REACTION DE NOS
LECTEURS::
Les comoriens sont des êtres à part. Leur histoire est particulière, la page qu'est entrain d'écrire le colonel Azali, assisté tantôt par Abeid tantôt per Mohamed Bacar relève du mélodrame à la Hitchcok. Elle est (sans joie) riche en rebondissements. Il y'a des moments où l'on éclate de rires (ne pas prendre pour un rire de bonheur) d'autres fois l'on pleure et souvent on oscille entre les deux.
La dernière épisode en date est liée au Bac Anjouan connu sous le pseudonyme de "Bac en jouant".
Avec le changement, on prétend ne plus vouloir jouer c'est du moins ce qu'affirment les nouvelles autorités. Ces nouvelles autorités de l'île aidées par d'autres forces politiques et certaines personnalités ont donc entrepris des démarches auprès de leurs homologues de Moroni pour trouver une solution à l'épineux problème du Bac en jouant. Il semble que l'on veuille mettre fin enfin au gâchis des "générations sacrifiées". Ce qui indique que les Kamardine Abdallah Pony et autres adeptes du sacrifice n'ont plus la cote auprès des nouvelles autorités de l'île du moins pour l'instant (leurs enfants à eux pourront faire des études supérieures et c'est le plus important pour nous. Ca devrait nous suffire)
Les démarches pour régler le problème Bac n'ont pas aboutit. Les autorités de Moroni opposant une fin de non recevoir après s'être montrées assez disponible au début.
Le pouvoir à Anjouan envoie donc un message à Azali pour l'informer que si le problème Bac ne trouve pas de solution, au lieu de continuer le sacrifice des moutons l'on va appeler la communauté internationale pour y mettre fin. En souscrivant au processus pour que celui-ci soit achevé dare dare et en demandant la formation du gouvernement de transition nationale dans la semaine qui suit.
Azali
panique et demande à Anjouan d'envoyer une délégation pour aller discuter sur
cette histoire de Bac.
Gageons qu'une solution sera trouvée.
Aux Comores le ridicule ne tue pas.
On ne menace plus Azali par une rupture des négociations pour la réconciliation nationale. Ce qui l'inquiète c'est que le processus s'achève car alors prendra fin le pouvoir des militaires à moins qu'ils osent passer par les urnes.
Et la on entendra des pas mures.