BREVES
Solidarité de Comores Infos avec la Gazette des Comores
Le journal La Gazette des Comores est à nouveau menacé par le pouvoir militaire de Moroni pour avoir publié un papier qui a relaté au conditionnel que des proches du colonel Azali auraient été impliqués dans une affaire de trafic de faux billets de banque.
Le 4 octobre a eu lieu un procès expéditif au tribunal de Moroni sans la présence de nos confrères de La Gazette des Comores. Le tribunal ayant refusé l'autorisation de plaider à l'avocat de nos confrères Me Larifou.
Le directeur de La Gazette a demandé un renvoi de l'affaire et le tribunal a refusé. Le procès a eu lieu sans la présence de nos confrères. Le procureur a demandé des peines de prison ferme et des amendes. Le jugement sera rendu le 1er novembre.
L'objectif visé par le pouvoir est de bâillonner la presse indépendante aux Comores.
Nous comptons sur votre solidarité agissante.
La Rédaction de Comores-infos
Mayotte : Criminalité Agression sexuelle avec arme sur
une métropolitaine
La direction de la Sécurité publique de Mayotte a lancé samedi un appel à témoin pour identifier l'auteur d'une agression sexuelle sur une jeune femme d'origine européenne.
Selon la victime, agressée le 25 septembre dans une zone de randonnée proche de Mamoudzou, le violeur était armé d'une machette. C'est la troisième fois en moins de deux ans que des européennes sont agressées sexuellement lors de randonnées solitaires.
Le conseil général de Mayotte rejette le
budget présenté par la préfecture
Le conseil général de Mayotte a rejeté le projet de budget supplémentaire de l'île et demandé cette semaine à l'Etat de revoir sa copie, dans un premier couac Etat-élus depuis la création de la collectivité départementale en juillet, a-t-on appris samedi auprès des élus.
Le motif invoqué, a indiqué Chihaboudine Ben Youssouf, conseiller général de Mamoudzou, est que "le compte administratif et le compte de gestion 2000 ont été déposés hors délais".
L'élu a ajouté qu'il s'agissait
également d'interpeller la préfecture sur la faible consommation des crédits
prévus au budget, qui constitue, selon lui, un coup d'arrêt au développement de
cette île française de l'Océan indien. Selon lui, "20% seulement des
crédits d'investissements" ont été consommés".
En réaction à ce blocage, le président du conseil général Younoussa Bamana a saisi la préfecture pour qu'elle revoie sa copie et examine les moyens de sortir de cet imbroglio juridique. Un dossier épineux dont va hériter le nouveau préfet Philippe de Mester attendu dans l'île vers le 6 octobre, en remplacement de Pierre Bayle nommé en Aveyron.
Les élus mahorais devraient mettre en avant ce dossier à l'occasion de la visite du secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Christian Paul qui participera au Congrès de l'ACDOM (Association des communes des départements d'outre-mer) fin octobre à Mayotte. Parmi leurs revendications, ils réclament "un contexte nouveau de dialogue et de concertation avec l'administration ".
Le problème démographique
"risque d'hypothéquer le développement de Mayotte"
La maîtrise de la croissance démographique "constitue l'enjeu numéro un de l'avenir de Mayotte, selon le préfet Pierre Bayle, qui arrive au terme de son affectation de trois ans dans cette collectivité départementale française dans l'océan Indien.
"Le problème démographique risque d'hypothéquer le développement de Mayotte", a déclaré M. Bayle, mercredi 3 septembre, au cours d'une conférence de presse, à trois jours de son départ de l'île.
M.
Bayle a souligné que l'île de Mayotte connaît "la démographie la plus
élevée de France" sur un territoire très limité de 374 kms carrés, avec un
afflux d' « immigration régulière et clandestine » qui
amène un taux de concentration de population impressionnant.
"Ce
taux n'est pas perfectible parce que l'habitat mahorais est encore très
largement un habitat traditionnel, mais il va devenir très vite
impressionnant", a-t-il ajouté.
Faisant
une projection dans l'avenir, M. Bayle estime la population de Mayotte à
25O.OOO habitants dans dix ans, et à 350 000 habitants dans vingt ans.
"Quel espoir donner à tous ces jeunes en termes d'emplois, d'activités, de logements, sur une île aussi petite", s'est-il interrogé avant d'inviter la société mahoraise à une "prise de conscience de cet épineux problème".
Evoquant par ailleurs la crise du système sanitaire, corollaire à la démographie galopante, le préfet Pierre Bayle a admis l'état des lieux établi sur RFO Radio Télé Mayotte par le personnel de la DDASS dans ce domaine : Insuffisance de personnel médical, des médecins complètement débordés, deux médecins pour plus de six mille naissances à la maternité de l'hôpital de Mamoudzou, chef-lieu de la collectivité départementale, un médecin contraint d'effectuer soixante-dix consultations par jour dans les dispensaires, manque d'attrait de Mayotte pour les recrutements car salaires inférieurs à la métropole, protection sociale moindre, etc.
"Quarante postes d'infirmiers et de sages-femmes sont vacants à l'hôpital. Il faut que Mayotte se rende attractive", a-t-il conclu tout en soulignant que des "progrès ont été accomplis en matière d'équipements et d'infrastructures hospitaliers" et en annonçant la "création imminente d'un institut de formation en soins infirmiers dans l'île, une manière d'apporter une réponse mahoraise à cette crise".
Le gouvernement français prépare plusieurs
ordonnances pour Mayotte
Le secrétaire d'Etat à
l'Outre-mer Christian Paul a assuré jeudi à une délégation d'élus de gauche de
la collectivité départementale de Mayotte que les ordonnances portant sur les
mesures sociales attendues dans l'île seraient signées d'ici la fin de l'année.
Un groupe d'élus conduits par
Ibrahim Aboubacar, secrétaire départemental du PS de Mayotte, a fait le point
des mesures sociales attendues dans la collectivité après l'adoption de son
nouveau statut et de la loi d'orientation pour l'Outre-mer.
Après l'adoption fin mai par le
parlement d'une loi habilitant le gouvernement à légiférer par ordonnances, les
textes, a indiqué M. Paul, doivent être soumis en octobre au conseil général de
Mayotte et signés d'ici la fin de l'année. Les ordonnances permettront la
généralisation des allocations familiales, leur revalorisation d'au moins 33%
d'ici un an, la mise en place d'un dispositif emplois-jeunes, et d'un régime
d'indemnisation du chômage.
La délégation a insisté sur la
"nécessité d'une protection sociale généralisée pour que personne ne soit
oublié", a souligné M. Aboubacar. Les élus ont également exprimé leur
préoccupation que "soit respecté le calendrier" en ce qui concerne
les constructions scolaires.
Les élus ont par ailleurs
"insisté" pour que soient pris les décrets concernant les
"dotations de rattrapage" attendues par les communes "asphixiées
financièrement".
La délégation enfin a fait part
au ministre de son "désaccord complet sur la politique de
privatisation" des services publics: distribution des hydrocarbures, port
de Mayotte, et service de la barge, le ferry qui assure les liaisons entre
Petite et Grande Terre.
Pour Christian Paul, ces
questions doivent être examinées "au cas par cas" et dans "un
souci de bonne gestion". Selon lui, les solutions "ne se décrètent
pas de Paris". Il demandera au nouveau préfet Philippe de Mester de
"faire l'état des lieux" , avec le souci que les services publics
"soient mis en concurrence".
Un débrayage du Syndicat national des professeurs des Comores (SNPC) a empêché la rentrée scolaire aux Comores.Le SNPC a réussi à mobiliser ses militants qui ont refusé de reprendre les cours avant la satisfaction, par le gouvernement, de leurs revendications.Les professeurs exigent de meilleures conditions de travail, notamment des moyens didactiques pour un enseignement approprié.Ils réclament également une hausse des salaires qu'ils jugent faibles par rapport au coût réel de la vie.Dans un entretien avec MATERA, le secrétaire général du SNPC, Ibouroi Tabibou, a déclaré que les enseignants sont déterminés àfaire aboutir leurs revendications et attendent que le gouvernement accepte d'engager des négociations.
Musique-Madagascar Décès du musicien malgache Rakoto Frah
Rakoto Frah, le chanteur et musicien le plus célèbre et le plus populaire de Madagascar, est décédé samedi à Antananarivo des suites d'une infection pulmonaire, a-t-on appris mardi auprès de la Cité de la Musique où il devait se produire courant novembre.
Philibert Rabezaoza Rakoto, dit Rakoto Frah, né, selon les biographies en août 1920 ou 1925, était hospitalisé depuis plusieurs semaines à Ravoahangy, l'hôpital principal de la capitale malgache.
Fils d'un chanteur de la Cour royale merina, Rakoto Frah fut dès le plus jeune âge initié à la pratique de la sodina, un type de flûte qui est l'un des instruments typiques de Madagascar.
Rakoto Frah
avait publié en 2000 trois albums, dont le dernier, "Chants et danses en
imerina", en octobre sur le label Arion. Il y offrait un panorama des
diverses musiques et chants polyphoniques des hauts-plateaux malgaches, une
région appelée aussi l'imerina, peuplée par les merina, l'ethnie majoritaire de
Madagascar à laquelle appartenait Rakoto Frah.
Il devait participer les 9 et 10 novembre au cycle de "musiques de Magagascar" à la Cité de la musique à Paris.
Un nouvel accord de pêche entre les Seychelles et l’Union EuropéenneL'Union européenne (UE) et les Seychelles sont parvenus à un consensus pour le renouvellement de leur accord de pêche, indique un communiqué publié mardi 2 octobre à Bruxelles.Le nouvel accord de pêche euro-seychellois, d'une durée de 3 ans (18 janvier 2002-17 janvier 2005), permet aux navires battantpavillon européen de pêcher exclusivement du thon dans les eaux territoriales seychelloises.Soixante-sept (67) bateaux européens, contre 79 précédemment, seront autorisés à capturer 40.000 tonnes de poisson (thons) dans les eaux appartenant aux Seychelles. En compensation, l'UE versera annuellement au gouvernement seychellois 3.460.000 euros (3.177.663 dollars).Les exploitants des bateaux de pêche de thon paieront une redevance de 10.000 euros (9.184 dollars). Les autres catégories de bateaux se livrant à la même activité verseront une redevance allant de 1.500 à 2000 euros (1.836 dollars). Les contributions directes de l'Union européenne et des exploitants des bateaux permettront de financer le développement la pêche locale, indique-t-on.Ces fonds permettront également de promouvoir l'exploitation durable de la pêche ainsi que le financement de la recherche, lecontrôle des activités de la pêche et la formation des experts pour la surveillance des côtes.Un protocole annexe prévoit la présence sur les bateaux des observateurs avec le matériel technique de surveillance VMS (Vessel Monitoring System). Ce protocole sera signé par les experts de l'UE et des Seychelles au courant du mois de novembre pour être opérationnel le 18 janvier 2002.
COMORES-INFOS
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