BREVES
La signature de l'accord-cadre accueillie
avec satisfaction à Maurice
La
signature de l'accord de réconciliation comorienne qui a été signée par toutes
les parties concernées à Mohéli, samedi 17 Février, a été accueillie avec
satisfaction par le gouvernement mauricien qui a été partie prenante dans le
processus de négociations durant les dernières semaines. "C'est
extraordinaire. C'est un pas formidable en avant. Maurice est bien proche des
Comores. Il se pourrait que j'effectue une visite dans l'archipel. Nous
comptons donner un coup de main pour le suivi de l'accord et pour les
discussions avec les bailleurs de fonds", a précisé le vice-Premier
ministre, Paul Bérenger selon des propos recueillis par nos confrères Le
Mauricien..
Pour
sa part, Mico Arunasalom, qui était l'envoyé spécial du Premier ministre aux
Comores ces dernières semaines, a affirmé que "Maurice doit être fier
d'avoir participé à ces négociations surtout pendant la période la plus
cruciale". "Nous avons craint, à un certain moment, que les discussions
n'aboutissent à un échec. Nous sommes heureux que les discussions aient eu un
dénouement positif et que la participation mauricienne ait été très
appréciée", a-t-il déclaré .
Le
gouvernement mauricien a, depuis le début de la crise, fait partie des
différentes tentatives de négociations. En effet, l'ambassadeur Jagdish Koonjal
s'est rendu dans l'archipel au sein de la délégation de l'OUA à plusieurs
reprises.
Henry Jean Baptiste demande à Jospin d'intervenir pour que Mayotte
participe aux prochains Jeux de l'Océan Indien
Selon une information publiée par
nos confrères du Quotidien de la Réunion dans son édition du 21 février 2001,
le député de Mayotte, Henry Jean Baptiste, a adressé récemment un courrier au
Premier ministre Lionel Jospin afin de lui demander "une intervention
forte" pour que Mayotte puisse participer aux prochains Jeux des îles,
organisés en 2002 à Tananarive.
La participation de Mayotte aux
jeux de l'Océan Indien a toujours constitué un sujet de discorde entre la
France et les autres pays de la zone. En effet, tous les pays de la zone n'ont
jamais vu d'un bon œil cette participation car ils ont toujours considéré que
Mayotte fait partie intégrante de l'ensemble comorien. En refusant de
reconnaître la souveraineté des Comores sur cette île, la France continue à
être confrontée à un imbroglio politico-diplomatique. Le "passage en
force" réclamé par le député de Mayotte ne constitue nullement la
meilleure des solutions pour sortir de cet imbroglio.
Communiqué de
l'OCE sur la manifestation de solidarité avec SURVIE.
Comme nous l'avons signalé dans un précédent communiqué sur le soutien de l'OCE (Organisation des Comoriens de l'Extérieur) à la cause de SURVIE, la manifestation nationale organisée par SURVIE s'est bien déroulée, dans 12 villes de France, rassemblant plus de 6000 personnes d'origine européenne ou africaine.
A Paris où nous étions représentés, nous avons participé à une marche rythmée, sous les grêlons et dans l'allégresse générale, de près de 1000 personnes d'origines diverses, entre l'Eglise Sainte Geneviève et la place Dauphine.
La Communauté Comorienne a été honorablement représentée, par plusieurs organisations venues apporter leur soutien à un fidèle Ami de la cause comorienne. Présence remarquée, de grandes figures de la résistance au fléau du putschisme - séparatisme des Comores.
L'OCE se félicite de l'impacte certain produit sur les manifestants par son communiqué sur la situation de la crise comorienne (document joint) et par ses slogans percutants, portant sur la problématique de l'île de Mayotte et de l'intégrité territoriale des Comores :
- Mayotte: terre comorienne
- Les Comores : 4 îles, un peuple, une nation
- Non à l'ancrage de l'île de Mayotte dans la France
- Abrogation du visa "Baladur" d'entrée des Comoriens à Mayotte
- Mayotte: Jospin m'a tuer
- Halte aux manœuvres de déstabilisation de la France aux Comores.
Quant à la suite
de notre travail collectif, nous avons annoncé la manifestation dans les
grandes villes de France, le 31 mars, contre le projet de loi sur
"l'ancrage de Mayotte dans la France".
Moroni : Grève illimitée du personnel
paramédical de l’hôpital El -Maarouf
Le personnel paramédical et subalterne du Centre Hospitalier Régional El-Maarouf de Moroni a annoncé "une grève illimitée" à partir du lundi 19 février "jusqu'à ce que le Comité de grève soit reçu par le ministre des Finances" indique un communiqué du Comité.
Le personnel paramédical et subalterne présente cette action comme un "soutien aux actions menées par la Direction" de l'hôpital, à la suite de la publication dans la dernière livraison du journal local L'archipel, d'un Rapport accablant établi par le ministère des Finances sur la gestion du CHR El-Maarouf de Moroni. Le Rapport évoque "un dérapage inquiétant" dans les missions et la gestion du principal établissement hospitalier du pays.
Le communiqué des grévistes annonce que "seules les urgences seront assurées".
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Anjouan lance une campagne d'explication sur
l'accord de réconciliation
Les autorités séparatistes anjouanaises ont lancé au cours du week-end
du 24 février une campagne d'explication sur l'accord de réconciliation signé
le 17 février à Fomboni avec le pouvoir militaire de Moroni et l'opposition
comorienne.
Samedi 24 février, le lieutenant-colonel Saïd Abeid Abdérémane, chef de
l'Etat de l'île séparatiste d'Anjouan, a tenu une séance "d'explication
pédagogique" de l'accord, à Bambao, une ville située à 25 km de Mutsamudu,
au sud-est de l'île.
Cette rencontre, au cours de laquelle l'accord a été lu puis traduit en
langue locale, a réuni 500 personnes, selon les organisateurs.
"Restons unis et solidaires pour défendre cet accord cadre accepté
par la Communauté internationale, accord qui préserve incontestablement les
acquis d'une lutte juste qui ne sera gagnée qu'au prix de la patience et la
confiance mutuelle", a déclaré le lieutenant-colonel Abeid.
L'accord appelle Anjouan à rejoindre les autres îles des Comores au
sein d'une union plus large, prévoit la mise en place d'une nouvelle
Constitution et la fin du régime militaire en place depuis 1999 à Moroni.
Gageons que le colonel Abeid et les tiens ouvriront les ondes de radio
Dzuwani aux opposants politiques du pouvoir séparatiste. Cette initiative du
colonel est une première. Surtout dans une localité où les amis de Bagoulam,
Saindou Chei…prétendent être suivis « massivement par la
population ». Le problème anjouanais est avant tout économique et il
convient de le résoudre en trouvant des solutions appropriées pour aider toute
une population qui se sente abandonné par la communauté internationale.
Qu’Abeid et les tiens comprennent enfin que le séparatisme est une
fausse solution à un vrai problème.
L'envoyé spécial de l'OUA va demander la levée de l'embargo sur
Anjouan
L'envoyé spécial et médiateur de
l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) aux Comores a annoncé mardi 20
février à l'AFP qu'il allait demander à son organisation la levée
"immédiate" de l'embargo qu'elle a imposé à l'île séparatiste
d'Anjouan en février 2000.
"Au nom d'Anjouan et des Anjouanais, au
nom de tous les Comoriens, je vais demander non pas la suspension, mais la
levée immédiate de l'embargo contre Anjouan", a déclaré Francisco Caetano
José Madeira. Cette annonce a été faite trois jours après la signature d'un
accord de réconciliation signé par le pouvoir militaire, le pouvoir séparatiste
et l'opposition comorienne.
Grâce, notamment, à la médiation de l'OUA,
l'accord signé le 17 février dernier vise à mettre fin à la double crise,
séparatiste, née de l'indépendance d'Anjouan auto-proclamée en août 1997, et
institutionnelle, après le coup d'Etat militaire du 30 avril 1999 à Moroni.
Le 1er février 2000, l'OUA et les pays
d'Afrique avaient imposé un embargo économique et sur les déplacements des
dirigeants séparatistes de l'île, parce qu'ils refusaient de signer un premier
accord de réconciliation parrainé par l'OUA. Puis, fin août 2000, cet embargo
avait perdu presque toute son efficacité quand Moroni et Anjouan avaient signé
une déclaration de principe en vue d'une réconciliation et que la junte
militaire avait décidé de ne plus l'appliquer. L'OUA avait violemment rejeté
cette déclaration parce qu'elle remettait en cause, selon l'organisation
panafricaine, les principes d'unité et d'intégrité territoriales des Comores.
Campagne de vaccination de l'OMS à Anjouan
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a
lancé une vaste campagne de vaccination des enfants sur l'île comorienne
d'Anjouan, dont les structures sanitaires manquent cruellement de matériel et
de fonds. La campagne, qui a débuté en février, vise à vacciner à 100% les
enfants en bas âge contre la poliomyélite notamment, ont indiqué des
responsables de l'OMS lors d'une conférence de presse à Moroni.
La couverture vaccinale moyenne est estimée à
90,9% pour la poliomyélite à partir de 110 sites repartis sur toute l'île.
Le Dr Pierre Kandolo, consultant à l'OMS, a
estimé que cette campagne avait permis un "transfert des
connaissances", mais a déploré "l'insuffisance" dans la
mobilisation des ressources locales. Les problèmes de logistique et de
personnel, "le manque d'un programme permanent et continu de
sensibilisation" de la population ont été également relevés.
"Les Comores n'ont pas pris les mesures
nécessaires pour atteindre l'objectif mondial fixé par l'OMS d'éradiquer la
poliomyélite en l'an 2000", a déclaré le Dr Aloys Kamuragiyé, le représentant-résident
de l'UNICEF à Moroni.
L'OMS et l'UNICEF se donnent jusqu'en 2005
pour atteindre l'objectif mondial d'éradiquer totalement la poliomyélite aux
Comores.
La couverture vaccinale des Comores, qui
était parmi les plus élevées d'Afrique, a commencé à chuter au début des années
90, ont indiqué les intervenants. L'instabilité politique, un déficit en
personnel, en matériel, la diminution des ressources extérieures, constituent
les principaux facteurs de cette dégradation sanitaire qui s'est amplifiée depuis
1997 avec le déclenchement de la crise séparatiste anjouanaise et ses
conséquences pernicieuses.
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