BREVES

Libération du mercenaire français Daniel Clérino

L

e mercenaire français Daniel Clérino, dit l'"Ange", a été discrètement libéré jeudi 8 févrierr et a pris immédiatement l'avion pour l'île de la Réunion d'où il est originaire. M. Clérino a passé près de onze mois en prison après avoir été accusé d'être impliqué dans une tentative de coup d'Etat du 21 mars 2000, mené, selon les autorités, par le capitaine Abdérémane Ahmed Abdallah, fils de l'ancien président Ahmed Abdallah Abdérémane assassiné en novembre 1989.

Les responsables de l'administration pénitentiaire avaient d'abord tenté de présenter la libération du mercenaire comme une fuite et un gardien avait été mis aux arrêts.

Depuis plusieurs mois, le mercenaire et les autres prévenus de la même affaire étaient dans l'attente de leur jugement. Et le Premier Ministre comorien pourra continuer à crier très que le pouvoir militaire laisse travailler la justice. Notre confrère Cheikh Ali va continuer à être enfermer illégalement…

 

Appel aux militaires anjouanais pour renverser Said Abeid

L

e chef religieux anjouanais Salim Ali Abdou, plus connu sous le nom de Bagoulam, a lancé un appel aux militaires pour renverser le chef de l'île séparatiste, le lieutenant-colonel Said Abeid Abdéremane, dans un communiqué reçu à l'AFP à Moroni.

"Votre place est aux côtés de la population et non aux côtés d'un despote assoiffé de pouvoir et de richesses", dit Bagoulam dans son communiqué à l'adresse des forces militaires.

"Abeid a trahi notre cause.(...) ne soyez pas dupes, ouvrez les yeux et regardez bien ce qui se passe autour de vous, ce sont les militants de la lutte anjouanaise qui sont persécutés par Abeid aujourd'hui", poursuit le communiqué.

Le chef religieux est opposé à la médiation que mènent depuis début janvier l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA), l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), et l'Union Européenne pour parvenir à une solution pacifique de la crise comorienne.

Bagoulam est le "président" d'un triumvirat sans pouvoir ni audience réels, mis en place le 6 janvier 2001 par les anciens "députés" de l'île pour remplacer le lieutenant-colonel Abeid, dont le mandat, toujours selon les anciens "députés", s'est achevé le 31 décembre 2000 à minuit.

La plupart des anciens "députés" de l'île, menés par Saindou Chei, ancien "président" de la "Chambre des députés", n'ont jamais accepté la dissolution de leur institution le 11 octobre 2000 par le lieutenant-colonel Abeid, et la considèrent comme illégale.    Fin janvier, le bouillant chef religieux, qui se présente lui-même comme "le cheikh du séparatisme" anjouanais, a hissé en guise de provocation un drapeau français sur le toit de sa maison, à Mirontsy, un village qui commmande l'entrée Sud de Mutsamudu, la capitale de l'île.

 

Disparition de notre confrère Kamardine Mohamed

L

e correspondant aux Comores de la BBC ,de l'agence de presse Reuters et du Journal de l'Ile de la Réunion, Kamardine Mohamed, est décédé mardi 6 février à l'hôpital de Moroni. M. Kamardine était également le correspondant de plusieurs journaux étrangers. En tant que correspondant de ses différents organes de presse, il avait un programme très chargé. Il s'est toujours acquitté de ses différentes tâches avec beaucoup de professionnalisme.

Malgré un emploi du temps chargé, il lui arrivait cependant de collaborer de manière occasionnelle avec Comores Infos. Nous avons toujours apprécié ses différentes contributions.

Sa brusque disparition constitue une grande et douloureuse perte pour notre journal ainsi que l'ensemble de la presse comorienne.

Très affectée par cette disparition prématurée, toute la Rédaction de Comores Infos s'incline avec émotion et respect devant la mémoire de notre confrère disparu. Nous adressons nos condoléances les plus émues et les plus attristées à sa femme et à ses enfants et à l'ensemble de sa famille.

La quarantaine, marié, Kamardine était père de deux enfants, un garçon et une fille.

Son corps a été évacué en fin de journée de mardi 6 février vers Anjouan, son île natale. Ses obsèques ont eu lieu mercredi 7 février à Mutsamudu où ont pris part plusieurs milliers de personnes.

Qu'il repose en paix dans sa dernière demeure!

 

Le statut de Mayotte à l'assemblée Nationale les 4 et 5 avril 2001

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e gouvernement déposera avant la fin du mois de février un projet de loi concernant le nouveau statut de Mayotte. Cet engagement avait été pris par M. Jospin lors de son passage dans cette île comorienne à la fin du mois de janvier. Le projet du gouvernement sera débattu à l'assemblée Nationale les 4 et 5 avril 2001. L'inscription de cette question à l'ordre du jour a été annoncée par M. Claude GAILLARD, le Président de séance qui est un député UDF.

Le projet du gouvernement vise à transformer Mayotte en collectivité départementale, un statut taillé sur mesure pour cette île qui a toujours été considérée par les instances internationales comme faisant partie de l'ensemble comorien.

 

M. Younoussa Bamana a la mémoire courte

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. Younoussa Bamana s'est exprimé lors de son dernier passage à la Réunion sur le drame engendré par les nombreux naufrages maritimes qui surviennent entre Mayotte et ses îles sœurs et plus particulièrement Anjouan. Il a critiqué à la fois les dirigeants comoriens et français en ces termes: " On me dit qu'il existe un Etat comorien. Mais je le vois pas, lorsqu'on laisse à longueur de journée les gens se noyer dans le lagon de Mayotte. Nous, nous devons une certaine tolérance à nos frères comoriens qui sont dans le besoin. Le fait de refouler les Anjouannais, cela fait perdre de l'argent à tout le monde et c'est un drame. Il faut que la France et la communauté internationale nous aident".

Face à ce drame qui ne cesse de s'amplifier, les critiques de M. Bamana sont tout à fait justes. M. Bamana oublie tout simplement de préciser qu'il a sa part de responsabilité dans ce drame. En effet, ce sont les élus mahorais dont il en fait partie qui ont demandé en 1994 à M. BALLADUR, l'ancien premier ministre, d'établir un visa d'entrée à Mayotte pour les ressortissants comoriens. Si M. Bamana considère aujourd'hui que cette mesure est inutile, il devrait demander officiellement au gouvernement français de l'abroger.

 

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