorien.

Cet accord s'inscrit dans le prolongement du Sommet social de Copenhague de 1995 puis du Sommet social 2000: l'objectif est de réduire de moitié la pauvreté d'ici l'an 2025, selon M. Sinane Ali Mohamed, économiste au bureau du PNUD à Moroni.

Le projet doit également permettre aux Comores de « renforcer leurs capacités en matière de suivi des mesures prises dans les conférences internationales », toujours selon M. Sinane. M. Carvalho a précisé à l'AFP que "l'instabilité" aux Comores constitue l'une des principales causes du manque de suivi des actions retenues dans les instances internationales dans la lutte contre la pauvreté.

D'un montant total de 290.000 dollars, le projet devrait s'étaler sur deux ans, a précisé à l'AFP M. Carvalho. « La lutte contre la pauvreté constitue la priorité numéro 1 des organisations du système des Nations-Unies » a-t-il déclaré. Selon lui, l'accord signé aujourd'hui « marque une ère nouvelle », puisqu'il vise avant tout à « prévenir des situations de pauvreté et de détresse qu'on voit ailleurs dans certains pays, mais qui commencent à faire leur apparition aux Comores. » M. Carvalho a ajouté que la mise en place d'une telle « architecture » pourrait contribuer à mettre les Comores dans de bonnes dispositions « pour négocier une réduction de la dette auprès des institutions de Bretton-Woods. » La cérémonie de signature a eu lieu au ministère comorien des Affaires étrangères. Le gouvernement comorien était représenté par M. Mohamed Abdou Soimadou, ministre délégué chargé de la mise en place des institutions, et qui assurait l'intérim du ministre des Affaires étrangères, actuellement en déplacement à Adis Abeba.

 

France : 23 Jeunes comoriens réduits à l’esclavage

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a DIASCOM s'inquiète sur la situation que connaissent en ce moment plusieurs sans papiers comoriens qui résident sur le territoire français. Ils sont particulièrement jeunes et sont exploités sans scrupule ici et là par des sociétés françaises.  Ce matin même France inter a révélé l'exploitation scandaleuse de 23 jeunes comoriens en situation irrégulière par une Société de nettoyage à Tignes dans le sud. Ces jeunes étaient réduits à l'esclavage, entassés dans  une pièce de moins de 40 m2 et n'étaient même pas rémunérés avant qu'ils se révoltent et portent l'affaire devant les tribunaux.

Il serait mieux que ces gens se fassent connaître auprès des associations qui militent pour la défense des sans papiers afin qu'ils puissent être défendus afin de pouvoir vivre dignement sur le territoire français. La DIASCOM est disposée à guider ces compatriotes dans leurs démarches afin qu'ils puissent retrouver leur droit.

Le Bureau de la DIASCOM.- France -

 

Une mission de la ligue des Etats arabes à Moroni

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'envoyée spéciale du Secrétaire général de la Ligue des Etats Arabes (LEA), Mme Kaou Kab Naguib Ariss, est arrivée à Moroni le 2 février « pour constater l'évolution de la Commission Tripartite », a indiqué à l'AFP M. Mohamed Ali Dia, représentant permanent des Comores auprès de la LEA.

Mme Kaou Kab Naguib Ariss doit avoir des entretiens avec toutes les parties impliquées dans la crise séparatiste et institutionnelle comorienne.

La Commission Tripartite a été mise en place le 9 novembre dernier par le chef du pouvoir militaire de Moroni, le colonel Azali Assoumani, chargée d'élaborer la future constitution des Comores. L'opposition nationale n'y est pas représentée.

 

Abeid cautionne la gestion chaotique de la société des hydrocarbures.

L

’homme de la rue à Anjouan a été très surpris en voyant la carte d’invitation au mariage de Mr Nourdine Ben Ahmed. Le colonel Abeid figure parmi les personnes qui parrainées ce mariage.

Nourdine Ben Ahmed est un personnage très controversé à Anjouan. Il est le directeur de la société des hydrocarbures. Par sa gestion, cette société a été en cessation de paiement. Il a fallu qu’ un certain nombre de commerçants acceptent de payer la facture pour qu’un fournisseur livre du carburant à Anjouan.

Plusieurs commissions d’enquêtes ont nommément mises en cause la gestion de la société des hydrocarbures. Mais silence radio du côté de la «présidence de l’Etat d’Anjouan». Pire en parrainant le mariage de son poulain en début de cette année, Abeid tient à affirmer  publiquement qu’il cautionne la gestion de Mr Nourdine. Et certaines mauvaises langues de dire que Mr Nourdine n’a pas été le seul à jouir des largesses de la société des hydrocarbures. Abeid et Azali savent bien remercier certains amis. Un certain chef séparatiste à Mayotte rémunéré par le pouvoir séparatiste en connaît quelque chose.

 

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