BREVES

Tirs d'armes automatiques et restes de barricades à Moroni

Des rafales d'armes automatiques ont retenti lundi 8 Octobre au courant de la matinée matin une heure durant dans le nord de Moroni et des restes de barricades jonchent encore certaines rues de la capitale des Comores, en proie ces derniers temps à des grèves et manifestations en raison de la détérioration de la situation sociale, rapporte un correspondant de l'AFP.

Aucun blessé n'avait été signalé en milieu de matinée.

Des habitants de certains quartiers du nord ont assuré à l'AFP qu'ils ont été réveillés très tôt par ces tirs destinés, selon eux, à disperser des manifestants qui tentaient d'ériger des barricades.

Le correspondant de l'AFP a vu des restes de barricades sur la plupart des principaux axes de la ville.

Des militaires en armes de l'"Escadron", la section d'intervention rapide de la gendarmerie nationale, patrouillaient dans certains quartiers pour rechercher des "émeutiers".

Les chauffeurs de taxi avaient annoncé pour lundi une nouvelle journée de grève et de manifestations, comme ils en avaient organisé une le 3 octobre, lesquelles avaient déjà été dispersées par les gendarmes. Ils exigent la fin des tracasseries policières et une remise en état des routes, dans un état déplorable.

 

Un coelacanthe découvert pour la première fois au large du Kenya

Un coelacanthe, poisson rare d'origine préhistorique, a été découvert pour la première fois au large de Malindi, sur la côte kenyane, a indiqué jeudi 11 Octobre à l'AFP un responsable du Musée national du Kenya, à Nairobi.

Le poisson, long de 1,75 m et pesant 77 kg, a été remonté par hasard par un bateau de pêche, a expliqué Luc Devos, chef du département d'ichtyologie du musée.

"C'est la première fois qu'un coelacanthe est découvert au Kenya. C'est une femelle", a déclaré M. Devos.

"Le poisson est arrivé il y a quelques jours au Musée, depuis Malindi où il avait été conservé pendant quelques mois. Nous avons encore peu de détails sur les circonstances dans lesquelles il a été découvert", a-t-il précisé.

Le poisson est actuellement conservé dans le formol au musée, a-t-il ajouté, indiquant que son organisation recherchait des fonds pour l'exposer.

"Nous ignorons encore s'il s'agit d'un specimen venu des Comores ou de Madagascar ou si des coelacanthes vivent au large du Kenya", a-t-il ajouté. Pour percer ce mystère, l'ADN du coelacanthe de Malindi peut être comparé à celui de poissons comoriens ou malgaches, étudiés par une équipe de scientifiques allemands, a-t-il expliqué.

Le coelacanthe est un poisson préhistorique apparu il y a 400 millions d'années et dont les scientifiques croyaient qu'il avait disparu voici 60 millions d'années, jusqu'à la découverte d'un specimen en 1938 sur la côte est d'Afrique du sud.

Des coelacanthes, qui vivent dans des eaux très profondes, ont été recensés aux Comores, à Madagascar et au large du canal de Mozambique, ainsi qu'en Indonésie.

 

Le Prince Said Ali Kemal appelle à voter contre le projet de constitution des Comores 
Le prince Said Ali kémal, leader du parti Chuma, a appelé à voter contre le projet de constitution au prochain référendum prévu au mois de décembre.
"Ce texte, rédigé par des étrangers, a pour but de balkaniser les îles de l'Archipel des Comores", a-t-il argumenté, ajoutant qu'il n'y a "aucun problème entre Comoriens
d'Anjouan, de la Grande Comore et les Mohéliens".
Au cours d'une conférence de presse donnée jeudi à Moroni, M. Kémal a insisté sur la devise de son parti, "Un peuple,
une nation", estimant que le séparatisme anjouanais a été créé de toutes pièces par une poignée d'hommes armés qui ont pris la population de l'île en otage.
Selon Said Ali Kémal, il faut prendre comme base de départ, la constitution de type fédéral de 1978 qui, "légèrement amendée", pourrait, a-t-il dit, répondre parfaitement au double souci d'octroyer une autonomie aux îles et de préserver l'unité de la nation et l'intégrité territoriale.
Par ailleurs, M. Kemal a affirmé qu'une politique cynique spécialement conçue pour faire éclater l'Archipel est mise en oeuvre à cause des convoitises que suscitent la présence de gisements de pétrole.
M. Said Ali Kemal indique en outre que si le texte actuel venait à être adopté, les Comores perdront du coup la légitimité de leur revendication territoriale sur l'île de
Mayotte.
Cet ancien ministre soutient que l'Union comorienne, qui aura été créée par les îles elles-mêmes, renforce la position de Mayotte dans la sécession.
A plusieurs reprises, M. Kemal a affirmé qu'il y a comme une volonté d'enterrer la République fédérale islamique des Comores et ses symboles.
Un autre dirigeant du parti Chuma, M. Abdérémane Sidi, s'est interrogé, au cours de la même conférence de presse, sur le
fonctionnement de la présidence tournante.
"Compte tenu du principe du contreseing par les vice présidents, comment un président choisi par une île peut-il gérer les affaires du pays avec des vice-présidents choisis par les autres îles et ne partageant pas forcément la même vision ? En vérité, on risque de se retrouver demain avec un exécutif à trois pieds, tirant vers trois directions à la fois", a-t-il estimé.
 

Jim Richardson, l'un des rares Américains vivant aux Comores, s'y sent parfaitement en sécurité.

Directeur de la fondation Bahari qui intervient dans les secteurs de l'éducation, du commerce, de l'environnement et de
l'agriculture, l'homme n'éprouve aucune appréhension à poursuivre son séjour dans un pays à 100% musulman sunnite dans le contexte international actuel.
"Si les Américains ne viennent pas nombreux ici, c'est tout simplement parce que les tours opérateurs ne connaissent pas la destination Comores", fait-il observer.
Ainsi le croise-t-on chaque jour dans les rues de Moroni, reconnaissable de loin à sa grande taille qui lui fait dire, sur le ton de la plaisanterie, qu'il est "l'homme le plus grand de l'île".
S'il ne se rend pas à ses nombreux cours d'anglais -il a même une classe au Conseil législatif-, alors il est à la recherche de
nouveaux adeptes pour les causeries en langue anglaise qu'il organise régulièrement chez lui au profit de ceux qui cherchent à maîtriser cette langue.
Il faut savoir que Moroni avait déjà la réputation d'être l'une des villes les plus sûres d'Afrique. Les visiteurs occidentaux et les autres étrangers y sont rarement inquiétés malgré la montée de la pauvreté.
En outre, les plus hautes autorités, y compris les guides religieux, mènent depuis quelque temps une vigoureuse campagne destinée à dissiper l'amalgame entretenu entre terrorisme et Islam.
"L'islam que nous avons hérité de nos ancêtres ici n'est pas associé à la violence", soutient notamment un haut fonctionnaire.
A noter que la radio nationale a largement diffusé mardi dernier la réponse de George W. Bush à une lettre de condoléances que lui avait envoyée le président Azali au lendemain des évènements du 11 septembre.
Selon un proche du président Azali, ce courrier du chef de l'exécutif américain devrait achever de convaincre de l'engagement des Comoriens aux cotés des Etats-Unis.
Selon la même radio, le ministre comorien des Affaires étrangères, Soeuf Mohamed El-Amine, en déplacement à Doha, au
Qatar, y a donné une série d'interviews à la presse locale, condamnant invariablement le terrorisme quelle que soit  sa nationalité.
Il reste que pendant ce temps, personne ne pourra empêcher les familles concernées de s'inquiéter du sort des dizaines d'étudiants comoriens surpris par les évènements actuels au Pakistan et sans doute dans les pays voisins.

 

France-Comores-transport "Arrêt immédiat" de la liaison aérienne Marseille-Moroni

Le ministère des Transports a décidé "l'arrêt immédiat" de la liaison aérienne entre Marseille et Moroni assurée une fois par semaine par la compagnie Continental Wings en raison "de nombreuses anomalies" d'exploitation, a-t-on appris samedi de source aéroportuaire.

Cette décision a été prise pour "assurer la sécurité et la protection des passagers" et fait suite "au constat par les services de la Direction générale de l'aviation civile de nombreuses anomalies concernant l'exploitation du Boeing 747 de la compagnie", indique le ministère dans un communiqué.

Selon la direction de l'aéroport Marseille-Provence, "la décision d'arrêter la ligne n'a rien à voir avec la situation internationale". Les autorisations de trafic n'ont été délivrées que jusqu'au 26 octobre, souligne aussi la direction.

Cette ligne avait été ouverte en juillet, avec souvent des coefficients de remplissage très faibles, selon la même source.

 

MAURICE demande aux USA de cesser de bombarder l’Afghanistan

Le président mauricien Cassam Uteem a déploré le fait que les raids américains sur l'Afghanistan fassent des victimes parmi les enfants, les femmes et les personnes âgées dans ce pays.
"L'Afghanistan est un pays détruit depuis dix ans. Arrêtez de le bombarder", a-t-il déclaré jeudi lors d'une cérémonie organisée dans le cadre de la Journée mondiale de la pauvreté à Quartier Militaire, un village situé à 25 km à l'est de Port-Louis.
Après avoir déclaré que la guerre et la violence avaient comme corollaire la pauvreté, M. Uteem a expliqué qu'il avait sympathisé avec les Etats-Unis suite aux attaques terroristes du 11 septembre dernier qui ont fait plus de 6.000 morts, mais que pour autant il n'était "pas d'accord avec le massacre d'innocents en Afghanistan".
M. Uteem a aussi exprimé sa préoccupation sur la montée de la pauvreté dans le monde, soulignant que des milliers d'enfants vont mourir à travers le monde par manque de médicaments.
"Dans les situations de guerre et de violence, la pauvreté augmente", a-t-il souligné, avant d'inviter les ONG locales à s'atteler à l'élimination de la pauvreté à Maurice et de
réaffirmer sa détermination à rester à l'écoute des pauvres.

 

Programme malgache pour l’abolition du travail forcé

Le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Loi sociale de Madagascar a lancé vendredi 19 octobre à Antananarivo le programme national sur l'abolition du travail forcé, a t-on appris le mercredi 17 octobre de source autorisée dans la capitale malgache.
Selon M. Jean Pierre Delhomenie de l'Organisation internationale du travail (OIT), actuellement en mission dans le pays, le
gouvernement malgache a demandé l'appui du Bureau international du travail (BIT), l'organe exécutif de l'OIT, afin de l'aider à lutter contre le travail forcé.
Le travail des prisonniers et le service militaire exercés dans certaines conditions peuvent être assimilés au travail forcé, et un tel problème se pose à Madagascar, expliquent les concepteurs de la stratégie.
Le programme malgache pour l'abolition du travail forcé sera élaboré à partir de l'étude qui sera menée par un expert national sur une période de quatre à cinq mois et qui se penchera sur les différentes formes de travail forcé et leurs causes.
La mission de l'OIT à Madagascar profite de l'occasion pour vulgariser la déclaration de l'Organisation sur les principes et droits fondamentaux au travail, déclaration qui, signale-t-on, porte sur la lutte contre le travail forcé.

 

 

 

COMORES-INFOS

Bimensuel d’information régionale édité par Comores-infos

tél. : 0262.57.92.04.

Dépôt légal : mars 2000 – N°ISSN : 1600-7289

N° Siret : 429 887 326 00016 - Code APE 924Z - N° de commission paritaire en cours.

Directeur de la publication : AHMED Mohamed.

Abonnements

Abonnement par messagerie électronique 1 an pour 150 FF.

Abonnement sous format papier 1an 250 FF

Le chèque doit être établi au nom de COMORES-INFOS

Envoyez-nous un mail –

E-MAIL: Comores-infos@wanadoo.fr

Site Internet : http://www.comores-online.com/Comores-infosweb/

 

 

BULLETIN D’ABONNEMENT

 

Nom :------------------------------------------------------

Prénom:--------------------------------------------------

Adresse:--------------------------------------------------

Ville et code Postal : ----------------------------------

- A retourner à : COMORES-INFOS : BP 83  97.432 Ravine des Cabris Ile de La Réunion.

Chèque à l’ordre de Comores-infos.

       

 Par virement bancaire à la BFC OI – Agence de St-Pierre – au compte  :

N° 18719 00081 00816857800 01

 

Site Internet : Notre moteur de recherche, c'est 5 journaux regroupés au sein du portail de la presse comorienne
Plus de 1000 pages indexées

 

ENCOURAGEZ LA PRESSE INDEPENDANTE DES COMORES EN SOUSCRIVANT A UN ABONNEMENT A COMORES-INFOS