COMMUNIQUE DU COLLECTIF POUR LA DEFENSE DE L'UNITE ET DE L'INTEGRITE territoriale des COMORES AU SUJET DE LA JOURNEE DE rencontre organisee par la prefecture et le conseil regional de la reunion

Le Collectif pour la Défense de l'Unité et l’Intégrité Territoriale des Comores a été invité à prendre part à la séance plénière de la journée de rencontre consacrée à la coopération avec les Comores, organisée conjointement par le Conseil Régional et la préfecture de la Réunion le 4 Avril 2001.

La tenue de cette réunion suscite des interrogations légitimes de notre part : alors que la République Fédérale Islamique des Comores, Etat martyr à l’excès de la perfidie de l’extérieur et de l’archaïsme impardonnable de ses dirigeants successifs depuis 1978, se trouve actuellement dans une phase délicate de reconstruction administrative et institutionnelle, sous l’égide de l’OUA , après le coup d’Etat militaire du colonel Azali et la tragédie séparatiste d’Anjouan, il nous paraît réellement inopportun d’entreprendre une initiative de coopération régionale qui aurait nécessité, côté comorien, la présence de représentants légitimes d’un Etat institutionnellement restauré et reconnu.

Nous tenons à rappeler que l' Accord qui a été signé le 17 février2001 réaffirme l'unité et l'intégrité territoriale des Comores dans leurs frontières internationalement reconnues par les résolutions de l'OUA du 18 Juillet 1975 et de l'ONU du 12 Novembre 1975, et précise que les Comores constituent un seul sujet de droit international. Il apparaît donc clair, au vu de cet accord cadre, que l’exercice des compétences concernant la coopération des Comores avec les autres pays devrait revenir à l’Etat comorien en restauration.

. De ce fait, la présence du colonel Abeid, « président » autoproclamé de «  l’Etat d’Anjouan » à cette rencontre ne peut que renforcer encore plus notre perplexité et notre désarroi. En agissant ainsi, on crée un ensemble d’îles constituant isolément des entités aux destinées distinctes et on renie la réalité historique d’un Etat, certes insulaire, mais unitaire dans son enracinement culturel et dans sa reconnaissance par le droit international.

 Le Collectif pour la Défense de l’Unité et l’Intégrité Territoriale des Comores remercie la Région Réunion et la Préfecture de l’avoir honoré en l’invitant à cette rencontre mais, eu égard aux inquiétudes exprimées, regrette de ne  pouvoir y prendre part en raison de son attachement aux principes fondamentaux qui ont justifié  sa création.   

 

Fait à Saint Denis le 1er Avril 2001      

 

Le Bureau du Collectif pour la Défense de l'Unité et de l'Intégrité Territoriale des Comores