DEBATS ET OPINIONS LIBRES

LE PDG DE GLOBAL AIR LEASING MET EN CAUSE LES AUTORITE FRANCAISES APRES L’INTERDICTION DE LA LIAISON MARSEILLE - MORONI

Suite à l’interdiction de la liaison aérienne entre Marseille et les Comores par le Ministre français des transports, nous avons reçu le courrier que nous vous proposons dans son intégralité de Mr Luke BUTTLER (PDG) de Global Air Leasing, administrateur de continental Wings Comores Airlines. Le ministère français des Transports a décidé "l'arrêt immédiat" de la liaison aérienne entre Marseille et Moroni assurée une fois par semaine par la compagnie Continental Wings en raison "de nombreuses anomalies" d'exploitation.

Cette décision a été prise pour "assurer la sécurité et la protection des passagers" et fait suite "au constat par les services de la Direction générale de l'aviation civile de nombreuses anomalies concernant l'exploitation du Boeing 747 de la compagnie", indique le ministère dans un communiqué.

Selon la direction de l'aéroport Marseille-Provence, "la décision d'arrêter la ligne n'a rien à voir avec la situation internationale". Les autorisations de trafic n'ont été délivrées que jusqu'au 26 octobre, souligne aussi la direction.

« Je suis préoccupé par la désinformation relative aux efforts pour développer une compagnie aérienne nationale aux Comores - qui est actuellement appelée Continental Wings Comores Airlines.

L'avion, un Boeing 747SP numéro de série constructeur 22302 qui est maintenant immatriculé aux Comores D6-OZX appartient et est exploité par mon entreprise, Global Air Leasing, pour le compte de la société Continental Wings - Comores Airlines qui est intégralement possédée par le Gouvernement des Comores. Il n'y a pas d'investissements personnels de quelque sorte que ce soit dans Continental Wings - Comores Airlines, cette compagnie appartient en totalité à la République Fédérale Islamique des Comores.

Initialement, cette compagnie devait être une joint-venture avec un groupe d'origine allemande, de Munich, cependant, il est apparu que ce groupe n'avait rien de ce qu'il avait présenté au gouvernement des Comores, et qui plus est, à la banque mondiale. La banque mondiale, s'était octroyée des spécialistes expérimentés, la société de consultants S.H. & E. de New York supervisant la mise en place du projet. Ils recommandèrent le business plan du groupe allemand parmi deux autres projets rivaux.

Malheureusement le groupe allemand n'avait finalement pas les capitaux nécessaires pour les investissements, ni les hommes clés avec une expérience suffisante pour manager et faire fonctionner ce type de projet, bien que leur business plan ne laissait pas du tout apparaître cela, car il était bien préparé et présenté.

Ces faits ne purent pas être cachés au-delà des premières semaines de fonctionnement quand il devint clair pour toutes les personnes impliquées dans ce projet que les investisseurs n'avaient pas investi réellement les sommes qu'ils avaient annoncées et s'étaient engagés à investir. Cette action et la dissimulation des faits n'a pu être possible sans l'assistance et l'implication complète du voyagiste qui a financé l'opération pour le compte du groupe allemand à partir de leurs ventes de tickets et de fret. Une réunion eut lieu à Paris à la mi-juillet cette année entre le chargé d'affaires du gouvernement comorien en charge de ce dossier le Capitaine Fakriddine Mahamoud, directeur de cabinet du chef de l'état de la RFIC, Eric Sossah, avocat du gouvernement comorien, basé à Paris, Thomas Grothe du groupe d'investissement allemand, Izu Scwartz du voyagiste MATS de Marseille, et moi-même. Le groupe allemand rendit sa participation dans le projet au gouvernement comorien, n'ayant jamais payé sa part du capital promis, et quitta la compagnie.

Le gouvernement comorien a demandé à Global Air Leasing de rester dans le projet, et de l'aider à monter sa compagnie aérienne, car nous avions l'avion, les hommes clés avec l'expérience requise pour mettre la ligne en activité, et nous avons soutenu cette compagnie financièrement. On m'a demandé d'occuper le poste d'administrateur de la compagnie. Ni moi, ni mon entreprise n'ont eu a aucun moment des parts de cette compagnie, ni obtenu des revenus pour occuper le poste d'administrateur.

Il y a quelque temps j'ai du décider du choix d'un Agent Commercial Général pour effectuer la coordination des ventes de billets entre les différentes agences de voyages de Marseille mais aussi de la France entière. Il est à noter qu'il n'y avait jamais eu un tel accord avec une personne ou une compagnie avant cela. Après avoir étudié différentes possibilités, et rencontré les personnes et sociétés intéressées à plusieurs reprises j'ai décidé de choisir une personne qui avait une grande expérience dans ce domaine quelqu'un qui serait prêt à supporter le projet Comores Airlines à tous les niveaux y compris financier, une personne de grande confiance qui aurait de la patience et de l'endurance pour surmonter les inévitables difficultés qui surviennent dans toutes les entreprises au démarrage. Pour toutes ces raisons, j'ai choisi M Tony MEDAWAR, de Pacific Elysées, Paris, et je dois dire à tous ceux qui y attachent de l'importance que Tony a surpassé toutes mes attentes et a tenu la totalité de ses promesses.

Je suis impressionné par la quantité de gens de bonne volonté avec qui nous avons traité, en particulier aux Comores, des gens qui se donnent du mal pour faire fonctionner leur compagnie dans tous les domaines. Ces personnes savent que je m'adresse à elles. Ces gens connaissent leur métier, et font tout pour nous aider, elles font tout pour que leur pays soit fier de sa compagnie aérienne et que cela contribue à faire progresser le tourisme, les communications, le fret, les affaires, les vacances, les visites familiales et personnelles aux Comores et dans les environs à court terme.

Vos lecteurs ne seront pas trop surpris de savoir que nous avons été la cible de nombreuses inspections. Notre avion, notre personnel de maintenance, nos équipages, et ainsi de suite, étant dans le collimateur des autorités de l'aviation civile française depuis le début de nos vols au départ de Marseille. Je suis heureux de vous informer que nous avons eu pas moins de 5 tests de navigabilité sur notre avion de la part des autorités de l'aviation civile à plusieurs occasions à Marseille et que nous les avons franchi haut la main. Nous avons eu la même chose pour nos équipages, et nos registres, et là encore tout fut testé et à chaque fois les autorités ont déclaré que tout était en ordre et en règle.

L'avion a été livré avec un certificat de navigabilité délivré par les autorités australiennes de l'aviation civile et de la sécurité (CASA), et une vérification de la maintenance et un certificat de mise en service (qui confirme le certificat de navigabilité) délivré par les ateliers Garuda, qui possèdent les autorisations et les certifications européennes (JAA), américaines (FAA) ainsi qu'australiennes (CASA). La DGAC comorienne a elle aussi inspecté l'avion, ses registres, et le système de maintenance à l'arrivée (ce que firent aussi les autorités australiennes lorsqu'elles émirent leur certificat de navigabilité) et ont trouvé que tout était en ordre.

La fréquence et le nombre des investigations des autorités françaises s'est accru autour des 11 et 12 octobre. Une fois encore, toutes les questions ont eu des réponses, et les documents appropriés ont été présentés. C'est notre métier, et nous prenons très au sérieux la sécurité de nos vols. Les autorités françaises de l'aviation civile ont fait une déclaration à la presse comme quoi ils allaient arrêter nos vols car il y avait des risques pour la sûreté et la sécurité des passagers, etc.. On m'a dit qu'ils ont fait ensuite une autre déclaration pour démentir la première quelques heures après, mais quoi qu'il en soit, ceci n'a pas été mentionné ni rapporté par les médias et PERSONNE ne s'est posé les questions qui s'imposent sur cette démarche hors du commun.

En dépit de tout cela, le vol Continental Wings Comores Airlines du lundi 15 a été totalement autorisé et approuvé par les mêmes autorités françaises de l'aviation civile, qui jugèrent qu'il était sûr, et autorisa le transport des passagers et du fret au départ de Marseille vers les Comores. Après tout cela on est subjugué par les incohérences de la DGAC.

Je comprends ceux qui, dans les médias et la population ont des difficultés à comprendre la position des autorités françaises de l'aviation civile. Ce n'est pas non plus déraisonnable de penser que derrière toutes ces incohérences elles ont aussi leur propre objectif.

Il ne me parait pas exagéré de penser que toutes ces actions ressemblent à du harcèlement contre la République fédérale Islamique des Comores et leur compagnie nationale par la DGAC. Quant à savoir si leurs consignes viennent de plus haut, c'est à dire du gouvernement français, c'est une question à laquelle je ne puis répondre. Comme d'habitude, nous ne sommes que partiellement informés sur les actions de la DGAC et a fortiori du gouvernement français.

Je laisse à mes lecteurs le soin d'imaginer à quel point tout ce qu'ont fait les autorités françaises dans ce dossier ne résiste pas à l'analyse si on se place dans un contexte international et avec une vue impartiale.

Soit il s'agit tout simplement d'une tentative de la France de saboter commercialement et porter préjudice aux activités d'un petit pays pacifique et amical, qu'est la RFIC, ancienne colonie française. Ce pays fait de son mieux pour développer cette nouvelle activité économique qui sert autant le peuple comorien que français.

On ne peut sûrement pas ignorer qu'une compagnie française dessert les Comores et que peut-être d'autres le souhaiteraient aussi. Il est également bon de savoir que les autorités comoriennes lui ont donné le droit d'exploiter une ligne sur leur territoire, qui est également desservi par les compagnies du Yémen et du Soudan. On ne peut certainement pas remarquer un tel zèle des autorités françaises dans les contrôles appliqués par la DGAC sur ces autres compagnies, comme elles l'ont fait avec Comores Airlines, sans parler des séquelles laissées par les déclarations préjudiciables et inexactes qui ont été faites sur la sécurité de nos vols dans les médias nationaux français. Ces déclarations sont contredites par le fait que les vols ont été approuvés, ce qui est une façon de dire que les autorités de l'aviation ont dit n'importe quoi. Ceci se confirme aussi s'il s'avère qu'ils se sont bien rétractés sur leur déclaration à la presse.

Notre avion est maintenu dans le strict respect des procédures du manuel de maintenance Boeing, et exploité selon le manuel de vol Boeing tel que cela se fait dans le monde entier (Air France fait aussi de même), et approuvé par les autorités de l'aviation civile Comorienne qui à leur tour agissent selon les règles de l' ICAO (International Civil Aviation Organisation) qui définit les standard qui sont appliqués par la France, les Comores, ainsi que bien sûr la plupart des pays.

Cela a été un immense challenge pour nous tous, qui nous sommes impliqués dans la création et le lancement de Continental Wings Comores Airlines. Je remercie personnellement tout ceux qui se sont impliqués dans cette aventure, ceux qui ont voyagé avec nous, ou envisagent de le faire, et ceux qui nous ont soutenus de toutes les manières possibles.

 

Il est important de poursuivre ce que nous avons construit dans les trois derniers mois qui ont vu la naissance de C.W.C.A, et nous avons un plan pour améliorer et soutenir l'activité existante avec des liaisons régionales qui peuvent converger vers Moroni pour alimenter et permettre d'augmenter la fréquence de nos vols vers l'Europe, et apporter des perspectives de développement pour le commerce, l'industrie, les relations sociales de la population, et le tourisme.

Il y a encore beaucoup à faire, et encore plus d'épreuves nous attendent, j'en suis sur. »

 

Merci de votre patience

 

Luke BUTTLER

CEO (PDG) de Global Air Leasing Pty LTD

Administrateur de continental Wings Comores Airlines

BRISBANE, Australie